Journal des Vivants

De l’ombre à la lumière

Le Journal des Vivants se consacre à bousculer les idées préconçues sur ce qui relève de ce qui est vivant et, à l’opposé, de ce qui serait mort et ainsi sur ce qui est allumé et ce qui, au contraire, est éteint.

Son but est de briser les forteresses terrestres autant que spirituelles qui enferment notre esprit et l’empêchent de se déployer librement. Il s’agit de faire sauter les formatages et conditionnements terrestres qui nous poussent à croire et à penser de manière purement matérielle et dogmatique, tout en nous donnant l’illusion d’avoir tout compris et tout maîtrisé au niveau terrestre mais également spirituel.

Nous ne nous contentons pas de constater les choses. Nous sommes cependant passés par ce constat pour affirmer avec force de quoi nous parlons vraiment, afin de progresser dans la recherche de la Vérité, qu’elle soit terrestre ou céleste. Nous avons en ce sens quitter plusieurs sources pour trouver Notre Source qui se trouve au-delà de celles qui abreuvent et nourrissent le monde physique et matériel que ce soit en termes de connaissances terrestres mais aussi spirituelles.

Nous avons expérimenté la matière pour comprendre ce qu’elle est réellement. Nous explorons aujourd’hui et continuons d’explorer, le céleste afin de saisir ce qui, dans l’absolu, permet d’unir les deux dimensions qui coexistent mais que pourtant une majorité d’êtres humains ignorent encore. Nous avons trouvé ce qui les réunis avec la certitude que cela est la Vérité : l’Amour pur est la clé de tout.

Auteur : Karine Marette

Edition Lumière

PROLOGUE

La foi ne repose pas sur une institution mais sur un sentiment, nous rappelant que c’est l’amour qui permet le sentiment et que celui-ci ne se commande pas, il est ou il n’est pas, on n’oblige pas un cœur à aimer et le véritable sentiment ne s’achète, il ne se corrompt pas, c’est ce qui fait de l’amour pur, la plus grande des puissances lorsqu’il est là. Ce livre n’est pas un livre religieux, il en est même l’antithèse car il ne consiste pas à découvrir la spiritualité selon la chair et les préceptes et dogmes humains terrestres mais bien au contraire, il nous amène à un aspect « opposé » qui se situe dans la spiritualité selon l’Esprit uniquement et ainsi dans le prolongement et l’accomplissement de ce que nous montre la copie des réalités spirituelles promises. La lumière est un esprit d’ordre spirituel, tandis que les ténèbres reflètent ce qui est au contraire dépourvu d’esprit lumineux tout en étant d’ordre matériel mais aussi informe. C’est en ce sens que la première des différences fondamentales à prendre en compte, réside dans le fait que la matière et l’interprétation qu’elle donne de Dieu est une chose, l’Esprit en est une autre et que les deux, même s’ils sont destinés à s’unir, sont au départ séparé dans l’attente d’être enfin rassemblés une fois formés, en acquérant la connaissance véritable de ce qui les différencies afin de comprendre ce qui les rassemble véritablement. Cependant ce livre ne rejette pas la Bible, bien au contraire, il atteste de la véracité de celle-ci et il confirme tout ce qui y est écrit dans son langage révélé mais aussi et encore plus dans son langage scellé, langage que seul l’Esprit nous permet de découvrir, en retirant le voile qui nous cache le ciel et ce qu’il est vraiment, faisant disparaitre le brouillard et les nuages, simplement parce que nous avons su aimer et donner inconditionnellement. Nous nous unissons à Dieu et ce qu’Il Est véritablement selon l’Esprit et non selon la chair qui doit conserver ses différences afin de se complémentariser et d’évoluer perpétuellement. Conserver ses origines, sa culture, ses connaissances ancestrales est le droit universel et fondamental de chaque peuple et Dieu dans l’Esprit de Vie qu’Il Est, accompagne cela, ce sont les hommes démunis d’Esprit divin qui sacrifient les peuples afin de s’approprier les savoirs et les richesses de ces derniers et qui, en proclamant le faire au Nom de Dieu, nous éloignent de Celui-ci. C’est là la véritable lutte car la guerre n’est pas religieuse, elle est avant toute chose, spirituelle. Acquérir l’Esprit du Vivant, c’est posséder la Lumière qui nous éclaire afin de nous dévoiler la Vérité divine qui éteint le Mensonge et met un terme à toutes les manipulations, par une conscience éclairée de ce qu’elles sont.

Au fond nous avons du mal à reconnaitre que nous avons été ténèbres et c’est seulement lorsque nous devenons lumière que nous nous en rendons compte, parce que même lorsque nous prenons connaissance de la Lumière, nous avons tendance, pour notre mental mais aussi par ignorance de l’état lumineux, à nous considérer comme cette Lumière. C’est finalement naturel, puisqu’on ne peut juger que d’après ce que l’on connait parce qu’on le vit, avant cela nous sommes dans une illusion de connaissance, nous jugeons toujours d’après ce que nous sommes et ainsi d’après ce que nous savons. Nous ignorons l’état que nous ne vivons pas et mesurons selon l’échelle de mesure à laquelle nous appartenons, parce que nous sommes capables de la concevoir et ainsi de la calculer. En cela nous nous voyons toujours du côté positif plutôt que négatif même lorsque nous reconnaissons ne pas être parfait, on se mesure le plus souvent en fonction de pire que nous et rarement en fonction de meilleur, alors nous nous identifions davantage au positif et à la luminosité qu’au négatif et à l’obscurité. Ainsi lorsque nous sommes encore dans les ténèbres, nous ignorons que nous le sommes, puis lorsque nous apprenons à connaitre la lumière, nous nous identifions à ce qu’elle est parce que nous la voyons à notre image. Cependant, c’est seulement après avoir vécu des expériences extraordinaires avec cette Lumière que nous parviendrons à comprendre véritablement ce qu’est l’état lumineux même si au départ nous ne faisons qu’effleurer la surface de sa profondeur. Ainsi, nous sommes connus de la Lumière alors qu’auparavant nous apprenions à la connaitre, nous évoluons en fonction de ce qu’elle est et de ce qu’elle nous révèle, ce n’est plus en fonction de notre propre mesure que nous voyons mais en fonction désormais de ce qu’elle est, Elle. C’est parce que nous naissons en premier lieu dans la chair que celle-ci prend le dessus sur ce qui l’anime véritablement, c’est un cycle naturel et inscrit dans les temps et l’histoire humaine et terrestre. Ce n’est qu’une fois l’expérimentation terrestre terminée en ayant fait le tour du premier Homme, que nous nous mettrons à rechercher autre chose et qu’ainsi nous entrerons dans la recherche et l’expérimentation du nouvel Homme, le céleste, c’est le chemin qui fait la vérité et qui nous donne la Vie par le véritable vécu.

CHAPITRES

Le Livre du Journal des Vivants relate le témoignage d’un chemin vécu. A travers ses écrits, il développe ce parcours qui nous conduit de la terre au ciel, en raison de la quête commencée dès l’enfance, de ce qui réside déjà en nous-même mais aussi au-delà. Ils s’emploient à expliquer ce qui en ce sens parle à notre cœur de façon subtile, y gravant l’essentiel qui se déploiera durant notre expérience terrestre afin de nous guider toujours plus haut. Aussi le Livre du Journal des Vivants aborde plusieurs thèmes qui se rapportent à ce chemin qui débute dans l’expérimentation terrestre en progressant pas à pas vers ce qui est de l’expérimentation céleste. Ses écrits sont donc organisés autour de quatre thèmes principaux :

  • Le constat du monde terrestre par l’expérience vécue
  • La découverte de l’état spirituel et des Ecritures Saintes
  • La connaissance de qui nous sommes pour le Dieu Vivant
  • La compréhension des choses célestes et de tous les liens entre terre et ciel

Ceci est le témoignage écrit d’un parcours ayant débuté il y a longtemps mais dont les premiers écrits, relatés ici, remontent au mois de Mars 2023.

I   – L’Esprit qui guide depuis l’enfance

II – D’un monde à l’autre

III – Le constat terrestre

IV – Les questionnements sur le monde céleste et de qui nous sommes pour le Dieu Vivant

V – Les Ecritures Saintes

VI – Le constat céleste

CHAPITRE I

« Aimer les autres comme soi-même, c’est désirer pour eux ce que l’on aspire pour soi-même. Pour revendiquer ma propre liberté de croire, de penser et de vivre à ma manière, il est essentiel que je fasse de même pour les autres, en évitant de leur imposer ma vision et en honorant leur droit à être eux-mêmes, qu’ils choisissent de croire, de penser ou de vivre selon leurs propres désirs. En respectant la liberté d’autrui, je m’ouvrirai à ma propre liberté, en priant Dieu de me la conférer, et Il me la donnera en fonction de la sincérité de mes intentions profondes lorsque je formule cette demande. Il m’est interdit d’imposer aux autres ce que je ne souhaiterais pas subir moi-même, si je me permets de le faire, je dois être conscient que la loi que je suis, en raison de mes convictions, de mes aspirations et de mes actions, finira par me juger, car c’est ici que réside toute la justice divine. Pour goûter à la liberté, il me faut penser et agir comme un véritable libérateur pour autrui, si je désire la paix, il est impératif que je la souhaite également pour les autres. Tout ce que je désire doit être empreint de sincérité, car se mentir à soi-même ne peut échapper à Celui qui connaît la vérité de mon être. Je ne peux pas m’aligner sur ce que je condamne, en luttant contre la corruption, je dois affronter sa véritable nature pour démontrer mon rejet total et véritable de celle-ci. Je ne dois pas légitimer ce que je dénonce, il est essentiel que je fasse preuve de cohérence. Mes paroles doivent être accompagnées d’actions. En célébrant la joie des autres, je m’ouvre à la promesse de mon propre bonheur, même si, en chemin, je traverse des épreuves de souffrance qui enrichissent mon aspiration à un bonheur partagé. Chaque épreuve surmontée se transforme en une force nouvelle, et chaque victoire méritée se traduit par l’acquisition d’une puissance supplémentaire. C’est en étant capable d’aimer autrui sans rien attendre en retour que je trouverai l’amour de Dieu et celui de tous ceux qui partagent Sa Vie ».

 

L’Esprit qui guide depuis l’enfance

Depuis toujours, j’ai ressenti des choses étranges, des morceaux de savoir sans commencement ni fin, à l’image de vérités éternelles gravées en moi. Elles n’étaient ni le fruit de l’apprentissage ni de l’expérience récente, mais elles étaient néanmoins présentes, concrètes, solides, soutenues par une foi immense, étrangère à ce monde dans lequel je ne plaçais aucune confiance, je savais déjà ce qu’il était, sans en connaître les détails ni les raisons. Depuis longtemps, j’attendais quelqu’un, quelqu’un que je ne connaissais pas vraiment mais qui, paradoxalement, m’était familier. Il avait toujours été là, présent depuis ma naissance, me parlant dans un langage silencieux et en ce sens venu d’ailleurs, un langage que je ne pouvais expliquer mais qui résonnait, tel un écho, au plus profond de moi, comme si j’étais à moitié étrangère à ce qui était en moi, séparé par ma condition charnelle de cette communication totale, qui ne concernait que le cœur et l’Esprit. Au fil des expériences de ma vie terrestre, je sentais son influence, subtile et discrète, une force qui veillait sur moi, pourtant, avide d’indépendance et de découvertes, j’avais du mal à l’accepter quelques fois. C’était donc comme un murmure silencieux mais aussi qui passait par diverses sources informationnelles, parlant directement au cœur, et gravant en lui des vérités à mon insu, comme quelque chose qui était hors de mon propre contrôle. Ainsi, sans jamais les apprendre selon les codes de ce monde, je savais des choses que d’autres ignoraient, je comprenais ce qui échappait aux autres. Et cette voix intérieure, telle l’intuition pour certains ou l’instinct pour d’autre, me poussait à apprendre, à absorber tout ce que ce monde pouvait offrir dans son expérimentation terrestre, car, le moment venu, je savais que tout aurait un sens et une raison et servirait à quelque chose d’important. Jamais je n’ai perdu foi en cette certitude, bien au contraire, elle a été mon essence, mon carburant, ma force dans les heures les plus difficiles et les plus sombres.

Je me souviens comme si c’était hier, du jour où j’ai ressenti pour la première fois cette lumière puissamment, ce feu intérieur se manifester extérieurement, dévoilant enfin ce qui était caché et brisant l’anathème qui nous séparait. Je visionnais une vidéo, une musique de méditation lorsque, soudain, une sensation inconnue m’a envahi. Mon corps commença à onduler, comme une flamme et je ne pouvais réprimer et maitriser ce balancement, cette ondulation, je ne saisissais pas ce qui m’arrivait. Un ou deux jours plus tard, à l’extérieur dans le jardin, la même sensation revint, incontrôlable, me confrontant à une réalité insoupçonnée : celle des « énergies » qui transcendent et transpercent la chair afin de guider ce qui se situe à l’intérieur. De plus en plus, j’ai commencé à déceler leur présence, à les ressentir dans chaque instant et c’est à ce moment-là que j’ai vu apparaître dans l’eau de la piscine, une petite lumière étincelante qui transformait l’eau en des formes étranges et qui donnait naissance à des forces faites de courants d’eau et allant même jusqu’à former un dauphin… C’était véritablement très étrange mais aussi très subtile cependant, j’étais prête à transcender les doctrines imposées qui nous enferment dans la matière et celles qui nous maintiennent inextricablement en elle par ignorance ou par peur de ce que nous ne connaissons pas, la chair luttant contre ce qui lui est inconnu même lorsqu’elle l’attend. J’étais enfin prête à sauter le pas, à me jeter à l’eau comme on dit et à me tourner vers l’Esprit de Vie, vers le Véritable, le Juste et le Saint même si j’étais encore ignorante de beaucoup de choses concernant cela.

Je revois aussi le soleil. Son éclat m’attirait tant que je ne pouvais m’empêcher de le capturer en photo, c’est ainsi que sont apparues les premières formes émanant d’un rayon bleu mystérieux. Je me souviens aussi d’un soir où mon regard était irrésistiblement attiré vers les étoiles et la lune. Dans cette dernière, une silhouette nuageuse se révéla à moi, celle de Jésus, une vision instinctive, évidente, comme une vérité qui s’imposait à mon être, moi qui n’avais jamais lu une Bible ou était allée à une messe de catéchisme et qui avait toujours fuis les religions et autres sciences théologiques ou ésotériques. Et au cœur du ciel étoilé, au sein de ces formes et lumières que l’Esprit de Dieu me donnait à observer, je distinguai une autre image : une silhouette, assise en tailleur, plongée dans la lecture d’un immense livre qui, pour moi, ne pouvait être que la Bible. Mais c’est le soleil qui m’a le plus transportée, plus attiré vers le jour que vers la nuit, à l’inverse même de ce que j’avais été dans ce monde, moi qui adorais la nuit. Ses variations infinies, ses formes aux contours irréels, ses couleurs passant du jaune au blanc étincelant, couronné d’une ceinture d’or et toujours ce rayon bleu, émergeant du sol, montant vers lui, l’enveloppant avant de poursuivre sa course vers le ciel alors qu’au départ j’avais cru que ce rayon bleu venait du ciel, en réalité il sortait de terre. Ces premiers signes visuels ne pouvaient que captiver mon attention et ouvrir en moi une nouvelle compréhension du monde. C’était le commencement de la transcendance, le passage d’un plan à un autre, où le visible rencontrait l’invisible, là où le tangible se confrontait à l’intangible, et où Dieu manifestait sa puissance petit à petit et parce que le moment était enfin venu. Si je n’avais pas été préparée dès mon plus jeune âge pour cette révélation divine par une prédisposition acquise de façon innée, me mettant dans un état d’attente de Celui qui s’adressait directement à mon cœur y inscrivant à l’avance des informations dont la provenance m’était encore inconnue et que ce monde ignore, j’aurais pu penser que je perdais la raison.

Il convient de tout révéler sur Dieu pour éviter de nous maintenir dans l’ignorance quant à sa véritable nature, afin qu’au moment opportun, nous soyons capables de le reconnaître vraiment. Affirmer qu’il est saint, véridique, juste et miséricordieux ne suffit pas, il faudrait expliquer clairement ce qu’est la Lumière et ce qu’est l’Esprit du Vivant qui nous parle alors que nous sommes encore dans ce monde et dans la nuit qu’il représente, nous rappelant que Dieu nous guide des ténèbres vers la lumière et qu’il ne souhaite pas attendre que nous soyons dépouillés de notre chair pour le faire. Dieu nous appelle tant que nous sommes en chair et non une fois arrivé à notre fin dans celle-ci. C’est une tâche ardue que de témoigner, par écrit, de Lui, non pas parce que celle-ci est désagréable bien au contraire, c’est une chance inestimable que de comprendre enfin ce qu’Il Est, de bénéficier de son appui, de son amour, de sa connaissance et de son Esprit pour témoigner au monde de ce qu’Il nous donne. La tâche est difficile parce que ce monde est plongé dans l’obscurité tout en se croyant déjà illuminé. Il est assujetti au Malfaisant et au Malsain, au Mauvais qu’il perçoit comme étant le Bien et se rebelle contre Dieu qu’il prend pour le Mal, car il demeure dans l’ignorance de la véritable nature de l’Esprit de Vie. Il s’oriente vers la chair, alors que Dieu en est dépourvu et qu’Il communique, certes, avec nous par le biais de certains êtres corporels, car sans cela, nous demeurons aveugles et sourds, effrayés par sa réalité authentique et oubliant ce que dit l’Ecriture « Dieu est Esprit et ceux qui l’adorent, doivent l’adorer en esprit et en vérité » mais aussi « c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité ». Ainsi on ne témoigne de la Vérité que par l’Esprit parce qu’Il est celui qui Est bel et bien là, existant, éternel et se révèle directement à nous, permettant à tous d’en devenir les témoins éloignés au départ puis véridiques en possédant cet Esprit incarnant la vérité de ce qu’Il Est en nous-même… Il ne nous oblige à rien, seuls les hommes veulent nous obliger, pour Lui, Il n’attend que de nous éclairer par amour de la Vie qu’Il créait car dès que la chair fait ressortir la lumière qui a été semé en elle, elle devient vie et n’a plus qu’à se laisser guider par Celui qui l’a créé.

Tout est écrit, le plan est déjà tracé d’avance et le libre arbitre réside dans chaque choix et décision que nous prendrons, nous menant vers un lieu ou vers un autre que nous ignorons lorsque nous ne connaissons pas les Ecritures ou encore que nous ignorons qui nous sommes par rapport à elles mais que Dieu, Lui, connait déjà parce qu’il a déjà tout rempli de sa substance et sa substance est dans ses enfants qui sont esprits et évoluent dans différentes chairs. Si nous connaissons sa parole alors nous sommes capables de déterminer notre direction à condition de reconnaitre que nous ne pouvons pas détruire, modifier et ainsi anéantir la Parole de Dieu. J’ai toujours eu au fond de moi cette conviction que si j’avais appris la vie en musique, je n’aurais rien laissé échapper de ma mémoire, car je parvenais à mémoriser les paroles des chansons que j’écoutais avec une aisance étonnante, sans encore comprendre ce que cela signifiait comme une multitude d’autres éléments qui étaient présents dès mes premiers pas dans le monde. C’est lorsque Dieu a cessé de me cacher sa face que j’ai saisi qu’il n’y avait avec Lui aucun hasard et que son dessein, tout comme son Œuvre était sans faille et ne pouvait être le produit des hommes terrestres, mais exclusivement de Lui et de ceux qu’il nous envoie pour propager ce qu’il est. J’ai compris alors ce qu’étaient le bras de Dieu et son ombre, ainsi que ce qui distinguait l’humain du divin. Mon souhait est que tous comprennent ce qu’Il m’a donné à comprendre mais aussi à vivre et qui transcende nos rêves les plus fous car il faut dire que nous ne sommes pas capables, malgré ce que nous pensons, d’imaginer ce qui excède nos facultés de raisonnement et notre perception des choses au-delà du terrestre que nous sommes, nous ne pouvons juger qu’en fonction de l’échelle de mesure que nous connaissons et à laquelle nous sommes par conséquent habitués puisqu’on ne peut savoir et juger selon ce qu’on ignore encore.

Ainsi Il y a des choses à dire que nous chercherons surtout à faire comprendre, d’abord parce qu’elles pourraient sembler difficile à comprendre au premier abord et qu’elles nécessitent un certain laps de temps, un certain bout de chemin accompli avec Dieu, marchant seul à seul avec Lui, dans le secret qui nous appartient de façon personnelle, pour parvenir à la compréhension de tous les aspects du monde céleste de Dieu, c’est en cela que l’on parlera d’accomplissement personnel qui apparait, avant tout accomplissement collectif et cet accomplissement personnel est le fait de Dieu et de son Esprit Saint, définissant sa Force Agissante, qui n’est pas le produit de la chair mais exclusivement de l’Esprit, c’est avec l’Esprit, en étant seul avec Lui, que nous atteindrons notre véritable accomplissement, sans avoir besoin de personne d’autre que de Dieu et de ceux qu’il nous envoi du ciel en ce sens. Parce qu’en fin de compte le reste nous conduit fréquemment à une doctrine terrestre, qui entrave notre esprit plutôt que de l’élargir puisque la religion actuelle est fondée sur des dogmes établis selon des visions et des interprétations humaines ayant rompu, bien souvent inconsciemment, leur « communion » avec l’Esprit de Dieu, ne se focalisant plus que sur l’ombre et la copie des choses céleste qu’elles étaient censées représenter. Ce n’est pas que cela ne représente pas une vérité de Dieu car les religions se basent sur les Ecritures, cependant celles-ci nous enseignent ce qui est de la connaissance de la condamnation, définissant qu’elles sont les copies des réalités célestes à venir et qu’en ce sens, elles font parties du ministère de la Condamnation et non du ministère de la Réconciliation et ainsi du Christ.

Tout au long de ma vie, j’ai appris en « voyageant à travers le monde terrestre » pour acquérir une base solide pour cette révélation. Malgré tout, j’ai été constamment nourri d’une manne spirituelle, comme on donne du lait en petite quantité à un enfant. Cette nourriture spirituelle a renforcé non seulement ma foi, mais aussi ma conviction en Celui qui viendrait lorsque le moment serait venu, comme il l’avait promis. Je me suis ainsi instruite des choses de la vie terrestre sans me nourrir de nourriture religieuse voir même ésotérique, tout cela m’était interdit, c’était déjà ancré en moi sans que je puisse déterminer d’où cela venait, je ne l’ai compris que plus tard en découvrant Dieu par Dieu Lui-même car c’est Dieu qui nous enseigne ce qu’Il est, quand les hommes, eux, nous enseignent ce qu’ils sont et leur vision et conception qu’ils ont de Dieu et d’eux-mêmes. Ce n’est pas que cela ne compte pas, nous devons au préalable apprendre du terrestre afin de reconnaitre le moment venu ce qui est du céleste et des différences qui au départ les sépare. Et enfin est venue la Révélation. Dieu offre le Pain de Vie qui descend du ciel mais progressivement, en s’adaptant à notre propre pas, afin que nous puissions assimiler qui Il est et comprendre la nature du monde des vivants auquel il nous donne d’appartenir. Sans cela nous ne pourrions saisir ce qu’il nous offre à découvrir, qui est bien au-delà de tout ce que nous avons déjà connu malgré notre attente et notre préparation constante. Tout ce que Dieu, en ce qu’Il est vraiment, nous donne, dépasse les limites de notre imagination et nous ne pouvons le supporter et l’assimiler que petit à petit. C’est cela qui nous confirme que nous ne sommes pas dans ce qui terrestre, peu importe les technologies, les croyances ou les imaginations humaines, ce qui émane de Dieu dépasse tout cela. Ce qu’Il a également partagé avec nous par le passé, nous aide à comprendre que Dieu est un Dieu Vivant qui est là dès le commencement et qu’en nous faisant à son image, non en étant tel que Lui dès le départ comme on pourrait le penser, puisqu’il s’agit plutôt d’une progression graduelle vers la divinité à travers notre croissance terrestre puis céleste. Encore une fois, tout cela ne peut se réaliser par les hommes charnel mais uniquement par Dieu en fonction de l’Esprit Tout Puissant qu’Il Est et nous donne à connaitre. C’est ainsi qu’il nous offre les liens, qui nous permettent de réunir en un seul ensemble, toutes les pièces du puzzle de notre vie, allant du « pourquoi » nous sommes nés en passant par notre lieu de naissance ou du nom que nous recevons de nos parents terrestres jusqu’à ce qu’Il nous renomme Lui-même et jusqu’au pourquoi, il se manifeste dans notre vie à un certain moment alors qu’Il est là depuis toujours. Nous sommes donc incapables par nous-même, en réalité et au départ, de fournir les tenants et les aboutissants et ainsi les liens qui permettent aux autres de comprendre ce qu’Il nous a donné à comprendre pour nous-même mais ce que nous sommes capables de faire en revanche, c’est de porter un message de sa part aux autres. Nous ne sommes d’ailleurs pas toujours conscients de transmettre un message lorsque nous le faisons car c’est Lui, qui guide chacun de nos pas et de nos rencontres dès l’instant où nous avons fait le choix conscient de marcher avec Lui et pour Lui.

Dieu nous offre donc la Vie nouvelle, cette Vie que nous pensons connaître mais qui nous échappe car nous sommes familiers avec l’existence terrestre et charnelle de l’être psychique et animal, mais ignorants de la vie divine et céleste en étant ignorant de ce que nous sommes véritablement au départ. C’est ce qui justifie notre capacité, lorsque le moment sera venu, à proclamer que nous vivons non plus dans un état psychique, mais en tant qu’hommes et femmes, dans ce que cela signifie vraiment et que Dieu fait à son image et à sa ressemblance, devenant ces témoins vivants de Dieu. Alors que nous pensons être totalement identique à Dieu, dès l’instant où nous devenons homme ou femme, nous sommes en réalité dans l’Etre premier, l’éphémère à l’image de ce serpent qui tombera forcément du ciel, nous persuadant d’être semblables à Dieu. En nous donnant à croire cela, nous développons en ce sens notre orgueil par notre manque d’humilité, nous chutons jusqu’à ce que nous prenions conscience que celui qu’il nous faut combattre est en nous-même, il est le Serpent dans le propre champ que nous sommes, c’est lui que notre Vie restaurée est capable de combattre désormais. Il nous faut mourir à nous même en devenant cet être nouveau qui a renoncé à l’ancien. Nous étions en réalité endormis car plongés dans l’ignorance de la véritable divinité et de ce qui nous y mène vraiment, croyant être éveillés et illuminés selon Dieu alors que de fait, nous ne l’étions qu’en termes humains, charnels et terrestres, rampants dans la poussière ou bien plus bas, demeurant dans un corps assimilable à la Bête et non à ce qui forme la Vie dans l’Homme restauré, cette appartenance à ce corps étant la conséquence de l’esprit qui nous porte, soit l’esprit de ce monde qui est dans l’erreur, soit l’Esprit du Dieu Vivant qui nous place dans l’homme ou la femme fait à son image et à sa ressemblance en ayant transformé notre propre esprit par le Sien. C’est le jour où nous comprenons qu’il nous faut atteindre l’arbre de Vie que nous n’avons pas atteint, trouvant l’humilité et la foi nécessaire et requise pour cela et dépassant ainsi la tentation du désert et du Serpent qui nous trompe sur notre condition, que Dieu nous soulève et nous met debout, non seulement nous mais également tous ceux qui auront foi en cela et qui comprendront ce qu’est un Homme véritable, qui, de par tous ses membres, se dresse sur la terre en ayant une porte ouverte dans le ciel et qui marche en ce sens sur ce serpent et cette poussière, faisant de la terre l’escabeau de ses pieds.

Nous sommes là pour apprendre au niveau terrestre et charnel au commencement, c’est la raison pour laquelle tout est intrinsèquement intéressant. Il est nécessaire d’écouter les autres selon ce qu’ils sont sans juger d’après ce qui en est dit, afin de forger notre propre vision sur un sujet, tout en réalisant que Dieu interagit avec une multitude d’êtres tous différents, car Il ne sélectionne pas comme nous sélectionnons nos relations. Dieu a une perception unique, Il observe les cœurs et par conséquent les esprits, ce qui n’est pas à notre portée au commencement et lorsque nous découvrons ce qui est à l’intérieur des êtres, ce n’est pas nous qui savons mais Dieu, en ce sens, qui nous le donne à connaitre. C’est pour cette raison qu’il nous faut nous tourner vers divers individus afin de déceler des points communs avec eux, tout en reconnaissant que seul Dieu en l’Esprit est capable de nous rassembler tous ensembles et sans cet Esprit commun qu’Il nous donne, cela est impossible car seuls ceux qui s’assemblent selon un même Esprit sont capables de « communier » et ainsi de s’entendre et de communiquer profondément et sincèrement sur une même onde en s’harmonisant selon les mêmes valeurs et dans les mêmes attentes afin d’atteindre un but commun. Dieu détruit en ce sens les « forteresses » qui nous divisent par les idées reçues qui émanent du monde terrestre en vertu de la chair et des attractions terrestres qui nous habitent et nous tentent constamment. Ainsi et par exemple, il m’arrive de visionner quelques fois des vidéos lorsque quelque chose m’interpelle comme un titre, toutefois cela m’arrive rarement désormais car il est nécessaire, une fois plongé dans notre relation avec Dieu et ainsi l’Esprit, de se couper de toute autre source d’informations afin de ne pas être « pollué » par celles-ci. Cette vidéo suggérait que les humains étaient morts, et bien sûr, cela résonnait avec certaines de mes idées, en un sens. J’ai donc écouté le sujet. Au fond, il y a des points sur lesquels je suis d’accord parce qu’ils correspondent à ce que j’ai pu découvrir moi-même dans mon propre chemin d’expérimentation mais aussi dans ce qui est dit dans les Écritures et surtout à la compréhension que l’Esprit m’a donné d’avoir sur ce sujet. Cependant, l’idée générale serait que l’humanité a péri à cause d’une catastrophe et que nous vivons dans une sorte de film, suggérant également que nous existons selon le karma de ceux qui sont morts pour réparer la planète. Cela signifierait que nous n’avons pas réellement de passé ni de futur propre, mais que nous venons d’ailleurs et de différents univers pour mener une vie terrestre dans le but de cette mission spécifique de « réparateur ». Il y a beaucoup d’éléments qui peuvent me sembler familiers en un sens, cependant le contexte dans lequel ils s’inscrivent ne résonne pas en moi.  Il m’arrive fréquemment d’être confrontée à un sujet qui, par certains aspects, valide ce que je sais déjà, mais seulement jusqu’à une certaine limite au-delà de laquelle je ne suis plus en accord.

Ainsi pour ma part, je suis convaincue que le passé influence le présent, qui à son tour façonne l’avenir, et c’est de cette continuité temporelle que se nourrissent nos esprits. Aussi cette théorie différente remet en question le passé et le futur, et se concentre uniquement sur l’instant présent mais pour moi, le passé est le « présent passé » autant que le futur est le « présent futur », il n’y a pas de différence mais uniquement une évolution de présents qui se succèdent et qui permettent le développement de notre être intérieur et l’éternité réside dans ce présent passé qui nous permet le présent actuel qui nous fait grandir pour le futur présent, nous avons été, nous sommes et nous serons en fonction de ce que nous sommes en chaque instant, dans chaque moment vécu qui reflète le présent car le présent est celui qui est existant en étant justement vécu dans l’instant T. Si je voyais les choses selon cette théorie considérant que mon passé appartient à quelqu’un d’autre alors je percevrai tout à travers le prisme de la chair, qui, effectivement, confère à la chair une existence limitée dans le présent charnel. Ce point de vue ne prend en compte que la dimension charnelle et ignore l’aspect spirituel et l’association des deux qui permet de trouver l’utilité de la chair pour ce qui concerne l’esprit. En ce qui me concerne, je vois les choses sous l’angle de l’esprit qui transcende la vie matérielle actuelle pour embrasser le passé, le présent et l’avenir vécu à travers diverses incarnations. L’esprit n’étant pas soumis aux contraintes temporelles, il ne connaît pas les limites du temps et est dépourvu de substance matérielle, ce qui le retire du temps et lui permet tous les présents qui, par leur accumulation forme son propre vécu intemporel et éternel. Cela définit finalement la conscience qui se remplie de substance en termes de savoirs et de connaissances permettant le développement du sentiment et son déploiement au fur et à mesure des expériences vécues. Ainsi ce que l’esprit acquière dans la chair est le but de toutes ses expérimentations matérielles afin de remplir ses divers savoirs de théories et de pratiques remplissant ainsi ses capacités et forgeant tous ses sentiments. Je m’exprime donc là à partir de ma propre expérience, ce qui me conduit à me remémorer mes souvenirs d’enfance et, par conséquent, les choses que je connaissais déjà puisqu’elles étaient profondément enracinées en moi. Ces choses ne sont pas la propriété de quelqu’un d’autre et elles ne font pas également référence au passé de quelqu’un d’autre, mais au contraire donne un sens à ce que je vis aujourd’hui dans une chair en tant qu’être spirituel. Ainsi mes souvenirs, que je n’avais pas encore vécus pour certains appartenaient à mon futur, tout en prenant leur ancrage dans mon être intérieur et dans son propre vécu car on ne nait pas du hasard et ce qui nous est donné l’est pour une raison bien définit même si nous l’ignorons au commencement et tant que la Révélation, dans notre existence présente, n’est pas encore arrivée.

Ainsi le passé, le présent et le futur se trouvent réunit en un ensemble faisant parties du même être, définissant son aspect spirituel, puisque si je prends mon rêve du puits, ce rêve que je faisais dans mon enfance où j’étais dans un champ, carnée par une armée d’hommes en armures moyenâgeuse où, ma seule issue résidait dans ce puits dans lequel je me jetais et qui n’avait pas de fond, ce rêve récurrent représente l’entrée de l’esprit dans le monde matériel. Si je reprends également ma sensation d’avoir été reine sans véritablement comprendre de quoi, cela relate le retour à l’Esprit du Père qui, en évoquant un retour, parle de prédestination et nous rappelle que Dieu nous connait avant que nous soyons formés dans le sein de notre mère, puisque ce sentiment de « royauté » évoque une couronne spirituelle que nous recevons et ne devons pas perdre, nous rappelant que le Royaume de Dieu est celui de l’Esprit. J’ai toujours attendu Celui qui était censé venir parce que j’étais convaincue qu’un être exceptionnel viendrait, supérieur à tous les autres et s’il est là désormais, il était aussi là avant mais il était caché, cependant il m’arrivait de le percevoir puisque je savais qu’il existait et cela sans avoir été éduqué dans une quelconque religion, ramenant à tout ce qui a attrait au révélé et au scellé qui est en nous et autour de nous mais qui n’apparait qu’une fois le temps, notre temps, accompli. Tout cela était déjà en moi dès le début et a permis, grâce aux expériences vécues dans l’existence charnelle présente, d’obtenir les « points de ralliements essentiels formés par les souvenirs » qui ont pu être reliés entre eux afin d’avoir une toile entièrement tissée qui servira encore plus demain car je sais que le chemin ne se limite pas à la chair présente mais qu’il va bien au-delà. Il n’y a pas de hasard et tout est écrit, cela n’appartient pas à quelqu’un d’autre mais à ce qui est interne à la chair et qui retourne à sa demeure céleste pour ensuite revenir plus grand afin d’apporter une évolution aux autres auxquels nous appartenons nous-même en revenant dans la matière tant que cela est nécessaire à nous-même ou aux autres. C’est par une connaissance en constante expansion, un progrès véritable destiné à tous, pour permettre à chacun de croître continuellement, sans que la connaissance divine ne se perde dans le monde matériel, que tout cela se produit car en ce qui concerne l’Esprit, rien ne se perd et c’est là ce qui définit la bonté de Dieu qui nous transmet constamment et depuis toujours ce qu’Il renferme en Lui-même éternellement, ensemençant la terre d’un Germe éternel.

Je crois que les autres sont tous morts à l’Esprit du vivant, tout comme nous l’avons été nous-même avant de renaitre de l’Esprit de Vie, il s’agit donc de mort spirituelle. Nous traversons tous la mort, mais il faut noter que cette mort résulte de la perte de l’Esprit divin avant toute autre chose. L’objectif est que chacun puisse retrouver ou trouver la Vie pour ceux qui ne l’ont pas encore connue. J’admets cependant avoir beaucoup de réserves sur la pensée qui stipule que certains pourront y parvenir tandis que d’autres ne le pourront pas parce qu’ils ne seraient pas réels. Pour moi, l’idée contraire prévaut : nous venons du néant et de l’ombre pour accéder à la vie grâce à Celui qui est déjà vivant depuis toujours. C’est par cet espoir et cette foi pour tous, que le monde continuera à se rapprocher de Dieu et de ce qu’Il est en Lumière et en Esprit, c’est en cherchant la vérité sur ce qui nous permet d’être l’ombre d’une lumière éloignée qu’il faut atteindre, se munissant de l’espoir constant qui caractérise la bonté de Dieu et de son Fils que nous devons devenir, parce que Dieu offre le pardon à tous ceux qui se détournent du mal et de l’ignorance qui nous maintiennent dans la mort plutôt que dans la vie, en demeurant tourné vers la pierre plutôt que vers ce qui lui donne la Vie. L’espoir et l’espérance doivent être accessibles à tous, ils nous permettent de trouver un sens à nos vies, même lorsqu’elles sont sombres et nous semblent dénuées de sens. C’est là que réside le repentir et son importance d’être connu et accessible à tous. Cela nous rappelle également que Dieu, en tant que Créateur et ainsi Père de l’Esprit de Lumière, vient vers nous alors que nous sommes encore plongés dans la nuit et les ténèbres. Prétendre que certains sont illuminés tandis que d’autres ne le seront jamais, c’est ignorer ce que nous sommes tous et ainsi nous-même au départ et négliger une partie du travail de Dieu et du Christ qui est cette Vie et cette Lumière des hommes et du monde, destinée à tous ceux qui croient, écoutent et obéissent en suivant le chemin qu’il trace pour nous et cela à condition de ne pas oublier que ce chemin est un chemin qui se pratique par nous-même, il n’est pas question ici de suivre autre chose que la Lumière. Lorsque nous n’avons pas encore de maison en Dieu, il nous faut construire celle de Dieu pour ensuite posséder ce dont nous avons besoin afin de construire la notre grâce à ce que l’Esprit du Vivant nous transmet pour le faire. C’est la compréhension du Chemin et sa raison.

J’éprouve un tel amour pour le Dieu Vivant et une telle affection pour la vérité et la justice qui sont intimement liés au Juste et au Véridique. Cet amour découle en partie de cette quête de clarté, où aucun mensonge ni doute ne peut s’immiscer ou encore perdurer, où la confiance accordée dépasse toute mesure. Avec cette recherche active de ce qui forge les valeurs primordiales que nous donne à connaitre Dieu, c’est l’assurance d’être confronté à ce qu’il y a de plus juste dans l’accomplissement de l’existence, une justice qui incarne la véritable sainteté et tous ces hymnes d’amour que lui seul, nous permet d’entendre et de recevoir en comprenant le sens de ce que nous entendons et en voyant ce que nous ne voyions pas avant et ainsi d’être capable de lui retourner avec la juste mesure et les meilleurs accords tout l’amour qu’il nous a transmis avant. Nous parlons à Dieu en musique et en chanson parce que Lui-même nous parlent ainsi aussi, avec des accords qui nous transcendent lorsque nous les entendons, parce que Dieu a décidé de nous parler enfin directement sans détours. Il n’existe pas d’objectif plus motivant dans la vie que de croire que l’amour a le potentiel de transformer véritablement tout pour chacun, l’amour représente le pouvoir suprême et je sais qu’il existe au-delà de toute limite imaginable dans le conscient et subconscient terrestres, je le connais grâce à Dieu mais je sais aussi qu’il est à la portée de tous sans distinction et que cela est personnel à chacun, nous ne possédons pas toutes les clefs du ciel mais chacun de nous en possède une, elle est personnelle et personne ne peut nous la voler, elle est interne à nous-même. C’est donc par la nature divine de Dieu et l’Esprit de son Fils dans ce qu’il est vraiment et dont l’individu, en vérité, ne décide aucunement pour les autres, que nous saisissons le sens de notre histoire et de notre mémoire.

Finalement, c’est pour cette raison que tous ceux qui évoluent dans le monde matériel construisent leurs histoires en fonction de la base et de la fondation qui est dans le Christ de Dieu et qui est la Parole qui porte la Vie, qui est Lumière, définissant ce qui fait le Fils qui construit son corps, tout découle de cette Source originelle et non d’autre part. C’est l’essence même de la mise en place de Jésus et ainsi du « Je Suis Sauve » dans le Christ en YHWH, qui donne à chacun la possibilité de construire sa propre structure en fonction de ses idéaux, en se basant sur la pierre angulaire qui est l’exemple type à suivre pour connaitre le chemin vers la Lumière qui insuffle la vie à tout l’édifice terrestre. La Vie demeure dans notre construction à condition d’obéir au principe de ce qui est juste et équitable qui, dans ce contexte, renvoi à l’amour et à la foi qu’on porte à Dieu et à son Fils Unique qui est l’Esprit qui nous permet de devenir vivant en transmettant cette vie et ce qui la fonde, forgeant la raison d’être de notre construction. De cette manière, chacun a la possibilité de bâtir sa construction et ainsi son « univers » personnel et cela n’est pas définit selon une religion terrestre particulière, car la religion est elle-même une construction spirituelle qui se base sur la fondation du Christ mais elle n’est pas l’unique représentante de la fondation, elle en est seulement un des aspects. Cependant, il arrive parfois que nous extrapolions énormément lorsque nous parlons de cette façon, on doit distinguer ce qui constitue la construction et ce qui constitue la fondation, et par conséquent, ce qui émane de l’humain et du terrestre et ce qui émane de l’Esprit et du céleste. Cela nous rappelle qu’au fond, nous ne pouvons pas prétendre que notre construction est meilleure que celle des autres dès l’instant où toutes reposent sur la même fondation et c’est au contraire en agissant ainsi que nous devenons témoins d’horreurs perpétrées au nom des religions, ce qui détruit d’emblée le respect et l’obéissance à la doctrine de la fondation qui nous permet de rester lié à Dieu et de conserver son Esprit de Vie et ce n’est pas la faute de Dieu mais uniquement celle du bâtisseur de l’édifice qui s’est écarté de la règle fondamentale qui permet de maintenir l’édifice debout.

La quête de l’Esprit du Vivant est personnelle et dépend de notre compréhension des valeurs énoncées dans les Écritures bibliques et dans ce que nous connaissons du Fils, dans celui qui est fait à notre image en Jésus dans le Christ. Ces valeurs sont incarnées dans le comportement de Jésus : amour, fidélité, humilité et obéissance au précepte qui nous permet d’atteindre Dieu et qui réside dans l’acceptation de la souffrance pour demeurer dans ce qui est juste, vrai et équitable alors que les valeurs de l’Esprit sont opposées aux valeurs portées par la chair qui nous ouvre aux convoitises matérielles. En raison des mauvaises interprétations qui nous incitent constamment à admirer ce qui est visible, à aimer le matérialisme ou ce qui peut nous conférer une forme d’autorité sur les autres, nous nous orientons vers des choses qui nous ressemblent physiquement, définissant ce qui suscite l’orgueil et engendre les convoitises, nous plongeant dans la mort, définissant l’éphémère et par conséquent dans l’esprit du monde ancien et actuel que nous ravivons et qui nous persuade que nous sommes en vie alors que nous sommes dans la chair qui se meurt, tout en souffrant de ce qu’elle ne peut atteindre parce qu’elle court dans le sens opposé de ce qui lui permet le bien-être. À cause de cette mauvaise compréhension, nos constructions sont mal orientées en étant tournées vers les ténèbres et l’obscurité et pire encore, elles détruisent les bonnes parce qu’elles reflètent ce qui est à leur opposé.

