La Judée représente la terre de Juda parce que nous sommes dans ce qui définit un niveau spirituel élevé… Cela n’a rien à voir avec les territoires que l’on conçoit de façon purement terrestre, nous « montons » vers la Judée. En ce sens nous sommes dans un territoire qui définit une « montée » graduelle vers l’Esprit du Vivant qui est dans le « ciel ». Marie, par exemple, « monte » vers la Judée, où se trouve Zacharie et Elisabeth, car Joseph, qui appartient à la maison de David, la prend dans sa maison. Elle n’a pas encore enfanté le Fils du Très Haut, elle possède le Germe mais qui doit encore se développer et en ce sens elle « monte » vers le lieu où se trouve Zacharie et Elisabeth, les parents de Jean, qui baptisent dans les eaux de Béthanie et ainsi dans le désert de Judée. On dit « le désert de Judée » car nous ne sommes pas encore dans Jérusalem mais dans le chemin spirituel qui nous permet de l’atteindre, après avoir reçu les eaux de Jean, qui permettent la purification par le baptême de repentir.

Nous sommes en ce sens en Nazareth dans ce qui définit ce qui est encore à l’état de « germe » tandis qu’en Judée nous recevons les eaux qui permettent de voir pousser les arbres issus de la semence de Nazareth. C’est ensuite que ceux-ci vont produire les fruits nécessaires pour pouvoir acquérir les vêtements blancs et ainsi de justice, qui permettront d’entrer dans la Jérusalem véritable, la Jérusalem céleste, fondation de paix avec le Dieu Vivant YHWH, Celui qui nous donne le Fils « YHWH sauve » en Jésus. Enfin la Judée représente en ce sens ce qui est de Salomon, lieu où se trouve la sagesse et l’intelligence, la base de ce qui va permettre l’entrée dans le ciel et la fondation de paix, retrouvant en cela ce qui est de la maison de David. Cela nous permet également de comprendre pourquoi il est dit que Salomon et ainsi tous les fils de David représentaient en Salomon, doivent chasser l’étrangère afin de recevoir la postérité promise.

Pour se faire ils doivent conduire la femme dans la Tente de Sara, la mère libre, celle qui fait la Jérusalem céleste. En ce sens Marie n’est pas Juive au départ, elle est de Nazareth, lieu qui, spirituellement, définit la Galilée, qui est la terre des Gentils, de ceux qui sont dans l’ombre de la mort et attendent l’arrivée de la Lumière des hommes et du monde. Nazareth est le lieu où la semence est plantée et où après avoir été placé devant la vie et le bien et la mort et le mal, définissant que nous mangeons de la crème « la Loi » et du miel « Prophètes » nous décidons ensuite d’élire le bien. La Judée contient en ce sens ce qui est de l’Urim et du Tummim, là où se trouve Ebal et Garizim, la bénédiction et la malédiction. Marie en cela représente celle qui, en croyant et en acceptant ce que l’ange lui dit, va pouvoir développer la semence qui est en elle. Joseph va la faire monter jusqu’en Judée, « terre spirituelle » élevée au-dessus de Nazareth et de la Galilée des nations, qui représente le « circuit » disposé en parallèle de ce qui est de la cité sainte céleste où l’on retrouve ce circuit de portes (porte des poissons, porte des brebis etc).

La Judée se trouve finalement entre ciel et terre, entre les eaux d’en bas et les eaux d’en haut, nous rappelant cette terre sortie des eaux et formée au moyen des eaux en Moise, représentant le niveau de transition de ce qui nous fait passer de l’ombre à la lumière par la copie. Lorsque nous sommes tout en bas, dans les eaux d’en bas, nous sommes dans ce qui définit l’Egypte, la terre noire et principe « doublement oppresseur » reconnaissant ce qui se situe sous la mer Rouge, là où a été plongé Pharaon et toute son armée. Puis nous allons remonter peu à peu vers le haut, atteignant donc la terre de Judée, nous sortons en ce sens des eaux du chaos primordiale, là où se trouve les peuples, les nations, les foules et les langues, en devenant une terre sèche qui va recevoir la pluie des eaux d’en haut afin de grandir spirituellement.

Nous recevons en premier lieu l’ombre des réalités spirituelles à venir, rappelant le corbeau, l’ombre de la colombe, il va falloir passer la tentation du désert, le Serpent qui tente avant de pouvoir continuer à monter plus haut en étant servi par les anges qui permettent l’acquisition d’une nourriture spirituelle plus élevée. Nous traversons en ce sens ce qui nous ramène à la statue du roi de Babylone, dont la tête est d’or, nous rappelant que nous sommes à ce moment dans le pays de l’Havila, juste en dessous du jardin d’Eden, qui représente le paradis de Dieu, la terre promise, l’état d’esprit divin retrouvé et restauré. En ce sens il faut sortir de Babylone pour atteindre l’Eden, témoignant de tout le parcours qui de l’Egypte, située tout en bas du corps de la statue, là où se trouve l’Euphrate, nous sommes remontés vers le haut, passant par l’exil de Babylone, jusqu’à la tête d’or du roi. Babylone fait partie du chemin, elle représente la dernière épreuve de l’Exil, ce qui va permettre par ce qui va en renaitre en Zorobabel, de reconstruire le Temple Vivant.

Ainsi Marie de Nazareth, porteuse du Germe qui doit se développer, va atteindre ce qui est de sa sœur, sa parente en Elisabeth, nous sommes dans le passage de Marie de Nazareth à Marie de Béthanie, également sœur de Marthe, qui rappelle Marie de Nazareth, la servante. Puis nous allons de Marie de Béthanie qui est assise aux pieds du Seigneur et qui a choisi la meilleure part, en choisissant d’écouter l’Esprit, passer de ce qui définit la sœur à celle qui va définir l’épouse, la tour en Marie de Magdala. Tout ce chemin qui représente la plénitude de Marie dans les trois Maries, permet de voir chassé la plénitude des démons, que Jésus chasse en ce sens de Marie de Magdala. Cela nous rappelle Jéricho dont les murailles tomberont grâce à l’arche de Dieu qui en fera sept fois le tour, permettant de libérer Rahab « la prostituée » de Jéricho qui enfantera Booz, de qui naitra par la suite le roi David. En ce sens Jésus apparaitra à Marthe « maitresse, dame » avant d’apparaitre à Marie de Béthanie puis, en dernier lieu, sera cité, comme celle qui le voit ressuscité, Marie de Magdala, permettant de trouver ce chemin d’évolution de la femme en Marie de Nazareth qui dès le départ « garde tous ses souvenirs dans son cœur », souvenir qui font grandir cette semence.

L’homme est un Temple de Dieu et la femme est l’Eglise, nous permettant de comprendre qu’en Dieu tout est une question d’équilibre en tout et pour tout et que c’est la compréhension que l’homme en tant que temple de Dieu est formé en premier pour bâtir ensuite l’église en la femme, qui nous permet de comprendre que Dieu est Amour et que tout repose sur cet amour. C’est cela qui fait naitre l’assemblée des enfants, qui sont nourris par celle que l’homme à bâtie et qui est fille de Sara, nourrissant en ce sens les enfants de ce qui est dans la Jérusalem céleste et libre et qui amènera ces enfants à devenir libres eux-mêmes…