CHAPITRE II

« L’amour se définit sous une multitudes de facettes, il ne s’agit pas de ne le voir que comme un sentiment anodin qui n’aurait de sens que dans un terme sans profondeur mais bien au contraire dans ce qui nous rappelle que l’amour est l’ingrédient qui accompli, en soupoudrant toute chose. Il y a l’amour de la vérité, l’amour de la justice, l’amour de la liberté, l’amour de chaque chose, nous rappelant l’amour du Vivant et ainsi de Dieu mais aussi l’amour qui transcende également nos divergences pour se manifester inconditionnellement envers autrui. C’est le déploiement de ce sentiment qui nous permet la tolérance, la compassion, l’empathie, la constance et l’endurance et ainsi l’atteinte du ciel, ouvrant les portes du Royaume céleste en déchirant le voile véritablement par la Grâce qui porte cet Amour divin. L’amour n’empêche ni le zèle , ni le courage, bien au contraire il en est le conducteur. Pour atteindre cet Amour, il faut porter en nous une histoire qui lui a permis d’exister et de s’épanouir, en le développant à travers toutes nos expériences ».

D’un monde à l’autre

C’est parce qu’on se sert des armes qui font la guerre pour faire la paix qu’on est toujours en guerre et jamais en paix tout comme c’est parce qu’on ne croit pas aux miracles qu’on ne les perçoit pas. Il n’existe pas de hasard, seulement des moments à atteindre pour apercevoir ce qui était déjà là depuis le début, invisible jusqu’alors. Seule la foi et l’amour en ce que l’on vise au-delà de ce que l’on voit ainsi que les questionnements, la réflexion et la persistance dans nos convictions sentimentales, nous gardant en veille permanente, nous permettent d’être en mesure d’atteindre les cieux et d’en voir dévoiler les mystères. Si je n’avais pas eu foi et si je n’avais pas aimé au-delà de ce monde ce qui était encore invisible, si j’avais abandonné l’espoir alors peut-être que je n’aurai pas été témoin de tant de prodiges et je n’aurai pas trouvé de véritable sens à ce que j’apercevais déjà de loin, je n’aurai pas acquis de certitude concernant cette voix silencieuse qui parlait à mon cœur, lui murmurant : Je viendrai dès que le moment sera venu, prépare-toi, apprend en observant le monde et garde la foi. Je n’avais jamais consulté une Bible ou été initié à une religion, je n’ai pas été baptisé, mais j’étais consciente qu’il ne fallait pas accorder d’importance à l’apparence et aux convictions qui émanent des étiquettes et des dénominations religieuses et autres, sous lesquelles les gens se présentent à nous dans le monde et même au-delà de cela je n’avais pas confiance dans le monde, j’avais un sixième sens et déjà conscience de ce qu’il était. Je savais aussi qu’il existait quelqu’un de grand, de puissant et de supérieur à tous, qui était là mais je ne pouvais vraiment pas définir qui il était en dehors du fait qu’il m’aimait et que je l’aimais aussi. Ce monde ne contenait pas la réponse à la question de qui été présent dans ma vie depuis le début, peu importe comment on prononce son nom selon les mots d’ici. C’est le sentiment que nous exprimons en pensant à Lui qui compte vraiment au départ et l’assurance inébranlable qui caractérise la foi que nous lui attribuons et que nous plaçons en Celui qui nous aime avant que nous l’aimions.

Lorsque j’étais petite, je faisais deux rêves, toujours les mêmes. Le premier concernait l’abandon alors que je n’ai jamais été abandonné mais je comprendrais plus tard sa signification, quant au deuxième il concernait donc le champ et le puits. J’étais dans un champ immense, entourée de soldats en armure moyenâgeuses. Ils m’entouraient de tous côtés et la seule échappatoire que j’avais été un puits. J’étais à coté de ce puits et il était ma seule option d’échapper à cette armée et inévitablement je finissais par y sauter, il n’y avait pas de fond et je me réveillais. J’ai connu ce rêve, jusqu’à mes douze ans. À cet âge, je suis tombée d’une poutre utilisée pour attacher des chevaux dans un village du centre Var où ma grand-mère avait un cabanon et où j’allais passer mes week-ends. A la suite de cette fracture du bras gauche, une triple fracture ouverte, le rêve a disparu. C’est des années plus tard que je revenais dans ce village pour y faire mon 17 novembre 2018, ma première manifestation et ce réveil français qui deviendrait mondial et que j’attendais depuis tellement longtemps, depuis que je suis en âge de penser et alors que j’habitais désormais à un village d’encablure de ce village-là, j’ignorais encore qu’en vérité, il n’existe pas de hasard, mais simplement un manque de compréhension de notre part sur notre véritable identité céleste et notre rôle dans ce monde. Je prenais conscience que toutes les parcelles de savoirs que je possédais déjà en moi allaient se rassembler pour tisser, par les liens qui me manquaient auparavant, l’histoire de ma vie afin de comprendre le plan divin et ma place au sein de celui-ci. J’allais le découvrir à chaque pas de plus qui m’avançait sur le chemin, sur mon chemin et quel chemin, ce que j’avais attendu toute ma vie commençait ici et j’allais être le témoin d’évènements extraordinaires, impossible à imaginer pour ceux qui ne les ont pas vus, déclenchant des peurs devant ces manifestations de l’inconnu spirituel mais aussi des sentiments jamais éprouvés dans ce qui est de la matière et de l’être finalement terrestre qui prend conscience de l’immensité et du pouvoir autant que de la Toute Puissance divine et de ce qu’elle est véritablement lorsque se révèle à lui, l’être spirituel qui prend enfin le dessus sur la chair après le dépassement de l’épreuve dans la tribulation par son union avec Dieu.

C’est dans cette quête, cette révélation immense qu’on espère depuis toujours et qui pourtant ne peut se mesurer de par son caractère inattendu demeurant en ce sens inexplicable, les mots ne valant plus leur poids et perdant leur signification face à l’ampleur de ce que l’on reçoit et bien que nous l’ayons attendu. Aussi je réalise désormais que dans l’aveuglement mais aussi dans cet immense désert, je n’ai pas vraiment été tenté mais plutôt éprouvé afin de me renforcer, de devenir forte grâce à Dieu et à la prédestination de la foi qu’Il avait ancré à l’intérieur de moi et à tout ce qu’Il m’a enseigné et donné mais aussi pardonné lorsque, dans mes moments de faiblesses, il m’est arrivé de mal agir et de m’égarer… Je suis consciente que dans ce monde, de nombreux êtres cherchent véritablement Dieu et l’aiment, cependant je sais également que le mensonge et l’obscurité de ce monde en empêche beaucoup de l’atteindre, ignorant sa véritable nature et l’attendant de la mauvaise façon, car toute forme d’endoctrinement est néfaste, puisqu’il insère en nous une fausse image et de fausses attentes concernant Dieu et ce qu’Il est vraiment. De mon côté, je n’ai jamais été soumise à un endoctrinement religieux. J’ai commencé à lire la Bible il y a cinq ans, car Dieu m’a envoyé quelqu’un de particulier afin que je le fasse, elle avait été présente chez moi pendant des décennies, neuve et intacte, personne ne l’ayant feuilletée mais il y avait cependant dans celle-ci, certains passages surlignés en jaune et je me disais à ce moment-là, que stabiloter un si beau livre était comme un sacrilège mais je me rendrais compte plus tard que ces passages surlignés avaient eux-mêmes leur importance dans ma propre révélation. Ainsi cette Bible était là parce qu’on nous l’avait offerte, un magnifique livre qui donnait envie d’être regardé mais pas forcément lu pour être honnête et qui contenait l’Ancien ainsi que le Nouveau Testament, et quelques autres livres en supplément, soixante-douze livres exactement. C’est en me plongeant dans ses pages que j’ai réalisé que ce que je lisais résonnait avec ma propre histoire, celle que j’avais vécue et continuais de vivre. J’y retrouvais ma perception des choses, mes valeurs et mon mode de pensée, prenant conscience que celui qui m’avait guidé était le même que celui qui était présent dans cette Bible. J’étais aussi face à un livre vivant, se développant au fur et à mesure que je lisais et je n’avais entendu personne finalement me donner cette version spirituelle de la Bible devant laquelle j’étais, comprenant les mots derrière les mots peu à peu et pas à pas. Elle était un support écrit de ce que je recevais et pensais depuis toujours mais aussi un lien de confirmation avec le temps présent et ce que je recevais à ce moment-là. Elle était aussi reliée à toutes les chansons que j’avais dans le cœur, ancrées en moi-même depuis mon enfance et mon adolescence, c’était tellement incroyables tous ces liens qui s’unissaient parfaitement entre eux. Dès l’instant où j’avais une question ou un doute, une joie ou une peine, je recevais la réponse ou la consolation soit dans la Bible, soit par chanson, automatiquement. Il m’arrivait de m’endormir sur les Ecrits et lorsque je m’éveillais, une chanson se plaçait sur ma liste de lecture audio me parlant de mon endormissement et d’amour, je ne comprenais pas comment cela était possible.

Ce monde est façonné par son interprétation personnelle des Ecritures Saintes, cette interprétation terrestre car acquise selon la théologie humaine des institutions religieuses qui interprètent pour nous ce que nous devrions en réalité développer par nous-même en communion avec l’Esprit Saint, seul décodeur de ce qui est scellé et impossible d’accès à l’esprit de ce monde qui vit encore selon la chair. Cela nous rappelle que la véritable condamnation réside dans la séparation de l’Esprit et de la chair, et que tant que celle-ci perdure alors nous sommes tributaires des « tuteurs de la Loi ». Ainsi si nous possédons, une compréhension tangible mais terrestre de l’Ecriture Sainte, demeurant dans ce qui est destiné à la pierre éteinte car en attente de ce qui lui permet de devenir vivante, nous restons coincés dans cette interprétation et finissons finalement par ne pas percevoir Celui qui les a inspirés et qui est le Seul qui est capable de nous révéler le sens caché du livre qui demeure scellé pour tous ceux qui ne respectent pas le premier des préceptes. Dieu est Esprit et c’est en Lui et en Celui qu’Il nous envoie et qui est à ressemblance, que s’ouvre notre intelligence à l’Ecriture puisque les hommes s’expriment selon ce qu’ils sont et comprennent en ce sens Dieu à leur façon. Or Dieu parle selon ce qu’Il est mais aussi selon ce que nous sommes nous-mêmes, ces deux langages sont totalement distincts et ainsi différents.

Lorsque commencèrent les balbutiements du grand éveil, celui que j’attendais impatiemment depuis toujours, je me souvenais de mes premiers instants de conscience. Petite fille révoltée contre le mensonge et l’injustice flagrante du système dans lequel je suis née, j’avais compris très jeune, que quelque chose ne tournait pas rond. Pourtant, et Dieu merci, j’ai eu la chance inestimable de grandir dans une famille fondée sur l’amour et les bonnes valeurs. Non pas celles inculquées dans les églises, mes parents, bien que baptisés eux-mêmes, à l’époque le baptême était automatique, ne l’ayant pas fait pour ma sœur et moi, nous laissant le libre choix de le faire plus tard mais j’ai toujours ressenti un désaccord me poussant également à une sorte d’indifférence envers l’institution religieuse, mon sentiment profond était face à cette institution, qu’il y manquait la Vie. Celui qui parlait à mon cœur, cette Force et cette Toute-Puissance qui me guidait, n’était pas dans les églises terrestres. Mais en ouvrant la Bible pour la première fois, je me rendais compte que les fondations du Christ étaient déjà inscrites en moi. Dès le début, j’ai connu l’amour véritable, celui qui est pur et inaltérable car fondait sur le valeurs véritables. Ma famille, composée de quatre âmes unies comme les membres d’un même cœur, était une chance que l’on m’a souvent enviée et dont j’ai toujours été profondément consciente. Ma mère, femme au foyer, et mon père, travailleur aux mains d’or, étaient semblables dans leur grandeur de cœur, dans leur tolérance et leur sagesse dépassant les conceptions des familles de ce monde. Notre foyer était bercé par l’art indirect et créatif de la culture de l’amour et par ce qui fait l’art de vivre, ce qui le porte et lui donne son essence. J’avais déjà en moi ce trésor du ciel à cultiver, j’étais déjà dans la base de fondation de l’amour, le dernier élément qui me restait à étoffer. La musique était une passion commune et bien que nous ne fussions pas des musiciens tels qu’on les conçoit dans le monde, nous avions et étions une musique en nous-même. Mon père vibrait beaucoup au son des chanteurs internationaux, tandis que ma mère trouvait son bonheur dans la variété française et moi j’écoutais et dévorais tout cela et finalement je n’ai jamais écouté les musiques pour enfants. Quand je partais en colonie de vacances, mon père enregistrait pour moi des cassettes où résonnaient Joe Cocker, Boney M., les Bee Gees, Jimmy Cliff, et tant d’autres et j’avais une culture musicale hétéroclite et une mémoire développée et conçue pour retenir les paroles des chansons françaises. J’ai grandi dans une HLM en bord de mer, dans le Sud de la France, au sein d’une famille ouvrière où je n’ai jamais manqué de rien et surtout pas de l’essentiel : l’amour. Ces premières années furent, pour moi comme pour ma sœur aînée, une immersion dans les vraies valeurs de la vie. Nous avons reçu des bases solides, parfaites, qui nous faisaient sentir que nous étions différents des autres, qu’il s’agisse de la famille proche, des amis, des connaissances, ou même de ceux que je ne connaissais pas et découvrais à chaque nouvelle rencontre. J’avais cette curiosité saine qui embrassait tout : les gens, la nature, le monde. J’observais, absorbais, je voulais tout comprendre, l’avidité des découvertes m’animait et forgeait en moi une maturité précoce, cette curiosité était saine, portée par une voix intérieure qui me murmurait d’apprendre, de découvrir, car un jour, cela servirait à quelque chose de grand, aussi grand que Celui que j’attendais. Les êtres humains, leur nature, leurs comportements, leurs manières d’être et d’agir me fascinaient de curiosité, j’observais, j’écoutais, je réfléchissais et j’analysais, je ne me trompais pas dans mes analyses mais j’ai toujours voulu gardais du recul en me disant que cela pouvait arriver, mon plus grand regret à ce moment-là était mon manque de naïveté finalement. Il m’arrivait en ce sens de rechercher la simplicité de l’innocence, en me disant que pour les rencontres simples et naturelles, il me fallait lâcher prise, c’était rare mais cela m’arrivait tout de même. Et afin de tout observer et d’avoir une vue d’ensemble, je ne me suis pas limitée à ceux de ma condition : mon regard et mon attention se sont portés sur tout et tous, sans exception, j’ai exploré toutes les catégories et tous les âges. Je manquais de tolérance par rapport aux faiblesses humaines et c’est en y étant confronté moi-même que j’ai appris la tolérance, ne me mettant pas, non plus, au-dessus des autres concernant les reproches que je pouvais me faire sur mes propres erreurs. Au fond j’ai toujours été plus dure envers moi-même qu’envers les autres comme si je luttais contre mes propres démons qui faisaient toutes mes colères sans encore savoir ce qu’ils étaient vraiment. J’ai compris bien plus tard que ces épreuves étaient nécessaires afin d’apprendre tous les sentiments qui découlent de ce genre d’expériences et nous permettent de grandir et de nous préparer à vaincre le monde.

Je me penchai aussi sur la nature et les animaux que j’ai toujours adorés, mais aussi sur la société et ses mécanismes. Très vite, je me suis instruite de la vie, explorant tout ce qui la compose à tous les niveaux, je m’ennuyais à l’école et ma première réflexion fut d’être en désaccord avec la leçon concernant notre descendance avec l’homme de Cro-Magnon, ce qui avait posé un « blanc » entre moi et la maitresse d’école qui cherchait à me demander des explications sur mon refus d’accepter sa version, finalement je ne pouvais que lui répondre que je savais que ce n’était pas le cas et que nous ne descendions pas du « singe ». J’étais différente, et je le sentais mais était-ce une bonne chose ? Je ne savais pas car, dans cette différence, je me sentais esseulée, en décalage avec ce monde. Pourtant, au fond de moi, je savais que ma vision des choses et mes valeurs étaient justes mais c’était compliqué. Je me demandais ce que je faisais là, au milieu de tous ces gens auprès desquels je cherchais des liens communs qui auraient pu correspondre avec ce que j’étais moi-même. J’ai cherché, longtemps sans trouver car ce n’était pas encore le moment. Puis la colère est venue car je poursuivais inlassablement quelque chose d’invisible, une vérité qui échappait à ce monde, mais que je sentais profondément en moi. J’étais en colère car tout, trop souvent n’était qu’irrespect, ignorance, méchanceté, injustice, mensonge, inégalité, corruption comme si ce monde ne faisait que cultiver ces fléaux, il y avait de bonnes personnes mais on ne les mettait pas en valeur, on plaçait les valeurs contraires au-devant de la scène et avant que la société atteigne le pire, je savais qu’elle l’atteindrait et je ne comprenais pas pourquoi si moi, j’en étais consciente, ceux qui avaient le pouvoir d’empêcher cela, ne le faisait pas. Cela me remplissait de colère, mais une espérance brûlait en moi, me soufflant que chaque chose eût une solution. Pourtant, plus je cherchais cette vérité dans le monde, moins je la trouvais. Je n’ai jamais cru aux dieux dont me parlait les hommes, comment serait-il possible que « leur » dieu existe quand eux-mêmes sont plein de mensonges et d’injustices ? Comment peut-on amasser de l’argent tout en laissant les portes des églises closes à la misère qui s’étend sur le parvis ? Comment peut-on faire la guerre au Nom de Dieu ? Non, quelque chose sonnait faux dans cette doctrine. Dieu n’impose pas la croyance, Il la révèle par ce qu’Il est, il ne convoite pas non plus, Il prouve, par des actes immenses, ce qu’Il Est. Et les carnages commis au nom de Dieu dans ce monde n’avaient rien à voir avec Celui qui parlait à mon cœur et me guidait vers Lui en m’éclairant discrètement tout en me tenant éloigné des mensonges du monde, non pas en empêchant la confrontation mais en me renforçant dans chacune de ces confrontations.

J’ai toujours éprouvé les êtres par rapport à leurs actes et jamais sur leurs paroles et leurs discours et j’ai toujours au contraire dévoué toute ma confiance à Celui que je ne voyais pas encore, comme si je le connaissais déjà au-delà d’ici et sans le voir, cela ne s’explique pas, c’est ainsi, ancré à l’intérieur de soi. Cependant plus je découvrais le monde et moins je trouvais mon Dieu dans celui-ci, il y avait pourtant des bases de Lui mais les constructions ne tenaient pas la route. Au fond je ne pouvais lutter contre ma nature profonde et très tôt j’ai compris que je ne m’accommoderai pas à l’hypocrisie qui consiste à dire, à faire et à consentir à la norme sociétale imposée par la société que j’avais sous les yeux mais je me préparais tout de même à y vivre pour la changer. Mon but n’a jamais été de détruire la société, d’autant que ce n’est pas la société en elle-même qui est mauvaise mais ceux qui, en ne respectant pas leurs propres règles, la rendent injuste, mon but a toujours été de ne pas me laisser formater par des valeurs contraires pour beaucoup, à celles qui portaient, forgeaient et guidaient mon cœur. A l’époque, n’ayant pas encore fait tout le tour du monde terrestre, je pensais à tort que celui-ci n’était pas entièrement corrompu ou sous la domination de cette corruption et surtout qu’il ne reposait plus que sur le mensonge car si le monde a été créé par la vérité, celle-ci a été recouverte, piétinée, assassinée et foulée aux pieds par les mensonges successifs accumulés à cause de la corruption d’un côté et de l’ignorance de l’autre. Alors, ne trouvant ma place nulle part, j’ai fini par travailler dans le « monde de la nuit » refusant de tenter encore de m’engager dans un système esclavagiste après de vains essais, non concluants et profondément décevants, mon problème n’était pas de contribuer à ce qui est bon, cela je l’ai toujours fait avec envie mais il était de contribuer à ce qui mauvais car détourné, je savais que les institutions et les biens publics étaient volés et fraudés depuis longtemps et non par les petites gens mais par ceux qui prétendent les représenter et puis j’avais des goûts relativement simples, j’aimais les belles choses mais ce n’était pas forcément les plus onéreuses. En connaissant le sentiment d’amour véritable et ainsi pur, on sait faire la différence entre ce qui s’achète et ce qui ne s’achète pas, entre ce qui contribue au bonheur et ce que l’on voudrait nous faire passer pour un contributeur au bonheur, certain estimant que la vie est ici, dans un confort matérialiste cependant être au milieu de toutes les richesses matérielles en étant dépourvu du véritable sentiment d’amour, ne représente pas à mes yeux le but ultime et la réussite de la vie. Certains estiment que le trésor est ici et d’autres, qu’il est ailleurs et pour moi il était bel et bien ailleurs, cependant on ne peut imposer aux autres ce que l’on refuse qu’ils nous imposent eux-mêmes, chacun doit être libre de ses choix même si nous n’avons pas les mêmes.

Ainsi, vivre en accord avec le monde était impossible pour moi, même si j’en donnai une sorte d’illusion parce qu’il est nécessaire d’apprendre de ce qu’il est et pour cela de s’y intéresser véritablement et sincèrement afin d’en découvrir chaque aspect. Selon les critères de ce monde, je manquais de richesses matérielles et culturelles, mais j’avais autre chose à offrir à ceux que je croisais : une richesse intérieure, faite de valeurs en contradiction avec celles qui dominent cette société portait sur des valeurs opposées. Forcément, on me percevait comme différente. Je portais en moi une connaissance éthique, une aspiration profonde à instaurer une justice véritable. J’ai toujours eu à cœur d’aider et de défendre ceux qui subissaient l’injustice, non seulement parce qu’ils manquaient des outils intellectuels pour se protéger, mais aussi parce que cette vulnérabilité les condamnait à l’oppression. Ce combat était inscrit en moi, porté par cette certitude qu’une société juste ne pouvait naître sans vérité ni prise de conscience. Mais je ne comprenais pas encore comment lutter véritablement, il me manquait les liens nécessaires pour relier ces fragments de compréhension qui, pour l’instant, demeuraient épars. Alors, j’ai exploré, j’ai plongé dans tous les milieux, observé tous les profils, analysé chaque individu. À force d’apprendre, j’ai acquis une connaissance précieuse de la psychologie humaine, qui m’a rendue plus forte et, paradoxalement, plus tolérante. J’essayais de maintenir un équilibre juste, mais qu’est-ce que j’ai pu tomber aussi… J’ai commis des erreurs, j’ai été injuste, je me suis perdue car pour comprendre, il faut sortir des sentiers battus, dépasser son milieu, briser ses propres dogmes. On ne peut appréhender l’autre si l’on ne dépasse pas les limites de soi-même. Au final, je me suis traitée comme j’ai traité les autres, peut-être même plus durement. Dans toutes mes expériences, je n’étais jamais seule. J’avais cette étrange impression de marcher sur un fil, au-dessus du vide, avec un filet invisible prêt à me rattraper en cas de chute. Pourtant, malgré mon pragmatisme et mon réalisme, certaines choses ancrées en moi demeuraient inexplicables : cette sensation d’être en préparation pour quelque chose qui adviendrait dans le futur, cette conviction d’être comme une « addition », une dette à régler, un équilibre à restaurer. Des sentiments profonds, indicibles, comme celui d’avoir déjà vécu mille vies, d’exister depuis longtemps sans souvenir stable véritable, seulement des impressions, des savoirs innés que je n’avais pourtant jamais expérimentés dans cette vie charnelle présente et aussi des convictions que je ne pouvais expliquer de façon rationnelle.

Tout cela m’a amené à regarder le monde tel qu’il est, porteur des valeurs d’un système corrompu par le mensonge et entretenant l’ignorance en condamnant la vérité qui ne permet pas à la corruption de régenter. Moi qui ai toujours aimé la vérité, même lorsqu’elle est difficile à dire, j’ai toujours su qu’elle seule permet d’évoluer, de grandir, de réparer, d’assumer. Elle est la clé d’une véritable justice, celle de la prise de conscience qui nous mène à la paix avec les autres car avec nous-même. Puisque dans un monde gouverné par le malheur, comment peut-on être heureux ? Je n’ai jamais pu l’être pleinement, hormis au sein de mon bonheur familial et de mon parcours personnel mais je n’ai jamais pu être contenté par un bonheur personnel alors qu’autour de moi le malheur des autres persistait. Au-delà de moi-même, ce monde ne m’a offert que désillusion. Si j’avais pensé uniquement à moi, peut-être aurais-je trouvé une forme de bonheur mais détourner les yeux, je n’ai jamais su faire, je n’ai jamais pu me taire face à l’injustice. Cela m’a valu l’incompréhension, les accusations de trop m’impliquer dans ce qui ne me concernait pas. Certains ont même cru que j’étais folle mais qu’est-ce que la folie véritable dans ce monde ? Ce système de choses où repose notre société rend les êtres humains ignorants, indifférents, malades physiquement et psychologiquement, ils en deviennent malsains, pervers, méchants, bêtes, égoïstes, orgueilleux, vaniteux, délateurs, hypocrites parce qu’on tue leur espérance en autre chose que l’injustice, la malfaçon ou la corruption entre autres choses et ne pas accepter cela serait considéré comme de la folie ? Alors oui j’assume ma folie face à ce monde malade et à mon incapacité à l’accepter, à y consentir ou à y contribuer tout simplement. J’accepte d’être le mouton noir au milieu des moutons blancs tout en sachant que les couleurs extérieures que l’on se donne dans ce monde ne représente pas forcément la vérité de ce qui est vraiment, après tout l’extérieur ne sera jamais l’intérieur dans un monde d’apparat et d’apparence que l’on se donne en guise de richesses et de valeurs afin de mieux cacher ce qui est véritablement à l’intérieur.

Le 12 septembre 2020, j’étais à Marseille, sur la plage du Prado, pour un rassemblement des Gilets jaunes. Ce jour-là, j’ai rencontré un chanteur profondément engagé dans la lutte. Le soir, en petit comité, il a sorti sa guitare. Je ne sais pas s’il mesurait l’impact de ce moment, mais une lumière, la même qui s’était manifestée dans les eaux de la piscine, flottait parmi nous. Alors qu’il chantait sa chanson phare, une mélodie qui me touchait particulièrement, une jeune fille s’est approchée et m’a demandé de tenir son portable. C’était étrange, mais je commençais à m’habituer à ces rencontres singulières, à ces événements qui semblaient s’aligner avec les messages spirituels que je recevais de plus en plus. Beaucoup de gens venaient vers moi, me confiaient leurs idées, leurs projets. Je me sentais sollicitée de toute part, je ne comprenais pas encore le fonctionnement de l’Esprit, je décelais ses signes mais j’étais encore dans leur découverte et non dans leur explication. Lorsque j’ai regardé l’écran du téléphone qui filmait le chanteur, j’ai vu la lumière, une petite lumière qui dansait au milieu de nous et se positionnait sur sa guitare. Quelques jours plus tard, alors que j’étais en Espagne, une personne qui avait facilité cette rencontre m’appela, insistant pour me montrer une photo qu’on avait prise de moi lorsque nous discutions sur la plage. Quelque chose intriguait le photographe qui avait pris cette photo. À cette époque, j’étais déjà fascinée par le ciel, le soleil, la lune, les étoiles car je voyais déjà des signes en eux, j’y percevais des choses étranges, tel le rayon bleu qui émanait du sol vers le soleil puis qui partait dans le ciel, tout en formant une silhouette. En découvrant cette photo, j’ai vu un rayon du soleil frapper mon plexus solaire avec une netteté troublante, alors que mon regard était justement tourné vers le ciel, dans sa direction. Il y avait aussi un petit livre où était inscrit, en anglais, le mot « land ». Plus tard, lorsque j’ai montré cette image à ma sœur, elle me fit remarquer qu’elle y distinguait une colombe et, en regardant de nouveau, je l’ai vue aussi. Quelques temps auparavant, c’est elle qui avait observé sur une autre photo, prise dans ma piscine, la forme du dauphin. Plus tard encore, un autre chanteur, celui qui m’interpella particulièrement, reprit ces signes dans ses vidéos. Et c’est avec lui et bien qu’il y en aurait d’autres, que j’ai vu, pour la première fois, l’Esprit, cet Esprit qui ne se décrit pas et qui de lui est venu à moi traversant l’écran, le temps et l’espace. Ce chanteur que j’écoutais particulièrement depuis mon enfance et dont je connaissais toutes les chansons par cœur sans que pour autant les apprendre vraiment.

Quelques jours après cette rencontre à Marseille, j’ai compris qu’il y avait deux forces opposées à l’œuvre dans ma vie. L’une, du côté de Dieu, me voulait du bien. L’autre, à l’opposé, cherchait à m’empêcher d’accomplir ma « mission ». Cette prise de conscience m’a confortée dans l’idée que j’avais quelque chose de profondément important à réaliser. D’un côté, la corruption essayait de me tenter, on essayait de m’acheter, de me flatter, de me faire gravir l’échelle sociale du monde en me faisant renoncer aux valeurs pour lesquelles je combattais. De l’autre côté, je ressentais un amour immense, une justice pure, une bonté profonde, tout ce que j’avais attendu et recherché toute ma vie. Je ne pouvais pas me tromper, mon choix était fait depuis longtemps, depuis le tout début. J’ai fini par me concentrer bien plus sur le chemin spirituel que sur tout autre combat terrestre, j’avais fait le tour de l’exploration terrestre, je savais que là n’existait pas la solution, pas celle que je recherchais. Et puis celui que Dieu avait placé sur ma route me guidait vers Lui, me parlant d’alliance. Il me disait que la seule véritable alliance était celle que l’on scelle avec Dieu, me poussant ainsi à ouvrir la Bible, j’échangeais avec lui des phrases, des envies qui sortaient directement de mon cœur comme si enfin j’avais trouvé quelqu’un comme moi, je n’avais pas besoin de réfléchir, c’était instinctif, je savais et finalement c’est mon cœur et non ma chair qui parlait avec lui. À cette époque, je faisais des lives et, peu à peu, j’ai fini par me déclarer pour Dieu et Jésus en public, parce que les signes se faisaient de plus en plus nombreux et que tout me poussait à me déclarer. Et le 21 décembre 2020, j’ai reçu un message de paix entre Dieu et moi qui m’appelait « Joyeuse » et « tu veux la paix et la paix sera ». Alors, j’ai ouvert la Bible et j’ai commencé à me retirer du monde pour lire et écrire. Cela au départ ne fut pas facile, car j’avais tellement été convaincue que le combat se trouvait dans la matière depuis si longtemps mais là encore ce n’est pas moi mais mon cœur qui guidait mes pas en se nourrissant de la nourriture céleste de plus en plus solide, qui lui était donné chaque jour au rythme où il était capable de le digérer et qui m’aider à surpasser le côté terrestre de mon être, me libérant du plomb qui pesait sur mon corps de chair. C’était une condition nécessaire : il me fallait me détacher des sources de ce monde, m’en « débrancher » totalement en éteignant sa lumière artificielle afin de puiser dans celle qui m’appelait depuis toujours et qui allait m’éclairer d’une nouvelle lumière me faisant passer au-delà du voile qui cachait ma réalité céleste.

J’ai été témoin de tellement de signes et choses incroyables. Ainsi une autre fois, j’étais chez moi, au sommet de la colline, lorsque mon attention fut captée par un oiseau majestueux, semblable à un aigle. Son sifflement insistant résonnait dans l’air, comme un appel. Intriguée, je décidais de le suivre. Ainsi, après avoir parcouru deux à trois kilomètres depuis la maison, j’atteignis un lieu nommé le Collet des Amoureux. Je continuai à avancer, traversant un petit sentier dissimulé au cœur d’une forêt dense de pins et de chênes. Puis, soudain, le paysage s’ouvrit sur un vaste champ baigné de lumière, un lieu inattendu où se dressaient les vestiges d’une ruine, des oliviers et des bouquets de lavande. De ce promontoire, je pouvais embrasser du regard toute l’étendue du massif des Maures, et au loin, apercevoir l’Estérel. Une vue à couper le souffle, surprenante par sa clarté, comme une révélation après le confinement des bois. L’oiseau était toujours là. Il me guida vers le sous-bois, sur le côté du champ. Sans hésiter, je poursuivis sa trace et parcourus encore une centaine de mètres avant de me retrouver face à une pierre plate, surélevée comme une stèle. Je ne comprenais pas encore la signification de cette découverte. Tout me semblait voilé d’un mystère que je n’avais pas encore déchiffré… Je n’avais pas encore ouvert la Bible et les liens se tissent toujours petit à petit afin de nous émerveiller davantage quand le tissage est terminé, augmentant notre ébahissement à chaque étape révélée. Je retournais sur le terrain, irrésistiblement attirée par la recherche de pierres. Il m’était impossible de ne pas scruter le sol, en quête des plus transparentes et brillantes. Et à chaque pas, j’en trouvais en abondance, réalisant que toute la colline où j’habitais en était remplie. Ces pierres étaient du gypse, leur éclat caché par des couches de poussière ou encore par leur enveloppe pierreuse semblaient murmurer une vérité enfouie dans la terre elle-même. Elles étaient là depuis longtemps et pourtant on ne les voyait pas comme tant d’autres choses, alors qu’elles sont là, sous nos yeux. Puis, un matin de mai, à six heures, un bruit assourdissant me réveilla en sursaut, telle une déflagration semblable à une explosion. Tout trembla. Comme en alerte, je cherchai à comprendre ce qu’il s’était passé. Les nouvelles parlaient d’un phénomène rarissime : un « super bolt », un éclair géant d’une intensité dépassant toute mesure connue venait de frapper la colline. Les instruments de surveillance, incapables d’aller au-delà de 315 kilojoules, ne pouvaient capter l’ampleur de cet éclair. Pour comparaison, un éclair normal mesure généralement entre 15 et 18 kilojoules. Celui-ci les surpassait de plus de trois cents fois. Et son point d’impact… était précisément sur le terrain où j’avais été quelques jours auparavant. Si ce signe avait été isolé, peut-être aurais-je cru au hasard de la nature. Mais à cette époque, ma vie était inondée d’une avalanche de manifestations, visibles ou invisibles, mais toutes agissant sur moi avec une clarté indéniable. Trop nombreuses pour être simplement énumérées, elles s’entremêlaient en un message que seul mon cœur pouvait comprendre. Car lorsque Dieu se manifeste véritablement, les signes qu’il envoie ne peuvent être copiés, ni imités et encore moins ignorés. Ce monde, malgré toute sa technologie et ses raisonnements, n’a pas les moyens d’en reproduire ni la copie, ni la splendeur. Dieu ne se dissèque pas, ne s’analyse pas, et ne se décode pas comme une énigme à résoudre, Il est insondable dans la Vérité de ce qu’Il est. Certains pensent pouvoir percer les mystères de la Bible, mais cela n’est pas possible, on ne possède que le côté révélé quant au côté scellé, le décryptage ne vient que de Lui, ce qui est scellé par l’Esprit Saint ne se descelle qu’avec Lui. Il donne les clés ou Il ne les donne pas. Toutefois, si nous restons dans l’ignorance de Dieu, ce monde peut facilement donner l’impression que Dieu se révèle à nous en utilisant des moyens technologiques ou en orchestrant lui-même une sorte de « spectacle prophétique », en rédigeant quelques années auparavant un récit qu’il accomplira par la suite cherchant à faire croire qu’il s’agit d’une prophétie divine. Il tente sans cesse d’imiter les œuvres divines pour persuader ceux qui attendent Dieu qu’Il est ceci ou cela afin de s’accaparer vignes et troupeaux, présentant un faux visage de Dieu, tout en sachant que l’image qui nous sera proposée ne sera qu’une contrefaçon du véritable, réussissant ainsi à nous manipuler malgré nos avertissements sur tout cela.

J’avais quarante ans lorsque je me suis installée dans cette maison où je vis au numéro quarante. Nous étions à la recherche d’une maison située en périphérie de la ville depuis plusieurs mois, dans le but de dénicher un havre de paix et de tranquillité. Je savais que cette maison positionnée au sommet d’une colline était unique et spéciale. Dès l’instant où je suis arrivée pour la visiter, plus je m’engageais et gravissais vers le sommet, plus mon sourire s’agrandissait et lorsqu’enfin arrivé, j’ai regardé la vue qu’elle offrait, j’ai compris que c’était à cet endroit qu’il fallait que je sois. Ce que j’ai observé et compris sur Dieu depuis ce refuge n’a fait que renforcer ma conviction de ce que j’ai attendu toute ma vie. Par la suite et par tout ce que j’ai reçu, je sais que c’est Dieu qui m’a fait venir ici. Il s’est manifesté et s’est dévoilé à moi sous de nombreux aspects, dans tout un tas de détails que je ne comprenais pas immédiatement puisque c’est à travers la Bible, les évènements, les rencontres et par les chansons que j’ai découvert les correspondances et tissé par son Esprit, tous les liens peu à peu et pas et pas, comme il me l’avait aussi dit. J’ai vu des choses tellement extraordinaires et incroyables qui ne peuvent être attribués qu’à Dieu et non à autre chose.

Je n’attache pas d’importance à la religion théologique des hommes si ce n’est pour comprendre leur fonctionnement et je suis consciente que Dieu se rencontre ailleurs que dans les édifices de pierre. Cependant, il me faut reconnaitre qu’il y a dans ces structures une histoire et ces constructions sont, en ce sens, le témoignage d’êtres ayant transcrit la parole de Dieu à travers ces édifices. Il ne faut pas croire que tout, dans les représentations terrestres doit être ignoré, bien au contraire mais c’est dans l’interprétation qu’on donne à ces édifices de pierre et à la trop grande importance qu’on leur accorde que se situe le véritable problème. Ainsi tout ce qui est contenu dans la matière nous est utile mais si nous ne l’utilisons pas correctement, de manière appropriée et dans la bonne mesure ainsi qu’avec la véritable vision de ce qu’est la matière alors nous perdons notre chemin parce que ce qui est dans celle-ci meurt et que c’est ce qui lui a insufflé ce qu’elle a pu produire, qui est vivant. Ainsi il en est des structures en pierre comme de la Bible, les deux revêtent une grande importance, primordiale, puisqu’elles nous offrent un aperçu de l’existence de Dieu et nous transmettent une connaissance de ce qu’Il est, insuffle et créait et nous donne à reproduire en ce sens. Cependant et dès le commencement, c’est la représentation de Dieu Lui-même, que nous voulons à tout prix garder imagé, qui nous perd et nous égare loin de sa véritable nature. C’est en ce sens que l’Ecriture enferme tout sous le péché et que le péché nous dit-on est dans la chair et ainsi dans la matérialité qui consiste à vouloir matérialiser Dieu et l’essence de la vie de façon générale et en permanence, ne comprenant pas que la matière est la copie du véritable et qu’il nous faut en ce sens rechercher la Source originelle de ce qui la permet. Ainsi un jour où j’allais en Italie, habitant à côté et m’y rendant régulièrement, je me retrouvais dans une église où je n’avais pas prévu d’aller mais un camion m’avait barré la route et fait dévier de ma direction, me contraignant ainsi à emprunter un autre chemin qui, finalement m’a conduite vers cette église. Il se trouvait dans celle-ci une statue d’homme me faisant penser à un pape mais aussi un roi car il portait une tiare et un sceptre et puis de façon irréfléchie et naturelle je le ressentais ainsi. Il était agenouillé à terre devant la Vierge Marie et le Fils et leur tendait son cœur. Cet homme avait les mêmes traits que celui que Dieu avait mis sur mon chemin. J’ai reçu une multitude de signes ayant attrait à la religion Chrétienne sans toutefois qu’il me soit donné d’entrer en contact avec des êtres religieux et chaque fois que je me trouvais dans des lieux de culte, ils étaient systématiquement vides.  Cela donnait le sentiment que le but n’était pas de favoriser des contacts humains dans ce genre d’endroit mais de conduire à des révélations qui viendraient des traces laissées dans la matière sur ce genre de sites. Ce qui était le plus surprenant, c’est que certains lieux étaient habituellement fermés pour des raisons de sécurité ou de manque de notoriété et de fréquentation, mais quand je m’y rendais, ils étaient ouverts.

A cette même période, j’écoutais beaucoup de musique, de variété française et ces chansons qui m’avaient accompagnées durant le cours de ma vie prenaient un nouveau sens, je décelais en elles des compréhensions que je n’avais pas auparavant. Elles se plaçaient dans ma liste de lecture automatiquement, elles étaient toutes en rapport avec une femme, une « dame », ou encore « madame » et elles me touchaient au cœur parce que je me rendais compte qu’en réalité, elles parlaient toutes de la même femme et avec les mêmes mots pour la désigner, il y avait des termes qui revenaient sans cesse malgré les chansons et les chanteurs différents qui les interprétaient. L’Esprit m’incitait à me reconnaître en elle, tout tournait autour de l’amour, rien à voir avec le pouvoir ou la célébrité, mais uniquement un amour éternel, qui avait toujours existait et qui qui cherchait à me libérer car le moment était venu. Cela éveillait en moi des émotions singulières, car je ne comprenais pas pourquoi il portait tant d’intérêt à ma personne et m’aimait autant même si j’avais conscience que c’était ce que j’attendais depuis l’enfance. Je n’arrivais cependant pas à comprendre comment les chansons résonnaient avec mon histoire personnelle, cela paraissait fou et irréel, mais entre la musique, la Bible, les multiples signes passés et présents que je percevais et l’insistance, il était impossible de douter en réalité. Parfois, des chanteurs faisaient des remarques et je reconnaissais des éléments qui m’attiraient ou me touchaient spécialement, il y avait une multitude de connexions avec mon propre vécu, mes habitudes, mon enfance, mes façons de penser et mon jardin secret que personne ne connaissait et l’Esprit me dévoilait de plus en plus la compréhension des Écritures, grâce à tous ces liens qu’il me transmettait. Lorsque Dieu décide de se révéler et de ne plus nous cacher sa face, on ne peut en réalité y échapper, il est impossible de feindre de ne pas le voir ou encore de prétendre qu’il ne s’agit que du hasard. Personne ne peut empêcher ou arrêter cela et finalement la seule qui aurait pu mettre un terme à tout ça, c’était moi mais on ne se détourne pas d’autant d’amour et encore moins lorsqu’on a été préparé à y être réceptive et attendre cela dès le départ. Au fond je me demandais si tous les chanteurs étaient eux-mêmes conscients du sens de leurs chansons ou encore s’ils savaient pour qui ils étaient les prophètes de ce qu’ils annonçaient dans leurs chants.

C’est pourquoi il est important de ne pas tout rejeter dans la matière car le problème découle souvent du fait que nous nous investissons entièrement dans celle-ci et que nous prêtons une oreille trop attentive à ceux qui ont contribué à la diffusion d’une œuvre, mais que nous oublions l’inspirateur, l’architecte, celui qui a guidé, qui a donné, qui a permis et que l’on oubli d’un côté ou de l’autre. Nous nous mettons à idolâtrer l’arbre vert, la structure, le temple ou l’église de pierre en attribuant tout le mérite à ce qu’on voit, délaissant et abandonnant ce que l’on ne voit pas.  On se met trop souvent à attendre du serviteur, en fonction de ce qu’il nous donne à connaitre, l’accomplissement alors qu’il n’est que le communiquant, le transmetteur. Cela me ramène à Moise qui est décrit comme le plus grand des serviteurs, celui qui sert dans la maison mais cette maison est pour l’héritier, pour le Fils, nous rappelant que c’est le Fils qui hérite. Dans ce monde, nombreux sont ceux qui s’attribuent le mérite du travail et de l’histoire d’autrui par le vol, la tromperie, le crime et l’usurpation, certains le font sciemment tandis que d’autres ne s’en rendent pas vraiment compte. Finalement dès le moment où il nous est donné de nous réveiller, nous allons détecter les signes bibliques dans la matière et dans l’expression littérale des termes selon lesquels ils nous sont racontés. Nous apercevrons véritablement des signes physiques dans le soleil, la lune et les étoiles du point de vue matériel et selon notre compréhension que nous avons de ces éléments astraux, cependant tant que nous les appréhendons de cette façon-là, nous ne sommes qu’au commencement de ce qui nous conduira au monde céleste. C’est uniquement lorsque nous serons prêts que nous comprendrons, ce que sont de façon céleste, le soleil, la lune et les étoiles et tous les signes qu’il nous est donné de voir en eux par rapport à ce qu’ils sont vraiment…

En réfléchissant à tous ces signes, je repense aux chansons, je réalise que tout s’imbrique parfaitement entre leurs paroles et ce qui, hier, me laissait perplexe trouve son sens. Aujourd’hui, cela renforce ma foi, car je comprends que sans cette conviction, il serait difficile de se mesurer à ceux qui, dans ce monde, manquent cruellement de foi ou n’en saisissent pas vraiment le sens profond. Bien que certains ne soient pas animés de mauvaises intentions, ils ne peuvent appréhender ce que je ressens. D’un autre côté, je peine à partager mon expérience, car on ne me croirait pas ; c’est tellement au-delà des idées et des conceptions avec lesquelles ce monde façonne les individus. Je suis pleinement consciente que si je tentais de décrire exactement la situation, on me considérerait sans hésitation comme folle, car c’est ainsi que l’on juge ceux qui vivent notre expérience ici. Cela me touche profondément, non pas tant pour moi, mais surtout parce que je réalise que pour beaucoup, les rêves restent inaccessibles, car c’est la foi qui les rend véritablement possibles.

Et le rêve, de ce fait, ne correspond pas à l’idée que nous en avons dans ce monde. En réalité, quand les gens ici conçoivent la vie d’artiste, ils ne la perçoivent pas pour ce qu’elle est réellement, et c’est valable pour tout, car tout ici reflète l’opposé du véritable monde spirituel, de son sens, de ses mots, de ses valeurs. Ainsi, ce qui est perçu comme réel dans ce monde ne pourra jamais être assimilé à une illusion, tandis que le domaine divin se révèle tel un songe, une utopie, qui échappe à notre réalité, et cette inversion ne peut être saisie que par ceux qui franchissent le seuil en pénétrant l’autre côté. Sans cela, la tâche devient insurmontable, car ici, les individus aspireront à y croire, mais entre ce désir et la concrétisation d’une réalité tangible, il existe un monde dont il faut se libérer, tout en étant retenu par son emprise difficile à ignorer. La véritable foi est si difficile à saisir, car elle repose sur l’invisible, sans la moindre étincelle de rêve, il devient impossible de concevoir ou de visualiser quoi que ce soit. C’est véritablement complexe lorsque je pense à cela concernant les autres, car ma perspective est teintée par mon vécu. Je ne peux m’empêcher de l’admettre : j’étais prédestinée à vivre ce que je vis actuellement. Pendant longtemps, j’ai évolué dans une certaine ignorance de ce qui était en moi, mais ces éléments de connaissance qui m’habitaient ont paradoxalement ouvert la voie à mon expérience actuelle. Sans cette foi innée, aurais-je eu cette conviction immédiate et cette certitude que c’était à travers Dieu que je recevais ces messages ? Il est clair que non, je ne crois pas que la situation aurait été identique. Et sans tous ces signes, ces messages, et cette grâce divine qui m’ont été révélés, serais-je aujourd’hui animé par les certitudes et la conviction qui me guident ? Je ne peux pas en être certaine, car c’est un véritable don du ciel qui émane non de moi, mais de Dieu et de tous ceux qui, en agissant selon Sa volonté, sont animés par Lui.

Ainsi, je peux me dire que c’est ma personnalité qui se manifeste, mon fort caractère qui m’a permis d’être ce que je suis mais même cette force intérieure me vient de Lui. Je n’ai que des souvenirs épars, des fragments de mémoire et ce qu’Il m’inspire et me donne, tout cela me permet de ressentir comme une possibilité de ce que j’étais ou encore de ce que je suis appelée à devenir ou encore à ce que j’aurais pu accomplir ou à ce que je peux accomplir. J’ai en moi des connaissances, des pensées et des émotions qui me font croire avoir vécu certaines expériences passées, mais elles demeurent indéfinies car ce sont des morceaux qui, pour se concrétiser, doivent établir des connexions entre eux pour former un tout. Ce sont des émotions, des perceptions, des vérités enfouies en nous depuis toujours sans que l’on sache vraiment d’où elles proviennent. Une chose est claire : tout émane de Dieu, et cela, je l’ai toujours ressenti. Dès ma naissance, j’ai eu la conviction de son existence et de sa présence, pourtant la religion ne m’a jamais captivée, tout comme les sciences spirituelles ou occultes, peu importe, je ne m’en suis jamais approchée.

C’est tout de même curieux, car il m’arrive parfois, voire fréquemment, de ressentir les expériences de Jésus et de ceux qui ont emprunté sa voie. Cependant, bien que je sois une femme, de nombreux aspects de mon parcours résonnent avec le sien, comme ces quarante années que j’ai traversé dans le désert ou l’exil. Je ne me vois pas comme étant aussi irréprochable que Jésus, loin de là, et bien que je sache que dans ce monde il y a beaucoup d’ignorance sur le chemin et le parcours de Jésus, on ne le connait pas. Ainsi je repense à tout mon chemin personnel mais aussi à ces trois ans et demi passés dans l’action militante, suivis de ce retrait du monde depuis deux ans et demi qui, je le sais, s’étendront encore d’un an, totalisant ainsi sept années. Je réfléchis aux paroles des chansons qui racontent ma vie mais aussi à leur impact physique, et il y a là des éléments surprenants. Parfois, il me semble que le rôle de la femme est bien plus significatif qu’il n’y paraît. Je préfère ne pas trop m’y attarder, car cela pourrait rapidement mener à un manque d’humilité. J’ai l’impression de marcher sur une corde raide, en quête d’équilibre constante. Lorsque je lis la Bible poussé par l’Esprit, je tombe aussi sur des éléments étranges, suggérant qu’il existe une figure féminine, semblable à Jésus, ces Ecrits qui évoque à la fois ce qui fait le roi en Melchisédech et la femme en Jérusalem mais aussi qui se retrouve liées à des lieux où l’Esprit me pousse à aller. L’homme et la femme d’aspect divins et par leur essence, offrent tout à leurs semblables, et tout comme Jésus, la femme doit emprunter le même parcours, suivre les mêmes empreintes car au cœur de la mission divine, tout est conçu pour nourrir les êtres afin qu’ils soient libérés en recevant la Vie ou en la conservant, quelle que soit leur appartenance charnelle et terrestre et culturelle. Celui qui consacre sa vie et son temps à soutenir et à faire évoluer les autres, lorsqu’il agit en accord avec Dieu, le fait uniquement par altruisme, sans rien attendre d’autre que leur bonheur de connaitre la Vérité de Dieu. Il ne cherche aucun avantage personnel au-delà de ce que cela leur apportera par cette connaissance du Dieu Vivant, sans arrière-pensées, ne désirant ni pouvoir ni récompense. Je suis consciente que cette manière d’exister et d’aimer est rare dans notre monde et souvent mal interprétée, parce qu’on ne peut comprendre le sentiment qu’en le connaissant, cette façon de penser et d’aimer semble être méconnue et c’est simplement parce qu’elle n’a pas encore trouvé écho dans le cœur de ceux qui aspirent à la saisir. Cela pourrait être ce qui distingue un être psychique d’un être spirituel, et il apparaît que ce monde est principalement peuplé d’êtres psychiques, malgré les illusions qu’il nous projette en tentant de nous faire croire le contraire.

Dans un monde aussi complexe, il est souvent ardu pour l’être spirituel de révéler sa véritable nature et de suivre sa propre philosophie. À un certain moment, le sentiment d’incompréhension peut s’installer, et l’on peut ressentir de l’épuisement, des abus ou une fatigue profonde. Pourtant, au fond, notre essence demeure inchangée, nous cherchons simplement à la cacher, car il est nécessaire de naviguer à travers un tel environnement sans en être empêché. Il est essentiel de se protéger pour atteindre nos objectifs, ainsi nous agissons discrètement, car au fond, c’est inévitable. Cela nous donne parfois une allure étrange, voire folle aux yeux de ceux qui se conforment aux normes établies de ce monde. Parfois, nous révélons notre vraie nature à ceux qui perçoivent nos actions, que ce soit pour eux ou pour autrui, mais ils peinent à comprendre comment nous pouvons incarner notre essence, car cela semble détonner avec les conventions qui les encadrent. En définitive, plongés dans un univers aussi déroutant, nous en venons à nous interroger sur notre propre identité. Nous avons du mal à saisir notre place ici, même si nous savons qu’il existe une mission qui lorsque le temps sera venu, nous éclairera. Cependant, la mémoire nous échappe quelques fois et nous agissons uniquement par instinct, guidés par les convictions qui résident dans notre cœur, en quête de ce que nous recherchons  dans le monde, sans jamais vraiment le trouver jusqu’à ce que le temps de l’expérience soit écoulé, car nous n’avons d’autre choix que d’agir ainsi. Tout cela nous révèle qu’un objectif existe et que c’est son accomplissement qui propulse la suite. La véritable complexité réside dans ces moments où nous croisons des âmes en quête, alors même que nous percevons souvent la vérité cachée de leurs intentions, nous manquons de naïveté pour ce genre de chose. On se demande tout de même : visent-ils le bien collectif ? Il arrive fréquemment que nous soyons déçus par la rapidité avec laquelle une réponse nous parvient, même si certains excellent dans l’art de la manipulation, mais nous finissons toujours par les repérer. Pendant que certains se perdent, d’autres, quant à eux, sont simplement malveillants et ne souhaitent pas changer. Il y a aussi tous ceux qui sont dans l’ignorance et qui subissent les conséquences de ce système, ils représentent une majorité, et il est difficile de les voir souffrir. Nous souhaitons les accompagner, leur indiquer le chemin vers le bonheur et la sérénité, car nous percevons une belle potentialité en eux. Toutefois, ils ont besoin d’être instruits de ce qu’ils ignorent et qu’ils croient connaitre à cause du mensonge du monde. Ils ont besoin d’être soutenus pour, à leur tour, devenir une source d’aide pour autrui. Il est essentiel de faire la distinction entre aider et sauver, car nous ne sommes pas le Sauveur, mais lorsque nous le connaissons véritablement, nous pouvons montrer qui Il est aux autres.

Au cœur de cette sensation d’être identique à Jésus se cache l’idée que nous sommes une part de lui-même en quête d’épanouissement, nous rappelant la graine de sa présence qu’il a semée en nous. Nous sommes conscients que l’Esprit du Dieu Vivant est présent et que nous possédons des connaissances qui lui appartiennent, mais Il choisit de ne pas encore intervenir en nous. Il nous permet de découvrir le monde à travers ses tentations, ses expériences et ses échecs, afin que nous les traversions. Par la foi et l’amour que nous éprouvons pour Celui que nous connaissons et attendons, nous devenons capables de surmonter les épreuves du monde et de nous libérer des erreurs dans lesquelles nous pouvons trébucher. En nous réside une force discrète qui, bien qu’apparemment inerte, attend d’être éveillée, ce n’est pas Lui qui s’impose à nous, mais nous qui devons le revendiquer pleinement, en faisant l’expérience de tout ce qui est nécessaire jusqu’à ce que l’accomplissement soit à notre portée. Nous comprenons en cela ce qu’est le reniement de la pierre, qui tant qu’elle ne professe pas la vérité incarnée en elle-même, ne peut devenir le témoin fidèle et véridique qui lui ouvre les yeux et l’intelligence aux mystères de Dieu. Certaines vérités échappent complètement à certains, tandis que d’autres en ont déjà des échos, ce qui révèle sans doute que le savoir se cultive de différentes manières en raison de la semence que nous portons en nous et qu’il en existe plusieurs. Et puis il y a le chemin que nous empruntons, guidés par nos pensées, nos désirs et nos sentiments tout au long de celui-ci. Chacun d’entre nous aspire à une vie réussie, mais bien que nos désirs de succès soient partagés, nos visions de ce que signifie vraiment « réussir sa vie » varient considérablement. Certains perçoivent la « vie » à travers le prisme de la matérialité, tandis que d’autres comprennent que la « vie » est l’essence qui réside dans l’âme et l’esprit. C’est selon notre perception de la vie et de son sens personnel que nous aspirerons à viser la terre ou à viser et à atteindre les cieux et si nous sommes plus attirés par les trésors terrestres plutôt que par les célestes, c’est aussi et bien souvent une question de temps d’expérimentation. Enfin c’est notre méconnaissance qui préserve notre innocence, car on ne peut être tenu responsable de ce que l’on ignore, c’est seulement lorsque la conscience et la connaissance s’éveillent en nous que l’innocence s’efface. Cela nous enseigne qu’en œuvrant à une tâche sans en connaître la mauvaise nature, nous restons innocents, mais dès que nous prenons conscience de cette immoralité et que nous persistons, nous nous plaçons alors sous le joug de la Loi qui en sanctionne la transgression.

En réalité, le plus ardu quand nous entendons « notre appel », c’est de devoir nous retirer du monde à la demande de Dieu, alors que nous nous sentions pleinement engagés dans notre rôle de combattant, tout en étant conscients de l’immense mystère qui entoure encore notre compréhension de Lui. Il m’est arrivé de distribuer du vieux pain, tandis que Lui, en m’offrant tout ce qu’il me donne, me permet de partager du pain nouveau et plein de vie. Mais il est difficile de vivre ce moment où il faut se retirer car nous avons le sentiment de laisser tomber ceux que nous voulions aider. J’ai toujours ressenti au plus profond de moi que sans Lui, aucune véritable avancée n’est envisageable, c’est grâce à Lui que nous pouvons toucher à ce qui nous rend complets. Cependant, le monde dans lequel nous vivons nous déforme, car notre évolution s’est façonnée en fonction de ses imperfections. Même si nous portons en nous des fondations que Dieu nous a offertes, il n’en demeure pas moins que ce monde nous égare aisément à cause de nos faiblesses humaines et de l’aveuglement que nous entretenons en nous. Il est difficile d’avancer dans un univers entièrement obscur, malgré cette lueur intérieure, cette étincelle persistante qui nous habite. Je suis convaincu qu’elle nous aide à découvrir et à obtenir ce qui nous renforcera, mais le chemin est semé d’embûches. On se sent souvent à part, sans vraiment saisir la raison de notre présence ici. Même si nous pressentons qu’un événement marquant se profile à l’horizon, nous restons dans l’incertitude quant à son moment, sa forme, ou sa signification. C’est précisément parce que nous avons conscience de ce qui échappe encore à notre compréhension et que nous attendons avec impatience cet élément crucial que nous avançons et persévérons. Nous nous fortifions en enrichissant notre parcours des expériences vécues, des rencontres marquantes, des révélations, mais également des frustrations et des incompréhensions, tout en tirant des enseignements de notre propre évolution. En réalité, la vie ici s’apparente à un subtil équilibre entre luttes et soutiens, à des quêtes de vérités où l’on déniche des réponses tout en étant parfois plongés dans le flou, à des prises de conscience face à des injustices que l’on parvient parfois à vaincre, tandis que d’autres semblent d’une implacable difficulté dans ce monde empreint de malveillance et de corruption. Il m’est arrivé de m’interroger sur la manière dont on peut atteindre de telles extrémités, comment, par avidité de pouvoir ou de richesse, on peut en venir à perdre toute compassion et à se départir de tout scrupule. Chacun d’entre nous porte ses faiblesses et si certaines d’entre elles trouvent une explication, d’autres demeurent pour moi un mystère, même si, grâce à Dieu et à l’éclairage qu’Il nous offre, je commence à comprendre ce qu’implique réellement la « déchéance » et ce qu’implique véritablement la perte de l’Esprit du Vivant.

 

Le chemin de la Vie

Le rêve incarne l’espérance, il en est le vecteur, d’où l’idée que « nous avons été sauvés en espérance », ramenant à ce songe du rêveur divin. C’est ce qui nous offre un avant-goût de l’Esprit, par les arrhes reçus, nous rappelant que nous portons en nous la graine de cette Parole du rêveur qui est écrite afin de se réaliser, cette graine du Verbe destinée à croître et à devenir la plus majestueuse des plantes du jardin, tel un arbre de vie, parce qu’elle aura su croire dans ce qu’on lui a raconté. C’est Eve, incarnation de la Vie, qui, en mettant en pratique la Parole de Celui dont elle est issue, s’unit en tant qu’épouse à son Époux, car Dieu, par sa Puissance et l’amour qu’il porte à son Fils, confère à ce dernier l’autorité des Écritures qui conduisent à la vie. Cela nous évoque que le Fils donne sa vie pour la retrouver, tout comme son Père a la vie en Lui et la donne à qui Il veut, et il transmet cet enseignement à ses frères qui apportent la paix dans les foyers où réside un enfant de paix. C’est ainsi que Joseph apparaît, futur époux de Marie, portant en elle celui qui, en tant que Fils du Très Haut, incarne l’enfant de la paix. Dans cette perspective, Eve, la femme incarne la Vie issue de l’homme, façonnée par l’écriture divine de Dieu, et lorsque la Vie concrétise ce que l’homme a imaginé à son sujet, Dieu réunit l’épouse à l’époux. C’est ainsi que Dieu façonne la femme pour celui qu’Il voit comme son fils bien-aimé, unissant leurs âmes en une seule chair dans le Christ. Ainsi, nous découvrons l’origine même de l’Ancien Testament qui retrace le parcours du Fils de Dieu. En cela, Dieu, à travers Son témoignage écrit, engendre le Fils, évoquant Jésus qui, en prenant le rouleau du livre, déclarera que l’Écriture s’accomplit par lui : « c’est de moi que le rouleau parle ». Ensuite, grâce à la vie et à la capacité que le Père lui a conférées, nous allons découvrir l’avènement du Nouveau Testament où l’homme, en tant que Fils de Dieu, accorde le pardon à la pécheresse, expulse les démons et élève la femme au rang d’épouse. La manière dont il s’y prendra sera marquée par l’art, les chants et les mélodies, et c’est de cette façon que le Fils, tout comme son Père autrefois, apportera son témoignage pour l’épouse. Ainsi, nous reconnaissons que l’homme est créé en premier, suivi par la femme, qui, étant issue de lui, se façonnera à son tour pour devenir sa semblable et son soutien grâce à ce qu’est Dieu en Vérité et en Esprit. Nous comprenons ainsi que le Nouveau Testament insufflera une nouvelle existence à la femme, tout comme l’Ancien a façonné celle de l’homme. Chaque Testament constitue l’héritage de son créateur, qui assiste à la concrétisation de ses mots après sa mort. Le premier Testament est rédigé par celui qui est Père, tandis que le second l’est par celui qui est Fils. Quand le Fils succombe dans le Nouveau Testament, son héritage se concrétise pour ses légataires, et la première à en bénéficier est la femme, celle qui le voit ressusciter en premier, Marie, la tour qui a été purifiée et construite afin de voir se concrétiser tous les souvenirs qu’elle a gardé dans son cœur. Et comme le dira Elisabeth « Heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement ». Le Nouveau Testament rend hommage à la femme, celle qui incarne l’essence de la promesse, célébrant les rôles de la sœur, de l’épouse et de la mère. Redéfinir les rôles de chacun, c’est renier notre identité et s’exposer au danger de ne pas réaliser notre propre trajectoire. La vie se définit par un équilibre, et c’est précisément dans cette harmonie que réside la perfection, négliger un élément de cet équilibre nous empêche d’y parvenir.

Au fond je ne me suis jamais vraiment considérée comme une rêveuse, mais plutôt comme une réalisation concrète, un aboutissement, je ne sais pas, mais je ne peux pas renier qui je suis, peu importe l’origine du rêve que j’ai réalisé parce que j’y ai cru. Je n’avance pas cela pour prétendre à une vérité inconnue, mais pour exprimer ce qui résonne profondément en moi, car c’est ce qui se cache en nous qui définit notre essence, non pas selon un instant fugace, mais en tant que reflet de notre existence entière dans cette vie singulière que nous expérimentons pleinement. Je ne vais pas aborder les vies passées ou futures, même si les souvenirs que nous portons en nous influencent notre présent mais j’affirme cela en me concentrant plutôt sur la vie actuelle, celle pour laquelle nous avons une mémoire claire, sans approximations ni élucubrations. L’essentiel réside dans ce que Dieu ajoute à notre réalité en nous offrant des réponses aux interrogations que nous avons formulées tout au long du voyage de notre vie actuelle. C’est en effet ce qui nous permet de saisir et de reconnaître la Puissance de Dieu à la fin mais aussi au travers les leçons qu’Il nous a donné à vivre avec notre propre cheminement. C’est aussi ce qui définit la prédestination que nous aspirons tous à comprendre pleinement, alors même que nous savons que notre présence ici a un sens, sans en connaître encore la nature.  Cependant, avec les ressources déjà présentes en nous et la sagesse qui nous est révélée, dès que Dieu, dans sa grande générosité, choisit de nous la communiquer en nous l’apprenant véritablement, la préparation ne dépend que de ce qu’Il nous offre, même si c’est grâce à notre choix de nous tourner vers Lui par amour pour sa nature que nous parvenons enfin à le percevoir, à l’écouter et ainsi à le comprendre.  Je pense néanmoins que notre capacité à voir, à entendre et à comprendre découle du fait que nous avons réalisé ce qu’Il nous a permis de faire, c’est uniquement à ce moment-là qu’Il nous révèle les raisons de nos actions, qui n’étaient en réalité que l’accomplissement de Son plan préétabli, afin que nous puissions ensuite occuper la place où Il sait que nous serons utiles, selon Son propre dessein et Sa Volonté. Il a su nous alimenter avec ce dont nous avions besoin, nous orientant vers les routes nécessaires pour assimiler ce qu’il était essentiel de maîtriser. Avec tout ce qu’Il a placé dans ma vie, j’ai constamment été en présence de quelqu’un qui savait me cerner mieux que je ne me connaissais. En réalité, nous sommes déjà équipés depuis le sein maternel et ce qu’il est vraiment, mais la véritable perfection se manifeste plus tard, au fil de notre évolution. C’est pourquoi Il ne nous convoque pas lorsque nous atteignons un état de perfection, mais plutôt quand nous sommes prêts à accueillir cette perfection, fruits de notre préparation. Ainsi, nous ne venons pas au monde dans une pureté absolue, mais plutôt avec la possibilité d’évoluer vers cela, guidés par Dieu à travers nos expériences initiales, suivies de notre reconnaissance envers Celui qui, par ses dons, nous aide à nous revêtir des atours des actions que nous réalisons, semblables aux fruits que nous offrons, en accord avec ce qui nous a été confié dès le commencement. La prédestination, en essence, incarne ce que le serviteur reçoit et doit faire prospérer. Il est donc appelé à agir, mais s’il ne valorise pas ce que le Père lui a confié, s’il reste passif ou utilise ce don de manière inappropriée, il devra en assumer les répercussions. Cependant, ces répercussions devraient plutôt être envisagées comme des actes manqués pour notre bénéfice personnel, plutôt que comme autre chose.

Il n’existe jamais vraiment de pertes définitives, mais plutôt des occasions qui nous incitent à avancer un peu plus afin de pouvoir s’éclairer plutôt qu’à s’assombrir, car l’intention divine est que chaque expérience nous permette de progresser et non de sombrer dans le désespoir ou l’oubli. Après tout, Dieu a bien conseillé Caïn sur le chemin à suivre pour s’élever, nous permettant de comprendre que c’est là le point de départ. Dieu est à la fois bienveillant et plein de miséricorde mais aussi fidèle à ce qu’Il promet, et nous devons constamment garder cela à l’esprit. L’essentiel est de ne pas s’entêter dans nos erreurs ni de s’accrocher à nos fautes. Chacun de nous arrive avec ses imperfections, il est essentiel d’apprendre, de grandir et de s’enrichir avec de véritables valeurs. L’objectif est de distinguer le bien du mal et ainsi ce qui mène à la Vie et ce qui entraine la Mort. Ainsi en agissant positivement, nous attirons le bonheur, un bien précieux dont chacun bénéficie. En apportant de la joie aux autres, nous expérimentons en nous une émotion inestimable, une sensation si profonde qu’elle défie toute explication, rien ne peut la remplacer, l’acheter ou lui être comparé. C’est certainement ce ressenti qui nous permet de saisir l’essence de Dieu à travers les émotions qu’Il éprouve, révélant ainsi Sa nature envers nous, tout en formant le fondement sur lequel reposent toutes Ses Lois de Vie. Au bout du compte, c’est ce ressenti et tous ces sentiments qu’il nous est essentiel de développer.

Il m’apparaît que, de nos jours, certaines personnes continuent à attendre ou à analyser les signes annonciateurs de la fin des temps comme si cela ne s’était pas encore produit, comme si notre monde, façonné par le mensonge et la corruption, était considéré comme une réalité ordinaire plutôt que comme le reflet des actions de chacun d’entre nous. Certaines personnes continuent de patienter face à un jugement, comme si la souffrance, la misère, la maladie et les injustes qui nous dirigent, issus d’un verdict divin, étaient une fatalité, alors qu’en réalité, c’est notre éloignement de l’Esprit du Vivant, sans réconciliation avec Lui, qui fait perdurer ce fardeau et révèle la véritable signification des Écritures. En s’appuyant sur ce principe et sur l’observation de notre réalité, si nous devions adopter cette notion de normalité, alors la misère, la guerre, la maladie, ainsi que le manque d’amour et la souffrance qui en découlent, seraient considérés comme des éléments intrinsèques de la vie, au lieu d’être perçus comme des conséquences de la mort. Pourtant, ces épreuves symbolisent la mort de celui qui doit renaître à travers la souffrance et le manque, afin de saisir et d’apprécier véritablement l’amour de la Vie en étant désormais capable de faire la différence entre ce qui est de la Vie dans Son Esprit et ce qui est de son absence dans la mort. Dans ce monde, on nous affirme que la fatalité fait partie du quotidien, sans jamais nous dévoiler les vérités sous-jacentes, évoquant Job face à ses trois compagnons, eux aussi dans l’ignorance des raisons derrière les épreuves et les souffrances qui, en réalité, mènent à une récompense double, selon la nature même de cette ultime récompense.

Aujourd’hui, une partie de la population s’indigne, mais pas tous, face à la souffrance de nos aînés, souvent laissés pour compte ou maltraités dans les établissements qui les accueillent. Pourtant, la véritable question qui devrait susciter notre indignation est : pourquoi confions-nous nos parents et nos anciens à de tels lieux ? Ce qui est anormal, c’est qu’il faudrait se concentrer sur les causes plutôt que sur les conséquences, qui ne sont que des éléments destinés à nous interroger et à nous pousser à réfléchir sur nos valeurs et nos priorités. Il est même courant d’entendre que nous serions sous le joug d’une élite pédo-sataniste à l’échelle mondiale, tandis que la corruption, bien plus proche de nous, gangrène nos institutions et que la souffrance ou la maltraitance des enfants est souvent banalisée, comme si l’on pouvait simplement se dire « c’est la vie », pourtant, cela ne fait que révéler le miroir de notre propre société et de la manière dont nous menons nos vies terrestres. Nous dénonçons la « malbouffe », pourtant nous restons indifférents face à la souffrance animale ou aux agriculteurs qui, par milliers, choisissent de mettre fin à leurs jours. En étant absorbés par d’autres priorités, nous oublions que tout ce qui se déroule autour de nous finira par nous toucher d’une manière ou d’une autre. Il nous semble naturel de proclamer que « chacun a sa vérité » sans en être choqué, mais c’est de cette manière que nous consentons à tous les mensonges, en les acceptant comme normaux, alors qu’au final, nous avons tellement obscurci la vérité qu’elle nous échappe complètement. Il nous semble habituel d’accepter le malsain ou l’injustice lorsqu’ils touchent autrui, en cherchant des justifications pour ces principes et des raisons pour ceux qui en pâtissent, et nous ne nous indignons de cela que lorsque nous sommes directement affectés. Nous détournons notre regard de la souffrance, non pas parce qu’elle n’existe pas, mais parce que sa présence nous dérange, et nous trouvons des excuses en affirmant que ce sont les victimes elles-mêmes qui portent la responsabilité de leur sort. Il est essentiel de modifier nos mauvaises pensées, car c’est ainsi que se dessine le chemin vers l’épanouissement sentimental. Nous avons même réussi à redéfinir certains mots pour qu’ils ne nous engendrent plus de culpabilité pour notre incapacité à aimer, et par conséquent, à embrasser une véritable charité. Nous ancrons notre bonheur dans des valeurs illusoires et justifions nos choix par des excuses trompeuses, incapables de transformer notre réalité. Tant que nous ne décelons pas les véritables causes de notre malaise, il nous est impossible d’évoluer et d’améliorer notre environnement, ainsi que nos propres conditions de vie. Nous sommes en quête de la Parole divine, tentant de décoder ses signes, ses prédictions et ses révélations au sein de la réalité, tout en restant dans l’ignorance de la véritable essence de Dieu et du message authentique de sa Parole, nous laissant endormis dans l’illusion que notre existence ici-bas est tout à fait normale ou la conséquence des autres uniquement. Nous ne discernons même plus le mal, cohabitant avec lui, tout en lui insufflant vie à travers nos croyances et nos actions, qui, par leurs répercussions, façonnent ce qui constitue le jugement divin. C’est toujours ce manque de Son Esprit parmi nous qui influence notre discernement, nous plaçant dans la dépendance des paroles de ceux qui nous indiquent nos attentes, tout en nous fiant davantage à l’homme qu’à Dieu.

J’ai observé qu’en vérité, une lumière réside au cœur de la terre et émerge à travers notre être pour toucher le ciel. Cette révélation éclaire notre compréhension de cette semence qui, à l’origine, va se retrouver plongée dans l’eau, puis s’enraciner dans la terre qu’elle permet de voir émerger avant de s’élever vers les cieux. J’ai aussi remarqué qu’on a tendance à analyser les jours à la lumière de la terre, alors qu’il serait préférable de les envisager sous un angle céleste, nous rappelant sans cesse les sept jours de la Création. La prophétie se manifeste à nous comme un écho puissant, un appel retentissant d’une trompette, semblable à un ange qui communique à travers un ou plusieurs corps humains, circulant de l’un à l’autre tout en restant identifiable, même à travers les différentes chairs qu’il traverse, pour nous alerter ou nous transmettre une bonne nouvelle. Ses yeux ne nous quittent jamais et il nous observe à chaque instant, il est crucial de saisir qu’avant de se manifester de manière éclatante et indiscutable, il nous avertit qu’il ne nous sollicitera qu’une seule fois, et qu’il est impératif de répondre à cet appel unique. Si nous négligeons cet appel, nous manquons l’occasion, et il est triste de constater que beaucoup semblent ignorer que le « jugement » est le résultat, la récolte de ce refus de suivre celui qui nous appelle et cela pour différentes raisons. Nous aspirons à échapper au mensonge et à l’injustice, mais pour y parvenir, il est essentiel de les vaincre en aimant la justice et la vérité plus que tout et surtout en le démontrant au moment opportun. C’est pourquoi l’ignorance n’est plus tolérée, car la véritable foi consiste à suivre celui en qui nous affirmons croire selon les valeurs que nous prônons.

Cela nous rappelle également, que pour recevoir le pardon, il faut d’abord apprendre à pardonner autrui. Tout se résume à une leçon, nous enseignant des valeurs et des sentiments qui nous montrent qu’en acceptant les autres tels qu’ils sont et auxquels nous sommes confrontés sciemment, nous finissons par nous accorder nous-mêmes le pardon, en raison de nos similarités avec eux. C’est une fois de plus l’absence de foi qui rend la Parole que nous lisons ou entendons stérile, entraînant une terre tout aussi aride car stérile elle-même, elle ne peut enfanter la Parole car la foi se vit, nous rappelant les fruits authentiques du repentir que l’on ne peut fournir sans la sincérité de cœur avec laquelle nous prétendons œuvrer. C’est notre manque de cœur, de compassion et de tolérance qui révèle un cœur figé et ainsi un esprit endurci, telle une pierre inanimée par l’absence de l’Esprit de Vie, demeurant une pierre morte plutôt qu’une pierre vivante. Ainsi, peu importe nos efforts pour mémoriser et réciter les Écritures, tant que nous les abordons sans la foi et l’amour qui devraient guider notre pratique, nous ne pourrons jamais vraiment les incarner, car nous resterons dans l’incapacité de les comprendre et de les faire vivre à travers nous. Si nous n’avons pas foi en ce que nous lisons ou entendons, parce que nous l’avons simplement lu ou écouté sans l’amour qui doit nourrir notre relation avec le Dieu Vivant, et que nos paroles et actions ne traduisent pas cet amour que nous déclarons défendre, alors la Parole reste infertile pour nous, car nous ne parvenons pas à la vivre et à la transmettre aux autres, nous ne sommes pas ce corps qui incarne la Parole faite chair. Il est donc évident que la Parole de Dieu prend vie à travers tous ceux qui y croient authentiquement, nous rappelant qu’elle comporte deux témoins : ceux qui représentent la bénédiction et ceux qui représentent la malédiction, et que tous verrons se manifester à eux cette Parole d’une manière ou d’une autre. Ainsi, il existe ceux qui incarnent les bénis et ceux qui incarnent la malédiction, ceux qui répandent l’amour parce qu’ils l’ont reçu et ceux qui propagent la colère parce qu’ils vivent sous son joug. Lorsque le Fils de l’homme apparaîtra dans la splendeur de son Père, accompagné des anges, il nous rappellera que les bienheureux se tiennent à sa droite, tandis que ceux qui ne le sont pas occupent sa gauche, chacun recevant ainsi son propre ange. C’est ici le jugement que les « intelligents » perçoivent alors que les « méchants » demeurent dans l’ignorance, nous rappelant qu’au moment où Michel, le grand chef, se lève, nombre de ceux qui dorment dans la terre de poussière se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, d’autres pour l’opprobre et la honte éternelle.

Je me pose toujours la question de savoir ce que les autres pensent de leur état terrestre mais au fond que sait-on de ce qu’on ignore ? Dans ce monde, nous évoluons sans vraiment connaître notre essence spirituelle, nous nous contentons de notre corps charnel et négligeons souvent ce qui réside en son sein, confondant la chair avec l’esprit ou l’âme qui la vitalise, omettant ainsi le parcours qui sculpte notre existence et notre raison d’être. Essentiellement, nous agissons en accord avec notre véritable nature, progressant souvent dans l’incertitude, car l’âme aspire à s’épanouir, et tant qu’elle demeure juvénile, elle reste soumise, liée à la chair qui l’abrite. Ainsi, nous ignorons au commencement notre condition d’esclave, c’est les premiers pas sur le chemin, puis lorsque la prise de conscience de cet asservissement s’installe, on s’interroge sur ses origines et sur les raisons de notre soumission, se demandant ce que nous avons pu faire pour le mériter, alors qu’en vérité, c’est toujours ce parcours qu’il nous faut emprunter, c’est là le chemin de la vie à parcourir. La prise de conscience qui éveille notre esprit nous incitera à explorer la quête de Dieu, car cette conscience est liée à notre intelligence, une intelligence qui, de toute évidence, provient de Dieu, cet Esprit qui illumine notre propre esprit, nous incitant à plonger en profondeur vers notre être intérieur, ancré au-delà de la chair. C’est en saisissant l’essence de l’Égypte et le principe « noir » qu’elle incarne que nous parviendrons finalement à nous libérer revoyant en cela l’Exode de ceux qui aspirent à découvrir Dieu dans la Vérité qu’Il représente. Le désert et son parcours nous enseignent qu’à partir du moment où nous choisissons de laisser derrière nous notre ancienne identité, nous nous trouvons démunis, assoiffés, manquant de toutes les connaissances et des compétences ainsi que des trésors et des forces spirituelles que nous abandonnons en renonçant à nos principes d’antan. En abandonnant notre personnalité ancienne, nous retrouvons l’innocence d’un enfant en quête de croissance, prêt à assimiler de nouvelles connaissances qui s’éloignent des leçons du passé, tout en gardant ces anciennes expériences en mémoire comme des enseignements précieux. C’est la raison pour laquelle certains hésitent ou se retournent, car le parcours est semé d’embûches, et c’est uniquement l’amour authentique et inconditionnel de Celui que nous aspirons à atteindre qui nous permet de persévérer jusqu’à la fin. Au fond, c’est l’objectif commun à tous, car c’est au bout de ce chemin que résident la véritable liberté et le bonheur authentique, et c’est ici que prennent sens la constance et l’endurance évoquées à maintes reprises dans la Bible. Le véritable enjeu de notre monde réside dans la confusion due à l’égarement, l’ignorance et la corruption, toutes alimentées par le mensonge et l’orgueil. Il existe ceux qui induisent en erreur délibérément et ceux qui le font à leur insu, mais tous se nourrissent de la même source : celle d’un monde imprégné d’un esprit d’erreur, qui nous entraîne vers la mort spirituelle tout en pensant être dans la vie du même ordre. Il est donc essentiel de renoncer à se nourrir et à boire à la table de ceux qui peuplent ce monde, même s’ils se présentent comme les dispensateurs d’une spiritualité divine. À mesure que nous progressons sur le sentier céleste, notre compréhension des dérives et des inversions de ce monde s’approfondit, tout comme notre prise de conscience des raisons pour lesquelles il est plongé dans la souffrance et les conflits. C’est l’Esprit qui illumine notre chemin, et quand il se retire, laissant notre conscience sombrer dans l’oubli, nous devenons inconscients de la prison dans laquelle nous nous trouvons, soumis à ceux qui détiennent la vérité tout en s’efforçant de nous en priver car eux-mêmes refusent de renoncer à l’ancien qui doit se renouveler. Dieu, en l’Esprit du Vivant, nous appelle sans relâche à se rapprocher de Lui à travers tout ce qu’Il nous offre à découvrir, mais notre cécité et notre surdité nous font ignorer trop souvent ce qui est pourtant juste devant nous. Cependant, c’est le chemin qui seul nous enseigne tout ce dont nous manquons. Ainsi, seule la prise de conscience de la nature authentique du chemin et des épreuves qui le jalonnent, tout comme les douleurs qui l’entourent, nous ouvre à la promesse divine que nous recevons grâce à la foi que nous avons placée en Dieu. C’est ainsi que nous réalisons que les épreuves et la souffrance permettent à l’enfant originel, dont nous serons séparés, de nous revenir métamorphosé par la bénédiction divine. C’est l’ancien qui cède la place au nouveau, celui qui a connu la mort et est revenu à la vie, non pas parce qu’il était néfaste, mais parce qu’il était imparfait, et il revient désormais sous une forme immortelle et incorruptible.

La matière et l’esprit

La matière, qu’importe ce que nous en faisons, n’est rien d’autre que l’expression de notre âme, définissant cette semence première, cette lumière que l’Esprit de Dieu sème lorsqu’il se penche au-dessus des eaux. Que ce soit à travers notre corps physique ou les constructions que nous réalisons avec les matériaux qui nous entourent, chaque production matérielle est le fruit de ce que nous sommes. C’est ainsi que nous découvrirons non seulement de belles œuvres, mais aussi des œuvres mauvaises, illustrant que notre niveau d’illumination influence la qualité de notre production et reflète ce qui nous gouverne spirituellement. Face à un monde obscur, notre absence de lumière provient de notre déficit de foi et de notre éloignement de l’Esprit divin, nous laissant ainsi vulnérables aux ténèbres en raison de nos aspirations profondes. La nuit ou les ténèbres ne sont pas d’origine divine, c’est ce qui les éclaire qui l’est, car les ténèbres illustrent l’absence de Dieu qui est lumière et en qui il n’y a pas de ténèbres, nous rappelant que ce qui est définit comme vivant émane de Dieu, car Dieu l’amène à l’existence par Sa lumière, éclairant ce qui auparavant était obscure. C’est notre distance à son égard qui engendre les répercussions que nous expérimentons et qu’Il nous permet en cela de comprendre.

C’est pourquoi l’homme est le temple de chair de son être, de son âme, et chaque production issue de ses mains devient le reflet de ce qui habite son cœur. Tout ce qu’il produit est le miroir de sa véritable nature, ainsi, celui qui veille à bâtir en accord avec ses profondes convictions révélera toujours, à l’extérieur, la richesse ou la pauvreté de son intériorité. C’est de cette manière que celui qui façonne la pierre révèle son talent, mais c’est surtout la raison profonde et le but de ses constructions qui témoignent de ce qu’il a au fond de lui. C’est pourquoi certains choisissent de ne pas travailler la pierre matérielle, mais par leurs actions, ils érigent les plus belles œuvres, celles qui importent pour le trésor céleste. Voilà la véritable essence de l’édifice spirituel. Ainsi, le chemin qui nous conduit vers Dieu ne se fonde pas vraiment sur des structures matérielles, mais sur l’édifice spirituel que nous bâtissons, celui qui engendre des actes d’amour, nourris par les sentiments authentiques que nous offrons, ces œuvres bienfaisantes qui révèlent la charité envers autrui, permettant ainsi leur épanouissement non pas matériellement, mais spirituellement en premier lieu et tout cela par amour de Dieu qui est lumière.

Nombreux sont ceux qui, influencés par une vision matérialiste de l’existence, perçoivent la vie comme ce qui est visible plutôt que comme ce qui Est véritablement. Ainsi, ils croient que des lieux tels qu’une église, une mosquée ou une synagogue sont les seuls espaces où l’on peut rencontrer Dieu, car notre société a progressivement associé la divinité à ces édifices au fil du temps. Aussi nous finissons par croire que Dieu se manifeste à travers ceux qui dirigent ou administrent ces entités matérielles, tout en se dérobant à ce qui le caractérise véritablement : l’Esprit du Vivant, l’essence même de tout ce qui anime la matière en l’éclairant. Pourtant, cet Esprit n’a pas besoin de la matière pour exister, Il est là pour lui donner une raison, un sens à son existence car celle-ci se forme à la vie en fonction des valeurs qui la guident et des choix de ceux qui en déterminent l’usage dans la matérialité. C’est parce qu’on devient le reflet exact de ce monde où l’on estime qu’un individu, pour acquérir une connaissance, doit passer par celui qui a été choisi pour l’enseigner, que l’on se prive ainsi de notre libre arbitre, qui devrait toujours nous inciter à nous engager personnellement dans les sujets sur lesquels nous devons forger notre propre opinion en toute conscience afin de grandir et d’évoluer personnellement. Et comment pouvons-nous vraiment décider quand ceux qui sont censés nous éclairer et nous guider vers un choix libre et pleinement informé ne nous livrent qu’une vision tronquée de la réalité ? On n’est réellement éclairé matériellement que par notre propre connaissance vécue, fruit de notre exploration terrestre, car ceux qui pensent tout savoir en se confiant dans l’expérience des autres se condamnent à une quête illusoire et perdent de vue l’essentiel de leur existence. Dans nos vies terrestres, certaines priorités s’imposent, façonnant ainsi le chemin que nous choisissons d’emprunter pour découvrir le véritable sens de notre parcours sur cette Terre et notre envie d’aller au-delà de celle-ci remontant en cela à notre origine par son intensive recherche envers et contre tout.

C’est pourquoi il ne faut jamais croire que nous manquons de temps pour apprendre, car la vie terrestre est un véritable chemin d’apprentissage, afin de trouver notre raison d’être, évoluant vers le céleste grâce à l’ampleur de nos expériences terrestres qui renforcent notre être en lui fournissant de la consistance. Celui qui l’ignore se retrouve à la merci d’une force qui le dépasse, une force qui lui vole son temps et lui fait perdre le sens de son existence. Ainsi, il se retrouve piégé par un système qui l’exploite pour ses propres intérêts, négligeant complètement le bien de celui qui lui a confié sa vie. Cela illustre à merveille le principe « satanique » dans ce qui le définit : un être qui consacre son existence à la seule matière, se laissant séduire par ses attraits et toutes les convoitises qu’elle engendre, poursuivant l’or matériel au détriment de l’or spirituel, abandonnant le gardiennage de son âme au profit de son corps charnel, se vouant à ce principe dit satanique plutôt qu’au principe divin incarné par son âme qui doit traverser l’épreuve. Tous les hommes qui bâtissent dans ce monde matériel révèlent ce qu’ils sont et recherchent à travers le résultat de leurs actions plutôt qu’à travers leurs réalisations visibles. Ce n’est pas l’apparence qui témoigne de leur véritable nature, mais plutôt l’usage qu’ils font de cette image. Chaque construction peut se voir affubler de l’étiquette de notre choix, pourtant, ce qui importe réellement, c’est l’impact, la valeur ajoutée et les résultats concrets qu’elle engendre. Ce sont les fruits nourriciers et guérisseurs qui témoignent de la véritable nature de chaque construction et de ce qui les a guidé. Dans un monde façonné par la matière, nous plaçons souvent trop d’intérêt sur les apparences, croyant qu’elles sont synonymes de sécurité et de confiance. Nous observons des individus vêtus de costumes élégants et jugeons leur valeur selon ce que leur tenue suggère, négligeant ainsi ce qui se cache véritablement derrière cet extérieur. Si nous nous laissons uniquement séduire par les apparences, notre naïveté peut nous amener à négliger les vérités essentielles qui s’offrent à nous de façon subtile et discrète. Au cinéma comme au théâtre, chacun revêt un personnage, se parant pour incarner un rôle, qui n’est qu’une façade de fiction, masquant ainsi la véritable essence de ce qu’il est. Dès qu’une œuvre est estampillée « fiction », on la range facilement dans le tiroir des mensonges. Mais pour celui qui ne porte pas cette étiquette, il est perçu comme un miroir de la vérité, se présentant tel qu’il prétend l’être. C’est là toute l’essence de l’escroquerie : tromper les autres en se faisant passer pour quelqu’un d’autre. Ainsi, chaque fois que l’on déforme la vérité, on se livre à un mensonge pour promouvoir une version de soi qui n’existe pas. Derrière une façade et un rôle se cache souvent la véritable essence de l’être, et c’est là toute la nature de ceux qui vivent selon le principe du mal, incarnant ce qui est dit « satanique » au sens premier du terme, car celui-ci est fondé sur le mensonge, engendré par lui et usant de sa séduction pour manipuler les autres, les amenant à l’idolâtrer pour de fausses raisons. Il déploie ensuite une multitude de tentations pour renforcer ses mensonges, jouant sur les désirs de nos yeux et de nos cœurs : argent, pouvoir, célébrité, hommes ou femmes, peu importe, il sait s’adapter à nos aspirations. Il suscitera et encouragera ainsi certains à se mesurer et à se confronter aux autres qui, alimentés par la peur, se laisseront influencer ou intimider par leur manque de confiance en ce qui domine et transcende tout cela.

Ce monde est un univers façonné, où la matière s’impose d’abord à nos sens. Ainsi, quand nous évoquons l’illusion, nous ne faisons pas référence à une non-existence, mais plutôt à un voile qui dissimule la vérité, c’est-à-dire l’essence même de ce qui a besoin de se développer avant de pouvoir exister, nous rappelant la semence qui est plantée dans le champ du monde et qui doit croître dans l’espoir d’être récoltée, par Celui qui parle à notre cœur. On peut faire ce que l’on veut de la matière en elle-même, dès l’instant où nous sommes prêts à renoncer à notre âme d’où le fait que celle-ci ne révèle pas toujours sa véritable nature, on lui attribue une étiquette, un nom, une aspiration, mais cela ne définit pas qui nous sommes réellement et profondément. C’est là que se cache l’illusion, autant que le rôle que nous choisissons d’incarner de façon charnelle et les raisons qui nous poussent à le faire. Ainsi, certains érigeront une église en pierre et déclareront « voici ce qui mène vers Dieu », tandis que d’autres choisiront de s’installer dans l’édifice déjà existant, oubliant le pourquoi et la vision de celui qui l’a construite, comme une ombre, une copie de la vérité céleste à atteindre, perdant ainsi le sens même de cette construction. D’autres s’habilleront de somptueux atours et clameront « je suis un dieu » ou « je suis l’émanation de Dieu, admirez ma tenue immaculée », s’égarant ainsi loin de la véritable essence de ce que signifie vraiment un vêtement blanc devant Dieu. Certains tireront profit de ces richesses et de cette confusion pour s’autoproclamer « je suis le leader, car réussir dans la vie, c’est détenir ce que je possède » pourtant, rien ne prouve, à part leurs propres paroles, que cela soit la vérité. En réalité, tout cela sera déterminé par nos propres croyances et les valeurs que nous considérons comme essentielles. Si nous sommes sensibles à l’apparence et étroit dans nos recherches spirituelles, nous vénérerons celui qui affiche une belle allure, si nous plaçons notre foi dans l’argent, nous admirerons celui qui en détient et nous promet de nous en faire bénéficier également. En revanche, si nous croyons en la vie, nous chérirons l’Esprit de vie lui-même ainsi que ceux qui le soutiennent et le préservent persévérant par la foi d’atteindre quelque chose de plus élevé, de vrai et de vivant. Tout cela dépendra de notre propre vision de la vie et des valeurs que nous lui attribuons en termes de bonheur et de désir de partage, car chacun poursuit le bonheur, qui demeure notre point commun, même si sa source varie d’un individu à l’autre. Cependant, il ne faut pas oublier que même si certains pensent que le bonheur dépend de tel ou tel autre élément, cela ne signifie pas qu’il repose réellement sur des bases variées. Cette perception est une illusion. En réalité, le bonheur s’ancre dans la vérité des éléments qui apportent une satisfaction authentique, loin des apparences trompeuses. Un mensonge peut-il apporter du bonheur ? Ni celui qui prononce le mensonge ni celui qui s’y laisse prendre ne trouvera le bonheur, car l’illusion n’est qu’un mirage éphémère, seule la vérité possède une durée infinie, tandis que tout le reste n’est qu’un feu de paille. Il est essentiel de revêtir le corps céleste non pas qu’à travers un simple habit, tel un arbre du jardin paré de fruits variés, mais en se rappelant que c’est la substance, l’esprit, qui constitue l’héritage éternel que nous recevons dans ce même corps, sur cette même terre promise véritable, dès l’instant où cet esprit à choisit la Vie, en renonçant à l’illusion même si celle-ci est plus facile à atteindre et à pratiquer.

CHAPITRE III

Le constat terrestre

Les manipulations qui cachent la Vérité

J’observe que dans la Bible, lorsque l’on évoque des dieux d’or et d’argent, cela fait référence à des individus que certains ont hissés au rang de divinités en raison de leurs richesses matérielles ou de leur prétendue expertise. Il est affligeant de confier sa confiance ou sa représentativité à des individus qui maîtrisent l’art du mensonge ou qui disposent de richesses, surtout lorsque l’on prend conscience des pires dérives que l’argent peut engendrer. C’est désolant car, d’une part, on trouve des individus cupides prêts à tout sacrifier pour l’argent, tandis que, de l’autre, il y a des personnes écrasées par ce même argent, comme tous ceux qui vivent à crédit, acculés et sans échappatoire. Ce système engendre des êtres qui, pour survivre, se sentent obligés de consommer à outrance, conditionnés au point de ne pas réaliser que cette frénésie consumériste est orchestrée pour les contrôler, les rendent dépendants du matérialisme et les éloignent ainsi de Dieu et de la véritable essence de la vie. On nous fait croire que l’adaptation à cette réalité est la clé du succès, insinuant que ceux qui s’en écartent sont « hors des normes » et considérés comme des « ratés ». J’ai personnellement vécu cette réalité et bien que je sois maintenant libérée, consciente que je peux me passer de tout sauf de l’essentiel, notamment de l’amour, il reste que sans l’Esprit de Dieu et la puissance qu’Il nous insuffle, nous restons vulnérables aux séductions de ce monde pernicieux qui s’attaque sans relâche à nos faiblesses les plus profondes. C’est vraiment répugnant de tirer parti des vulnérabilités des gens. Je ne peux pas me laisser submerger par ça, car cela m’afflige particulièrement et pourrait ranimé de vieilles colères. Quand je réalise qu’on crée des dettes, qu’on dépouille ceux qui se battent pour gagner leur vie, qu’on les empoisonne délibérément alors qu’ils n’ont fait que travailler dur et aspirer à l’honnêteté, qu’on les rend malades en leur faisant croire à leur maladie, qu’on inocule sciemment des affections qui engendreront des enfants déjà atteints, qu’on exploite des êtres humains à travers des expériences atroces, et que certains n’ont aucune compassion pour leurs souffrances tandis que d’autres en tirent même un certain plaisir, c’est tout simplement abominable.

Ce monde se vante d’éduquer à travers sa société et la diffusion de son « savoir », mais ses programmes scolaires sont profondément trompeurs, pernicieux, voire décadents, inculquant des valeurs opposées aux Lois de Dieu et à la vie elle-même. On plonge les individus dans l’ignorance totale, les rendant accros à des éléments qui les détruisent ou les font souffrir, engendrant ainsi indifférence et égoïsme, le tout par des manipulations soigneusement orchestrées. On leur enlève toute foi et espoir en Dieu, en leur faisant croire à une image déformée de Lui, destinée à leur perte, c’est tout simplement inacceptable. Ce monde a atteint un tel niveau que je peine à dénicher ne serait-ce qu’un élément capable de le sauver de son état actuel et des valeurs qui le définissent, la solution ne pouvant pas émaner de l’humanité démunie de la Vérité de Dieu. Seul Dieu, par l’Esprit du Vivant qu’Il incarne et offre, a le pouvoir de transformer les choses, à condition de ne pas se laisser piéger par les mensonges sur Sa véritable nature. En réalité, nous sommes conscients que l’ensemble du monde est soumis à l’emprise du Mauvais, que la terre entière vénère la figure de la bête, et pourtant, nous ne nous interrogeons pas suffisamment sur cette réalité écrite. Il est encore trop fréquent de négliger une véritable exploration du principe du mal ou de l’esprit du monde, souvent perçu comme un esprit égaré. Trop souvent, on confond ce qui relève de la toxicité et de la rébellion, qui mène à la désobéissance, avec la domination insidieuse de l’orgueil. Nous perdons de vue la véritable nature de l’adversaire de Dieu, cet homme d’iniquité qui s’installe dans le Temple de Dieu en prétendant être Dieu lui-même, nous rappelant que l’Homme représente une ou plusieurs corporations recouvert de vêtements d’iniquité représentant tous les êtres humains qui le forment et l’habillent de ce qu’ils sont. Nous peinons à saisir le concept de l’imitateur qui,  en étant l’ennemi de Dieu, se positionne à l’opposé tout en s’efforçant de Le reproduire et ainsi de l’imiter dans le sens inversé. Nous espérons les promesses divines et, malgré leur absence, nous ne nous interrogeons pas sur l’état de colère auquel nous demeurons soumis, alors qu’il serait bien plus sage de rechercher la paix avec Dieu et son Esprit, plutôt que de se laisser séduire par l’homme d’iniquité qui clame « paix ! paix ! », alors qu’aucune véritable paix n’existe. Nous continuons à vénérer les arbres verdoyants tout en ignorant la véritable Parole qui frappe à notre porte, nous faisons semblant de connaître Dieu, emplis de déclarations du type « Seigneur ! Seigneur ! », déclarant aux autres qu’il faut se tourner vers Dieu, tout en lui tournant le dos, fixant et écoutant la pierre, négligeant sans cesse l’Esprit, le seul capable de nous transformer véritablement. Quand Dieu opère en nous, il ne s’agit pas d’une simple illusion de paix ni d’un faux changement, mais d’une réalité authentique dont nous témoignons sincèrement à travers notre nouvelle identité, celle que seul Dieu nous donne en tant qu’Esprit, c’est là la véritable restauration. Tout est déjà inscrit, mais nos yeux et nos oreilles restent sourds et aveugles face à la manipulation omniprésente qui engendre l’illusion chez beaucoup, leur faisant croire qu’ils maîtrisent ce qu’en vérité ils ignorent. Pour interrompre toute quête active de la vérité, le mensonge s’emploie à nous faire croire que nous possédons déjà la vérité, ce qui nous conduit sur de fausses pistes. Il ne faut pas croire que tous ceux qui œuvrent pour la tromperie en aient conscience, ils sont souvent les victimes d’une manipulation constante, transmettant des mensonges sans réaliser leur véritable nature. Ils sont nés dedans, enseignés par eux, ils n’ont aucune conscience de ce qu’ils sont et de ce qu’ils enseignent pour beaucoup.

Dieu œuvre avec bonté et offre une nouvelle chance, c’est-à-dire la miséricorde, à ceux qui reconnaissent leurs erreurs et, par un véritable repentir, engendrent des actions positives. Ce sont eux qu’Il écoute, et je suis convaincu qu’aujourd’hui, le nombre de repentirs authentiques ne cesse d’augmenter, tout comme il est essentiel que chacun prenne la responsabilité de ses décisions. Celui qui choisit de persister dans le mauvais doit en accepter les conséquences, mais l’innocent ne devrait pas en pâtir. À mon avis, l’innocent a accompli son rôle en éclairant le chemin, et il me paraît que c’est là la véritable justice que Dieu a promise, visible dans les événements actuels qui se multiplient malgré ce que l’on pourrait en penser, c’est parce que le principe adverse à Dieu tombe du ciel, qu’il se manifeste de plus en plus sur la terre en sachant qu’il lui reste peu de temps. En vérité, comme le souligne la chanson, « l’homme nait sans mémoire, ne reconnait que l’Eve qu’il veut », car tout semble s’articuler autour de cette idée, et c’est précisément sur cela que repose son avenir personnel, ainsi que la nature même de son jugement. Il existe deux figures d’Eve, chacune incarnant une vision distincte de l’existence, et c’est probablement cette dualité qui façonne mes convictions les plus profondes concernant ce que j’ai sous les yeux. De nos jours, nul n’ignore ces deux Eve : d’une part, l’Eve pécheresse et, de l’autre, Marie, la nouvelle Eve, dont la transformation est symbolisée par Marie Madeleine, celle de qui Jésus expulse les sept démons. Oui, cela parle à tous. Ainsi, si l’Ancien Testament s’ouvre sur Ève cédant à la tentation et entraînant la chute d’une génération entière, le Nouveau Testament, l’Évangile, débute avec Marie, la nouvelle Ève, qui par la volonté divine donne naissance à une nouvelle génération. Ce n’est pas un détail insignifiant, mais il est souvent négligé, alors qu’il s’agit probablement des deux éléments les plus cruciaux. C’est précisément dans ces deux visions de la vie que chacun, grâce au libre arbitre offert par Dieu, choisit de vivre selon tel ou tel principe.

Je m’interroge fréquemment sur ma place dans tout cela, mais une chose est claire : ce que je souhaite pour aujourd’hui. Mes actions ne sont pas motivées par un intérêt personnel, si tel était le cas, je ne suis pas certaine que je choisirais ce chemin. Mon objectif, ancré dans une vision collective et dédié à Dieu dans Son Esprit de vie, me remplit de gratitude de pouvoir le percevoir ainsi. J’ai au fond du cœur ce désir ardent de justice pour tous, car je veux le bonheur pour chacun. J’aspire à ce que nombreux soient ceux qui partagent ce désir, agissant dans l’espoir que le principe qui prévaut aujourd’hui sur la majorité soit celui que le Père a promis à la femme dès l’origine, et qui se manifeste dans le Christ, permettant à la nouvelle Ève en Marie de porter cette génération d’âmes pures et justes, cette descendance promise par le Père, qui est incorruptible et droite, toujours en quête d’accomplir la volonté du Père et d’atteindre la perfection divine, non pas pour dominer autrui, mais pour les servir. En réalité, avec Marie, nous réalisons qu’elle ne peut pas être considérée comme la mère de Dieu, comme certains le prétendent, car la femme, à l’image d’Eve, qui est la mère de tous les vivants, est issue de l’homme. Cela nous rappelle que si Jésus est venu au monde par Marie, c’est Dieu qui a conçu son Fils en elle. C’est là que réside la véritable essence du Tout, englobant le Père et le Fils, tout autant que le sacrifice du père, qui meurt pour renaître en tant qu’enfant nouveau, nous offrant une compréhension profonde du premier et du dernier, celui qui a connu la mort pour revenir à la vie. C’est ici que Dieu adopte l’image de l’homme pour façonner l’homme selon sa propre essence, nourrissant ainsi la vie et révélant ce qui est bon, permettant à chacun de vivre librement et heureux en incarnant les valeurs du Père de la vie et ainsi de ce qui est du Dieu Vivant dans le Christ.

Je souhaite que l’humanité abandonne son obsession pour l’insignifiant et ce qui n’a aucune valeur véritable en se tourne vers ce qui a réellement de l’importance, qu’elle cesse de penser que la vie se résume à ce qu’elle expérimente dans ce monde mensonger et qu’elle réalise qu’une telle approche ne peut mener qu’à l’issue fatale lorsqu’on pense tout connaitre alors qu’on en connait que la moitié. S’entretuer pour de l’argent et des désirs égoïstes n’est pas une existence, j’aimerais que les êtres humains réalisent que le véritable bonheur ne se trouve pas dans l’accumulation de biens matériels, mais qu’ils comprennent qu’en l’absence d’amour, nous ne sommes rien, nous ne détenons rien, pas même l’espoir, la foi, la vraie richesse ou le bonheur. Nous sommes dépourvus de tout, et notre existence ne repose que sur l’amour et la vérité de la Vie, l’amour, qui ne se vend pas mais se partage, est le fondement d’une construction éternelle. C’est en lui que résident prospérité, force, bienveillance, bien-être, justice et paix. Sans cette essence, nous plongeons dans un mal-être qui engendre malveillance, malhonnêteté et tous ces sentiments négatifs qui nous pervertissent et nous poussent à agir mal, car il nous manque tout simplement l’Essentiel : l’amour pur, c’est-à-dire inconditionnel. Oui, c’est exactement cela l’essence du ciel : l’amour, celui qui habite dans l’Esprit de Vie et qui est le seul capable de nous offrir un bonheur authentique. Chaque être vivant a besoin d’amour, et c’est justement parce qu’il n’a jamais fait l’expérience de l’amour véritable qu’il ne réalise pas ce qui lui fait défaut, car l’Amour est réellement le trésor précieux du ciel. Celui qui sait offrir de l’amour découvrira sans l’ombre d’un doute l’amour en retour, car aimer véritablement, c’est désirer le bonheur de l’autre plutôt que de chercher à le posséder. C’est ce ressenti qui aide chacun à découvrir son propre bonheur. Ainsi, celui qui ne jalouse pas le bonheur des autres mais se réjouit de leurs succès, parviendra également à sa propre satisfaction. C’est ce que Dieu, dans ce qu’Il est en Vérité et en Esprit nous offre : une récompense authentique que je désire pour tous, car celle-ci est inestimable, elle représente le véritable Graal, qui ne peut-être trouvé que par ceux qui ne cherchent pas un trésor matériel.

C’est l’amour qui distingue l’être humain, le séparant de ses pairs, c’est là que se trouve la véritable Vie, celle pour laquelle nous luttons, espérons et nous battons, poussant nos limites et offrant tout. C’est l’essence même, ce sentiment intense que Dieu nous incite à ressentir pour Lui, car c’est en Lui que réside cet amour puissant que nous ne découvrons qu’à travers notre rencontre avec Lui. C’est pourquoi Il désire que nous l’aimions au point de renoncer à tout le reste, et celui qui saisit cela découvre le chemin de la Vie à travers la vérité qui émane de l’amour de Dieu, offrant une paix authentique, incomparable à celle de ce monde. Cette paix représente la véritable finalité, non pas en tant que fin, mais comme un commencement, un début vers l’atteinte de la plénitude et son exploration complète. La vérité est ce qui nous ouvre les portes du ressenti authentique, celui qui nous anime et nous pousse à agir. Elle ne se trouve pas dans la simple compréhension du monde matériel, mais plutôt dans ce qui réside en nous et au-delà de nos perceptions, nous offrant des émotions profondes et vibrantes. C’est saisir la profondeur de l’amour à travers un ressenti intérieur qui façonne l’osmose, c’est éprouver l’effet d’une union par la fusion qu’elle provoque, c’est percevoir plutôt que de voir, c’est comprendre en même temps que d’apprendre, c’est ce qui est derrière, au-delà, au-dessus de ce que l’on a sous les yeux, c’est franchir le seuil de l’apparence en passant de l’autre côté de ce qui semble être, c’est ressentir après avoir senti, c’est voler après avoir survolé, c’est connaître intimement et profondément après avoir connu de façon superficielle, c’est plonger une fois qu’on a appris à nager. Oui, le divin réside dans la subtilité, dans ce qui se cache derrière les images et les mots, ce qui est dissimulé derrière les apparences, derrière ce que l’on croit connaitre et maîtriser. Ce n’est plus une question de perception visuelle ou auditive, mais d’une énergie qui nous enveloppe, nous élève et nous traverse, portant en elle une connaissance que l’on ne peut appréhender sans l’expérimenter.

C’est là le mystère de Dieu qui nous permet de franchir, de passer au-delà de la glace, de ce miroir révélateur de notre essence originelle, et à découvrir ce qui se cache de l’autre côté de cette première impression, qui semble englober notre identité. En s’y aventurant peu à peu, on peut explorer un monde inédit et rapporter des fragments, d’abord, puis des éléments de plus en plus complets, permettant à chacun de réaliser que le vrai bonheur n’est pas si éloigné, mais qu’il repose simplement, au départ, sur une once d’amour sincère, pur et ainsi authentique envers ce qui nous dépasse et est plus grand que nous, témoignant de cette humilité indispensable pour ouvrir la porte. Car rien n’est jamais véritablement perdu, même lorsque l’amour semble diminuer ou perdu, il s’apparente à une lueur vacillante qui se ravive lorsque quelqu’un parvient à nourrir le feu avec le bois nécessaire, permettant ainsi à cette étincelle de se transformer en une flamme ardente, celle qui réchauffe, éclaire et ranime tout ce qui paraissait éteint. En vérité, grâce à la bienveillance divine, l’amour véritable, pur et immortel, demeure toujours vivant en nous. Sans lumière, il n’y a rien, juste le vide, mais c’est l’amour qui illumine chacun de nous, sans exception, pour l’éternité. C’est cette perception de la Loi de Vie originelle, qui ne s’ancre pas dans les cœurs endurcis, qui croient dans un Dieu vaniteux désireux d’être aimé à tout prix, alors que nous sommes face à Celui qui ne peut agir en nous et pour nous uniquement parce que nous l’aimons plus que tout.

La vie païenne ignorée

En réalité, le véritable enjeu de notre monde matérialiste réside dans notre penchant pour les possessions tangibles qui, bien qu’attrayantes, n’émettent aucune énergie vitale. Ces objets inanimés, loin de nous offrir des ondes positives, siphonnent notre énergie à travers leur création, leur entretien et l’angoisse de les abîmer ou de les perdre. Nous perdons notre temps lorsque nous investissons notre énergie dans des choses qui, qu’on les désire ou qu’on redoute de les perdre, ne peuvent générer les émotions positives dont nous avons besoin pour nous épanouir. C’est ainsi que les gens se livrent à des combats acharnés pour des biens matériels, se volent, s’entretuent, et se plongent dans un stress constant, dépensant leur énergie à chérir ces trésors inanimés qui nous éloignent des véritables richesses célestes et, en fin de compte, de l’essentiel. Le véritable fléau réside probablement dans l’argent liquide, cette illusion de valeur qui, en réalité, n’en a aucune, mais qui parvient néanmoins à acquérir l’énergie authentique des individus. Certaines personnes n’hésitent pas à prêcher le détachement des possessions matérielles tout en s’y accrochant fermement, comme ceux qui régissent notre monde, avides d’accumuler sans jamais consentir à abandonner quoi que ce soit. Ils continuent de s’enrichir, utilisant leur richesse illusoire pour acquérir de véritables trésors : des terres agricoles et des ressources essentielles à la survie humaine. Il est illusoire de faire confiance à ces individus, car leur système et leur mode de vie sont profondément corrompus et inéquitables. Nous devons nous affranchir de ces individus qui aspirent à tout posséder, en cultivant notre propre indépendance de pensée et d’esprit. C’est justement à cet endroit que se trouve la véritable émancipation, car dès que nous cessons de désirer les richesses futiles et évanescentes de ce monde matérialiste, nous devenons insoumis et libres du contrôle de ceux qui en sont prisonniers. C’est ici que réside la compréhension de la liberté et de la paix offertes par l’Esprit du Dieu Vivant. Je pense qu’il est essentiel pour chacun de se libérer de cette emprise en adoptant un mode de vie commun, où ceux qui soutiennent les autres ne se retrouvent pas englués dans la richesse matérielle et le luxe, tout en évitant la misère ou le dénuement total. L’essentiel réside en réalité dans la compréhension des véritables priorités de chaque chose et de l’importance que l’on accorde à la vraie richesse, celle qui n’est pas d’ordre matérielle. 

C’est de cette manière que la confiance se construit et que la véritable justice se manifeste, car il est illusoire d’exiger des autres ce que nous ne sommes pas prêts à appliquer nous-mêmes, agir ainsi n’est pas être juste, et l’absence de justice nous éloigne de la représentation divine que nous prétendons incarner. La richesse la plus précieuse provient de ce que Dieu nous offre sur le plan spirituel, bien au-delà du matériel, qui n’apparaît qu’ultérieurement. La dimension matérielle sert à enrichir notre spiritualité, laquelle, à son tour, trouve ainsi sa place sur Terre. Voilà comment s’articule le cycle : la matérialité se nourrit de la spiritualité, qui elle-même est alimentée par le ciel, engendrant ainsi le véritable cycle de la Vie, ciel et terre et donc esprit et matière. Un véritable serviteur de Dieu est celui qui met sa vie au service des autres, sans chercher à tirer profit de leur croyance pour des intérêts égoïstes. Posséder des biens matériels n’est pas en soi un mal, tant que l’on aspire à ce que chacun puisse en bénéficier également. Avoir un abri et de quoi se nourrir est un droit fondamental que tous devraient pouvoir revendiquer, et non un luxe comme certains espéreraient nous le donner à croire, en nous incitant à penser que ceux qui vivent sans toit le méritent.

Cependant, dans ce monde actuel, tout semble décalé, renversé par rapport à l’ordre naturel : on clame vouloir servir Dieu tout en abusant de la vie par égoïsme. On se proclame enfant de Dieu, voire un dieu, mais on inflige la mort en prétendant défendre la vie. Cela n’a rien de normal. C’est ainsi qu’on profane le Nom de Dieu, privant d’espérance et d’amour ceux qui aspirent à croire. Il est difficile d’exiger des autres ce que nous ne sommes pas nous-mêmes. Ce qui m’accable profondément, c’est quand je discute de Dieu et que j’appréhende la réaction de ceux qui m’écoutent. Ce n’est pas que je doute de mon Dieu, Il est Vivant et bien là, mais j’ai peur que leurs réponses ne les entraînent sur un chemin périlleux. C’est ce qui me rend le plus triste, car parler de Dieu a pour but d’orienter les âmes vers Celui qui les sauve. Pourtant, dans un monde où la foi authentique est si rare à cause du Mensonge et où les conversions sont souvent incomplètes car imparfaites, cela peut parfois les faire tomber. On s’unit autour de nos croyances communes, on partage des liens de classe, de nationalité et de patriotisme, tout en se revendiquant comme croyants, qu’on soit Chrétien, Juif ou d’une autre foi. Pourtant, cet amour pour notre prochain s’évapore dès qu’il diffère de nous, la pitié semble faire défaut face à la misère, aux conflits et aux injustices vécues par autrui. Trop souvent, nous cherchons des justifications et des excuses face aux injustices que subissent les autres, tout en nous affirmant croyants, et c’est ici que le bât blesse. Je suis impatiente de constater un véritable tournant, un éveil collectif qui démontrera clairement que Dieu est la solution authentique lorsque notre regard est sincèrement dirigé vers Lui, plutôt que vers une version superficielle de sa nature, car Il est le remède exclusif à nos souffrances, révélant ainsi la véritable nature de l’amour, celui qui incarne la substance, l’essence et la véritable nourriture de l’âme égarée car aveugle et sourde.

On prête souvent aux païens l’idée qu’ils rejettent l’existence d’un Dieu Unique parce qu’ils ne le connaitraient pas ou encore qu’ils ne prient pas ou prient plusieurs dieux à la fois, alors qu’en réalité, le véritable enjeu du païen réside dans le fait que sa prière n’est qu’une litanie de mots, dénuée d’actions et de sincérité. On fait des prières sans jamais traduire nos paroles en actions, déformant ainsi la réalité de nos discours, nous ne les vivons pas et ne leur donnons pas l’élan nécessaire pour atteindre celui qui nous entend. Nous prononçons des mots sans leur insuffler la profondeur qui leur donne vie. Car sans l’émotion et la passion du sentiment, les mots n’atteignent pas le Dieu Vivant, c’est le véritable appel, le cri du cœur qui résonne à Ses oreilles, et cet appel est l’expression de l’esprit. Il apparaît d’abord comme un gémissement émanant de ceux qui ont déjà engagé un profond parcours à la recherche de justice et de vérité. Ce cri intérieur est l’expression de l’âme qui appelle Dieu avec une profonde authenticité, une sincérité touchante et un amour inébranlable, témoignage de la foi de celui qui croit sans aucun doute et qui voit enfin parce qu’il a cru même dans l’aveuglement et l’exil.

En réfléchissant à la Loi de Dieu, je ne peux m’empêcher de constater qu’il existe encore de nombreuses âmes qui semblent distantes de sa compréhension. Il est essentiel de réaliser que, dans notre existence matérielle, nous sommes séparés de notre véritable essence et de l’Esprit qui nous soutient. Je pense que les sentiments que nous éprouvons, souvent associés à notre côté masculin et féminin, sont parfois difficiles à saisir. Combien d’entre nous réalisent que cette dualité provient en réalité de notre moitié authentique, perdue quelque part dans le monde, mais dont nous restons ignorants tant que nous ne cherchons pas à nous rapprocher de Dieu ? Il est si difficile de saisir qu’une étoile se divise en deux moitiés, unies par la grâce divine, et que, au fond, cette étoile représente l’héritage céleste que le ciel nous réserve. Au commencement, les eaux sont unies en une seule masse, puis se divisent, nous rappelant que l’homme précède la femme, marquant ainsi le début d’une histoire à vivre pour espérer se rassembler à nouveau. Dieu rassemble ceux qui s’aiment, c’est la loi fondamentale, celle qui nous rappelle que, peu importe les circonstances, l’exemple de ce que nous recevons du ciel doit être reflété dans notre réalité matérielle. Les archétypes se multiplient, et le véritable parcours de réunification découle uniquement de l’expérience que nous accumulerons au fil de l’évolution de notre propre chemin. Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours ressenti que je serais destinée à une histoire d’amour majestueuse, une de celles qui transcendent le temps et les limites de notre monde. Cette conviction m’a accompagnée depuis ma naissance, mais j’ai dû parcourir un long chemin de découvertes avant de toucher du doigt la vérité de cette aspiration. Si je suis venue au monde de cette manière, c’est que, au fond de moi, mon essence connaissait déjà cette vérité, ce sentiment était déjà ancré en moi, et ce n’est qu’en feuilletant la Bible quarante ans plus tard que je découvrirais le sens de cette réflexion. L’amour est notre seul phare dans notre parcours personnel, un récit façonné par la présence divine, il ne s’agit pas d’une simple élévation de l’amour-propre ou de son « alter ego », mais d’un amour universel, qui ne se mesure ni aux richesses matérielles ni aux plaisirs éphémères, et qui, au contraire, doit transcender ces préjugés. L’amour est à la fois une matière invisible et une essence, il ne se jauge pas à la surface des choses, mais à la profondeur des sentiments. Il transcende notre logique, car aimer, c’est agir sans se soucier d’explications, sans chercher à cerner le pourquoi du comment. Tout cela est inscrit dans le divin, et la Parole de Dieu demeure constante, indifférente à notre nature terrestre. C’est notre capacité à exprimer un amour inconditionnel qui atteste de notre réalisation spirituelle, nous rappelant que c’est ici que réside le Fils chéri et la bien-aimée, traçant ainsi ce parcours spirituel qui façonne notre essence intérieure. C’est ce souffle sacré qui doit dominer notre nature physique, mais surtout, il doit s’épanouir et croître, après avoir lutté contre ses instincts corporels. Malgré les douleurs que la chair engendre, il est essentiel d’apprendre à pardonner et à aimer cette part de nous-mêmes, malgré ses imperfections, pour abattre le mur de la haine. Si nous croyons que seul l’homme ou seulement la femme peut toucher les cieux, nous n’avons pas saisi que la véritable mission de chacun d’entre nous est de s’élever vers le ciel pour ensuite rassembler ce qui reste encore séparé. L’homme et la femme de la Terre ont déjà leurs reflets unis dans les cieux et c’est leur parcours terrestre qui leur ouvrira les portes du ciel.

On affirme que le Fils de Dieu est venu, non seulement avec l’eau, mais également avec le sang, l’Esprit étant le témoin de cette vérité. Ainsi, l’Esprit de Dieu atteste de l’identité et de la nature de son Fils, dans le Christ qui accueille homme et femme, révélant que ceux qui purifient leur conscience par l’eau sacrée et accueillent l’Esprit Saint se voient reconnaître comme enfants de Dieu, car Dieu se porte garant pour eux mais faut-il encore se confier en Lui plutôt qu’en l’homme. Cela évoque ainsi le commencement de la Création où les eaux furent séparées afin de voir émerger une terre des eaux d’en bas qui recevra l’Esprit du Vivant de façon éphémère, et cela nous rappelle aussi le déluge, où les eaux confondues nous aident à discerner ce qui appartient à Dieu et ce qui, en revanche, est lié à la chair et à la matérialité mais qui, une fois rassemblées nous permettent un choix. Ensuite, il y a le sang, symbole de la vie, évoquant Ève, la mère de tous les vivants, que Moïse utilisera pour vivifier le peuple de Dieu. Cette réflexion nous renvoie inévitablement à l’effusion de l’esprit, qui d’abord nous instruit sur la Loi et nous place sous celle-ci, c’est la première alliance et la première mère, nous permettant ensuite, grâce à la conscience de notre distanciation avec l’Esprit du Vivant, de progresser vers un rapprochement avec Lui afin d’atteindre la mère nouvelle qui libère. On se souvient donc que l’eau a un rôle purificateur, soulignant qu’une conscience assainie est la clé pour accueillir la paix de Dieu dans la postérité qu’il nous promet, illustrant ainsi l’importance d’un parcours individuel mais également constant pour chacun d’entre nous. Penser que les autres doivent se purifier pour que nous le soyons également constitue une erreur de jugement, l’objectif n’est pas de regarder les autres être sauvés, mais de s’assurer que chacun puisse l’être, affirmant ainsi que le changement concerne tout le monde, et pas seulement un petit groupe qui nous représenterait même si celui-ci nous indique le chemin. La foi authentique réside dans la conviction que, même si la transformation personnelle paraît hors de portée, pour Dieu, rien n’est impossible, et c’est dans cette certitude que se trouve l’accomplissement de notre véritable croyance. Cela souligne que lorsque nous n’avons plus besoin d’être guidés par nos semblables, c’est une véritable affirmation que nous accueillons personnellement les promesses divines qui agissent directement en nous-mêmes.

On perçoit ainsi l’histoire des ossements desséchés dans le désert, formant ce corps d’Adam dont la vie a été ôtée, mais qui la retrouvera grâce à l’esprit de vie que Dieu insufflera à ces restes en ramenant l’épouse qu’Il a préparé vers l’époux. Ces ossements desséchés nous évoquent également les ossements de Joseph que Moïse a fait sortir d’Égypte pour les conduire dans le désert lors de l’Exode, les guidant vers les sources d’eau vive qui rappellent Méribah. Cet endroit de contestation et d’amertume, où s’élèvent soixante-dix palmiers et jaillissent douze sources d’eau, évoque les soixante-dix anciens et les soixante-dix disciples de Jésus, chargés d’apporter la paix dans les maisons accueillant un enfant de paix, tandis que les douze sources rappellent les douze tribus qui composent le territoire d’Israël. Ce peuple, descendant de Jacob à qui Dieu a promis que sa lignée serait nommée Israël, nous rappelle que cette nation symbolise ceux qui doivent hériter de la terre promise au Fils de Dieu, dès que ceux qui forment le corps du Fils incarnent le témoignage authentique et sincère que le Dieu d’Israël a établi. C’est précisément cela qui caractérise le véritable peuple d’Israël, qui définit le corps de Jacob restauré par Élie par le biais de ses fils, réunissant ainsi le cœur des fils et le cœur des pères, permettant ainsi l’émergence du Fils de l’homme. Cette maison d’Israël, édifiée par Léa et Rachel, rappelle à chacun d’entre nous l’obligation de refléter à travers nos actions le témoignage que Dieu a offert à ses enfants. Sans cela, nous restons prisonniers d’une illusion où nous croyons être des enfants de Dieu, car c’est uniquement à travers une action authentique, qui traduit notre foi en la Parole de Dieu, véritable témoignage des œuvres de la foi, que nous pouvons professer la vérité avec courage et humilité, par amour pour ce qu’elle représente. Il ne faut pas mélanger la « profession de la foi » avec une affiliation religieuse, car nous ne sommes pas engagés dans une démarche religieuse, mais plutôt dans l’application quotidienne du courage, guidée par l’amour de la vérité et de la justice. Cela nous entraîne au cœur des épreuves qui nous mettent face à la corruption, au mensonge et aux conflits inhérents à notre société, nous incitant à lutter contre le mal de mille manières. Cependant, la manière la plus essentielle consiste à dénoncer l’injustice et à refuser de céder à la corruption, nous plaçant ainsi sur la même voie que Jésus qui triomphe des tentations du diable dans le désert.

Ainsi, je ne soutiens pas que les religions soient néfastes tant qu’elles ne deviennent pas des prétextes pour négliger la pratique authentique de notre quotidien. Il est illusoire de croire que se rendre à l’église le dimanche ou faire un don à la paroisse suffit à nous exonérer de l’importance des actes de bonté que nous devons véritablement pratiquer. C’est précisément cela que nous révèle la Parole de Dieu, ainsi que ce type d’actions hypocrites qui sont mises en lumière dans les Écritures. Il serait erroné de penser que les Pharisiens d’autrefois symbolisent ceux qui se désignent aujourd’hui comme tels, car le Pharisien d’hier est devenu l’enseignant d’aujourd’hui, que ce soit un pasteur, un prêtre ou tout autre individu, peu importe sa religion, qui se prétend transmettre la parole de Dieu.

Le cycle de la vie

Je réfléchis au cycle de la vie, en constatant que ce monde a façonné l’illusion que la matière pouvait se suffire à elle-même, prétendant que le cycle de la vie se limitait à la matière, en concevant le ciel et la terre uniquement sous un prisme matériel, ignorant totalement les influences célestes en faussant leur véritable sens. Il arrive fréquemment que nous agissions en fonction de cette même idée dans ce monde matériel, croyant que nous pouvons nous suffire à nous-mêmes en raison des désillusions engendrées par notre environnement religieux qui serait le représentant global du monde spirituel, ce qui nous entraîne sans relâche vers la désunion du céleste mais aussi de ce qui est matière. Nous nous séparons d’abord de la spiritualité divine, puis de la nature, et entre hommes et femmes, entre familles, entre amis, entre pairs, entre croyances, ou encore entre catégories sociales à cause du désamour dû à ce manque constant de la spiritualité véritable. À force de s’imprégner de fausses valeurs opposées et de ces idéaux matérialistes qui nous dissocient et nous font perdre de vue les véritables trésors spirituels, nous nous éloignons inlassablement les uns des autres, manquant d’amour pour tout ce qui nourrit vraiment la vie, étant obnubilés uniquement par des biens matériels qui croit-on nous servent de compensateur. Ainsi, nous nous détachons de l’essentiel, cette essence céleste qui est pourtant cruciale pour découvrir et saisir le sens profond de la vie, le pourquoi de notre existence, ainsi que la nature de Dieu, du Christ et de l’Esprit Vivant. Nous nous illusionnons d’être en vie alors que notre esprit est en sommeil ou pire dans une mort spirituelle. Les religions se fragmentent, chacune prétendant détenir la vérité divine plus que les autres, ignorant qu’elles appartiennent toutes à un même ensemble, celui qui devrait nous préparer à accueillir l’Esprit promis et non à se prétendre détentrice d’un pouvoir qui n’appartient qu’à Dieu et non aux hommes. Cependant, l’orgueil, alimenté par l’ignorance née de l’absence d’humilité, sape cette possibilité. Il serait erroné de penser que ceux qui mènent les masses dans notre monde sont inconscients des principes ou des vérités divines, bien au contraire, ils en ont une parfaite connaissance. Pourtant, les portes leur sont closes en raison de ce qu’ils sont et de leur refus de changement, ce qui les pousse à égarer le reste du monde, en perpétuant une éducation axée sur le matériel et érodant la foi en détournant les croyances religieuses. Ils cachent la vérité de Dieu et les clés de la science divine afin de laisser portes closes à tous ceux qui veulent entrer. Tout provient de la source d’information terrestre et mondiale qui nous alimente en termes de savoirs et de connaissances. Si cette source se corrompt, nous nous retrouvons en état d’empoisonnement, accablés par nos maux et blâmant Dieu et l’Esprit du Vivant pour notre propre état. Nous avons toujours tendance à blâmer autrui pour nos propres travers, nous restons figés dans notre refus de transformation, prétendant même l’être déjà, convaincus que les Écritures s’adressent aux autres alors qu’elles révèlent notre propre vérité. Elles nous reflètent et ne concernant pas nos ancêtres mais ce que nous sommes nous-mêmes.

Depuis toujours, j’ai ressenti en moi une profonde mélancolie face à la dégradation des valeurs essentielles comme la vérité, le courage et la foi, ainsi que face à la déchéance de notre monde matériel, conséquence de notre éloignement du divin. Tandis que l’image d’une nature en déclin, m’a toujours profondément touchée, mais également brisé le cœur, me laissant avec un sentiment d’impuissance, mais aussi une colère grandissante envers ceux qui n’y prêtaient aucune attention ou si peu. Se libérer de cette colère devient un vrai défi quand on constate la dégradation plutôt que le progrès de ceux qui en sont responsables, et c’est uniquement grâce à la conscience que Dieu nous offre que nous retrouvons notre chemin et pouvons nous repentir de nos pensées néfastes et coléreuses qui nous empêchent de réfléchir aux causes des conséquences plus profondément. En réalité, je suis convaincue que ce lien inébranlable avec la nature nous aide à préserver de l’amour en nous, malgré les nombreuses déceptions qui nous entourent. Oui, je crois fermement que cet amour pour ces animaux, ces êtres vivants souvent jugés comme les plus vulnérables, qui n’ont pas la voix des humains et ne peuvent exprimer leur souffrance, est ce qui nous permet de conserver une part de bonté en nous-même et l’envie d’aider les plus faibles. Ils ont été les artisans de ma lutte contre les injustices infligées par certains hommes, tout en m’offrant, le moment opportun, la possibilité de renouer avec l’être humain, grâce au niveau d’amour qu’ils m’ont aidé à conserver pour apprendre à comprendre de nouveau ceux que j’avais choisi d’ignorer. C’est grâce à l’amour qui réside en nous que nous pouvons encore pardonner, mais aussi parce que nous sommes animés par ce désir infini de retourner à la Source de notre Vie en Dieu et de le voir agir dans le monde.

Je remarque donc que, trop souvent, nous limitons notre vision du cycle de la vie à l’aspect matériel et physique, oubliant que ce cycle s’entrelace et s’harmonise en réalité avec l’aspect céleste. Sans cette connexion, nous vivons dans une illusion de vie et d’équilibre, nous persuadant que nos actions sont justes alors qu’en réalité, ce n’est pas le cas. Essentiellement, en tant qu’hommes et femmes, nous sommes censés incarner la divine création qui façonne la terre et ses semences, permettant le retour vers Dieu selon ce que nous produisons. Tout s’harmonise ainsi dans cette réalité, entre la terre et le ciel, tout comme entre l’homme et la femme ou encore entre l’esprit et la chair, entre Dieu et l’être humain. En préservant l’équilibre primordial qui infuse l’harmonie, le cycle de vie respecté génère des énergies d’amour propices au bien-être et à la prospérité. Je suis convaincue que c’est l’une des clés essentielles de la Loi de la vie, car la vie ne se limite pas à la matière mais lorsque nous nous limitons nous-mêmes à celle-ci alors nous nous illusionnons d’être en vie. Ainsi en contemplant certaines représentations divines où tout se fusionne en une seule entité, on trompe également l’humanité en lui laissant croire qu’elle peut incarner simultanément toutes ces facettes en un seul être matériel, l’entraînant ainsi davantage vers l’illusion et l’égarement de la Vérité divine, ainsi, on commence à promouvoir des images tout en négligeant complètement leur véritable définition. Nous pensons saisir le message des anciens, tout en ayant effacé l’histoire et en anéantissant constamment les vestiges du passé, et alors même que nous sommes incapables d’écouter les sages de notre époque par ignorance de qui ils sont, notre orgueil et notre cupidité nous ayant dépassé plus que de raison.

Dans ce monde, nous sommes souvent incités à agir à l’opposé de ce qui est juste et vrai, si bien que suivre les valeurs de cette société nous entraîne inévitablement dans l’égarement et nous place sous la colère et la domination du Mensonge. Dans ce monde, on rejoue les récits bibliques sous leur aspect le plus sombre, prétendant invoquer Dieu, alors qu’en vérité, c’est une manœuvre de ceux qui cherchent à maintenir un pouvoir qu’ils savent déjà évanoui. Cependant, grâce à l’aveuglement de nombreux individus face à la vérité, ils parviennent à jouer avec les masses en leur faisant croire qu’ils sont des divinités ou qu’ils incarnent leur essence. Ils utilisent la Bible pour créer des situations qui nous amènent à penser que nous vivons des instants bibliques, et c’est justement notre foi en cela qui nous empêche de chercher la vérité ailleurs, là où elle se situe vraiment. Les circonstances actuelles m’amènent à conclure que l’on ne donne pas réellement aux individus la possibilité de choisir. Un choix authentique repose uniquement sur deux éléments que l’on maîtrise pleinement, permettant ainsi de décider en toute connaissance de cause. Or, le monde contemporain ne respecte plus cette notion de véritable choix, en nous offrant des mensonges et de fausses vérités, il est impossible de faire un choix libre et éclairé.

Je n’ai pu m’empêcher de penser à ce que le peuple juif a enduré durant la seconde guerre mondiale, une réflexion qui m’a profondément touchée. Je ne sais pas pourquoi cette pensée s’est immédiatement connectée au massacre des enfants de Bethléem, peut-être en raison de l’étoile de David que l’on imposait sur leurs vêtements. J’ai ressenti quelque chose de similaire en réfléchissant aux Cathares et aux révolutionnaires de la Révolution française, ces individus empreints de nobles intentions à qui l’on a délibérément usurpé leur combat. Chaque atrocité ignorée dans ce monde, des Vendéens à tant d’autres, me renvoie sans cesse à la nature radicalement contraire de celui-ci face au Dieu Vivant et à son Christ, nous rappelant que ce monde est fendu et divisé en deux : les faux et les vrais. Ces instants sont d’une profonde tristesse, et j’ai du mal à saisir comment on peut en arriver à de telles extrémités, consciente que de tels actes sont des sacrifices offerts à des puissances ténébreuses pour prolonger un règne inévitablement voué à disparaître. En évoquant par exemple ce massacre, connu sous le nom d’holocauste du peuple Juif, il est indéniable qu’il ne peut s’agir que d’un sacrifice au diable, en opposition à Dieu. L’objectif de certains a toujours été de bannir la vérité divine ainsi que ses porte-voix, dans le but de s’approprier leur identité et leur histoire en se faisant passer pour eux, ainsi on élimine les êtres et on prétend être eux. C’est affligeant de voir de telles actions, et je ne peux m’empêcher de penser que les humains continuent de chercher ce qui pourrait être les crimes de l’Antéchrist, se demandant quand il se manifestera, alors que de nombreux antéchrists ont déjà fait leur apparition. Pourtant, il semble que cela échappe à notre conscience contemporaine et qu’il ne sert à rien d’attendre ce qui est déjà manifeste et sous nos yeux depuis longtemps, comme si ces atrocités étaient le fruit d’autre chose que de ce principe de l’Antéchrist, ces êtres qui prétendent être ce qu’ils ne sont pas afin de discréditer la vérité divine.

Cela évoque inévitablement des événements plus récents et les réactions que j’ai observées ou entendues de nombreuses personnes, qui estiment que ceux qui ne partagent pas nos opinions ou qui sont différents ne méritent ni la vie, ni le soin, ni la liberté, ni la paix. En fin de compte, j’ai souvent l’impression que les véritables responsables sont ceux qui provoquent le mal ou qui travaille à l’inciter chez les autres, mais je dois admettre qu’une part de l’humanité se laisse hélas emporter par des pensées négatives, entraînant ainsi des actes répréhensibles de façon matérielle mais également spirituelle. Je me demande si un jour ils parviendront à changer ou à réaliser que leurs pensées sont nuisibles, fruits de ce que l’on appelle l’Adversaire. Ils défendent ainsi des valeurs ancrées dans l’idolâtrie envers des figures d’autorité ou de notoriété qui, par leur mensonge et leur orgueil, promeuvent le mal et sont prisonniers de leurs propres désirs, engendrant injustices et conflits. Il est possible que ce soient les semences pernicieuses du diable, nous rappelant qu’il sème après que le Christ ait fait de même, soulignant que l’égarement et le mensonge surviennent non pas avant, mais après que la Parole nous ait été révélée et ainsi après le premier Avènement et l’écriture du Nouveau Testament. Il est intéressant de garder en mémoire la crucifixion de Jésus, qui a eu lieu entre deux brigands, soulignant que des malfaiteurs l’ont précédé et le suivront, et qu’un seul d’entre eux connaîtra le repentir. On comprend ainsi que seul une des deux parties se repentira, tandis que les autres resteront figés dans leur état, et ce constat est indéniablement présent. Dans cet univers, il existe deux types d’êtres, et je m’interroge sur le lien potentiel entre la naissance des entités psychiques et spirituelles, mais également sur les traits distinctifs de Caïn et Abel. Il est intéressant de noter que Judas l’Iscariote peut être comparé à Caïn, sa descendance se mêlant à celle des justes, comme l’ivraie parmi le bon grain, éclairant ainsi le sens du champ du sang, tout comme Caïn a tué Abel dans un champ.

Je suis pleinement consciente qu’il existe ceux qui restent dans l’ignorance, ceux qui consentent et ceux qui contribuent, et il y a une multitude de distinctions entre toutes ces personnes même si seul le repentir nous permet d’être sauvé. Quoi qu’il en soit, cette réflexion me préoccupe, car j’aimerais vraiment voir un changement chez chacun, mais en examinant la situation, je me demande si cela est réellement réalisable. Je ressens une profonde mélancolie face aux atrocités infligées aux innocents tout au long de l’histoire de notre monde, et cela depuis toujours. Je me demande sincèrement ce que l’on peut vraiment entreprendre, non pas contre ceux qui orchestrent ces horreurs et qui sont jugés par Dieu comme il se doit, mais plutôt pour tous ceux qui, par ignorance, se laissent entraîner dans le consentement et la contribution. Il règne une ambiance négative parmi les gens ici. Je suis convaincu que la vengeance ne doit pas être notre voie, c’est même indiscutable, à l’inverse, nous devons aspirer à la justice mais je sais aussi que nous passons par les deux chemins. S’engager dans une quête vengeresse nous abaisse au niveau de ceux dont nous cherchons à nous venger, nous enfermant ainsi dans une colère qui engendre la haine, ce sentiment destructeur qui nous consume sans relâche et nous éloigne constamment de la paix intérieure et de l’amour divin qui nous libère. C’est la justice rendue qui nous apporte une véritable sérénité, nous permettant de panser nos propres blessures en offrant aux autres l’opportunité de rectifier leurs erreurs, car au fond, il nous est impossible de nous rapprocher de Dieu si nous partageons la même essence que ceux qui commettent l’injustice. Il ne s’agit pas de dire que nous pouvons tous nous rassembler sur un plan personnel, mais c’est ce sentiment de justice et de réparation possible que nous devons acquérir, car il nous aide à nous éloigner des ressentiments néfastes. C’est uniquement grâce à Dieu et à ce qu’Il est en vérité et en esprit que nous pouvons réussir à cela, car sans Sa présence, nous manquons de force dans tous les domaines mais tout cela est une question de chemin.

C’est en réfléchissant à cela que je prends conscience de l’importance de connaître Dieu, et plus particulièrement sa sagesse et sa paix. Je suis convaincu que c’est dans cette compréhension que réside la véritable liberté par cette Vérité qui nous libère. C’est d’une évidence frappante, non seulement en le sachant, mais en l’expérimentant réellement, il existe une distinction immense entre connaître la Vérité et la vivre à travers nos propres expériences et de toute façon on ne peut en réalité connaitre comme Dieu la Vérité qu’en la vivant. À cet instant, nous espérons sincèrement que chacun puisse y avoir accès, et il devient évident de comprendre pourquoi tout appartient à Dieu, qui se situe tellement au-dessus et au-delà de tout ce que nous pouvons concevoir, de tout ce que nous croyons connaître ou comprendre. Les mots ne suffisent plus à Son niveau, seul demeure le sentiment qu’Il impose et qui façonne notre être tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, avec une intensité totale et incroyable. À mes yeux, le bien et le juste, qui fondent les Lois inspirées par la bénédiction, sont l’émanation de YHWH dont l’Action suscite d’abord la paix céleste avant de l’étendre sur notre terre. Cela évoque Michel, définit comme le grand chef rappelant Melchisédech et qui abat le Dragon des cieux, rappelant Jésus, montant au ciel pour restaurer l’ordre divin, conformément à l’annonce de YHWH, qui purifie le ciel en chassant ce qui doit l’être. Tout est intrinsèquement connecté entre ces trois figures. Le mal n’est pas destiné à durer, il ne représente pas la normalité, mais plutôt une anomalie qui nous est d’abord personnel, chacun le portant en lui-même. Il ne fait pas partie intégrante de l’existence, mais se révèle comme une erreur à corriger plutôt qu’à maintenir. C’est en rectifiant ce qu’il a déformé en nous, que l’on ouvre la voie à une véritable évolution, c’est ainsi que nous apprenons à briller plus fort. On ne peut pas affirmer que le mal est un élément de l’équilibre de la vie, il n’est qu’une étape à franchir pour acquérir les connaissances nécessaires à une guérison complète et durable, il sert à trouver des solutions de surpassement et de renforcement de ce qui n’est pas encore mûr, il est tel les marches de l’escabeau qui à chaque échelon franchi, nous permet d’aller plus haut et qui demeure en finalité sous nos pieds, par notre atteinte de la fondation de paix qui nous donne l’accomplissement parce que nous avons atteint le sommet.

Ainsi je me dis que notre présence ici réside dans la nécessité d’une transformation personnelle plus que collective, dans la mesure où ce monde semble être une sorte de pénitencier où chaque individu doit s’acquitter de sa propre peine, mais où l’enfermement originel concerne l’esprit plutôt que le corps charnel. C’est comme si l’origine de la naissance sous le péché originel avait enfermé l’âme dans la peau de l’humain, et dans une condition de condamnation, jusqu’à ce que sa libération se réalise par sa transformation en esprit, définissant que le passage du psychique au spirituel est indispensable et constitue le chemin. Ainsi, c’est l’âme qui doit s’affranchir en s’inspirant des pas de l’Esprit qui guide les autres esprits, ceux qui, progressivement, agissent concrètement dans ce qui fait la justice divine, favorisant ainsi l’émancipation de l’être intérieur, dans la mesure où cette libération se produit lorsque chacun, à sa manière, est prêt. Le peuple de Dieu représente en cela un modèle à suivre, illustrant à travers ses actions et ses enseignements les conséquences du péché envers Dieu, tout en mettant en lumière la récompense divine pour ceux qui s’engagent dans la quête de la libération par le repentir et la miséricorde. Jésus se présente comme le modèle par excellence à imiter pour parvenir à cet objectif, incarnant ainsi le témoignage du repentir et la voie à emprunter pour s’échapper des entraves de ce monde, en passant par la « brèche » qu’il a ouverte pour tous. Enfin on est libéré pour aider à libérer ensuite les autres, c’est le contrat qui définit l’alliance. Il est indéniable que la Bible évoque constamment des esclaves et des prisonniers à libérer, tout en prônant le repentir et la bonne conduite, nous rappelant que les humains ne créent pas leur propre notion de justice et de punition, mais reproduisent sur Terre ce qui est déjà établi dans les cieux. Ainsi tout ce que nous constatons de mauvais sur la terre est le résultat de la chute et tout ce que nous constatons de bon est le résultat de la remontée. Ici, la justice humaine est encore aveugle et échoue souvent à protéger l’innocent, en raison de la corruption qui la gangrène. On ne peut pas prétendre qu’elle fonctionne en rendant un véritable jugement, après avoir exploré ses arcanes, en l’observant consciencieusement nous comprenons que la justice se rend davantage en fonction des personnes que des vérités objectives et tout cela est déjà écrit.

Au final, cela devrait nous inciter à la réflexion, car chaque expérience est une leçon qui illustre les répercussions d’une cause spécifique. Nous devons apprendre à nous concentrer non pas sur les conséquences, mais sur les facteurs qui les façonnent. Les Écritures ne se concentrent pas sur autrui, mais sur notre propre être, sur ce qui nous entoure et sur ce qui entrave notre émancipation, nous maintenant ainsi captifs des principes et des puissances qui dirigent notre existence. Il est futile de s’opposer aux dominations qui régissent ce monde sans savoir exactement contre quoi et pourquoi nous luttons, l’essentiel est de saisir nos erreurs pour pouvoir s’en affranchir pour surpasser ce qui est du monde. C’est à ce moment-là que nous partageons avec les autres nos découvertes, en détaillant pourquoi il est crucial d’effectuer notre propre introspection, car celle-ci nous aide à saisir notre place ici et à guider les autres vers cette compréhension. Pour nous affranchir, il est essentiel de nous tourner vers Celui qui nous accorde la liberté, ainsi, nous choisissons de servir un Principe plutôt qu’un autre, et c’est ce choix unique qui se pose devant nous. Deux voies s’offrent à nous : la première nous mène vers la liberté, tandis que la seconde nous berce d’illusions, nous laissant enchaînés à jamais. Ainsi, ceux qui tentent de nous déresponsabiliser face à notre propre impact sur le monde aspirent en vérité à nous maintenir enchaînés. Il ne s’agit pas toujours d’une démarche intentionnelle et malveillante, mais le chemin vers le désastre est souvent jalonné de ces pierres inertes qui, par méconnaissance de la vérité, s’obstinent à demeurer mortes plutôt que vivantes. Car c’est uniquement à travers un authentique repentir que nous parvenons à générer l’énergie essentielle et puissante de l’amour, nous incitant à participer activement à la libération d’autrui, tout en nous permettant d’endosser les vêtements de justice, que seul l’Esprit Saint peut nous offrir de porter.

Les deux faces

En y réfléchissant, il est évident que les individus plongés dans un matérialisme excessif et un luxe sans limite ne trouvent pas le bonheur qu’ils prétendent trouver ainsi, ils vivent en réalité dans une anxiété constante. Ils craignent de perdre leur emprise, leur richesse, mais surtout leur existence physique, leur recherche incessante de l’immortalité corporelle révèle une peur omniprésente. En réalité, on observe souvent que la terreur que certains tentent d’inspirer chez autrui ne fait que masquer la leur. Lorsque l’on goûte à un bonheur authentique, les pensées de vengeance et les désirs de nuire s’estompent, laissant place à une envie irrésistible de partager cette joie, d’aider chacun à trouver la sienne. C’est pour cela que l’on aspire à éclairer le chemin qui y conduit. Lorsqu’on s’exprime selon cet état d’esprit, c’est sans arrière-pensée, nos mots visent à apporter un bénéfice collectif, non pas à blesser, mais à encourager la croissance et à offrir une véritable aide. C’est un défi récurrent et mal compris dans ce monde, ces bonnes intentions qui se voient déformées par les perceptions personnelles de chacun, on est capable de compréhension d’un sentiment qu’en sachant ce qu’il est soi-même. Il en va de même pour les gestes altruistes que nous accomplissons, souvent invisibles aux yeux de ceux qui, n’ayant jamais connu le véritable désintéressement et l’amour sans condition, doutent de la possibilité d’agir sans arrière-pensée et sans recherche d’intérêt. Nous avons le niveau de conscience de ce qu’on est et non de ce que sont les autres, entrainant en ce sens toutes les incompréhensions que nous avons les uns des autres.

Il me semble qu’au cœur de ce monde, on cherche à nous faire perdre de vue la véritable nature du « Satan », l’essence qui l’a façonné et qui a donné naissance aux conséquences de son rôle en tant que symbole du mauvais. Le véritable mal réside dans le mensonge, qui s’oppose fondamentalement à la nature de Dieu et à la vérité incarnée par le Fils dans le Christ. Tout s’articule autour de cette idée, car le discours se concentrera toujours sur Satan et son principe, souvent associés à des sacrifices, égarant ainsi ceux qui ne réalisent pas qu’un sacrifice peut également être bénéfique et ne se résume pas uniquement à la malveillance, nous rappelant que les Ecritures sont toujours interprétées en fonction de ce que nous avons dans le cœur et ainsi dans nos pensées. Cependant, les renoncements de certains ne peuvent pas être comparés à ceux des autres, car trop de personnes préfèrent sacrifier autrui pour leur propre intérêt, tandis que trop peu choisissent de se dévouer en se sacrifiant eux-mêmes pour autrui. C’est sans doute l’une des distinctions majeures entre ceux qui marchent sur le chemin divin et ceux qui s’égarent dans l’obscurité. En effet, l’univers de Satan est un royaume où règne le mensonge, façonnant chaque être et chaque chose à son image, tordant la vérité uniquement pour se présenter comme telle, nous rappelant que c’est l’orgueil de ceux qui se prennent pour Dieu qui sacrifient les autres. Ainsi, il existe la vérité que nous percevons et celle qui est véritablement, et ces deux réalités sont diamétralement opposées définissant en cela les deux faces d’un monde intermédiaire. La vérité du mal, ancrée dans un mensonge originel, entraîne ceux qui l’adoptent vers une conception erronée de ce qui est véritable, façonnant ainsi une société qui, en s’appuyant sur ce principe, se construit sur une illusion de la vérité et demeure assujetti au mensonge. Déformant les conceptions des individus, les plongeant dans le malheur et le malsain, tout en corrompant leur intégrité et leurs valeurs essentielles à travers l’altération de tout savoir et de toute connaissance authentique. On ment avec assurance, convaincu de livrer une version véridique, tout en écrasant ceux qui s’attachent à la vérité en les accusant d’être des faussaires. On croit gravir l’échelle, mais on la descend, écrasé par notre propre illusion de clarté. Nous sommes dans l’obscurité, manquant d’humilité et débordants d’orgueil, ce poison du mensonge qui obscurcit notre vision et notre écoute. C’est pourquoi ce monde échappe à l’influence divine véritable, et tout ce qui s’y rattache ne provient pas de Dieu, qui est l’Essence même de la Vérité et de l’Authenticité, définissant cette Lumière qui amène le monde à sa formation divine, à condition de bien comprendre ce que nous sommes à la base. Ainsi, peu importe nos efforts pour dénicher des vérités dans ce monde, nous réaliserons rapidement qu’elles se dérobent à nous, car chaque vérité qui émerge ici est immédiatement altérée par la manière dont ce monde la perçoit, influencée par une force qui la dépasse, et parce que cet univers, par sa nature inversée, ne peut maintenir les choses dans leur état authentique. C’est notre égarement à penser que nous possédons déjà ce que nous n’avons pas encore véritablement acquis, qui nous éloigne de la récompense et notre ignorance refoulée qui ne nous permet pas de croître en divinité.

Le principe satanique et ses adeptes ne peuvent préserver la vérité dans son intégralité, car la maintenir ainsi revient à renoncer à ce monde, à s’éveiller à une réalité lumineuse qui éclaire non seulement notre environnement, mais aussi notre propre être. Il m’est fréquemment arrivé d’observer des lèvres qui se pincent devant une vérité exprimée spontanément et sans arrière-pensée, simplement dévoilée avec une pureté désarmante, au moment précis où elle se présente. Au départ, cela m’a surprise, puis j’ai ressenti une certaine gêne pour la personne qui se sentait en cela comme éprouvée, et finalement, j’ai réalisé que chacun, au fond, semble traîner une forme de honte liée au mensonge, préférant sa dissimulation à l’authenticité, cela est ancré dans la chair. Souvent, j’ai laissé mon cœur s’exprimer sans retenue, sans réaliser que dévoiler une vérité pouvait parfois blesser dans certaines situations. Pourtant, j’ai toujours cru que partager une vérité offre l’opportunité de se corriger, de tracer le bon chemin et de se retrouver, car pour ma part, j’ai toujours articulé une vérité dans cette intention. J’ai toujours vu la vérité comme un allié plutôt qu’un adversaire, et même si parfois elle peut être difficile à entendre, ses bénéfices l’emportent largement sur ses inconvénients. En réalité, ne pas révéler la vérité m’a souvent minée plus que tout le reste, mais parfois, pour éviter de blesser, j’ai dû me retenir de parler ou encore apprendre à exprimer la vérité par une sorte de chemin détourné. Avec cette réalité en tête, je réalise que j’ai tout bonnement perdu de vue le monde dans lequel nous évoluons, un univers façonné par le mensonge, alimenté par lui et qui perdure grâce à lui. Une grande partie des gens s’en plaint, mais comme chacun finit par trouver son petit compromis avec cette tromperie, on la laisse s’installer et, au final, nous sommes engloutis par ce qu’elle représente. C’est vraiment désastreux, surtout quand je pense à tous ceux qui se présentent comme des experts portant une analyse erronée à cause d’une base d’information dès le départ faussée. Peu importe leur spécialité, leur savoir est souvent biaisé et imprécis, et une fois qu’il est partagé, il se transforme en une information toxique et empoisonnée. Le mensonge devient ainsi une pierre angulaire sur laquelle d’autres construisent leurs recherches et leurs savoirs, alimentant leur vision du monde avec une source fallacieuse, tout en se croyant dans le vrai. C’est la cause des pires conséquences, sans oublier la mémoire défaillante de chacun et leur tendance à réinventer le passé, trompant les esprits avec des mensonges, emportés par leur vanité, car il y a une grande dose d’arrogance parmi ceux qui se croient savants ici, tout en incarnant l’esprit de ce monde, convaincus d’agir à bon escient, perdant complètement de vue la frontière entre le bien et le mal entre ce qui fait la vie et ce qui fait la mort et, englués dans la mort, ils la proposent aux autres.

En réfléchissant à ce monde plongé dans l’obscurité, où l’absence de vérité empêche la lumière de toucher certains cœurs et de laisser place à un amour authentique, il m’arrive de me dire que peut-être un brin d’amour et de vérité suffirait à faire éclore quelque chose de positif. Oui, je suis convaincu qu’il ne faut pas minimiser l’impact d’un simple rayon de lumière qui s’infiltre dans ce monde, il a le pouvoir de déclencher une réaction en chaîne. En effet, lorsque tout est enveloppé dans l’obscurité, l’apparition de cette petite lumière suffit à enflammer tout ce qui l’entoure, à l’image de Jésus entrant dans le monde pour insuffler ce feu qui consume tout sur son passage, rappelant que la semence est une étincelle, qui le moment venu, enflamme celui ou celle qui lui a donné la possibilité de croître. Je suis convaincu, par le vécu, que nous ne devons pas douter, car ce monde semblait autrefois totalement désespéré, et aujourd’hui, ceux qui y habitent ont la chance, grâce à Dieu, de découvrir une réalité différente et bien présente. Je doute que ceux qui avaient l’intention de maintenir cet ordre néfaste sans scrupule aient vraiment saisi la majesté et la Puissance de Dieu. La vérité ne peut pas rester prisonnière du mensonge éternellement, et surtout, il est crucial de se rappeler que notre scepticisme est une affaire personnelle, tandis que ceux qui, au contraire, croient et mettent en pratique leur foi voient se réaliser les promesses d’œuvres. L’endormissement même s’il relève d’une mort spirituelle, n’est pas un sommeil sans fin, mais la phase essentielle afin de renaître restauré. C’est Dieu qui provoque l’éveil chez chacun de ceux qu’Il observe, souvent à leur insu, mais de manière inébranlable et assurée, lorsque le moment est enfin arrivé.

Je ne suis pas une rêveuse à proprement parlé, bien au contraire, je me perçois toujours comme une pragmatique, une visionnaire en avance sur son temps. J’ai toujours eu une passion pour la vérité, une vérité qui est indéniablement là, car pourquoi devrions-nous accepter que ce monde soit la seule réalité, tandis que tout le reste ne serait que rêve et illusion ? Je ne me reconnais pas dans cette vision. On nous fait croire que le bonheur ne se trouve que dans nos rêves, tandis que la réalité ne serait qu’un monde déchu, corrompu et néfaste. Pour ma part, je n’adhère pas à cette idée, ma nature ne s’y prête pas et tout au long de mon existence ici, ma vision a toujours été différente, parce que moi-même je l’ai toujours été. J’ai toujours su, en attendant avec patience et une conviction inébranlable, qu’il y avait quelque chose de plus élevé et non pas en dessous, mais véritablement au-dessus, et que je n’étais pas la seule à me préparer pour un événement majeur qui se manifesterait aujourd’hui, ici et maintenant, et non dans un avenir lointain. Je ne me serais jamais retiré de la lutte engagée, pour m’y préparer, si cela n’était pas le cas, malgré l’attente nécessaire à l’arrivée de cet instant durant toute mon existence présente et si je n’avais pas eu cette conviction inébranlable, qui m’a accompagnée depuis toujours, qu’un événement colossal allait survenir, nous offrant un monde juste et meilleur même si nous en ignorons la forme véritable. Je n’avais jamais ouvert la Bible, et pourtant, à ma première lecture, une compréhension m’est apparue, précédée de signes que ce monde ne peut ni voir ni créer, tant il est insensible et imperméable à ces vérités. Ce qui m’a permis de croire fermement en ce que j’observais, c’est le fait que j’y avais été préparé. Ainsi, ce monde pourrait s’efforcer de me convaincre de son unicité, mais cela ne fonctionnera pas. Mon existence repose entièrement sur cette attente, et malgré tout ce que j’ai observé depuis mes premiers pas dans cette vie, c’est cette force qui m’a guidée et m’a permis de me relever à chaque chute et de dépasser chaque épreuve. On s’efforce de submerger la vérité dans l’anonymat des foules, cette vérité qu’on tente de réprimer, de fragmenter, en empêchant l’émergence de celle-ci et son avancée d’un brise-glace. Je ne fais pas allusion à la glace de l’Antarctique, ces recherches futiles qui cherchent à égarer les âmes, mais à ce miroir qui divise les deux univers, car ce monde ne peut pas se faire passer pour la totalité de Dieu, pour ceux qui portent cette vérité en eux-mêmes.

En fin de compte, je réalise que dans ce monde, chaque fois que nous nous réveillons c’est avec l’aspiration de découvrir la vérité, c’est bien elle que nous poursuivons. Dès que nous prenons conscience des mensonges, de la corruption et de la réalité de notre existence terrestre, nous nous lançons dans la quête de solutions, et il devient finalement évident que celles-ci s’ancrent uniquement dans la vérité divine. Ainsi, nous devenons des « chercheurs de vérités », mais cette quête ne vise en fin de compte qu’à prouver que tout autour de nous est tromperie. Ce n’est qu’après avoir saisi cette réalité que nous entamons réellement le voyage vers la Vérité. Encore faut-il persévérer jusqu’au bout pour atteindre la Vérité divine. Dans ce monde méticuleusement agencé pour entraver notre quête de vérité, se cachent une multitude de manigances, de faux sentiers et de déceptions, ainsi que des astuces et des croyances trompeuses, qui tentent par tous les moyens de nous convaincre que la vérité se trouve ici ou là, dans le but de nous freiner dans notre progression. La véritable libération par la Vérité ne réside pas dans le monde terrestre, elle nous échappe car ici, tout est en contradiction avec le monde céleste. En effet, notre quête de la vérité dans ce monde ne nous conduit qu’à dénicher l’origine du mensonge et à remonter le cours du fleuve à contre-courant pour découvrir la véritable Source de toutes les vérités. Il est essentiel de monter les marches, et chacune d’elles nous dévoile un mensonge à combattre, que l’on ne peut vaincre qu’armé de la foi en nos valeurs profondes qui nourrissent notre cœur, telles que l’amour de la justice, de la vérité et de la vie, définissant l’amour de Dieu. C’est la raison pour laquelle je pense que la matière n’est pas une destination ultime, mais simplement le terme de ceux qui se limitent à elle. J’ai réalisé que c’est notre obstination à vouloir transformer ce monde qui nous égarent, en ne faisant pas la distinction entre un monde et la Terre. C’est aussi une révélation, car un monde ne repose pas sur la matière, mais sur un esprit spirituel qui, par son principe, gouverne la matière. Ainsi, au lieu de chercher à changer le monde, nous devrions plutôt envisager de changer de monde. On doit transformer notre visage grâce à Celui qui ne nous cache plus sa face, car tandis que certains restent sur la face ombragée et éteinte de la lune, d’autres découvrent sur son autre face sa lumière radieuse car recouverte de ce qui l’éclaire. Cela nous évoque ce que nous sommes nous-mêmes dans la matière, la matérialité de la lune et de sa dualité, en ses deux aspects qui, lorsqu’elle est illuminée par le feu du soleil, souligne ce lien fondamental qui définit l’alliance entre la terre et l’esprit. Un monde demeure constant, car un principe est immuable, il est ce qu’il est. C’est l’évolution vers un autre principe qui nous ouvre la voie vers de nouveaux horizons. Ainsi, on ne peut pas changer de principe sans d’abord envisager et rêver d’un autre, et la découverte de cet autre principe nous ouvre les portes de son monde, qui à son tour se mue en une terre, nous offrant une nouvelle réalité à travers un ciel renouvelé. Le principe, ancré dans le ciel et d’essence spirituelle, ne se limite pas à un simple rêve, celui-ci en constitue le point de départ. Ce qui permet à ce rêve de prendre forme, c’est la foi solide, profonde et authentique que nous y investissons. Un rêve n’est pas destiné à rester infertile, mais bien à se concrétiser, grâce à la sagesse de Dieu et à toutes les bénédictions qu’Il nous accorde lorsque nous croyons en ce qu’Il est vraiment. C’est pourquoi l’art est profondément connecté à la sphère divine, et le rêve incarne l’espérance essentielle à chacun d’entre nous. Dans cette optique, il est essentiel de s’éloigner des sources trompeuses et anxiogènes qui nous entourent pour puiser dans celle qui nous guident vers la véritable essence de la Vie, en n’oubliant pas que ce qui provient de la terre revient à la terre, tandis que c’est le céleste qui nous nourrit du céleste. Il est essentiel de distinguer le support de Celui qui l’inspire et l’anime, tel est le principe fondamental du Dieu Vivant dans le Christ.

Entre la vie et la mort spirituelles

En vérité, la paix authentique ne peut émerger que d’esprits libérés de toute convoitise, incapables en ce sens de se laisser corrompre par amour de Celui qui les a engendré. C’est grâce à cette incorruptibilité que la justice est honorée en toutes circonstances, et c’est lorsque la justice définissant les valeurs de Dieu est respectée qu’une véritable paix s’installe. Ainsi, la construction de Jérusalem sur terre s’élève à partir de pierres qui incarnent sa matérialité, reflet de son essence céleste. C’est à travers l’histoire d’Abraham que cette réalité se révèle, car dès ses fondations, Jérusalem témoigne de la promesse faite à la descendance de la femme qui triomphera du serpent, nous rappelant que cette postérité est le fruit de la Jérusalem céleste. Melchisédech, roi de Salem, est en ce sens le véritable architecte de la paix, rappelant qu’il établit les fondations de la réconciliation avec l’Esprit du Dieu Vivant en offrant à Abraham du pain et du vin tout en le bénissant au Nom du Dieu Très-Haut. Ainsi débute la construction, marquée par le chemin d’Abraham : d’une part, avec Agar, il jette les bases de Jérusalem sur la pierre, et de l’autre, avec Sara, il suit le précepte des fondations de la Jérusalem céleste, révélant ce qui permettra en Jérusalem d’atteindre l’harmonie entre les constructions des deux dimensions, le matériel et le spirituel. Cela nous révèle que, en fin de compte, tout a été orchestré à l’avance selon la volonté et la prescience de Dieu car l’histoire divine se répète afin de permettre à chacun, peu importe l’époque dans laquelle il se situe, de bénéficier de la promesse. Cela évoque également ce qui caractérise la bénédiction et la malédiction présentes sur les deux montagnes opposées, qui sont séparées par une vallée, symbole des deux dimensions distinctes délimitées par une mer. C’est depuis cette vallée que nous nous dirigeons soit vers la bénédiction, soit vers la malédiction. Cela éclaire la déclaration de YHWH au peuple : « j’ai placé devant vous la bénédiction et la malédiction, choisissez la vie », nous rappelant que vivre, c’est gravir la montagne de la bénédiction, celle qui incarne Sara, la Jérusalem et la femme libre qui donne naissance à la liberté de ses enfants, plutôt que de demeurer aux côtés d’Agar, Jérusalem captive et l’esclave qui enfante pour la servitude. Cette déclaration s’adresse avant tout au peuple de Dieu, excluant les autres nations qui doivent se rallier peu à peu à l’Esprit du Vivant en apprenant à le connaitre grâce à son peuple, et souligne que ceux qui se trouvent sur la montagne de la Loi, même sous la malédiction, sont considérés comme membres du peuple divin et engagés à son service, rappelant ainsi ce qui a été révélé à Agar au sujet d’Ismaël, qui, lui aussi, sera un grand peuple. On retrouve aussi ici l’essence de YHWH, qui pose ses pieds sur les deux sommets de cette montagne des Oliviers, se fendant en deux, symbolisant ainsi les deux témoins : ceux qui incarnent la bénédiction et ceux qui portent la malédiction, mais qui, en fin de compte, appartiennent tous au peuple de Dieu. Cela évoque en nous l’image de la lune et du soleil, ces deux astres qui président au cycle de la nuit et du jour, incarnant ainsi les réalités matérielles et célestes et leur conclusion.

Il est fréquent de méconnaître la nature de l’esprit des morts dans notre réalité, car on tend à croire qu’il incarne uniquement l’âme de ceux qui ont quitté leur corps de chair, mais dont l’esprit perdure. Néanmoins, la véritable essence de l’esprit des défunts évoquée par Dieu dans les Ecritures, se trouve dans la chute et la séparation de l’Esprit du Dieu Vivant, faisant écho à l’histoire d’Adam et Ève, qui devront faire face à la mort en raison du péché originel et de la perte de l’amitié divine, nous rappelant celui qui est mort et doit revenir à la vie. C’est à ce moment précis que se dessine l’essence des défunts ainsi que celle du monde, nous révélant que dès que nous faisons partie de la première génération, nous intégrons l’esprit des morts et, par conséquent, ce qui façonne la condamnation et dans un sens plus religieux la damnation de l’enfer. Nous avons donc perdu la connexion avec l’Esprit du Vivant et « existons » désormais selon l’esprit des morts, qui représente l’esprit de ce monde, un esprit d’erreur et de confusion. Nous allons par cela demeurer captifs de l’Égypte et de son livre des morts, nous rappelant que cette civilisation incarne une matrice sombre, soulignant que nous sommes engagés dans un principe qui a failli à cause de l’orgueil en se prenant pour Dieu. On peut ainsi identifier ce qui alimente l’orgueil et qui entraîne la déchéance de cette armée céleste, laquelle, en se prétendant encore divine malgré la chute, ouvre la voie au polythéisme et à ce qui perpétue le cycle des ténèbres et de la mort. Ainsi, avant la mort des premiers nés d’Égypte évoqué dans le livre de l’Exode, l’empire égyptien régnait sur le monde, mais dès que les premiers nés périrent, son déclin débuta, le plongeant dans les eaux de la mer Rouge, où d’autres anciennes vérités déchues se trouvent également. La plongée dans les flots et leur engloutissement nous rappelle que nous sommes mêlés à tous les autres peuples, nations, langues et foules, perdant ainsi notre emprise céleste, ce qui nous conduit à une mort spirituelle et qui rappelle le sens du déluge et de toutes les eaux qui sont en cela mélangées. C’est de cette manière que nous saisissons les influences de l’empire égyptien qui résonnent encore dans notre monde contemporain et chez ses dirigeants. Ainsi, nous comprendrons pourquoi certaines confréries s’attachent à mettre en avant le symbolisme égyptien tout en véhiculant une narration élogieuse de cet empire, nous évoquant sans cesse sa sagesse, son intelligence et sa grandeur, tout en éludant ses erreurs et sa déchéance. Nous sommes face à ceux qui se tournent vers l’esprit des défunts, accentuant ainsi la distance entre le Dieu Vivant et les êtres de ce monde qui le cherchent ardemment. Cette dynamique nous éclaire sur les luttes et conflits éternels de notre monde, où chacun aspire à s’approprier les pouvoirs divins, mais face à l’inaccessibilité de cette quête en raison de la corruption que l’on refuse de quitter, se tourne vers les esprits des morts pour rechercher une forme d’autorité et de pouvoir sur autrui. On saisira dès lors pourquoi Mamon, ce dieu de l’argent, sera également mentionné par Jésus, car il empêche ceux qui lui sont asservis d’accéder aux promesses du Dieu Vivant et d’entrer dans son Royaume.

J’ai également constaté que la religion a souvent le pouvoir de diviser sans relâche, c’est un paradoxe, car les croyants de bonne volonté ont de belles intentions, mais ils se laissent égarer par les hommes lorsqu’ils sont égarés eux-mêmes. Chaque foi, selon sa pratique, semble se percevoir comme la plus éclairée et respectueuse de Dieu toutefois, dès que l’on adopte ce jugement, on s’éloigne de la volonté du Père pour céder à celle de son ennemi. Pour ma part, je vois les religions comme une manière d’adapter la compréhension de Dieu aux particularités de chaque peuple, en tenant compte de leurs traditions, afin qu’ils prennent conscience de la véritable nature de Dieu et de l’Esprit de Vie qui l’accompagne, et qu’ils se regroupent autour de ses valeurs d’amour et de paix en recherchant, en acceptant et en professant la Vérité retrouvée. C’est de cette manière qu’émerge la véritable signification de cette Jérusalem terrestre, portant tous les représentants faisant les pierres vivantes de cette fondation de paix avec le Dieu Vivant pour tous les peuples et les religions monothéistes, qui, en se tournant vers le Dieu Vivant et son Christ, aspirent à la paix avec Lui. C’est uniquement en considérant Jérusalem comme un point géographique précis sur la carte du monde que nous risquons d’oublier sa véritable essence en tant que symbole de paix entre Dieu et l’humanité. La paix véritable ne se mesure pas à travers les lunettes matérialistes de l’humanité, mais s’épanouit dans la clairvoyance divine, présente là où nous la cherchons avec l’amour sincère que nous prétendons ressentir pour Lui. Ni Jérusalem ni Israël ne doivent être appréhendés sous un angle matériel, et c’est cette confusion qui nous distancie de Dieu et de son Esprit de Vie mais aussi de la promesse de restauration que nous attendons lorsque nous croyons en Lui.

Cependant, ceux qui se présentent ici-bas comme les porte-parole de Dieu ont choisi, bien souvent dans l’histoire, une autre voie, exploitant les divergences entre les peuples pour semer la discorde, divisant ainsi Dieu Lui-même et incitant les croyants à s’affronter, chacun croyant agir au Nom de Dieu. Dans ce monde, tout semble conçu pour s’opposer à Dieu sans que la majorité en ait pour autant la conscience, ainsi on évoque l’amour divin tout en négligeant notre prochain, on parle de Dieu tout en croyant qu’on ne le rencontrera qu’après la mort physique, transformant ainsi Dieu en une figure des défunts plutôt que des vivants. C’est ainsi que nous demeurons captifs du livre des morts, incapables d’atteindre le Livre de Vie, plongés dans notre ignorance. Tout en croyant défendre le Christ, nous en venons à promouvoir une idole, cette statue décrite dans la Révélation de Jean et illustrant comment le monde entier s’incline devant celle-ci, cela mettant en lumière notre aveuglement vis-à-vis de notre véritable condition. On se prétend familier de Dieu en feuilletant les textes sacrés, en les récitant, mais sans jamais s’y plonger véritablement afin de les vivre dans la vérité et l’esprit parce qu’on considère que ce sont les autres qui s’égarent mais jamais nous-mêmes. En réalité, nous percevons souvent Dieu comme une entité dont il faut assimiler les préceptes sans jamais les expérimenter nous-mêmes, et que cette expérience nous est inaccessible sans l’Esprit du Vivant qui nous y ouvre la voie. En effet, la connaissance de la Loi, qui incarne à la fois la condamnation et la promesse de restauration révélée par les religions aux êtres humains, nous rappelle que sans accéder à l’Esprit Saint, nous manquons de la force nécessaire pour vivre pleinement les commandements de la Vie en dépassant la tentation du désert, c’est ainsi que nous mourons dans celui-ci.  Cela nous fait comprendre que la condamnation est intimement liée à l’éloignement de l’Esprit divin, entraînant ainsi une rupture de l’amitié avec Dieu, et que seule la réconciliation avec cet Esprit peut nous libérer de cette condamnation, cependant la réconciliation véritable n’émane pas que d’une parole terrestre mais de la Parole céleste qui s’incarne en nous-mêmes, définissant le but à atteindre pour chacun.

Les religions englobent ainsi tous les éléments matériels qui ressemblent à une série de leçons que nous apprenons, permettant ensuite, par une pratique authentique avec l’Esprit, d’atteindre la réalisation concrète de ce que la théorie terrestre nous a enseigné. En parcourant les Écritures Saintes et en les récitant comme une leçon à mémoriser, en répétant des mots dont le sens profond nous échappe, car seule l’expérience nous permet d’en saisir l’essence, nous restons égarés si nous pensons que la religion représente la réalisation ultime des promesses divines. En ne se basant que sur les Ecritures et les paroles des hommes terrestres, on ne vit pas la Parole de cette manière, parce qu’on la récite sans en saisir le sens, on ne connaît pas l’Esprit tout en prêtant l’oreille aux discours des hommes, ce qui nous divise, nous empêche de nous aimer et de nous tolérer. Nous négligeons d’incarner la Parole en cultivant sa semence qui est en nous, oubliant que la sainteté se construit à travers les actions de foi que nous réalisons dans notre existence, et que la véritable foi réside dans l’invisible que nous espérons et qui repose sur l’Esprit uniquement. Ainsi, ce n’est ni dans les Écritures consignées sur du papier, ni dans les églises et autres temples de pierre que nous témoignons de notre pratique de la foi envers l’invisible. Il est difficile de saisir cette notion sans détenir cette foi précieuse, qui ne s’acquiert pas par l’apprentissage théorique mais se manifeste dans l’expérience vécue avec les valeurs d’amour qui reflètent Dieu. Sans cette foi véritable, on risque de croire connaître Dieu à travers un dogme religieux déconnecté de Sa véritable essence, en se fiant davantage à ce qui est tangible qu’à ce qui ne l’est pas, alors que la foi véritable et nécessaire pour atteindre Dieu repose sur ce qui ne se voit pas et que l’on espère en ce sens. Cela n’enlève en rien la valeur de la Bible, des autres écrits sacrés ou encore des monuments et édifices terrestres qui reflètent en tant que copies, les vérités célestes véritables, nous permettant ainsi d’être conscients non seulement de leur existence, mais aussi des promesses qu’elles recèlent, soulignant ainsi leur signification essentielle. Cependant, en tant que supports matériels et copies des réalités célestes, cela nous renvoie à Moïse, qui n’a cessé d’insister sur l’importance d’aller au-delà des apparences. Cela nous rappelle qu’il n’entrera pas lui-même dans la terre promise, mais qu’il aura la possibilité de l’apercevoir de loin, nous offrant ainsi une perspective sur le fait que cette vision à distance de la terre promise symbolise toutes ces structures et reproductions matérielles qui témoignent de ce qu’elles nous montrent de loin tout en nous rappelant qu’elles ne sont pas la terre promise ni l’objectif à atteindre pour réaliser pleinement notre accomplissement qui se trouve plus loin qu’elles.

C’est probablement cette conviction religieuse qui oublie sans s’en rendre forcément compte son rôle, qui incite les gens à croire que l’on ne peut rencontrer Dieu qu’après la mort physique, les empêchant ainsi de le connaître réellement tant qu’ils vivent dans leur corps charnel, puisqu’on les pousse à croire que c’est dans le jugement qui intervient après la mort physique uniquement, qu’ils le rencontreront. Pour autant le jugement intervient bien avant la mort du corps physique et c’est parce qu’on ne rencontre pas l’Esprit de notre vivant qu’effectivement nous comprenons que le jugement a été rendu en cela. C’est véritablement à partir de notre sortie d’Égypte, libérés du joug de l’esclavage, et après avoir traversé les eaux, que nous pénétrons dans le désert, un lieu où se déroule le jugement. C’est en choisissant de contester, de nous révolter ou de contempler notre passé dans ce désert, que nous restons figés, manquant ainsi la promesse et l’eau de la Vie qui nous ouvre à l’Esprit de Vie. Les Écritures nous enseignent que lorsque Jésus se révèle comme Fils de l’homme, représentant ainsi l’essence même de ce qui donne vie à l’homme, il affirme que le Royaume de Dieu est désormais à la portée de ceux qui composent le corps de l’homme. Lors de l’envoi des soixante-dix en mission, Jésus souligne encore que leur rôle est d’apporter la paix aux maisons où réside un enfant de paix, nous plongeant ainsi dans la dimension spirituelle de ceux qui, dans la chair, accueillent la paix que l’esprit de paix, offert par Jésus à ses disciples, leur confère. Il est donc affirmé que certains ne goûteront pas à la mort avant d’avoir été témoins de l’arrivée puissante du Royaume de Dieu, qui se manifeste à ceux qui croient dans ce qui ne se voit pas selon la chair, permettant de comprendre qu’ils reçoivent en cela, l’Esprit Saint promis pendant qu’ils sont encore dans celle-ci. C’est ici que se dessine la notion de conversion véritable, contrastant avec la conversion imparfaite qui expose l’absence de l’Esprit Saint, car Celui qui nous envoi celui-ci perçoit les vérités du cœur de chacun et décide de s’y ancrer en conséquence suite à ce qu’ils feront par l’Esprit Saint reçu. Cela nous rappelle qu’il faut demeurer dans les fondations de paix et ainsi dans Jérusalem, afin de recevoir ce que le Père promet.

 Ainsi, il devient évident que les religions, comparables à ceux qui sont guidés selon Moïse conduisant le peuple lors de l’Exode, nous rappellent notre confrontation avec ce qui symbolise le plus grand serviteur de Dieu, tout en soulignant que nous ne faisons pas partie de ceux qui seront justifiés par cela, ce qui implique que beaucoup périront dans le désert. Il est essentiel de transcender les dogmes religieux, car notre confiance ne doit pas se porter sur l’homme, mais sur Dieu, qui est Esprit. Ainsi, la religion ouvre la voie à la sanctification de Dieu sans toutefois offrir la possibilité d’être sanctifié par Lui, soulignant qu’un parcours s’impose, avec des étapes à franchir, où la reconnaissance de son état intermédiaire doit se faire avec humilité. La phase qui suit l’étape intermédiaire doit elle-même reconnaître l’importance de celle qui la précède, mais aussi lui rappeler son essence, à l’image de Jésus s’adressant aux anciens et aux sacrificateurs, leur reprochant de vouloir s’approprier le troupeau et la dîme qui revient à Dieu. On se rappelle alors que Moïse est reconnu comme le serviteur qui a fait preuve de loyauté au sein de la maison, mais cette maison appartient à Celui qui l’a façonnée et est destinée au Fils. De cette manière, toutes les religions, en s’affirmant comme des dévoués serviteurs de Dieu, ne peuvent revendiquer le rôle des réalités célestes, se souvenant que Moïse gravira la montagne pour apercevoir ces réalités célestes afin de les reproduire pour les donner à connaitre à la matière. Ainsi, il devient évident que la maison est érigée pour accueillir la réalité céleste qui l’a inspirée et à laquelle elle appartient, soulignant ainsi la fonction de chacun dans ce processus et l’importance vitale de ne pas s’approprier la gloire qui revient à Dieu seul. « Il faut rendre à César ce qui est à César ET à Dieu ce qui est à Dieu » c’est l’erreur qui consiste à nous départir de la totalité de ce qu’exprime la Parole de Dieu, qui nous empêche de profiter de notre part à l’Arbre de Vie.

Ainsi nous devons comprendre que le péché fait de nous des esclaves de ce qu’il est, nous empêchant en ce sens d’être libre véritablement. Croire que nos addictions qui forment et portent toutes nos peurs de perdre ce que nous avons dans la matière, ces richesses et dominations terrestres représentent la véritable liberté, nous pousse à agir dans le sens contraire de ce qui fait la justice de Dieu en nous égarant dans le mensonge et l’illusion d’être vraiment libre. Seul le Fils en l’Esprit qu’il est nous émancipe de ce qui nous retient prisonnier, nous rappelant que tant que nous sommes esclaves de ce qui nous pousse à désirer les choses du monde matériel plus que ce qui est des choses célestes, nous sommes conduits dans un repos éphémère qui rappelle le repos du peuple de Dieu mais qui n’est pas celui de Dieu car le repos de Dieu ne concerne que son Fils bien-aimé. Pour le reste nous ne sommes pas dans ce qui nous affranchi éternellement. « Comme Jésus parlait ainsi, plusieurs crurent en lui. Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Ils lui répondirent : Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne ; comment dis-tu : Vous deviendrez libres ? En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison ; le fils y demeure toujours. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres ». La Parole du Fils qui libère ne provient pas des simples mortels, mais bien de l’Esprit en personne, tant que le Fils ne nous connait pas, nous restons privés de la véritable liberté. Cela nous rappelle que dans la septième église, Celui qui est « l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu » nous éclaire sur notre relation avec le Fils Unique de Dieu, Celui qui nous invite en disant « viens », tout en mettant en garde ceux qui se croient riches, vêtus et voyants mais qui, en vérité, sont tièdes et seront « vomis » de Sa bouche. Cette formulation nous rappelle que la Parole de Dieu nous communique tout à travers les prophètes et les Écritures. Pourtant, lorsque nous choisissons d’ignorer cette Parole, nous nous excluons du corps du Christ, croyant à tort que notre place y est éternelle. Cela souligne une fois de plus que ce n’est pas le serviteur le plus ancien qui reçoit l’héritage de l’éternité, mais bien le Fils et ceux qu’il libère réellement par son essence même. Ainsi, il ne s’agit pas d’appartenance à une religion, mais plutôt d’être connu de l’Esprit du Dieu Vivant à travers son Fils. En effet, tous ceux qui s’exclament « Seigneur, Seigneur » ne seront pas forcément admis dans le Royaume de Dieu, peu importe leurs actes en son Nom, car seul le fait d’être connu de l’Esprit du Fils permet d’y accéder.

Dans la suite de Moïse, nous découvrirons les éléments relatifs à Josué, descendant d’Éphraïm, fils de Joseph, ainsi que ceux concernant Caleb, issu de Juda. Ce qui sera évoqué en Jérémie illustre que ces deux bâtons, tenus par Éphraïm et Juda, fusionneront pour ne former qu’un entre les mains de l’Esprit du Dieu Vivant, c’est ainsi que l’on entre dans la conquête de la terre promise. Cette conquête n’est pas une conquête physique telle que beaucoup la conçoive, mais plutôt une victoire de l’Esprit qui conquiert la chair pour lui offrir une nouvelle existence dans la vie parce que la chair a choisi la Vie de par la foi qu’elle a eu en Celui qui la lui donne. « Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! Je ne tire pas ma gloire des hommes. Mais je sais que vous n’avez point en vous l’amour de Dieu. Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez. Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul ? Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le Père ; celui qui vous accuse, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi. Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? ». On se remémore ainsi que Jésus dit à ses disciples qu’il y a de nombreuses maisons dans la demeure de son père, et qu’après avoir préparé un espace pour chacun, il reviendra les accueillir, nous rappelant que celui qui ascensionne vers les cieux le fait pour rétablir l’ordre céleste. C’est de cette manière que nous réalisons que ce qui est rénové dans les cieux se transforme en un être spirituel qui s’incarne dans la chair pour insuffler la vie, redonnant ainsi l’existence à ceux qui étaient spirituellement éteints après avoir renoncé à leur vie pour suivre le Christ et qui ont su attendre dans la foi et la paix qu’il revienne. L’ensemble de l’histoire sainte nous dévoile comment Dieu façonne les éléments célestes pour donner naissance à notre univers physique après avoir créé son Fils, tout en nous rappelant qu’Il forme Ève, la femme tirée de l’homme, pour ensuite la lui présenter, tout comme Il façonne l’épouse de l’Agneau avant de la lui renvoyer. Ainsi, Jésus, en tant que Fils de Dieu, se retire nous laissant faire face à notre propre chemin, avec la promesse du retour par notre accomplissement personnel. Cela nous rappelle que le chemin passe par l’apprentissage à travers la souffrance et la privation d’enfant, jusqu’à ce que l’enfant revienne, rempli de la puissance que Dieu a promis de lui conférer, honorant ainsi sa promesse car Dieu est le Seul à tenir toujours ses promesses.

Cette réflexion nous conduit inévitablement à l’histoire de Joseph et Marie, en premier lieu parce que Joseph est fiancé à Marie, mais il ne la connaîtra véritablement qu’après qu’elle ait enfanté le Fils du Très-Haut, soulignant ainsi qu’elle porte en elle le germe divin avec lequel Dieu la façonne avant de l’offrir à Joseph, l’héritier des bénédictions d’Abraham, Isaac et Jacob. Cela nous fait réfléchir sur le fait que l’homme est formé avant la femme, ce qui implique qu’elle doit à son tour emprunter le même parcours qu’il a déjà réalisé. Ensuite, nous nous souvenons qu’Ephraïm est le fils de Joseph, tout comme Manassé, et que ces deux-là seront à Jacob, donc à Israël, tandis que les futurs fils de Joseph seront uniquement les siens. Cela évoque le moment où Joseph conduit Marie et le petit enfant en Egypte car ce passage permet à l’enfant de s’épanouir et d’échapper ensuite à l’esclavage en Égypte, traçant ainsi le même parcours par un chemin d’expérience. On se souvient en ce sens qu’Abraham et sa postérité doivent impérativement suivre ce même chemin pour atteindre la promesse. C’est à ce moment-là, après la sortie du principe ténébreux que représente l’Egypte, que nous constaterons l’union des deux bâtons, ceux d’Éphraïm et de Juda, pour former un seul bâton entre les mains du Dieu Vivant, YHWH, établissant ainsi Joseph, comme appartenant à la maison de David. Joseph prendra donc Marie dans sa maison suivant le chemin dicté par Dieu, obéissant en tous points à ses Paroles.

CHAPITRE IV

Les questionnements sur le monde céleste et de qui nous sommes pour le Dieu Vivant

Dans notre monde, nous sommes souvent sujets à de mauvaises interprétations et nous avons tendance à confondre les choses. En effet, tant que nous percevons les événements de manière purement terrestre, nous ne pouvons pas appréhender tout ce qui vient de Dieu. Notre compréhension véritable des choses célestes ne peut provenir que par l’Esprit Saint. Cela s’applique à toutes les sphères de la connaissance, qui sont intrinsèquement liées à la science et à la connaissance divine. Dieu nous guide à travers sa Parole, qu’elle soit écrite ou exprimée par ses prophètes, par le biais d’allégories, de paraboles, de similitudes, d’un arbre à une montagne ou une rivière. Ainsi, nous nous percevons fréquemment comme un tout homogène, c’est-à-dire fusionnant d’office notre dimension corporelle avec notre dimension spirituelle, entre autres aspects, tout en combinant les traits masculins et féminins.  J’ai plutôt le sentiment que dès que nous pénétrons le corps terrestre, nous sommes instantanément séparés du céleste à cause de la nature corrompue inhérente à la chair. Le jugement divin porté sur l’humanité repose sur cette séparation d’avec notre essence spirituelle et en l’absence de retour vers Dieu, en obéissant à ses Lois, qui sont la clé pour notre réunion avec notre corps spirituel, nous sommes alors dans ce qu’on appelle « l’anathème ». Cela rappelle que le Serpent est désigné comme celui qui se nourrit de poussière, rappelant que le corps terrestre est composé de celle-ci.

Toutefois, il ne s’agit pas seulement de cela, car une fois que nous en prenons conscience, nous réalisons que si nous sommes une femme incarnée, notre dimension spirituelle peut être masculine et inversement. Je suis d’avis que chaque homme posséderait son propre corps spirituel et chaque femme également. Les familles d’âmes se retrouvent souvent en tant que parenté, tels que frères, sœurs, pères, mères, ainsi que conjoints, ces unions étant souvent indissociables. Ainsi, lorsqu’on se réincarne dans un corps physique, certains se sentent vides sans leur moitié, leur âme sœur. Ils ne parviennent jamais à remplir le vide émotionnel qu’ils ressentent, et ce d’une seule manière, car ils sont séparés de leur véritable moitié dans la matière. Beaucoup passeront leur existence sur Terre à chercher la moitié qui leur convient, mais sans le soutien du monde spirituel, ils n’y arriveront pas. C’est de cette façon que nous découvrons l’une des raisons essentielles et les plus précieuses pour lesquelles nous devrions tous nous tourner vers Dieu. Sans l’assistance du ciel et ainsi du monde divin, nous ne réussirons pas à nous réunir avec notre famille d’âmes, étant donné que nous sommes nous-mêmes détachés de notre dimension spirituelle.

Maintenir une connexion avec Dieu nous permet d’être connecté les uns aux autres, car ce sont les êtres spirituels qui se reconnaissent et se regroupent. Si nous ne sommes qu’ancrés dans le monde matériel, nous perdons la capacité de nous souvenir de qui nous sommes et de nous identifier véritablement. Cela engendre un vide impossible à remplir et nous empêche de reconnaître notre place dans le Royaume de Dieu. Il est primordial avant tout de se rapprocher de notre « identité spirituel », que je définirai comme ce qui est de l’ « être spirituel » ou « double spirituel », pour ensuite nous rallier à notre famille d’âme, avec qui nous avons tissé des liens profonds et filiaux. Ainsi, lorsqu’un homme et une femme sont unis par de forts liens spirituels, ils sont donc des êtres spirituels. S’ils restent dans cet état d’esprit spirituel, ils se retrouveront dans diverses incarnations matérielle à travers lesquelles ils chercheront à faire des expériences. Ces expériences visent à acquérir et transmettre la connaissance aux autres, à aider l’humanité à se développer positivement mais aussi à se développer et à grandir soi-même spirituellement. C’est de cela dont il semble être question lorsqu’on évoque la mission de l’âme.

J’ai croisé une personne très singulière, en raison de ma capacité à me reconnaître en tant que femme à travers lui, qui est pourtant un homme. Je n’ai pas trouvé simplement de la chair, mais un être spirituel recouvert de celle-ci, un être que j’attendais depuis mon enfance. Ce que j’ai découvert ne peut être expliqué de manière réaliste sur le plan matériel. Ce que j’ai traversé pendant et après notre rencontre va bien au-delà des notions de normalités et de compréhensions terrestres, mais cela nous donne également la possibilité de saisir que tout, dès les premiers instants dans la chair, est planifié et écrit sans que, d’emblée et forcément, nous sachions comment. J’essaye donc par moment, d’aborder les choses d’un point de vue globale et généraliste voir même extérieur mais je crois, non je sais que je parle pour lui et moi. Car que je suis touchée au cœur dès l’instant où je m’exprime concernant cela, j’ai de nombreuses chansons qui me traversent l’esprit et je trouve en elles une histoire continue bien réelle et toute reliée en dépit du fait que ces chansons sont interprétées par différents chanteurs. C’est si évocateur et j’ai tenté durant une période prolongée de me distancier de tout cela, me disant que d’autres pourraient également le ressentir, parce que je sais que l’humilité est primordiale et indispensable, elle contre l’orgueil et nous permet en cela de garder une stabilité dans l’élévation, un équilibre qui nous maintient sur le fil.  Cependant, même si ces chansons résonnent aussi pour d’autres, je ne peux les séparer de moi, elles sont liées à de nombreux éléments de ma vie, de ce que j’ai traversé à ce que je traverse encore. Elles portent non seulement une histoire communes mais elles sont également conçues de mots vivants, de mots qui provoquent des effets physiques, il est très compliqués d’expliquer cela. Aussi, en vivant une telle expérience, je prends conscience de la nécessité de cultiver l’humilité et je crois que c’est le cas aujourd’hui même si juger de soi-même n’est pas toujours objectif, mais je peux l’observer grâce à mon propre sens de l’analyse et de mon évolution personnelle. J’ai effectivement progressé, avec l’aide de Dieu, mais je sais aussi qu’on peut toujours mieux faire si on recherche constamment la sagesse, celle qui émane du Père.

Oui, je pense sincèrement que le plus crucial est d’avoir conscience de la Source qui nous permet d’être ce que nous sommes en tant qu’êtres, car c’est à ce stade, que nous possédons le fondement même de l’humilité et de ce qui la nourrit et ne nous la fait jamais perdre. C’est quand nous avons trop confiance en nous que nous perdons cette notion, que nous commençons à être présomptueux, vaniteux, centrés uniquement sur nous-mêmes. Néanmoins, tant que nous gardons à l’esprit qui nous octroie tout, nous restons dans cette bonne pensée qui nous évite de tomber. Cela ne signifie pas que nous ne faisons jamais d’erreurs, mais nous avons quelqu’un qui nous soutiendra et nous ‘corrigera’ selon notre véritable nature et les sentiments qui nous animent sincèrement. Par conséquent, si nous faisons preuve d’humilité, nous aurons un argument solide en notre faveur, car nous sommes ouverts aux rectifications, qui agissent comme des ajustements pour parvenir à l’équilibre souhaité et saint. Quand nous sommes dépourvus d’humilité, nous cessons d’écouter les autres et perdons également la capacité d’entendre Dieu. Cela conduit fréquemment à l’égarement, mais surtout à la persistance dans cet égarement. Au fond lorsque je pense au côté spirituel de nos êtres, je me dis que ce sont là nos doubles et que c’est ainsi que ce qui est lié dans le ciel l’est aussi sur la terre dès l’instant où nous n’oublions pas Celui qui nous le permet. J’ai donc acquis la certitude que certaines âmes sont unies par un lien profond et durable, et que dans cette optique, elles partagent un ange commun et donc un esprit semblable. Il n’y a pas de doute que chaque jour qui passe renforce ma conviction, et cela devient de plus en plus manifeste. Certaines réalités sont indéniables et Dieu s’inscrit parmi elles.

A la recherche du rôle de la femme

J’ai longuement cherché afin de confirmer mes pensées sur la véritable position de la femme et son rôle dans ce monde, en dehors de celui de la pécheresse constamment mise en avant dans celui-ci. Même quand on évoque Marie, tout semble centré sur son rôle de mère de Jésus, sans aucune vraie clarté ou développement, nous contraignant à spéculer sur ce qui est plausible sans rien pouvoir réellement confirmer. Dès le départ et en fonction des messages que j’ai reçu pour moi-même, je ne pouvais faire autrement que de rechercher ce rôle féminin selon la Parole de Dieu. Alors que dans mon cœur se tenait une amertume vis-à-vis de l’homme en général, du mensonge et de l’injustice, sans vraiment savoir pourquoi elle était là, enracinée en moi, profondément ancré sans que je puisse en donner une explication, cherchant des motivations que je ne parvenais pas à trouver. C’est uniquement en recevant la révélation que j’ai compris qu’en Dieu, nous devons nécessairement vivre l’histoire déjà écrite avant d’être en mesure de rédiger la nôtre. Il est essentiel d’être la personne mentionnée dans les rouleaux du livre, car c’est de cette manière que Dieu nous identifie et nous accorde ce qu’Il nous a promis, que ce soit en faveur de ceux qui reçoivent des bénédictions ou en faveur de ceux qui obtiennent leur contraire. J’étais consciente qu’il y avait quelque chose de caché à propos de la femme, qu’elle portait une double charge et devait accomplir quelque chose d’essentiel, un point que je ne parvenais pas à saisir. Je ne parvenais pas à imposer de l’ordre dans ce chaos et cela me mettait hors de moi car je ne trouvais pas d’autres voies que celle consistant à me préserver, en empêchant tout homme d’entrer dans la zone à défendre, sauf lorsque j’avais besoin d’affection. Mais au fond, c’est toujours moi qui prenais les décisions, même quand certaines situations semblaient complexes. Je savais en profondeur que tout restait tributaire de moi, en ce qui concerne ma vie personnelle. Je ne suis pas sûr concernant le ressentiment que j’ai toujours eu envers les hommes, à l’exception de mon père, de ma famille et de mes amis, un ressentiment qui me retirait toute possible culpabilité en me voyant comme « une addition, une note à régler », était approprié, mais il est certain que ce sentiment m’a toujours accompagné. Je ne prétends, ni d’ailleurs ne suis plus en mesure de prétendre, avoir eu raison, car peu importe les excuses que l’on se trouve, ce n’est pas un bon sentiment à cultiver, toute rancœur est contraire à ce qui nous permet d’atteindre Dieu.

C’est aussi une absence de naïveté, en ce qui concerne leur intérêt premier pour la femme en général, qui me faisait perdre beaucoup de compassion à leur égard. Et puis il y a ce sentiment d’injustice qui a grandi en moi par mon constat de ceux qui gouvernent, de différentes façons, les masses afin de nourrir le péché de la première Eve, et de condamner ainsi l’humanité à la haine et au désamour, perpétuant cette première génération pécheresse car ignorante de la Vérité. Ne devrions-nous pas tous reconnaître le labeur, les sacrifices, et le temps investis par tous ceux qui ont œuvré à la renaissance de la seconde Eve ? Penser qu’il n’y a eu qu’un seul sacrifice, c’est ne pas comprendre ce qu’est le Fils de Dieu. Tous ces constats m’ont aidé également à comprendre davantage ce besoin de vérité en moi, ce désir de préserver « ma terre », ces sentiments diverses et variés profondément enracinées en moi et qui ont été un moteur pour progresser, même lorsque je ne savais pas exactement où je me dirigeais, si ce n’est vers Lui, mon Dieu. J’étais consciente dès le départ que j’avais ce parcours à faire, même aveuglée, dans l’obscurité, que je devais avancer et que, le moment opportun arrivé, tout s’éclairerait. Cette foi en un certain je-ne-sais-quoi qui m’accompagnait et me portait sans que je sois en mesure de l’expliquer a toujours habité en moi. C’est à travers tout cela, j’en ai la certitude, que je n’ai pas douté lorsque Dieu, cessant de me dissimuler sa face, s’est révélé à moi. Au fond, j’ai toujours eu cette intuition que tout était déjà écrit, tracé. J’ai toujours su qu’un livre de vie existait. Je ne savais simplement pas ce qu’il était et que tout y était consigné, ni même ce que cela signifiait réellement. Au final, c’est par les retrouvailles divines que l’on découvre le véritable sens de tout ce qu’on a pu exprimer et concevoir, mais aussi de ce qui s’écrit dans le Dieu Vivant, nous donnant le sens de ce qui est d’hier mais aussi d’aujourd’hui et encore de demain.

Tout cela, tous les sacrifices consentis par les justes et les efforts déployés par ceux qui ont cru, ne doivent pas se solder par des individus qui alimentent les masses humaines avec des philosophies nuisibles. Ceci semble illogique étant donné que cet endoctrinement pousse les humains à se perdre plus qu’il ne faut. Lorsque je constate que les manipulations génétiques produisent des êtres incapables de définir leur identité propres et qui sont désavantagés, car au lieu de les soutenir, les « institutions » délivrant le prétendu « savoir » les submergent davantage, ce monde est régi par le mensonge. Tout semble être orchestré pour le mal, on bâtit sur le mal, on maintient dans le mal, on glorifie et entretient le mal, on substitue la vérité par le mensonge, on éduque en faveur du mal, on manipule via le mal, on crée la maladie et on nourrit cette dernière à travers le mal, on force les gens à combattre pour le mal, on épuise les ressources naturelles et on déclenche les famines pour enfoncer les gens dans le mal, on laisse les criminels impunis pour encourager et prolonger le mal, on ne rend pas justice afin de favoriser le mal, rien n’est fait pour le bien depuis si longtemps et tout ceci a été orchestré pour nous donner l’illusion que les humains dans leur ensemble sont mauvais alors qu’on leur laisse à peine la possibilité de faire le bien ou même de le connaître, tout semble être fait pour éviter que les êtres ne fassent le bien. Je comprends que les défis existent pour nous permettre de révéler ce qui est vraiment dans notre cœur. Néanmoins, il est essentiel de reconnaître l’ampleur de l’effort consacré à l’entretien et à l’élaboration des manipulations mentales qui rendent difficile notre capacité à bien agir. Ignorer cela signifierait donner un avantage à ceux qui, par haine, cupidité, corruption et injustices, ont retenu la vérité de l’injustice captive à travers leurs abus, permettant ainsi au mal de persister et à la souffrance, souvent injuste, de se répandre parmi ceux qui n’ont pas la chance de se tourner vers le Père et ainsi d’exploiter quelque chose de tangible qui nous offre un progrès véritable. Pour ma part, je ne donnerai pas suite à ces élites pernicieuses qui ont consacré leur temps à étouffer l’espérance et à falsifier les paroles divines de toutes les manières possibles et imaginables pour égarer l’âme humaine plus encore qu’elle ne l’est déjà en vertu de son péché. Maintenant, grâce à Dieu, je comprends où réside la vérité et comment pourrions-nous nous définir différemment de ce qu’ils sont, si nous n’avions, comme eux, ni compassion, ni tolérance, ni empathie, ni pitié aujourd’hui ? Toutes ces émotions qui provoquent les sentiments qui nous incitent à explorer et à cerner les causes du mal qui nous mine sur le plan général et individuel, indépendamment de nos erreurs passées, forgées, pardonnées ou non, tant pour nous que pour autrui. Il est essentiel d’examiner chaque individu selon sa propre nature, car c’est de cette manière que Dieu évalue, sans tenir compte de circonstances ou de causes identiques ni de compétences similaires universelles. On ne devrait pas juger tout un chacun sans prendre en compte ce qu’ils représentent réellement, leur histoire, la situation dans laquelle ils se trouvent, leur méconnaissance du mensonge fomenté et perpétué par un conditionnement qui asservit les masses, contraintes par le pillage et l’éradication de leur indépendance, qu’elle soit en matière alimentaire ou de connaissances ancestrales nécessaires pour penser de manière autonome et réellement réfléchir sur qui nous sommes, le tout sans oublier non plus ces contraintes chimiques et médicamenteuses imposées comme guide sauveur qui mènent à l’aliénation en supprimant toute capacité de réflexion. Le jugement divin, comme le Père le souligne, se manifeste par une véritable justice de Son Fils, car il ne juge pas d’après ce qu’il en entend dire mais il juge en fonction de ce qu’il voit et ce qu’il reconnaît à travers l’engagement véritable que l’on accorde aux autres et la compréhension que l’on a grâce à l’expérience directe que l’on vit au sein du monde et en interaction avec autrui.

C’est là la mise en œuvre et l’adhésion à la véritable justice, mais également sans aucun doute la raison de l’existence parmi nous des enfants de Dieu et de la décision qu’ils ont prise à un moment donné. Le Fils en Jésus ne porte pas un jugement basé sur les erreurs ou les fautes, mais plutôt sur le désir sincère et profond de chacun, qui amène au besoin de changement et de rédemption qui découle de l’opportunité donnée, par l’acte de repentir, permettant le véritable changement de trajectoire afin de pouvoir sauver l’être de son état antérieur. Il lui donne l’occasion de découvrir la Vie par l’Esprit Saint qu’il lui tend, de passer de l’obscurité de l’être ancien à la clarté de l’être nouveau grâce à la compréhension de la Vérité qui libère l’âme et lui donne un éclairage, cette lumière porteuse de la véritable essence de vie qui permet de sortir de ce monde, simplement par la foi en la Vie qui est en Dieu. Cela est possible pour tout être et parce qu’il a choisi, selon son cœur, de se dévouer entièrement et fidèlement à tout ce qui incarne la vie, la vérité et la justice. Ainsi, l’être est sauvé par le Fils et par l’Esprit de Vérité qui offre la Vie qu’il possède. Au fond, je réalise profondément l’importance de la foi que chacun doit retrouver. Je sais aussi que tout devient possible par la grâce de Dieu. Je suis également consciente du tort qui a été causé et c’est cela qui m’a mise en colère. Cependant, aujourd’hui, ma foi en ce que Dieu peut accomplir a nettoyé ma colère car je pense que ce qui la suscite, c’est l’injustice et notre sentiment d’impuissance face à celle-ci. Néanmoins, avec Dieu, nous saisissons qu’il n’y a plus d’injustice et que tout est possible pour Lui. Ce n’est pas simplement une fois de plus un espoir, c’est une certitude indiscutable. Ainsi, nous ne cherchons plus désespérément la justice, car nous savons que grâce à Dieu, elle est présente mais c’est uniquement parce que nous savons ce qu’avant nous ignorions. Ainsi nous nous engageons plutôt à chercher des moyens pour aider un plus grand nombre d’êtres à bénéficier de la justice divine : celle qui sauve, pas celle qui punit. En fin de compte, nous ressentons une inversion naturelle progressive des choses en nous. Comprenant les principes fondamentaux de la justice divine, nous ne tentons plus de la forcer à se manifester, car nous savons qu’elle est présente. Nous sommes désormais à la recherche de « circonstances atténuantes » pour ces êtres, ou plutôt, nous cherchons à les justifier, afin de découvrir les moyens d’encourager leur désir de transformation, de les inciter à se repentir et à changer ce qu’ils sont. La véritable conversion, celle de l’esprit, mène de la mort à la vie, car pour connaitre la Lumière, celle-ci requiert ce changement.

La solution consiste à ne pas craindre la vérité apportée par la lumière, qui dévoile tout, même ce que nous souhaiterions garder pour nous, mais qui aux yeux de Dieu est impossible. Nous ne pouvons maintenir en nous la source du mal, il est essentiel que tout soit anéanti pour que, par la suite, tout puisse être réinventé de manière nouvelle. Essentiellement, c’est ainsi que le feu purifie tout en brûlant, préparant le terrain pour ce qui va pousser par la suite. En effet, on ne guérit pas de ce que l’on cache, on ne guérit pas de ce que l’on n’affronte pas. Cependant, toute chose peut être guérie dès le moment où nous avons l’opportunité de la réparer parce que nous l’acceptons même si réparer nos erreurs n’est pas à concevoir à la façon dont nous l’imaginons dans ce monde. Dieu, avec toute sa bonté infinie et sa miséricorde, nous donne cette chance. C’est véritablement inestimable, car combien de personnes se sont lamentées d’une erreur qui a entraîné des répercussions, souhaitant qu’elles aient agi différemment ou qu’elles aient eu la capacité de retourner dans le passé. Avec Dieu, c’est possible. Certes, on ne revient pas totalement sur ce qui a été fait, car il faut assumer ses erreurs pour apprendre et se développer. Cependant, on a la possibilité de rectifier vraiment, on est conscient de nos fautes, mais on a aussi l’assurance que l’on peut atténuer les conséquences en les réparant de manière efficace, l’effacement des fautes est un effacement total mais cela n’est possible qu’en retour d’un amour sincère qui est relié automatiquement à la foi. Dieu nous accorde une paix véritable de l’esprit, et c’est une valeur inestimable.

Plus je me penche sur la fonction de la femme et le procédé de recréation, plus je suis convaincu que la véritable initiative pour aujourd’hui provient de la femme. Ce que je comprends mal, c’est l’impression que cela ne fait que répéter ce qui a été construit par l’homme hier, c’est un sentiment des plus étrange. Si l’histoire de Marie qui a eu l’Esprit Saint il y a deux mille ans ce qui lui a permis de concevoir grâce à Dieu, pourquoi accueille-t-on aujourd’hui davantage la libération de la femme et pourquoi le Fils donne-t-il la vie à la femme ? Car c’est ce qui se passe actuellement. Il semble que l’événement qui se serait passé il y a deux mille ans réapparaisse aujourd’hui. Je pense sincèrement qu’il est essentiel de distinguer l’espérance de la réalité, entre le spirituel issu du rêve nourri par l’espérance et la réalité authentique qui se traduit par l’accomplissement dans l’aboutissement de toute prophétie et des souvenirs que celle-ci grave en nous-même. C’est la lumière issue du spirituel qui pénètre dans la matière, la matérialisation de cette lumière en chair, à l’image de la prophétie annoncée et qui, par la foi qu’elle suscite, s’accomplit à un moment donné dans le tangible. Mais il y a plus que cela, car c’est la Parole qui génère depuis toujours. Parce qu’en réalité, au commencement, l’homme ne sait rien. Sur quoi se fonde alors sa quête de toute connaissance ? Initialement basé sur ses propres trouvailles d’homme préhistorique, selon ce que l’histoire des hommes de ce monde en dit, l’homme a par la suite tiré de l’inspiration de divers Ecrits Saints qui l’ont guidé dans son évolution. Les Ecrits Saints ne découlant pas de la Bible uniquement mais de toutes sortes de supports utilisés depuis toujours par les hommes terrestres pour transmettre ce qu’ils avaient eux-mêmes reçus de Dieu et ainsi de la Parole divine. Au fondement de tout cela, l’homme n’est pas tant un créateur qu’un reproducteur de ce qu’il perçoit. Quel artiste humain peut dire qu’il a créé sans modèle ? Quel créateur humain n’a jamais trouvé d’inspiration dans ce qu’il a observé ou entendu dans la nature ? Combien de morceaux avons-nous qualifiés de « nouveaux » alors qu’après les avoir attentivement analysés et en modifiant simplement le tempo ou en inversant des notes, nous réalisons que ceux-ci existaient déjà en réalité ? Certains parlent ainsi de plagiat mais ils ne savent en réalité de quoi il parle car toutes les choses du monde sont toujours issues de l’Esprit du Vivant, indépendamment de l’époque ou de la civilisation. Qu’a vraiment conçu de lui-même l’homme terrestre, même quand celui-ci a créé ses propres dieux ? Il n’y a rien de spécial, il a simplement combiné un animal et un humain, mélangé un homme et une femme, distordu un animal pour le transformer en monstre ou tout simplement reproduit sa propre image en y ajoutant divers objets. En considérant cela de cette manière, je comprends que l’homme utilise la Bible pour aujourd’hui et ainsi la Parole de Dieu depuis toujours, pour s’identifier dans son histoire, son savoir et son avenir. L’homme physique n’est pas celui qui fait naître son histoire. C’est plutôt l’Esprit qui produit la Parole, et par conséquent, la Parole qui s’incarne dans la chair. Cela doit être constamment guidé par la volonté et la proclamation de l’Esprit. C’est Lui qui vient à la rencontre des êtres qu’Il connaissait déjà avant qu’ils ne soient formés dans le sein de la terre et qui leur déclare qu’Il s’exprimera par leur biais. C’est Lui qui choisit et non le contraire, c’est là la prédestination véritable, on ne nait pas, pour certains, avec ce qui est déjà dans nos cœurs par pur hasard. Tout a déjà été réalisé, toutes les voies ont été empruntées par l’Esprit du Vivant. Il n’y a rien de neuf même l’apparente nouveauté de certains individus qui croient agir de manière innovante, comme cela est souvent le cas de ceux qui prétendent diriger le monde terrestre, n’est rien d’autre qu’une réitération de ce qui a déjà eu lieu.

En réfléchissant au terme de l’Évangile, je réalise qu’il évoque Eve, ce qui suggère que l’Évangélisation touche fondamentalement à la femme. On rapporte que ce mot découle de la rédaction de la bonne nouvelle, mais il représente également la version grecque du terme « bonne nouvelle », qui se traduit par « Évangile ». Je réalise ainsi que la femme peut être perçue comme la bonne nouvelle, révélant ainsi le véritable sens de la Vie qui façonne cette annonce réjouissante, cette existence renouvelée ou ressuscitée qui rappelle qu’Eve est la « mère de tous les vivants ». Cela me donne l’impression que, bien que l’Evangile soit transmis à travers les hommes au préalable, il engendre en réalité la femme nouvelle, car malgré les discours sur une église matérielle et pierreuse, c’est bien la femme qui incarne cette essence. Il m’est difficile de dire si je suis la seule dans cette situation, à savoir ce que je sais mais depuis toujours, des pensées concernant ce sujet sont en moi. Même si c’est seulement aujourd’hui que je comprends enfin leur nature profonde, je m’interroge sur le nombre de femmes qui partagent ces mêmes expériences et ressentis. Je crois fermement aux véritables « pères de l’Église », mais je ressens beaucoup moins de confiance envers ceux qui prétendent représenter l’Église institutionnelle actuelle. Bien que cela ne soit pas une révélation pour moi, il est essentiel de le préciser : je ne partage pas les positions de ceux qui se réclament du Christ et de l’Église d’aujourd’hui. La foi et l’amour ne reposent pas sur des doctrines terrestres ou des interprétations humaines, mais uniquement sur la Vérité divine. Cela ne veut pas dire que je juge que tous ceux qui œuvrent au sein de l’église institutionnelle sont malveillants, je suis convaincue que beaucoup sont égarés et manipulés, rendant les gens aveugles à la vérité à cause des mensonges diffusés par ceux qui se prétendent évangélistes sans vraiment saisir la Vie qu’ils devraient partager s’ils la possédaient vraiment. Quelle est, en réalité, la signification d’être espéré comme un Noël ou un miracle, sinon le fait que la femme incarne en elle-même cette promesse de joie ? C’est tout un défi, car dans notre société, ce sujet reste souvent tabou ou est abordé de manière inappropriée. Sans les chansons reliées à la Bible qui incarnent l’essence de l’Esprit, et dans lesquels tu, mon homme, es profondément ancré, je suis convaincue que je n’aurais jamais autant progressé dans la découverte de tout ce que j’ai en moi depuis toujours. Je sais que le temps ne dépend pas de notre volonté, il est entre les mains de Dieu et non des nôtres, et nous ne pouvons ni anticiper les moments propices ni connaître la durée nécessaire à la réalisation de nos objectifs par l’atteindre de notre propre accomplissement. Avec Dieu, le Père, tout est en harmonie, tandis qu’ici-bas, nous sommes souvent en décalage et en désordre, même nos meilleures intentions peuvent manquer de justesse. Ce qui est vraiment accompli avec précision, ce sont les actions qu’Il nous inspire et nous permet d’accomplir en Lui-même. J’ai toujours été convaincu qu’avec Lui, tout prend sens et trouve sa raison d’être. Il m’est arrivé fréquemment d’être touché par des extraits de la Bible, mais il y a des moments, bien que cela soit rare, où je ne parviens plus à les retrouver. Ces mots restent gravés dans mon esprit, impossibles à oublier, mais je ne peux pas les répéter avec précision. C’est étrange et je peine à saisir pourquoi je les ai vus ou lus sans pouvoir les retrouver, alors que ce n’est généralement pas un problème. Cependant, je suis conscient que Dieu inscrit en nous des vérités à l’avance, et de ce fait, Il manifeste sa puissance lorsque la révélation de ce qui doit être compris se dévoile enfin, me permettant de retrouver dans la Bible ou dans une mélodie ce qui éclaire tout. Cela m’évoque que, parfois, j’entends des cloches résonner au loin, comme si elles chantaient une mélodie de joie, et ces sons incessants annoncent quelque chose de précieux. Lorsque cela se produit, je consulte l’heure et je réalise qu’il n’est jamais « l’heure pile » où les cloches se manifestent vraiment dans le côté terrestre. Ainsi, je prends conscience que ces tintements ne proviennent pas d’ici.

 

Témoin 

Il est manifeste que lorsque l’Esprit commence à nous révéler la véritable compréhension des Écritures, nous entamons spontanément une recherche de notre place à travers ce que nous découvrons dans celles-ci. Nous cherchons à déterminer les liens qui nous unissent à ce texte sacré, ou du moins comment établir cette connexion. Nous aspirons à découvrir les similitudes entre nos lectures et nos expériences passées et présentes, dans l’espoir de comprendre les motifs qui nous ont menés là où nous sommes actuellement. Dès le début de ma lecture de la Bible, j’ai vite saisi, ou du moins, j’ai identifié certains éléments frappants, comme le nombre 40, qui paraissait symboliser une durée ou un laps de temps associé à un jugement, et donc, nécessairement, à une transition. Le franchissement du désert est sans doute l’élément le plus marquant, me renvoyant à l’idée que, avant de trouver la quiétude ici, dans cette maison, j’avais vécu quarante ans dans une sorte de désert. Cependant, j’ai toujours eu comme une « bonne étoile » au-dessus de moi, car mon désert à moi n’était pas entièrement le mien. C’était un lieu où résidait la prépondérance de l’injustice sur les autres ainsi que le mensonge et le manque de courage, et inévitablement, je ne parvenais pas à déceler de solutions globales que ce soit en fonction du monde tel qu’il est mais aussi en fonction de ce que sont les êtres dans celui-ci. Toutefois, j’avais des perspectives et des résolutions, sur le plan personnel, et je savais qu’il était nécessaire d’extraire des leçons de chacune de mes expériences, j’étais finalement comme dans le constat du monde désertique mais aussi de l’exploration de celui-ci. Finalement, j’ai réalisé que j’étais bel et bien dans le désert tout ce temps et selon ce que représente véritable le désert d’un point de vue spirituel. Malgré mes détours et autres errements, souvent sciemment causés par la colère de voir se produire certaines choses sous mes yeux et l’incompréhension face l’inertie de ce lieu, j’ai eu la chance de recevoir une bénédiction divine en vertu du fait que j’ai toujours eu foi dans le fait que celle-ci arriverait. C’est grâce à cette manne céleste que j’ai pu me retrouver dans cette demeure que j’ai toujours perçue comme un véritable paradis. J’étais alors âgé de quarante ans et la maison avait le numéro 40, ce qui signifie que j’avais deux quarante à mon actif.

Au fond cette maison était là pour me préparer à l’entrée dans la compréhension de ce qu’est le vrai paradis, celui qu’on atteint alors que nous sommes encore sur la terre. Elle était le point de départ, car il restait encore des étapes à franchir, comme celle de se retrouver au cœur de la tribulation finale et des dernières tentations. Ce fut le cas avec l’émergence des Gilets Jaunes et je me suis engagée dans cette tribulation avec enthousiasme. En fin de compte, je l’avais attendu toute ma vie ce combat. Je savais, sans vraiment savoir, ce qu’il impliquait, mais je l’attendais néanmoins. Je ne me doutais pas que mon intégrité serait également mise à l’épreuve, parce que pour moi, j’étais claire sur mes motivations, qui étaient autant la quête de justice que la vérité. Au fond, je n’ai pas vraiment réfléchi à tous les autres aspects, mon unique but était bien défini et pour rien au monde je n’aurais cédé, je n’avais crainte de rien ni de la corruption, ni de ceux qui façonnent les réputations, encore moins d’être tenté d’abandonner le combat pour lequel je me battais, ou de sacrifier le reste de mon existence et ma vie corporelle dans celui-ci. J’avais déjà cette conviction ancrée en moi, je me sentais forte de cela. Le simple fait de savoir que je suis contre la corruption, source de toutes injustices, me donnait une force immense. D’ailleurs, je n’arrivais pas à comprendre comment quelqu’un pourrait, en me connaissant, penser qu’il pourrait me corrompre. Cela ne pourrait provenir que de la ruse, en essayant de me toucher par compassion, pour espérer me faire plier face à la corruption. Mais dès que je reconnais la corruption, tout est scellé, j’ai été comme « programmé, initié, éduqué » à contrer la corruption par mon constat de ses conséquences sur les êtres et sur le monde mais plus que cela, c’était déjà ancré en moi.

Ma difficulté au fond n’allait pas résider dans un problème d’intégrité ou de lâcheté ou encore de recherche de notoriété mais plutôt dans ma transformation en tant que femme indépendante, qui refuse de se soumettre à quiconque et qui ne s’aligne que sur les valeurs de la justice, de la vérité et de l’indépendance, plutôt qu’avec les individus eux-mêmes. Je refusais toute compromission avec l’homme terrestre mais pas avec le céleste portant le Christ en lui. J’ai toujours eu un amour profond pour la nature et les animaux, qui sont des victimes silencieuses incapables de se défendre. Ainsi mon affection ne s’adressait pas vraiment à ce qui pouvait parler et s’exprimer, et j’avais de fait perdu cet amour pour l’être humain en lui-même. Si certaines personnes parvenaient bien évidemment à attirer ma sympathie et que je n’ai jamais pu refuser d’assistance à ceux qui en avaient besoin, il n’en reste pas moins que c’est à travers les Gilets Jaunes et ce qui a suivi que j’ai redécouvert mon empathie pour l’humanité en général, cherchant à rééquilibrer ce manque d’amour que j’avais envers elle. Je pense que c’était nécessaire, je crois également que j’avais besoin de revoir ma perception des hommes car je suis venue au monde avec une rancœur inexplicable envers eux. J’ai toujours eu cette conviction que la confiance ne pouvait leur être accordée, qu’ils manquaient d’intégrité, qu’ils n’étaient pas fidèles et, en somme, qu’ils manquaient bel et bien de sainteté. Quant à ceux qui se disaient saints et qui parlaient de Dieu, je n’ai jamais trouvé qu’ils l’étaient. Au contraire, je décelais un aspect malsain en eux. D’ailleurs, je suis venue au monde avec mes propres idées sur ce qu’ils étaient, et la vie n’a cessé de me prouver que peu d’entre eux échappaient à ces perceptions, je demandais à être plus naïve afin de laisser une chance de prouver que je pouvais me tromper mais cela n’arrivait pas, le temps finissait par me confirmer. Malgré la présence d’un père exceptionnel dans ma vie, ma perspective sur les hommes demeurait incompréhensible. J’ai également connu deux grandes romances avec des hommes remarquables pour moi et en moi-même persistait la foi d’une troisième histoire, celle d’une nature divine. J’avais conscience que j’attendais quelqu’un de spécifique à ce niveau, je savais depuis ma naissance que ce serait le cas, puisqu’il parlait à mon cœur depuis toujours.

Cela pourrait également être lié à ce sentiment d’abandon avec lequel je suis venue au monde, bien que dans cette existence je n’aie jamais été abandonnée. Ce sentiment, je l’ai toujours porté en moi… À l’image de cette perception d’un homme, d’une entité masculine présente sans que je puisse la voir, oui, je n’ai jamais ressenti que c’était quelque chose de féminin, mais c’était pour moi masculin. D’ailleurs, souvent, je constatais que je faisais « peur » aux hommes en tant que femme, sans pour autant exprimer quoi que ce soit, rien que physiquement, c’est ce que je dégageais. Il m’est arrivé de me poser cette question ou d’avoir l’impression que quelqu’un pouvait « interférer » dans ma vie amoureuse. Je ne saurais pas comment décrypter ce sentiment, mais j’ai toujours eu cet instinct que quelque chose « interférait » entre moi et certains hommes. Je n’ai jamais véritablement approfondi cette pensée, vu que cela ne rejoignait pas ma partie « réaliste » et je n’aurais pas été en mesure de trouver une explication rationnelle. Aujourd’hui, je perçois davantage cela comme une forme de protection, cependant, il est clair que je ne l’aurais pas perçu de cette manière à l’époque. Il y a tellement d’aspects que je vois sous un autre jour aujourd’hui et je sais que sans Dieu, je n’aurais pas modifié ma perspective. C’est Lui seul qui peut me donner cette confiance et pour opérer un changement, c’est uniquement ce sentiment qui peut y parvenir. Sans confiance, rien n’est réalisable, car le respect repose sur la confiance et le respect est la pierre angulaire et ainsi la base de tout. Mais, dans un monde si dépourvu de respect, je considérais qu’il n’existait aucune fondation authentique qui permettrait de s’ancrer, de se détendre, d’allouer le temps pour une véritable et sérieuse réflexion qui nous permettrait de remettre en question les choses ou nous-même afin adopter une autre vision et envisager de se transformer soi-même pour des raisons nobles et justes. Tout cela aurait été impossible sans Dieu. Sans Lui, avec la confiance et l’amour qu’Il m’inspire, je n’aurais pas pu me remettre en question. Au fond, Il incarne toutes les valeurs que j’ai cherché toute ma vie ici. C’est en Lui que se trouve tout ce en quoi je crois, mais que je n’ai trouvé que chez quelques hommes qui le portent en eux, bien que l’on ne les rencontre malheureusement pas assez souvent encore. Peut-être aussi parce que je reste méfiante vis-à-vis de ce que j’ai retenu de mes propres expériences.

Effectivement, ceux qui portent vraiment Dieu et Son Esprit sont plutôt rares ici, comparativement à tous ceux qui affirment être dans cette situation. C’est d’ailleurs ce que nous reproche à tous la Parole de Dieu écrite, sans exception mais nous avons toujours tendance à croire que cette Parole s’adresse aux autres plus qu’à nous -même. Même si nous adhérons aux valeurs de Dieu, en vivant dans ce monde, nous ne les appliquons pas nécessairement, car nous n’avons pas vraiment compris ce qu’elles sont. L’enseignement religieux, d’après ce que j’en observe de loin, s’est écarté de son essence et une âme noble n’est pas chose courante. Cela dit, cela pourrait également être une question de contexte géographique, car je suis d’avis et bien que je sois contre les généralités, que dans les pays prétendument « civilisés », nous manquons de véritables lumières du fait de notre absence d’empathie. Nous sommes trop attachés aux objets et pas assez aux individus. Les sociétés de consommation à outrance nous habituent à une fausse clarté. Les vraies lumières ne sont pas vraiment visibles ici, car bien étouffées par des mensonges et des manipulations. À cause de nos désirs ou de nos désillusions et indifférences, nous avons tendance à croire qu’elles sont rares. Cependant, peut-être qu’il y en a plus que ce que nous pensons réellement. Et puis, cette période de troubles débutée par les gilets jaunes a ravivé des « mèches » qui étaient jadis invisibles, mais qui refont surface progressivement et assurément, peut-être aussi parce que nous rouvrons nous-mêmes nos cœurs et nos yeux, ce qui nous rend capables de les percevoir désormais.

Au bout du compte, cette immersion dans la tribulation et le comportement que nous adoptons en son sein détermine la progression des événements. En réalité, je me questionne sur la place de la femme et de l’homme, car j’ai l’impression qu’ils sont tous deux imbriqués dans ce processus. Quoi qu’il en soit, je suis convaincu que la femme doit emprunter le même parcours que l’homme en matière de repentance, d’épreuves, mais aussi d’obéissance. Dès le début de mon entrée dans la lutte des Gilets Jaunes, j’ai eu l’impression que toutes les personnes que je croisais dans cette adversité semblaient envoyées vers moi, ce qui me poussait à me demander pourquoi. J’avais cette sensation d’être « spéciale » dans toutes les actions que je menais. Je me sentais soutenue, comme si le ciel m’aidait, et peut-être était-ce le cas dans certaines circonstances. On aurait dit également que le Satan cherchait à m’attirer avec ses tentations, prétendant me proposer un poste de pouvoir dans son royaume. Cela dit, ce poste ne me séduisait pas puisqu’il ne bénéficierait qu’à moi et n’aurait aucun impact sur les autres. C’était donc inacceptable pour moi. Et puis, au fond mon esprit me ramenait à la conviction que tout cela était lié à l’accomplissement de ma mission de vie. Et par la suite, comme je l’ai déjà mentionné, je me suis mise à me questionner sur l’éventuel épreuve concernant mon intégrité.

Par la suite, j’ai profondément ressenti que ma foi était mise à l’épreuve, puis mon obéissance et finalement que j’étais orienté sur le parcours de la transformation profonde et spirituelle. Je n’ai pas encore réussi à déterminer précisément quand les différentes phases ont commencé. J’ai eu des signes indéniables, et j’en ai accumulé tant entre les premiers instants où les énergies ont commencé à se manifester, que ce soit dans l’eau ou directement dans la nature, quand j’ai commencé à onduler comme une flamme incontrôlable aussi. Il y a même eu ces moments où les chansons semblaient « s’adresser » à moi avec des paroles qui avaient un impact tangible, comme de véritables « décharges d’énergie » traversant mon corps, les mots semblaient transpercer mon corps grâce aux accords musicaux. Je me rappelle également ces hélicoptères et avions multicolores qui traversaient constamment le ciel, juste au-dessus de la maison, sans oublier cet impressionnant « éclair » qui a frappé à proximité et dont la puissance n’a pu être déterminée en raison du dépassement de toute mesure… Ensuite, il y a eu cette prise de photo lors d’un rassemblement à Marseille où j’ai croisé un chanteur connu dans la lutte. Il y avait une lumière avec des formes spéciales capturée sur l’image et la manière dont elle était disposée représentait un message divin particulier. Je me souviens aussi qu’en soirée, nous nous étions retrouvés en petit comité, moins d’une poignée d’entre nous, et ce chanteur a sorti sa guitare pour interpréter sa chanson « le passage ». C’était très étrange parce que j’éprouvais le sentiment que l’on s’efforçait de me susciter une réaction, comme si certains membres du groupe étaient au courant de quelque chose que j’ignorais encore à ce moment-là. Et cette lumière vacillante qui continuait à scintiller pendant qu’il chantait… Je ressentais une énergie intense qui circulait de corps en corps et évoluait pour communiquer des messages, toujours identiques à travers différentes personnes. Il est difficile d’exprimer cette expérience car il s’agit de phénomènes qui ne relèvent pas de notre réalité terrestre et sur lesquels il est inévitablement ardu de mettre des mots. En définitive, tout cela devait me mener vers ce qui est présentement et ce qui nous propulse vers quelque chose de plus vaste encore, le parcours n’étant pas achevé. Je n’oublierai pas non plus cette force irrésistible qui m’a poussée à mentionner Marie lors d’une diffusion en direct sur laquelle j’intervenais, c’était plus fort que moi, une nécessité que je ne pouvais pas combattre. Je n’avais pas de volonté à lui résister puisque je savais que c’était quelque chose de saint qui me guidait. J’ai longtemps réfléchi à la raison qui m’avait poussé à m’exprimer de la sorte, jusqu’à ce que je réalise que c’est ainsi que l’on se déclare pour Dieu publiquement.

En fin de compte, ce parcours vise à nous guider vers une vie juste et à donner l’exemple en fonction de ce que nous sommes nous-mêmes. C’est cela qui met en valeur Dieu lorsque nous disons agir et avoir changé en son Nom. En réfléchissant à tout ceci, j’arrive à la conclusion que ce chemin et cette compréhension représentent eux-mêmes le chemin de la vie qui nous conduit à l’existence que nous devrions tous mener, sans déroger. À combien de reprises ai-je entendu des personnes me confier que cette existence ici n’est pas une vie et c’est sans doute cela le plus affligeant, mais c’est aussi tellement vrai pour beaucoup au regard de la réalité de ce monde. En effet, dans un contexte comme le nôtre, avec tant à réaliser de manière constructive, nous gâchons nos vies et notre temps à nous battre, à convoiter ce que les autres ont, à survivre pour ne pas perdre ce que nous possédons, à nous défendre contre l’injustice dont nous sommes victimes ou dont les autres sont victimes. Nous échouons souvent à accomplir ce qui est primordial, à savoir nous tourner vers le Père et suivre sa Parole. Nous demeurons obstinément dans la rébellion et la désobéissance du précepte qui favorise la vie dans une perspective positive. À cause de nos actions, nous sommes sous le poids de la malédiction et persistons dans l’erreur, manquant les bénédictions. Nous consacrons notre existence à chercher le bonheur, alors qu’il ne dépend en vérité que de notre attitude et de notre éthique, qui sont essentiellement gérées par les Lois créées par le Dieu Vivant qui nous donne par son Esprit ce qui nous permet de changer vraiment. J’ai consacré mon temps à analyser ce que les autres entreprenaient et l’impact que cela avait sur tous, ayant observé la dégradation progressive de la nature et des êtres vivants, ainsi que de leur qualité de vie. À mesure que je poursuivais ma démarche, je me suis interrogée sans relâche sur les motivations des actions des gens, qu’elles soient entreprises ou non. J’ai compris que tout cela découle de la corruption des âmes, alimentée par de mauvaises pensées et les actions qui en résultent.

C’est terrible de connaitre à l’avance les conséquences avant même qu’elles ne se manifestent, car on observe les causes émerger et se répandre parmi tous et sur tout avec une conscience éclairée. Je n’ai jamais vraiment saisi pourquoi ce monde qui se dit éclairé lui-même laissé faire, jusqu’à ce que je découvre la réalité de celui-ci et de Dieu. J’espère que la solution que je connais maintenant n’est pas destinée uniquement à quelques-uns, mais à tous, et dès maintenant, plutôt que dans plusieurs siècles. Chaque être vivant, qu’il soit humain ou animal, mérite de vivre pour s’épanouir et contribuer au bien-être général. Je ne comprends pas pourquoi certaines personnes choisissent de nuire intentionnellement à la vie, qu’elle soit humaine ou animale, pour poursuivre des profits fictifs. L’argent, le désir de pouvoir, l’avidité pour des biens matériels négligeables ou la convoitise du bonheur d’autrui au lieu de créer le leur, tout cela ne devrait pas exister. Je n’ai jamais saisi pourquoi l’on promet et ne tient pas parole, pourquoi on s’engage à accomplir un travail qu’on est incapable de faire, pourquoi fausser la vérité sur qui nous sommes alors que cela implique que l’on ne sera pas aimé pour nous-mêmes, il y a tant de choses mal gérées inutilement, pourquoi maltraiter quand on a la possibilité d’agir convenablement, pourquoi inciter les gens à vivre dans la peine, la maladie, ou le malheur quand on pourrait choisir la voie de la bienveillance et l’éviter ? Pourquoi, quand on a la capacité de faire le bien, choisit-on de faire le mal ? J’ai toujours prouvé de la joie à voir les gens heureux et de la peine à les voir malheureux, pourquoi certains semblent se réjouir de la contrariété d’autrui ? Comment peut-on fermer les yeux face à une situation injuste, ignorer délibérément et ne se soucier que de soi-même sans faire preuve de compassion, de miséricorde ou de considération pour les autres ? Pourquoi reproche-t-on à ceux qui agissent différemment, qui ne détournent pas le regard face à l’injustice et qui osent dénoncer ou intervenir, les accusant de se mêler de ce qui ne les concerne pas ? Comme si, face à la contradiction de notre lâcheté, on ne pouvait pas assumer ce que nous sommes, mais on reproche cependant à l’autre d’avoir le courage que nous n’avons pas. Il y a tellement de façons de reconnaitre ce qu’est le Fils de Dieu mais face à la lumière qui se manifeste sous nos yeux, est-on capable de l’accepter et ainsi de suivre ce qu’elle est ou préférons-nous demeurer dans les ténèbres et ce qu’ils sont vraiment pour nous-mêmes ?

Ce monde requiert de la lumière, de la bienveillance, de l’intégrité et de l’équité, il a soif d’un amour authentique et désintéressé, car dans ce monde il n’y a pas seulement ceux qui causent le mal, mais aussi ceux qui en sont les victimes et qui aspirent à voir autre chose. Nous luttons pour eux, c’est pourquoi Dieu nous observe, car nous menons le combat pour ceux qui subissent l’oppression. Nous avons simplement besoin de comprendre comment faire une réelle transformation, et c’est ce qui fait défaut dans ce monde ; tellement de personnes cherchent la solution et même si une fois trouvée, elle semble évidente, dans ce monde-ci, ce n’est pas aussi simple, à cause du mensonge et de l’égarement qui nous pousse à croire que nous connaissons Dieu alors que nous manquons de la foi essentielle pour qu’Il intervienne vraiment. C’est pour cela que lorsqu’on connait la solution, après notre retour vers le Père des esprits, il est approprié de solliciter de sa part l’opportunité de transmettre à nouveau ce savoir à tous ceux qui en ont besoin. C’est ce désir qu’Il attend que nous ayons : celui de nous repentir de ne pas avoir agi correctement par le passé, et qu’il nous offre une nouvelle chance de bien faire, qu’Il change la face du monde en nous transformant nous-même, en redonnant pouvoir à Ses élus pour qu’ils puissent illuminer ce monde avec Sa Connaissance et Sa Sagesse éternelles.

Les premiers questionnement sur l’histoire de Job et son impact sur nous-même

En entamant à nouveau la lecture de l’histoire de Job, je réalise que, loin d’être coupable, Job traverse des épreuves imposées par Dieu en réponse à la provocation du Satan qui tente de prouver que sa fidélité à Dieu est basée sur l’intérêt personnel. Il s’agit en réalité d’une bonne caractérisation de Satan, celui qui s’efforce constamment de démontrer que les êtres humains ne méritent ni l’amour de Dieu, ni sa grâce. Oui, le début de l’histoire illustre parfaitement cela, le diable s’efforce de pousser Job à blasphémer Dieu. En ce qui concerne les premières personnes qui lui rendent visite, ils essaient inutilement de trouver une erreur chez lui pour prouver que Dieu ne punit pas sans raison. En réalité, ils estiment que tout est punition à cause d’une erreur, alors qu’en l’occurrence, Job est mis à l’épreuve parce que Dieu paraît lui faire confiance, convaincu qu’il l’aime sincèrement. Peu importe les assauts du Satan, qui se présente parmi les fils de Dieu comme un accusateur qui cherche à abattre, Job ne renoncera ni à sa foi ni à sa fidélité envers Dieu. Au contraire, il manifestera le désir de comprendre pourquoi Dieu l’a mis à l’épreuve. Donc au lieu de blâmer Dieu, Job maudira le jour de sa naissance. Il s’interrogera sur lui-même, il n’accusera pas non plus Dieu d’injustices ni ne regrettera tout ce qu’il a fait de bien et de juste. Il accepte son destin sans réaliser qu’en demeurant fidèle à Dieu et en prouvant que Satan a tort de l’accuser d’aimer Dieu uniquement par intérêt, Job réussira à vaincre Satan, le mettant ainsi sous ses pieds. C’est pour cette raison qu’à la conclusion de l’histoire de Job, Dieu lui accordera le double de ce qu’il croyait avoir perdu en le rétablissant. Ce qui nous rappelle l’histoire de ce qui est dit pour le peuple de Dieu est présent ici. Isaïe mentionne également cette épreuve, lorsqu’il évoque le serviteur souffrant et humilié, mais triomphant.

On pourrait s’interroger sur ce que ses amis ont fait de mal et pourquoi à la fin Dieu les blâme de ne pas avoir dit la vérité sur Lui comme Job. Pour essayer de comprendre cela, on peut déjà examiner ce que Dieu dit. Job est restauré parce qu’il plaide pour son prochain, ce qui contraste avec ses amis qui n’ont pas prié pour lui, mais ont cherché à découvrir ses fautes. Je note également qu’un d’entre eux dit avoir maudit la demeure de l’insensé. Je pense qu’il est préférable de demander justice plutôt que de maudire qui que ce soit. C’est ce que je pense, sans toutefois prétendre avoir raison. C’est similaire au souhait de mort de quelqu’un. Pour moi, on ne peut pas souhaiter la mort de quelqu’un. Je dois encore approfondir, car pour le moment, l’histoire de Job est difficile à comprendre pour moi. Je sais que je ne la comprendrais que plus tard et qu’elle nous éclaire sur la voie et sur les raisons, mais je pense que l’essentiel est de comprendre qu’il ne faut pas hésiter à communiquer avec Dieu et à lui poser des questions. En réalité, c’est notre détermination à vouloir comprendre tout ça qui prouvera notre persévérance dans la quête de la Vérité Divine et notre aspiration sincère à nous connecter davantage avec Lui. Il vaut mieux craindre de ne pas agir et se satisfaire de ce que l’on croit savoir de Lui. Ignorer son aide serait reconnaître que nous pensons pouvoir nous en passer, et au final, cela révélerait un manque d’humilité et d’amour. Effectivement, ce trajet, notre parcours devient le reflet de ce que notre cœur désire vraiment.

En réalité, j’ai le sentiment que dès que tous les hommes sont devenus « pécheurs », la terre s’est assombrie et tous les êtres humains ont alors été frappés par la malédiction, nous rappelant ce qui est dit dans la Genèse. C’est à partir de ce moment que même ceux qui étaient sous la bénédiction ont dû prouver leur valeur. C’est dans ce contexte que chacun a été éprouvé par le Satan qui définit le principe opposé à Dieu et ce qui nous accuse devant Lui en le portant en nous-même. Dès que nous tombons sous le poids de la malédiction par notre déconnexion à Dieu et ainsi à l’Esprit lumineux, nous sommes happés par l’obscurité et donc nous nous endormons, étant donné que la lumière nous réveille et en son absence, nous dormons jusqu’à l’intervention divine et la réconciliation. Cela rappelle le moment où « le grand chef, Michel » se lève, comme écrit dans le livre de Daniel, et que certains se réveillent pour la vie éternelle, tandis que d’autres pour l’opprobre et la honte éternels. Donc, pendant notre sommeil, nous perdons la conscience de notre emplacement, l’endormissement représente cet état où l’on pense connaître l’existence, mais en vérité, on ne sait que ce qu’est la mort. Nous perdons la compréhension de la nature de la lumière parce que nous ne savons qu’inverser son essence, nous ne fonctionnons plus que sur la base inverse d’un concept alors que nous croyons comprendre les deux. Les réflexions et les actions qui suivent et que nous produisons, sont en harmonie avec l’univers dans lequel nous existons, que ce soit sans prise de conscience, ou dans l’illusion d’une conscience, là encore de ce qu’est la vie, mais également du bien suprême de la bénédiction et du mal destructeur de la malédiction. Nous ne saisissons pas véritablement la nature du monde et notre place en son sein. Cela éclaire également la raison pour laquelle la lumière pénètre dans le monde qui demeure inexistant sans elle, puisque le monde des ténèbres n’est que vacuité. L’ombre même est absente sans lumière. D’une certaine manière, la lumière qui tombe s’évanouit, se convertissant en pure obscurité. Ce n’est qu’en se reconnectant avec cette Énergie céleste, cet Esprit lumineux qu’elle peut envisager de se raviver.

Nous vivons dans un monde qui semble maudit, ne connaissant plus ou pas la bénédiction, tel est le monde actuel où l’éveil et la révélation se manifestent depuis un certain temps et où la conscience accrue en incite beaucoup à rechercher la vérité. C’est à travers l’épreuve que l’on définit la nature des âmes, car celle-ci permet à chacun de révéler ce qu’il est réellement. C’est de cette façon que parmi les individus qui se réveillent, certains défendent la justice et sollicitent la vérité, alors que d’autres ne visent qu’à « tirer profit de la situation » et à surmonter les difficultés dans leurs propres intérêts, la plupart du temps. Certains se réveillent pour la vie éternelle, d’autres pour la honte qui l’est tout autant. Ceux qui s’efforcent de vivre en défendant la justice se lancent dans une quête de vérité qui les mène à Dieu et à son Esprit de Vie, car la vie éternelle réside dans l’Esprit du Dieu Vivant. En revanche, les autres se laissent emporter par le contraire, le « satan ». Ils se réveillent pour la honte et ne pourront pas rejoindre l’Esprit de Vie. Ils ne se tourneront pas vers Lui, ils n’aimeront pas la lumière et resteront condamnés, subissant l’opprobre éternel de ceux qui vivent dans cet obscurité qui ignore la véritable lumière, faute d’amour pour ce qu’elle est.

Cela ne s’effectue pas instantanément et la lumière doit aussi réaliser son œuvre, en illuminant progressivement afin de parvenir à une véritable compréhension de l’éveil. En effet, lors d’un éveil, on peut rester endolori, certains réagissent rapidement tandis que d’autres prennent plus de temps. Nous ne pouvons pas nous considérer tous identiques, car en ce cas, nous ne serions pas juste. Je pense donc que Dieu est miséricordieux envers ce type de patience et de compréhension que nous devons dégager nous-même. Le repentir, lui aussi, nécessite du temps et en réalité ce n’est pas tant le temps qu’il prend qui est important, mais le résultat qu’il produit, car certains nécessiteront toujours un peu plus de temps. Cela ne signifie pas pour autant que ceux qui demandent plus de temps ne réussiront jamais ou qu’ils n’y arriveront pas. Et si certains semblent changer plus rapidement parce qu’ils attendent ce changement depuis l’enfance, d’autres ont besoin d’apprendre à se familiariser avec cette idée de changement. C’est en le voyant se profiler et se réaliser qu’ils finiront réellement par l’accepter car ils n’ont pas eu le loisir d’y réfléchir, à l’inverse d’autres qui ont consacré toute leur existence à cela.

Cela me rappelle les enfants qui doivent avoir le temps de se développer en regardant l’exemple qu’on leur montre pour ensuite voler de leurs propres ailes. Ou encore celui qui était dans l’obscurité et, quand la lumière est arrivée, a eu besoin d’adapter ses yeux pour pouvoir véritablement la regarder sans se bruler les yeux. Souvent, parce qu’on est soi-même conscient d’un certain éveil, on pourrait avoir tendance à reprocher aux autres de ne pas l’être assez. Mais en réalité, lorsqu’on parvient à voir la vérité en face, on prend conscience de l’importance de la tolérance nécessaire pour être équitable. Il est essentiel de démontrer et de laisser à l’autre le temps de comprendre ce qu’on lui présente. Une semence nécessite toujours un certain temps pour germer, tout comme l’arbre qui le sème doit lui-même passer par une phase de croissance avant de pouvoir réaliser cette tâche. Même une fois devenu un arbre, le temps est indispensable avant de porter des fruits de qualité. Cette connaissance nous apporte une compréhension du processus et donc du temps qu’il nécessite, et par extension, nous sommes conscients des défis associés à ce parcours. Dans ce monde qui traverse la malédiction et l’obscurité, il est nécessaire de mettre en lumière les contradictions et de comprendre comment nous pouvons témoigner de tout cela. Nous devons également démontrer, parfois avec peu de temps, ce qu’elle peut apporter à tous. La lumière qui se manifeste doit démontrer non seulement sa propre nature, mais aussi l’impact qu’elle a, elle doit faire preuve de sa force qui découle de la puissance divine et peu à peu éclipser l’obscurité, avec douceur mais fermement et indéfectiblement, c’est elle qui persistera en fin de compte et chacun doit avoir le temps de comprendre pour pouvoir se rapprocher au maximum en s’illuminant lui-même grâce à ce qu’on voit désormais.

C’est pourquoi nous comprenons également que pour être en mesure de témoigner de cette lumière, il ne suffit pas de la connaître, mais également d’apprendre de ce qu’elle est en marchant avec elle et cela nécessite forcément du temps. Nous devons nous initier aux sentiments ou plutôt à la profondeur de ce qu’ils sont réellement, car c’est là que gît la compassion, la patience et le désir sincère que chacun puisse bénéficier de la véritable Lumière en saisissant sa vraie nature et ce qu’elle engendre. Ce monde est égaré concernant ce qu’est Dieu, le salut, le repentir et la miséricorde. C’est uniquement en admettant son ignorance qu’il peut, grâce à l’humilité, se libérer de sa propre corruption en se détachant du mensonge qu’il porte en lui-même. Il semble que le fait que nous soyons plongés dans l’obscurité, vu que ce monde est dominé par la Bête dont le trône est immergé dans les ténèbres, nous a tous égalisés sans exception. Nous sommes tous perçus comme imparfaits et corrompus, c’est sûrement pour cette raison que Job a tout perdu pour illustrer le cheminement de ce qu’il convient de faire, que ce soit en matière de conduite, de réflexions et de pensées et de ce que cela doit susciter en nous, ainsi que de ce que le Dieu Vivant attend de nous pour convaincre le monde des ténèbres de l’authentique amour que nous lui portons, en dépit des discours malveillants de ceux qui nous accusent. On peut ainsi constater comment nous luttons contre tout ce qui est contraire au Dieu Vivant et l’impact de des forces opposées sur nous. L’épreuve qui a accablé Job a permis que, par son triomphe et le dépassement de celle-ci, et de son dialogue avec Dieu, qui n’est pas un reproche contre Dieu mais qui démontre plutôt un véritable désir de comprendre les causes des conséquences que nous expérimentons. Cela nous amène à saisir l’histoire de Job qui, bien qu’il endure des épreuves, ne se détourne pas de Dieu. Au contraire, il renforce sa foi en lui et en sa justice, tout en gardant l’humilité et en plaidant pour autrui. On retrouve ainsi la trame des récits d’Abraham, de Joseph, de David et ainsi de Jésus, qui demande à son Père de ne pas punir ceux qui l’ont « crucifié » et qui fait preuve de pitié pour les foules qu’il enseigne. Il est clair que c’est par la bonté et l’amour divin qu’Il a pour nous que Dieu accorde le double à ceux qui ont su surmonter l’épreuve.

C’est sans doute là la vraie raison de la longueur du chemin à parcourir, qui nous mène vers la prochaine étape par la victoire de notre combat contre le Mal, puisque celui-ci implique de démontrer à Dieu que nous sommes devenus une contradiction au mensonge qui nous accuserait devant Lui et que nous y parvenons en surmontant l’épreuve en nous-même. C’est cela la véritable victoire et la manière dont l’homme peut glorifier Dieu. Effectivement, quand nous parvenons à surpasser l’ennemi de Dieu, démontrant notre dévotion à Celui qui le remplace désormais en nous-même et qui nous a accordé en ce sens cette force, car si le Malsain n’a pas réussi à nous séduire ni à nous pervertir malgré les nombreuses épreuves mondaines, c’est uniquement grâce à ce qui est divin en nous-même. En restant constant, en ne nous laissant pas dérouter par les obstacles de ce monde et toutes les entraves qui cherchent à nous retenir, avec l’aide de l’Esprit Saint que Dieu nous a accordé, nous avons pu franchir les étapes. Parce que nous le recherchons quoi qu’il advienne, Il nous fortifie, Il nous dirige, Il nous éclaire, Il ne nous abandonne jamais, Il nous maintient fermement parce que nous nous accrochons résolument à ce qui est bon plutôt qu’à ce qui est mauvais.

Il nous observe s’efforcer de progresser vers Lui, Il perçoit notre affection pour Lui qui se renforce et qui montre qu’Il ne nous a pas aimés en vain ou sans motif, parce qu’en réalité, lorsque nous saisissons qui Il Est, nous éprouvons un fort attachement à Lui et ce n’est pas notre propre demeure que nous désirons bâtir, c’est dans son Royaume que nous désirons pénétrer, courant vers Lui, n’aspirant plus à rien d’autre en vérité à ce moment-là. On ne peut plus véritablement être atteint par le Mauvais directement à ce stade. Il peut essayer de nous cibler avec des flèches, mais son stratagème ne fait plus effet, car rien n’égale l’amour de Dieu. Nous ne visons plus que cet amour et même si un projectile mauvais nous touche, nous serions rétablis dès le jour suivant, car la vraie foi en Dieu transcende tout ce qui existe dans ce monde. Je suis persuadée que la véritable foi émane d’un amour immense pour Dieu et Son Esprit, un amour qui surpasse tout lorsque la foi est authentique, car elle réside déjà au fond de nous. Il n’est possible de réellement comprendre ce sentiment que lorsqu’on l’éprouve soi-même. Seul l’amour pur est capable de nous inspirer à ce point, c’est lui qui nous permet de revenir de l’état d’égarement et de perdition où nous étions, témoignant en ce sens que la grâce de Dieu est déjà en nous mais que seul ceux qui renoncent au mauvais qui s’y trouve aussi, réussissent à percevoir et à faire grandir cela.

Rien ne peut surpasser cela : les prétendus plaisirs de ce monde sont négligeables par rapport à la promesse de l’amour divin qui est toujours présent à nos côtés, nous offrant une paix inébranlable. Les blessures qui peuvent être infligées sur notre parcours ne pèsent rien en comparaison de la grandeur de Dieu. Il est et reste notre amour éternel, nos promesses de paix et de vie. Contre cette force suprême, aucun obstacle ne peut prévaloir en réalité et tout cela dépend de la foi que nous plaçons en cette Vérité.

Le développement de notre relation avec le Dieu Vivant

J’ai l’impression que les élus se forment en premier lieu avec les hommes qui ont pour cela, tous suivi le même parcours, celui de Jésus. C’est vraiment le portrait du serviteur de Yahweh dans Isaïe qui correspond le mieux à ce que je pense. On parle du Serviteur qui a été humilié mais qui triomphe. Cela me rappelle aussi l’histoire de Job, des Saints, des Prophètes, des Apôtres. Ainsi en Isaïe il est dit « Voici le succès qu’obtient mon Serviteur, il s’élève, il est exalté au-dessus de toute grandeur ». Et un peu plus loin : « S’il remet lui-même sa vie en sacrifice de réparation, il verra une postérité, il aura de longs jours. Et grâce à lui, la volonté de Dieu triomphera. Pour la peine de son âme, il verra, il sera comblé. Par cette épreuve, il justifiera vraiment des multitudes, mon Serviteur, en enlevant leurs crimes. En récompense je lui donnerai pour sa part des multitudes et il aura pour sa part de butin des foules ». Cela me fait penser que l’homme qui sert Yahweh se voit ensuite accorder la possibilité de récupérer sa moitié, définie comme « la femme » et donc la « mère de tous les vivants ». Parce qu’en l’absence de la femme, la procréation des multitudes n’est pas envisageable. La vie est ainsi conçue, chaque arbre porte en lui sa propre semence. Cela lui permet d’apporter de l’aide aux autres. Je suis fermement convaincu que c’est pour chacun d’entre nous une raison d’être. C’est si gratifiant d’aider les autres, on ne s’en rend pas toujours compte. C’est sans doute la plus grande raison d’être et le sens même de la vie, bien que parvenir à cette pensée et à l’action qui l’a suit nécessite beaucoup de dévouement.

Il semble que pendant que les hommes consentent au sacrifice, les femmes se retrouvent veuves et en pleurs. Il est fréquent que, en me référant à ce que j’ai lu dans la Bible, je souligne que Dieu dit aux hommes qu’il confiera leurs épouses à d’autres. Néanmoins, les femmes elles-mêmes se retrouvent inévitablement veuves et infertiles puisqu’elles ne sont plus avec les fils de Dieu. C’est donc aussi pour cette raison qu’on affirme qu’elles prennent des amants et deviennent ainsi adultères à Dieu, et que c’est uniquement par le retour de Dieu dans leur existence – qui doit intervenir sûrement avec le retour de l’homme redevenu fils de Dieu – que la femme peut de nouveau entrer dans Jérusalem, la nouvelle, passant de sa condition de stérilité à celle qui donne la vie nouvelle, grâce à l’Esprit que Dieu lui offre. Comme il est toujours énoncé dans Isaïe : « Cesse de craindre, tu n’auras plus de honte à subir, cesse de rougir tu ne subiras plus d’ignominies. Tu oublieras la honte de ta jeunesse, tu ne penseras plus aux ignominies de ton veuvage. Car celui qui t’épouse est ton Créateur : Yahweh des armées est Son Nom. Celui qui te rachète, c’est le Saint d’Israël : il se nomme le Dieu de toute la terre. Comme une femme abandonnée, rongée de chagrin, Yahweh t’a rappelée ; comme un amour de jeunesse qui eût été répudié, a dit ton Dieu. Un bref instant je t’ai abandonné ; dans un grand amour je te rassemble. Dans un accès de colère je t’ai caché mon visage ; d’un amour éternel je t’aime, a dit Yahweh ton rédempteur ».

En parcourant tout ceci, on retrouve cette division entre l’homme et la femme de la jeunesse, puis le retour de l’homme vers la femme. Je retrouve également ce que j’ai traversé, ce sentiment d’abandon que j’ai éprouvé. Et toutes les paroles des chansons que j’ai entendues, qui ont résonné avec force en reprenant ce que j’ai expérimenté et ainsi vécu et vie encore. Il est clair pour moi que Dieu, tel qu’Il est, ne m’a pas spécifiquement choisi, mais Il m’a offert un de Ses fils. C’est cela que je crois, car c’est ce que je ressens. Cela me renvoi à ce qu’il est écrit dans la Genèse que l’homme connut Eve, sa femme et qu’ainsi elle conçut et enfanta, elle dira ainsi « J’ai acquis un homme grâce à Yahweh ». Et lorsque je poursuis ma lecture d’Isaïe, dans le même chapitre sur la Nouvelle Jérusalem, il est écrit : « Mais mon amour ne se retira jamais de toi et mon Alliance de paix ne tombera jamais, a dit Yahweh dans son amour pour toi. Malheureuse emportée par l’ouragan sans consolation », j’ai également vécu ça. Depuis mon plus jeune âge, j’ai été bercée par des chansons qui parlent et reprennent toutes ces paroles de la Bible, et il est indéniable que c’est bien d’une femme dont on parle. Devrais-je prêter foi à ce que ce monde terrestre dit de Dieu, tout en étant consciente de qu’il est, en reconnaissant son égarement et son aveuglement par la constatation que Celui qui parle à mon cœur depuis mon enfance m’a encouragé à faire depuis des années ? Je crois en ce que je vis, c’est cela qui est vrai, ce qu’on éprouve et non ce que les autres nous racontent de leurs pensées et tentent de nous imposer comme une direction à suivre. Et puis en regardant certaines images de ma Bible et honnêtement, c’est étrange également, parce qu’il y en a une en particulier qui est très expressive. Elle représente un homme qui joue d’un instrument à cordes pour une femme et je retrouve cet écho dans mon expérience de vie présente. Je suis intrigué par la similitude frappante entre ces illustrations et ma vie actuelle, d’autant plus que la tenue de la femme n’a rien de commun avec celles d’autrefois… Je pense donc qu’il y a trop de signes pour que je passe à côté, c’est en fait inexorable, chaque moment de ma vie est rempli de signes, je ne peux pas tous les partager, tellement ils sont nombreux et quelques fois bien trop personnels.

L’autre jour, j’ai échangé avec quelqu’un et j’étais heureuse de constater qu’il suit la même voie. C’est incroyable à quel point on observe des similitudes entre ceux qui empruntent le même chemin, car il y a des instants où l’on peut distinguer que certains travaux, entrepris par d’autres, ne mènent à rien, dans le sens où l’on remarque que certaines recherches sont vaines et semblent vouloir nous détourner de notre route, comme je l’ai remarqué chez cette personne. Néanmoins, on peut accorder que ces recherches enrichissent nos connaissances sur ce qu’est le monde et nous agissons tous de la même manière, mais nous retrouvons toujours, quand Dieu le décide, sur le même chemin. En outre, tous empruntons la même voie, bien que nous ne soyons pas tous au même stade sur celle-ci. À mesure que nous progressons, nous constatons que nos désaccords, ou plutôt nos légères divergences, se dissipent, ne nous laissant que des conclusions issues de nos résultats fidèles à la véritable essence de Dieu. Je constate également que la perception de l’égarement des autres est plus manifeste lorsque nous avons nous-même progressé parce que nous gardons nos propres erreurs à l’esprit, ce qui nous permet de les identifier chez les autres.

En vérité, la chose la plus étrange, c’est l’Esprit que l’on perçoit chez d’autres et qui s’exprime à travers eux, mais qui ne persiste pas sans cesse comme pour nous instruire sur son fonctionnement et ne pas nous laisser perdre de vue que tout émane de l’Esprit de Dieu et non de la chair elle-même, dans le but que nous restions nous-mêmes humbles tout en étant constamment désireux d’approfondir notre connaissance de Lui. C’est vraiment curieux de constater comment ces êtres différents communiquent, tandis que le même Esprit semble passer à travers eux. Au fond, je me suis constamment interrogée, me demandant s’ils réalisaient cela et comment il était possible qu’un même esprit s’exprime à travers chacun d’eux. Seule une foi authentique dans ce qui dépasse notre compréhension, conjuguée à l’attente de promesses faites par Celui qui est au-dessus de tout, en plus d’une prédestination affirmée à travers toute notre existence terrestre, peut nous assurer que lorsque nous observons ces manifestations, nous ne sommes pas délirants, mais bien confrontés à quelque chose de divin.

Ensuite, il y a l’éveil de l’esprit chez les autres que nous ressentons, nous voyons une amélioration de l’autre, une quête d’esprit qui grandit progressivement. On dirait que l’on pourrait définir cela comme de petites étincelles qui perçoivent la Grande Lumière, et qui commencent à avancer vers elle. Plus elles se rapprochent, plus elles s’illuminent, en raison de la connaissance qu’elles reçoivent de la Lumière originelle, émanant du Père, car toutes sont appelées par Lui. En se rapprochant de Lui, elles acquièrent une compréhension de ce qu’Il est, ainsi que de ce qu’elles sont. Je constate toutefois également que quand nous observons une progression des autres à la suite de leur quête spirituelle, cette évolution peut être interrompue. On dirait que c’est le fruit d’un manque d’écoute à l’Esprit qui nous appelle, parce qu’il est essentiel d’avoir une fidélité sans faille, il ne doit y avoir ni tiédeur, ni hésitation. Il existe constamment des épreuves d’obéissance et de fidélité, et si nous n’affichons pas une réelle persistance envers l’Esprit qui nous guide, alors on peut se retrouver totalement déconnectés. J’ai observé ce phénomène chez de nombreuses personnes et j’ai saisi la raison de cet état grâce à mon expérience personnelle. On pourrait croire que nous sommes constamment « en équilibre sur le fil » et il est vrai que c’est en partie le cas. Toutefois, dès que nous parvenons à triompher d’une épreuve, nous gravissons une marche de plus.

Lorsqu’il y a persistance et ainsi constance et endurance dans l’obéissance au précepte divin, cela nous donne un résultat perceptible concernant les autres aussi, ce qui nous permet d’échanger entre nous, et de réaliser que quelque chose, un lien, nous unit dans cette montée vers Dieu. On cherche donc les connexions qui peuvent nous unifier aux autres. Là aussi, c’est une quête que nous poursuivons, ou du moins que j’ai poursuivie tout au long de mon existence terrestre et que je poursuis toujours aujourd’hui. J’ai directement rencontré peu d’individus qui semblaient être à mon niveau sur ce parcours. Il faut encore une fois préciser que bien que nous soyons tous, à mon avis, sur cette voie, nous ne sommes pas tous au même degré. Ensuite, j’ai observé de loin des individus qui semblaient être à un niveau équivalent, voire supérieur, mais je dois confesser que cela me semblait rare et qu’il n’est pas aisé de vivre dans de telles circonstances où l’on se sent trop souvent comme isolé. Pour ma part, lorsque nous rencontrons des êtres assimilable à ce que nous sommes nous-même, je crois qu’il s’agit d’un « lien filial » inhérent aux êtres spirituels, à l’image de celui qui unit les tribus formant le peuple d’Israël. Cependant, nous persistons à rechercher ou confirmer la vérité de cette notion, car la prudence nous incite à admettre que nous ne pouvons être certains des choses que lorsque le Père choisit de nous les révéler. Ainsi, toutes les certitudes se construisent simultanément avec notre développement personnel, du fait que cela commence par nous-mêmes. Avant de songer à un quelconque accomplissement collectif, nous devons déjà nous accomplir personnellement.

Je me rappelle également cette citation qui dit : « heureux celui qui sème le long de tout ruisseau, qui lâche en liberté le bœuf et l’âne ». Car celui qui agit à l’opposé, garde captive la vérité face à l’injustice et c’est en quelque sorte la mise en œuvre du châtiment en Égypte lorsqu’avant l’Exode, le Pharaon refuse de libérer le peuple de Dieu, empêchant de ce fait le peuple d’apporter la lumière au monde. De cette façon, ils se trouvent eux-mêmes dans l’obscurité, comme le souligne le livre de la Sagesse : « Car les autres avaient mérité d’être privés de la lumière et d’être prisonnier des ténèbres. Eux qui avaient gardé enfermés tes fils, par qui devait être donné au monde la lumière incorruptible de la Loi ». Ceci nous fait penser que l’âne et le bœuf symbolisent ceux qui œuvrent pour Dieu, l’âne en transportant les charges, tout comme le Fils de Dieu et le bœuf qui laboure la terre pour permettre à la semence divine de grandir selon la volonté de Dieu. De la même manière que Pharaon a tenté de retenir le peuple hébreu sous Moïse et d’empêcher la vérité divine d’être transmise à tous, en entravant ceux qui portent cette vérité en eux, les hommes se retrouvent privés de la lumière du savoir divin. C’est ici le verdict infligé par Dieu. Ils se voient ainsi condamnés à l’ignorance et en proie à l’obscurité, tout cela parce qu’ils refusent de donner la liberté à ceux choisis par Dieu pour diffuser la lumière de la vérité qui peut tous les sauver.  Cela nous rappelle essentiellement que l’histoire de l’Égypte est une leçon qui doit être utilisée pour comprendre les jugements du Dieu Vivant, soulignant que si des personnes choisissent de maintenir le peuple de Dieu en esclavage, alors Dieu punit ceux qui agissent ainsi. Cela évoque toute l’histoire d’Israël, et de la bénédiction de Dieu quand le peuple se tourne et obéit à Celui-ci, en restant fidèle à qui Il est. Ainsi, je constate que tant que nous restons totalement fidèles au Dieu Vivant en YHWH, nous bénéficions de sa protection et rien ne peut nous nuire en ce sens, c’est la base de toute la Parole de Dieu.

Cela nous évoque ceux qui retiennent la vérité captive de l’injustice. « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. Par la Parole écrite, Dieu a révélé cela à l’ensemble du monde, annonçant ainsi le jugement ou la bénédiction pour tous les hommes, et on ne peut vraiment pas se cacher du jugement, rappelant que ce qui nous préserve du jugement est l’héritage promis par le Dieu Vivant à son Fils. Ainsi, Dieu apporte la lumière au monde en diffusant sa Parole. Toutefois, si les hommes choisissent de l’ignorer ou entravent sa propagation, retenant ainsi la vérité captive de leur injustice, ils deviennent les victimes de leur propre ignorance. D’après l’histoire, on dit souvent que ce sont les rois qui détiennent la connaissance en raison de leur statut, alors qu’en réalité, c’est la connaissance qui est offerte par les enfants de Dieu, comme la Bible le révèle. Tous les dirigeants qui ont eu accès à la vérité divine l’ont obtenue parce qu’ils avaient un ou plusieurs enfants de Dieu à leurs côtés. Cependant, si on ne les traite pas avec respect ou si on les opprime, ceux qui agissent ainsi, cessent de recevoir l’assistance divine.

Voici pourquoi le Père accorde à ses enfants la lumière en leur offrant sa Loi. Cependant, pour tous ceux qui refusent de l’écouter ou qui négligent la Parole de Dieu en ne respectant pas Ses Lois, décrites par Ses envoyés, ils demeurent dans l’obscurité. Ils se trouvent piégés dans l’obscurité et par conséquent, à la merci de leurs propres peurs. Tout en croyant se cacher aux yeux de Dieu, ils sont exposés, du fait de leur manque de lumière, à l’ignorance des solutions pour atteindre la paix et la prospérité. C’est pour cette raison qu’ils se tournent vers les sciences occultes ou la divination pour découvrir ce qu’ils ne peuvent acquérir sans l’aide de Dieu, les entraînant dans les ténèbres et les livrant totalement à ce qui définit le principe du Satan. C’est certainement pour cette raison qu’il est inutile de s’engager dans des quêtes illusoires, celles engendrées par cette société où chacun prétend avoir découvert telle ou telle vérité. Au final, ce ne sont pas des vérités et elles ne nous conduisent jamais vers une solution quelconque, mais plutôt souvent vers la confusion ou la perte de temps qui nous éloigne davantage du Père qu’elle ne nous rapproche. La seule vérité existe en Dieu et en son Esprit. Tout le reste est principalement fondé sur l’imagination humaine de ce monde qui recherche une vérité qu’il ne peut vraiment découvrir seul. Finalement, je saisis le rôle du peuple de Dieu et l’importance pour tous ceux qui sont au pouvoir, chercher à se rapprocher de lui, tout en ne négligeant pas que l’enfant de Dieu n’est pas celui qui le parait mais celui qui l’est véritablement. Cela donne sens à l’affirmation de l’Écriture nous indiquant que tous les rois des nations se dirigeront vers Jérusalem et son peuple, afin que la paix se mette en place, grâce à la paix que l’on fait avec Dieu véritablement, qu’Il témoigne à tous ceux qui le souhaitent, abreuvant l’humanité de la connaissance de la Vie. Je comprends également que si les saints traversent des épreuves, c’est parce qu’ils ont décidé d’embrasser les mêmes bénéfices et risques que le reste, sans doute dans l’intention de vraiment aider ceux qui sont dans le besoin. Après tout, si on reste cantonné à son propre monde, comment pourrait-on venir en aide aux autres ? Ainsi, Dieu, en tant que Père, permet à ses élus de consacrer du temps à chacun pour qu’il puisse reconnaître ses erreurs, se corriger et s’en repentir. Il envoie ses enfants qui désirent contribuer en diffusant la lumière de la connaissance de la vérité dans le monde. C’est pourquoi on dit que Dieu nous a laissé un germe, et que sans ce germe porté par ses élus, ce monde et toutes les âmes qui l’habitent ne seraient plus.

C’est par l’entremise des élus que le mensonge de ce monde sera anéanti par le Dieu de Vérité qui nous rappelle que nous sommes face à l’Esprit Saint accordé à tous ceux qui cherchent Dieu en vérité et en esprit. De nombreux êtres humains s’en sortiront, j’en suis désormais sûre, grâce à Dieu, à sa Sagesse, à sa Bonté et à son amour incommensurable pour tous. Et c’est exactement ce que nous révèle la Parole en Matthieu : « Il y aura une tribulation telle qu’il n’y en a jamais eu et telle qu’il n’y en aura plus jamais et si ces jours n’avaient été abrégés aucune créature n’en réchapperait mais à cause des élus ces jours seront abrégés ». Il est donc évident qu’avec la présence d’élus, la tribulation sera adoucie, permettant ainsi une échappatoire pour de nombreux humains, pas uniquement les élus. Ces derniers, en servant le Père de la Vie, auront l’opportunité d’aider ceux qui pourront être guéris nous rappelant ce qu’est le rôle d’un arbre de vie dont les feuilles soignent et les fruits nourrissent, grâce à la connexion établie avec les élus. Tout est déjà écrit concernant ce monde, mais c’est uniquement grâce à l’Esprit Saint que nous pouvons donner du sens à notre existence en comprenant notre propre essence à travers la Révélation de toutes les Ecritures. Tout devient tellement plus clair au fil du temps, mais cela ne vient que du fait que nous nous rapprochons de la Source de notre propre lumière primordiale. C’est probablement la meilleure façon de décrire comment tout s’éclaircit à mesure que l’on progresse. Ce qui nous permet aussi de donner tout son sens aux mots chantés, dits ou écrits, de la première à la dernière note de notre vie, que nous avons entendu avant de comprendre, avant ou après avoir véritablement compris qui est Dieu et qui nous sommes réellement. L’essentiel est de ne pas se considérer comme Dieu le Père, comme on le dit par ici. Il faut comprendre qui nous sommes au-delà de notre dimension physique, car sans cette connaissance, la liberté nous demeure inaccessible. Il est crucial de développer sa meilleure part en la choisissant, ce qui permet de vaincre la pire. Cela nous fait réaliser que si nous nous positionnons comme des dieux, nous cultivons l’orgueil plutôt que l’humilité, et tombons donc sous le jugement de la Genèse et du commencement lui-même. Cela explique donc pourquoi il est important de cultiver l’amour dans toutes les épreuves auxquelles nous serons confrontées.

Lorsque nous vivons selon la chair, nous devenons des serviteurs, ce qui implique que nous avons un choix à faire : nous devons choisir le « maître » que nous allons servir, car « nul ne peut servir deux maîtres à la fois ». Peu importe ce que nous croyons, nous en servons un et non l’autre. Beaucoup se considèrent comme libres, mais c’est une illusion de ce monde que de penser qu’on peut avoir la liberté ici, et nous avons également une perception erronée de là où se situe véritablement le libre arbitre que nous détenons. La soi-disant liberté mise en avant ici est celle introduite par le principe satanique qui soutient que nous devons nous servir nous-mêmes. Quant au « maître » de ce monde, il est intrinsèquement lié au principe d’existence incarnant la chair et le principe satanique qui nous pousse à satisfaire notre corps charnel et ses désirs. Ainsi, nous dévouons nos corps charnels à satisfaire uniquement leurs besoins personnels liés à toutes les convoitises. Dans ce monde régi par le principe que l’on dit « diabolique » et qui s’oppose à l’inspiration divine touchant l’esprit et la nature spirituelle de l’âme, nous sommes incités à croire que nous devons nous concentrer exclusivement sur les nécessités physiques. Cela conduit à la soumission au principe et à la doctrine dite « Satanique », détournant nos pensées et nos actions vers les objectifs matériels, puisque le corps est ancré dans le monde matériel et répond uniquement à l’appel de ses désirs. Nous cherchons à satisfaire notre corps charnel, s’engageant ainsi pleinement dans le principe qui gouverne cela, en vénérant les dieux d’or et d’argent pour accumuler toujours plus de biens matériels et de pouvoirs de domination de la chair.

C’est lorsqu’on choisit de se soumettre à l’autre principe, le divin, que l’on se place sous un autre « maître ». C’est en servant ce nouveau maître et ses préceptes que l’on obtient les bienfaits de ce service, tout comme nous récoltons également les résultats de notre dévouement au principe précédent. Lorsqu’on choisit délibérément de servir le principe divin, on scelle une alliance avec Dieu qui nous impose de respecter les conditions de ce contrat établi et, par conséquent, les règles, préceptes et lois qui gouvernent ce principe. Au fond nous ne pouvons, en réalité, négliger tous les aspects d’une communication, car si la Bible retranscrit la Parole de Dieu, elle n’est pas le seul moyen de diffusion de Celui-ci. Ainsi, il est crucial de se rappeler que la Parole a toujours été communiquée de différentes manières avant d’être consignée par écrit. En réalité, nous ne pouvons pas, peu importe où nous nous trouvons dans le monde, affirmer que nous sommes inconscients de l’existence de Dieu, de Noé, de Moïse ou encore de Jésus-Christ. Cela nous aide à comprendre que nous sommes tous avertis de ce qu’est le déluge, la Loi et de ce qui nous sort du jugement. En vérité, la Parole divine, qu’elle prenne diverses formes et manifestations, a toujours été accessible à l’humanité. Ceux qui nourrissent l’illusion de pouvoir la détruire n’ont jamais réussi à accomplir leurs desseins, en dépit de leurs multiples efforts pour tenter d’éradiquer la Parole immuable de Dieu. Quand nous embrassons le principe divin, c’est l’Esprit Saint qui nous guide alors pour diffuser cette Parole. La foi s’avère donc essentielle, car sans celle-ci, nous ne pouvons percevoir ni entendre l’Esprit. Il ne nous orientera pas uniquement via les Écritures, mais aussi par d’autres formes de communication. En l’absence d’une foi authentique, nous ne prêtons pas l’oreille à l’Esprit qui nous instruit de différentes manières à travers multiples signes et autres messages qu’Il nous donne à entendre et à voir.

Les principes

Ce n’est pas le principe diabolique en soi qui s’efforce d’éradiquer le Livre Saint, car les « dominations et autres puissances de ce monde » qui dirigent ce principe sont assujetties à l’Esprit Omnipotent qui est Dieu et le Père de tous les esprits. Le principe satanique représente, par essence, la conséquence d’un jugement découlant d’une cause. Il englobe la malédiction qui s’ensuit lorsqu’on pose des actions mauvaises et injustes, contraires à ce qui nous procure la bénédiction. En réalité, ce sont souvent les humains qui succombent au principe satanique, gouvernés de manière inconsciente par ce dernier. Dans l’aspect spirituel, nous demeurerons constamment soumis à des principes en tant qu’individus terrestres. Quant à ceux qui cherchent à effacer la Parole de Dieu, dans le but de s’émanciper de Celui-ci à tout prix, ils font preuve d’un manque de réflexion tout en pensant en avoir plus que les autres. De tout temps, de nombreux hommes ont tenté d’échapper aux lois divines qui engendrent les deux principes à la source de toutes les voies de l’existence matérielle : celui de la bénédiction et celui de la malédiction. Ils ont illusoirement pensé qu’ils pourraient atteindre un certain degré de liberté.

Néanmoins, cette idée et interprétation de la liberté recherchée par ceux qui souhaitent échapper aux lois divines, qui sont les véritables lois de Vie, destinées finalement à nous orienter vers le bien et le sain en nous éloignant du malsain dû à notre imperfection, constitue véritablement une illusion de liberté. Nous entendrons par conséquent que « la liberté des uns commence là où s’arrête celle des autres », car le concept de liberté terrestre repose sur le pouvoir que nous avons sur autrui et se fonde sur les désirs charnels, engendrant toutes les injustices accomplis par les hommes de ce monde, les maintenant à un stade « animal », c’est-à-dire supérieure par la possession du territoire conquis. En conséquence, l’individu purement terrestre agira souvent par instinct primitif, manquant de compassion, de miséricorde et de bonnes intentions qui sont indispensables pour permettre à chacun de vivre de par une bonne conscience et d’actes en accord avec celle-ci, en paix et de façon équitable, grâce à la vraie justice qui ne découle que des êtres qui portent l’incorruptibilité, la bienveillance et les bons désirs de paix et de prospérités pour tous, rappelant ce qui émane de l’amour du prochain. 

Le désir de domination et ainsi le besoin de pouvoir pousse les individus soumis à cette pression à s’engager dans des conflits pour s’approprier les richesses d’autrui, négligeant le fondement du respect de la vie. En se considérant puissants, les hommes qui se laissent guider par le principe du mauvais sont en réalité sous l’emprise de ce dernier, enchaînés aux ténèbres. Ils demeurent aveugles à leur triste réalité où ils sont esclaves de la corruption et du mensonge, étant porteurs des faiblesses qui les aveuglent. Dans cette vision du monde, la liberté se transforme en une illusion. Prenant les richesses et pouvoirs terrestres pour la vie divine, c’est paradoxalement la mort qui s’impose, où chacun se détruit et inflige des souffrances aux autres, en raison d’un manque de prise de conscience de la vérité. Ainsi, les deux principes qui gouvernent cet univers demeurent, en essence, sous le contrôle de Dieu. Celui-ci, en fonction des désirs et des priorités que nous exprimons à travers nos corps matériels, nous place sous l’autorité du principe que nous soutenons en tant que serviteur, que ce soit la chair corrompue ou la chair se soumettant à l’Esprit, ne vivant plus que par le biais de Celui-ci, elle meurt ainsi à ce qu’elle est. Ainsi, l’individu qui n’agit que dans l’intérêt de son corps matériel, guidé par l’égo et des désirs néfastes et égoïstes, sera assujetti au principe satanique et donc « livré au satan ». À l’inverse, celui qui choisit de servir l’Esprit de vie en utilisant son corps matériel pour servir les autres, et donc en soutenant la vie qui est l’apanage de Dieu, sera lui soumis au principe divin. C’est alors l’obéissance à l’un ou l’autre principe qui engendre les conséquences de notre existence, que ce soit pour l’homme ou pour la femme.

Ce n’est pas pour autant qu’il n’y ait aucune liberté, au contraire, elle est bien réelle et découle de l’émancipation de l’esprit. Celui-ci, en étant divinement éclairé, détient tout le nécessaire pour ne pas être asservi à une autre force qu’à celle issue du Christ, la seule qui prédomine sur toutes les autres, en ayant en lui, la bénédiction de Dieu. On comprend de cette façon que tout est régi par des lois et principes spirituels, mais qu’il n’existe aucun commandement contradictoire relatif à l’amour. En ce sens, l’amour pardonne tout péché. L’amour ne se quantifie pas, il ne peut pas être stoppé, il souligne que ceux qui ont commis des erreurs peuvent les expier grâce à l’amour qu’ils offrent. On fait référence ici au sentiment et non à un terme qui serait dénué de signification. Car Dieu est amour et cela ne changera jamais. Nous restons donc sous le joug de ce qui va à l’encontre de Dieu, parce que nous restons distants du véritable sentiment d’amour.

Essentiellement, Jésus et Marie représentent les Serviteurs Suprêmes de Dieu, incarnant ce que l’homme et la femme devraient être en tant que serviteurs du Père. Jésus représente ce qui est propre à l’Homme, tandis que Marie représente ce qui est propre à la Femme, Eve, la mère de tous les êtres vivants qui a été tirée de l’homme, à l’image de l’eau qui est tirée d’un puits. On peut évoquer l’image de Jésus assis au bord du puits, observant l’arrivée de la Samaritaine, comme l’eau qui jaillit de ce puits de Jacob. Par conséquent, Jésus et Marie représentent l’exemple et la voie à suivre pour tous ceux qui souhaitent évoluer de l’ancien principe, issu de la condamnation et entraînant la malédiction, vers le nouveau principe qui rétablit l’Esprit et se trouve sous le sceau de la bénédiction. C’est pour cela qu’on évoque une véritable restauration de l’humanité, car la condamnation engendre la suppression de « l’état de vie spirituelle », ce qui signifie la perte de l’amitié divine, et celle-ci entraîne la perte de l’Esprit divin. C’est en servant Dieu, sillonnant ainsi la voie de la Vie, que l’homme retrouve l’essence divine. Sans cette démarche, il restera dans l’obscurité, au sens où il n’est qu’en possession de l’esprit du monde, un esprit qui a chuté et qui est dans le mensonge et l’erreur. Cet esprit du monde lui donne à croire qu’il jouit d’une liberté, d’une perfection, d’une intelligence, d’une sagesse, et même d’une nature divine. Pourtant, en vérité, il est sous l’influence du mensonge, de la corruption et de l’illusion, car il est ignorant des vérités fondamentales de la vie, pensant que la normalité est ce qu’il vit dans ce monde.

C’est pourquoi nous ne percevons aucune possibilité d’issue, il n’existe aucune fin à la guerre, à la détresse, à la maladie, à la douleur, à la terreur, à la tromperie, à la malversation, car ce monde, bien éloigné de l’Esprit du Vivant, repose sur ces valeurs mauvaises. L’individu soumis à ce système ne peut envisager autre chose, c’est la quintessence même du principe. Il reste donc en proie à une illusion de connaissances et de sciences qui le maintien dans l’ignorance de ce qui est véritablement à l’opposé, lui donnant l’illusion que la lumière divine est celle qu’il voit devant lui, lumière avec laquelle on dit enseigner Dieu à tous. Il s’aventure sans succès à chercher de réelles solutions dans cette fausse lumière, courant après un bonheur inaccessible, car le bonheur en lui-même ne provient que de la paix divine, portant la substance même de l’amour promis. Il est une chose inexistante dans le cadre du principe satanique qui est sous le coup d’une malédiction et qui nous amène à penser que l’amour est mauvais et souffrance. C’est parce que les individus sont uniquement obsédés par le tangible qu’ils n’ont foi qu’en ce qu’ils peuvent observer et, de ce fait, ils sont incapables de faire appel à la foi, si cruciale et incontournable qu’ils doivent déployer pour se tourner vers l’autre essence, et voir ainsi ce qui est du monde divin. Ce dernier dispense la bénédiction et la paix qui conduit au bonheur et à la prospérité à travers la véritable clarté présente dans l’Esprit de Vie retrouvé, le Saint, celui qui en étant substance, restaure l’intérieur de l’être. On attire la lumière divine uniquement en choisissant de servir la Vie en aidant autrui, non par intérêt mais par envie réelle, respectant en cela les Lois de la bénédiction de Dieu. Cette lumière nous oriente vers Elle et nous incite à faire notre choix du principe de vie dans lequel nous désirons poursuivre.

C’est à travers l’observance de cet engagement et de ce commandement que nous passons de serviteurs à fils ou filles une fois réalisée la véritable transition : celle qui mène à la transformation de l’être ancien, cet être psychique resté à l’état animal, dépourvu d’esprit divin, qui est sous le joug du Serpent alimenté par la poussière, nous rappelant que le premier Adam a été créé à partir de la poussière et qu’il finira par y retourner. Par conséquent, l’être ancien porte la malédiction de la première génération d’Adam et Eve, dont le fils Cain a tué Abel, à l’être nouveau qui transcende vers le principe divin apportant la bénédiction aux enfants de Dieu qui, grâce à la possession de l’esprit divin, deviennent des êtres spirituels issus de la génération de Seth. Toutefois, il est aussi important de garder à l’esprit que de Seth à Noé, les anciens patriarches ont labouré une terre toujours maudite, soulignant ainsi le besoin de persévérance et de continuité pendant une durée non négligeable. Nous constatons que l’histoire sacrée et l’ensemble de son parcours reposent sur la transgression de la femme, symbole de la « Vie ». Cependant, dès le commencement, Dieu prend en considération que, malgré cette transgression, Il ne reste pas enfermé dans la punition éternelle à son égard. Il manifeste dès la première heure qu’il éprouve de la compassion pour la femme et même un amour profond. Toutefois, le jugement est inévitable et nécessaire, car les conséquences de la faute sont graves, inéluctables et doivent être réparées, tout en respectant la justice divine. Je ressens également que c’est principalement l’homme qui porte la plus grande responsabilité, soulignant que l’homme et la femme sont intimement connectés, maintenant un équilibre crucial. Aussi pour libérer la femme de la malédiction qu’elle a elle-même engendré, car tout dans le Livre Saint souligne ce fait, rappelant que la faute originelle, qui caractérise la femme, a plongé également l’homme dans les conséquences. Ainsi, il est impératif que l’homme accorde son pardon à la femme pour permettre l’accomplissement de la volonté divine et susciter, en ce sens, cette renaissance. Ainsi, c’est à la femme de transformer ce qu’elle est en elle-même pour donner vie à l’homme nouveau, à l’image de Jésus qui a été ressuscité dans le Christ à travers la Vie.

Cela nous donne la capacité de saisir la signification profonde de « la pêcheresse pardonnée » par Jésus. C’est uniquement un amour grand et incontestable qui peut générer cela, engendrant cette réconciliation mentionnée tout au long des Écritures, qui définit, pour tous ceux qui en reçoivent la concrétisation, la Bonne Nouvelle véritable. Cela nous aide à saisir que sans cet amour, tout demeure irrémédiable et qu’aucune réconciliation est envisageable. Dans l’histoire sainte, il y a quelque chose de plus profond qui va bien au-delà de ce que l’être humain pense de façon générale, quelque chose qui le dépasse et dont l’inconscience rappelle qu’il n’est pas responsable de ce qu’il ignore, car il est ardu de se défaire de ses gènes terrestres, comme on le dit souvent. Cependant, je pense qu’il ne réalise pas encore pleinement la chance qu’il a de pouvoir désormais le faire. Et c’est cela, grâce à la lumière et à la bienveillance du Père, qu’il va pouvoir comprendre. Il est vraiment indispensable et fondamental d’être reconnaissant envers Dieu qui nous accorde cette seconde chance, car sans cela, peu importe ce que nous pensons savoir sur le travail accompli et les sacrifices consentis par ceux en possession de la vérité, nous n’aurions pas pu bénéficier de ce nouveau souffle de vie.

Les deux faces dans les deux plans

Je ressens actuellement que ce monde devient réellement insupportable pour ceux qui se comportent de manière « normale », c’est-à-dire honnête, pas menteur, non corruptible, et donc en phase avec la Création originelle. On tente désormais de présenter ces personnes comme des intolérants qui ne tolèrent pas les différences, des théoriciens du complot parce qu’ils exposent la vérité, des individus inutiles parce qu’ils restent modestes et se satisfont de peu, des fous parce qu’ils se sentent alignés avec la spiritualité, des sectaires, voire des extrémistes, parce qu’ils aiment Dieu. En somme, nous sommes en train de glisser vers une idéologie toxique où l’on veut faire croire, et même imposer, que la sainteté est mauvaise et que la normalité originelle est devenue et sera bientôt considérée comme illégale. Je sais pertinemment que l’Apostasie doit d’abord se produire avant que l’Homme d’iniquité, comme le déclare Paul, ne soit entièrement révélé : « Il faut d’abord que vienne l’Apostasie et que se révèle l’Homme d’iniquité, l’Etre voué à la perdition, l’Adversaire, celui qui se dresse contre tout ce qui porte le nom de Dieu ou qu’on adore, jusqu’à trôner en personne dans le temple de Dieu en se donnant lui-même pour Dieu ».

Quand je parcours ce passage, je constate qu’il reflète exactement mes pensées, m’interpellant et me scandalisant. Je note que les termes « Homme d’iniquité, Être voué à la perdition, Adversaire » sont en capitales, ce qui, à mes yeux, signifie qu’il s’agit d’un Tout, révélant que nous sommes confrontés à un corps de « géant » constitué d’êtres englués dans l’apostasie, soit tout ce qui va à l’encontre du Dieu vivant, ce qui le définit et qui est également détourné de la Création originelle du Père. C’est la matérialisation de la « Bête » dans toutes ses manifestations lorsque celle-ci s’érige en adversaire contre la Création de Dieu, engendrant une créature privée de toute divinité que certains tentent de faire passer pour divine. Nous sommes confrontés à ceux qui s’érigent en dieux, la créature qui prétend être créatrice et, par vanité, se transforme en destructeur. En réalité, cela confirme encore une fois que l’Avènement du Christ approche. Il est clairement stipulé que tout cela est révélé par une puissance de perdition que Dieu envoie à tous les êtres porteurs d’iniquité, ceux qui croient au mensonge, afin que « puisse être condamné tous ceux qui n’ont pas cru en la Vérité et ont choisi le mal ». C’est aussi pour cette raison que le pouvoir n’est donné que pour une courte période à la « Bête » et juste avant l’Avènement du Christ, « Et vous savez maintenant ce qui lui fait obstacle et ne le contraint de ne se révéler qu’à son heure. Car déjà le mystère d’iniquité est à l’œuvre. Que seulement disparaisse celui qui lui fait obstacle et alors se révèlera l’Impie, que le Seigneur détruira du souffle de sa bouche et anéantira de l’éclat de son Avènement ».

C’est le Christ en lui-même et tous les saints qui constituent son Corps glorieux de lumière, remplis de l’Esprit Vivant, qui font obstacle à l’Etre d’iniquité. Ils forment une ceinture de fiancée autour de la Jérusalem nouvelle et spirituelle. Cela d’ailleurs souligne que les Écritures sont véridiques, ce sont plutôt les interprétations de celles-ci qui peuvent être trompeuses, et à la fin, nous trouvons dans l’expression de cette ceinture qui entoure la Sainte Cité, celle qui est entourée de saints, tel un rappel que nous sommes confrontés aux hommes qui entourent les femmes au préalable. Ce sont ceux qui, par leurs actions de justice et de vérité et leur retour vers le Père de la Vie, ont rendu possible la reconstruction des ruines, grâce à leur propre renonciation de l’être ancien pour embrasser le nouveau qu’ils représentent désormais. Je ressens que cette révélation est imminente, je la perçois au plus profond de moi. Grâce à Dieu et à la force qu’Il accorde à tous ceux qui chérissent la Vérité en embrassant la Vie et en la valorisant à la manière dont Il l’a conçue pour notre bien-être commun et aussi pour la prospérité universelle de l’existence. Je viens également de revoir le début des Actes des Apôtres où il est mentionné que Jésus a été élevé au ciel : « A ces mots, il fut sous leurs yeux emporté dans les airs et une nuée le déroba à leurs regards. Ils étaient là les yeux fixés au ciel pendant qu’il s’en allait, quand tout à coup deux hommes vêtus de blanc se présentèrent à eux et leur dirent : Galiléens, que restez-vous là à regarder le ciel ? Ce Jésus qui vient d’être enlevé au ciel du milieu de vous reviendra de la même manière que vous l’avez vu partir pour le ciel » , et moi, je sais qu’il est là… Il est donc inévitable que le second Avènement soit imminent. Car c’est lors de ce second Avènement que le Christ se manifestera aux yeux de tous : « Le voici qui vient parmi les nuées ! Tout oeil le verra, et ceux-là même qui l’ont transpercé ». Ce que j’apprécie particulièrement, c’est qu’il est aussi écrit : « Et à cause de lui, se lamenteront toutes les tribus de la terre ». La lamentation est en effet ce qui permet de réaliser que chacun se repentira, car nul ne se lamente sans avoir d’abord eu l’occasion de se repentir…

Essentiellement, je suis d’avis que si Dieu nous a façonnés tels que nous sommes, nous confrontant au bien et au mal, c’est dans le but de démontrer que l’humanité n’est pas exempte de défauts et qu’aucun d’entre nous n’est implacable ou irréprochable. Mais grâce à Lui, nous avons l’espoir d’y parvenir. Cependant, dans la solitude de nos imperfections, nous ne sommes qu’une demi-réalité de ce que nous pourrions être. Avec Dieu, nous atteignons la complétude et c’est à nous de faire ce choix. En tant que Père des esprits, Dieu est si juste qu’Il nous offre la liberté de décider de le suivre ou non. Cependant, choisir de ne pas le suivre nous dépouille de toute raison, car ne pas opter pour la Vie véritable revient à s’orienter vers ce qui est néfaste. Je ne soutiens pas qu’il est nécessaire d’imposer Dieu et Son Esprit de Vie, Parce que Dieu se complait dans l’amour et que celui-ci ne s’impose pas mais il est évident que si la majorité des gens connaissait la vérité, ils Le choisiraient. C’est indéniable. Personne ne devrait avoir le droit de les empêcher de prendre cette décision, ou de les manipuler à tel point qu’ils ne puissent plus la prendre. J’observe également que face à une véritable décision, l’être humain se montre plus déterminé que face aux choix trompeurs que ce monde lui impose, l’ignorance empêche d’effectuer un choix sincère et ce monde favorise l’ignorance parce que le mensonge engendre toutes les formes d’ignorance, on prétend savoir alors qu’on ignore tout, on pense disposer d’une option alors qu’on nous trompe sur la véritable possibilité de choix que nous avons.

Ce n’est bien évidemment pas le fait de Dieu mais le fait de la convoitise de certains êtres, qui refusent de libérer ceux qui doivent l’être. Il est impossible d’être juste quand le mensonge prévaut partout, quand la vérité est tellement déformée qu’on ne parvient plus à en trouver la source. Je me remémore Jonas, que Dieu a envoyé à Ninive. Si Dieu n’avait pas fait cela, comment les résidents de Ninive auraient-ils découvert la vérité ? C’est grâce à la permission divine qu’ils ont pu la découvrir, se repentir et il y a tant d’exemples dans la Bible qui illustrent cela, combien de fois le peuple a été « réanimé » et « réveillé » pour la vérité, les incitant à se repentir, à chaque occasion cela a porté des fruits… Ceci démontre clairement qu’il est essentiel d’expliquer à ceux qui sont dans l’ignorance la raison de leur erreur, mais également la réalité de Celui qui les délivre, c’est là la définition d’un choix authentique. Je pense qu’il y a une distinction entre le réveil et l’éveil, et que c’est à travers le réveil que l’on s’éveille à la réalité, qui nous incite à réagir et à agir d’une certaine manière. Ce qui est déterminant, c’est notre perception qui change par ce que nous avons sous les yeux car la Vérité n’est pas dans l’illusion ; la vérité découle du vécu et ainsi de ce que nous percevons clairement. Il va sans dire, par ailleurs, qu’il n’y a pas de pire aveugle que celui qui refuse de voir, cependant, il y a aussi ceux qui désirent voir, mais le mensonge les entrave, empêchant ainsi la prise de décision véritable.

De ce fait, nous pouvons aujourd’hui démontrer les vérités du monde. Quiconque mène quelques recherches et a une véritable connaissance du bien et du mal peut faire ses choix. Cependant, qui parmi nous peut véritablement porter la Vérité de Dieu ? Ceux qui ont l’Esprit de Dieu en eux sont ceux à qui le Père confère l’autorité et la force pour révéler et manifester qui Il est. C’est ce qu’on appelle le retour du Christ, le retour de Yahweh et de tous les saints. Cette venue est imminente, j’en suis certaine, car qui d’autre que celui qui le connaît peut parler de Dieu ? Comme l’affirme Jésus, nous ne pouvons témoigner que de ce que nous connaissons, et nous ne pouvons exprimer que ce que nous avons observé. Le mensonge ne peut être vaincu qu’en démontrant ce qu’est la vérité, parce qu’on la porte en nous-même, c’est là l’Esprit de Vérité qui témoigne lui-même de ce qu’il est et personne ne peut contester cela. En effet, la vérité a réponse à tout et démontre tout. Elle n’a aucune crainte, car elle possède une connaissance totale. Sa seule inquiétude réside dans sa relation avec Dieu, la peur de Lui désobéir et de ne pas accomplir Ses attentes. Rien ne lui fait plus peur que cela, et qui pourrait surpasser Dieu ? Nous ne sommes pas ici pour rien, mais pour servir le Père et la Vie qui est en Lui par la Vérité qu’il nous permet de connaître et d’annoncer à tous, confessant en cela ce qui est là. En effet, c’est cette Vérité qui détruit le mensonge et accorde la lumière de la Vie à chacun. Quant à celui qui n’aime pas cette Vérité, je souhaite qu’un jour il l’apprécie tout en veillant à ne pas entraver autrui dans sa quête de connaissance, car je sais que la Vérité contient tous les remèdes qui nous qui nous soigne de ce monde et de ces maux.

Durant cette période de Pâque, je pense inévitablement au sacrifice de l’Agneau. En réfléchissant à ce sujet, je me suis tournée vers le Lévitique et j’ai découvert des passages concernant « Le grand jour de l’expiation », mentionnant le sacrifice mais aussi le Bouc émissaire. Ces éléments me rappellent l’histoire du sacrifice de Jésus. On peut lire que le bouc est « égorgé » une fois qu’Aaron a sacrifié son taureau pour le péché, et que le taureau, couvert d’un « parfum odorant », ne meurt pas. Cela évoque l’image de Jésus oint du parfum de grand prix par la pécheresse pardonnée, qui, selon ses propres mots, l’a fait en préparation de son sépulcre. C’est dans cette optique que sont ensuite réalisés l’« aspersion » du sang du bouc et du taureau, consacrant ainsi ces deux animaux à Yahweh pour l’expiation des péchés du prêtre et du peuple. Cela rappelle également qu’il est nécessaire de purifier ses vêtements dans le sang de l’Agneau. Après, il est question du second bouc, censé être envoyé au désert vers « Azazel », et j’éprouve véritablement la sensation de retrouver encore Jésus qui supporte les péchés de tous. En effet, les deux animaux remis juste avant pour l’expiation des péchés de tous et positionnés devant Yahweh sont réattribués au « bouc émissaire » qui est envoyé au désert. On retrouve là ce qui nous rappelle les deux semences qui vont permettre de voir une séparation, ce qui amènera la chute et les relèvement de beaucoup en Israël, c’est la dernière épreuve du peuple. Cela me conduit aussi à croire que chaque expression dans ce monde a une explication réelle et pour certaines, le sens n’a pas été dévié. En réalité, ce ne sont pas les expressions qui sont modifiées, mais nos interprétations terrestres de celles-ci qui pervertissent le sens de tout. Peut-être que cela éclaire le rôle du Serviteur qui prend sur lui les fautes de tous, ainsi que les quarante jours que Jésus a passés dans le désert en proie aux tentations de Satan. Je me demande si ces quarante jours pourraient symboliser quarante ans, et si ce qui a été réalisé avec l’homme pourrait également être accompli aujourd’hui par la femme. C’est effectivement l’impression que m’a laissée une des chansons que j’ai reçue.

Je ressens que je vis l’histoire de l’humanité en tant que femme. C’est comme si, après que le sang de l’homme a purifié les hommes en les aspergeant du sang de l’Agneau, ce serait au tour de celui de la femme de purifier les femmes, et que ce serait la véritable issue du sang de l’Agneau qui donnerait vie à la femme afin qu’elle puisse être purifiée par son propre cheminement, justifiant ainsi celui de l’homme et permettant la renaissance de la postérité promise par Dieu. Cela évoque inévitablement la vigne nouvelle, qui cette fois-ci, ne produit pas « des lambruches ou des ronces et des épines ». J’imagine que c’est évident qu’un vin nouveau correspond à un sang nouveau et qu’il doit y avoir sacrifice et transformation authentique. Je pense cependant que contrairement à Jésus qui s’est retiré seul dans le désert, la femme n’est pas isolée et qu’elle bénéficie de l’assistance des Ailes du grand Aigle. Autrement dit, le Fils de Dieu demeure à ses côtés, ce qui pourrait expliquer pourquoi l’homme a entrepris ce sacrifice avant elle, ayant ainsi été façonné pour la préserver par la suite. C’est précisément pour cette raison qu’elle ne cède pas cette fois-ci au serpent, comme lors de la première fois avec la première Eve, contribuant ainsi véritablement à la recréation initiée par les hommes à travers Jésus. En effet, l’homme renouvelé en Jésus s’est montré plus puissant que le premier Adam, ayant traversé le monde et appris à le comprendre dans toute son étendue. Ainsi, il a triomphé du monde et de Satan pour empêcher la femme de reproduire l’erreur commise par la première Eve. Il la défend contre « le démon » pendant son propre cheminement, d’ailleurs en évoquant ceci, les paroles d’une autre chanson me viennent en tête et c’est probablement aussi cela qui explique ce qui est inscrit dans Isaïe « La vigne à vin, chantez là, c’est moi Yahweh son gardien, que personne ne vienne la visiter, jour et nuit je la garde ».

On a réellement le sentiment que le gardien, définit les deux Ailes du grand Aigle, qui sont données à la femme dans le désert. On ressent également la présence d’une autre vérité, celle des chansons dédiées à la femme, qui parlent de « madame, elle, la dame, etc. », interprétées par des artistes différents et qui racontent pourtant toutes la même histoire, destinées à une même femme… Comment est-il possible de ne pas percevoir tous les liens entre ces chansons et la Bible, alors que chaque jour, cela résonne davantage pour moi ? De plus en plus, je découvre leur signification dissimulée, les mots qui se cachent derrière les mots, ce sont des chansons que j’écoute depuis mon enfance, je les connais par cœur. Ce qui est incroyable, c’est que tout est en accord avec des éléments de ma propre existence, définis par des mots-clés, des souvenirs, des signes, des instants précis de ma vie, des choses que j’affectionne et qui me sont intimes. Maintenant, il serait impossible de les ignorer. Quand je médite sur tout cela, je me demande comment tant d’éléments me lient à tout ça, de mon nom à mon propre vécu, à ce que j’aime et à ce que je suis. Il est démesurée d’avoir autant de connexions et de ressemblances, certes j’ai toujours porté en moi des aspirations transcendantes et d’innombrables attentes de cet ordre-là, mais c’est au-delà de toute compréhension humaine, de toute possibilité de rationalité. Il est indéniable qu’il s’agit de Dieu, car seule la force de ce qu’Il est peut permettre de constater de tels événements. Depuis ma naissance, j’ai été formé pour comprendre la folie de ce monde terrestre et les troubles mentaux. Cela me permet de distinguer entre ce qui est divin et ne peut être expliqué à la manière de ce monde, et ce qui est une réelle maladie psychologique provenant de ce même monde.

En somme, malgré ma conscience qu’il faut rester humble, que cela ne dépend pas uniquement de moi et que le monde est si grand que je ne vois pas pourquoi je devrais avoir une influence sur l’avenir des autres, à part sur le mien, j’ai malgré tout l’impression que Dieu me confie une mission. Pas seulement celle de faire le bien, mais si j’ai l’opportunité de le faire, c’est pour rectifier ce que j’ai mal fait par le passé. Comme si je portais la responsabilité de ce qui s’est déjà produit et qu’aujourd’hui, il me donne l’opportunité de faire amende honorable. J’ai pris conscience qu’on ne rectifie que ses erreurs. En vérité, on ne m’a jamais prétendu que j’avais toujours bien agi, plutôt qu’à un certain moment, j’avais mal fait, donc il devenait nécessaire que je fasse bien. Et en réalité, depuis que je me tourne à nouveau vers le Ciel, et bien que je ne m’en sois jamais vraiment éloigné mais il y avait quelque chose à accomplir avant de pouvoir déceler à nouveau ce qu’il contient, c’est Lui qui m’a donné la capacité de lutter et aujourd’hui d’agir correctement grâce à tout ce qu’Il est et à l’amour que l’on m’accorde, un amour qui dépasse l’imaginaire humain et que j’ai toujours ressenti sans pour autant pouvoir l’expliquer. Plus je progresse vers l’accomplissement, plus les doutes s’estompent. Je ne sais pas encore précisément comment tout va se dérouler, mais ce dont je suis certaine, c’est qu’au bout de ce chemin, un Jour se lève et quelque chose de colossal se prépare. Quelque chose que nous avons tous attendu avec impatience depuis longtemps. Quelque chose qui a le potentiel de transformer le monde mais est-ce que le monde est global ou personnel à chacun d’entre nous ? Ce qui arrive est quelque chose qui n’est réalisable que grâce à l’immense effort fourni précédemment par d’autres et à l’assistance divine de Dieu, alimentée par Son amour incommensurable pour nous, et Sa parole, infaillible et éternelle, qui demeure notre plus grand trésor pour l’éternité. La Vie que ce trésor porte, est vouée à perdurer pour toujours, éternellement en Dieu, dans le Dieu Vivant et son Christ.

En réfléchissant sur le concept du sacrifice expiatoire et le bouc émissaire envoyé dans le désert pour faire face à Azazel, il est clairement question de Jésus. Cela est incontestable, c’est lui le véritable bouc émissaire. C’est ainsi que Paul affirme « celui qui n’avait pas péché, Dieu l’a fait péché pour nous », car il porte les péchés de l’humanité et il persévérera dans l’épreuve du désert face à la tentation de Satan qui rappelle Azazel. Donc, bien que cela puisse paraître sévère de concentrer tous les péchés sur un seul homme, cela ne fait nul doute que Dieu lui accorde une grande confiance. En surmontant cette épreuve, il est donc propulsé à la droite du Dieu Vivant. Il se trouve qu’ainsi nous sommes confrontés au Fils de l’Homme qui, d’une part, porte les brebis et les agneaux, et de l’autre, les boucs. Cela nous rappelle que, comme en Adam, nous avons ses deux fils, Caïn et Abel, et qu’Abel doit ressusciter, conformément à la promesse de résurrection. On est dans l’histoire qui nous rappelle qu’avant l’avènement du Fils de la paix, un parcours transformationnel est nécessaire, il faut que celui qui a été maudit redevienne celui qui est béni par la réconciliation et le retour vers le Père de la Vie, C’est là que nous retrouvons tout le sens de l’Histoire Sainte. Ceci nous renvoie vers le sacrifice de l’être ancien et souligne la nécessité de renoncer à sa propre vie pour la retrouver. Effectivement, c’est le bouc émissaire par la traversée de l’épreuve et sa réussite, qui est celui qui fait le bras, la droite de Yahweh qui se révèle. « il avait grandi devant lui comme un surgeon, comme un rejet dans un sol sec. Il n’avait ni beauté ni majesté pour que nous le regardions ; son aspect n’avait aucun attrait pour nous. Il devint objet de mépris, rebut de l’humanité, homme de douleur éprouvé par la maladie. Comme celui qui se cache le visage devant nous, il était méprisé, il ne comptait pas pour nous. Mais c’était nos maladies qu’il portait, nos douleurs dont il s’était chargé. Et nous, nous le tenions pour lépreux, frappé de Dieu et humilié ; alors qu’il était transpercé pour nos péchés, broyé pour nos iniquités. Le châtiment qui nous sauve a pesé sur lui, et dans ses plaies est notre guérison ».

L’homme doit donc ériger l’arche de paix avec Dieu pour intégrer sa demeure à celle-ci ; en ce sens, l’homme a la capacité de racheter. C’est en surmontant le péché en faisant lui-même le sacrifice de sa vie, et en manifestant une foi immense en Dieu, cette foi qui justifie Noé, qu’il a reçu le pouvoir d’engendrer une descendance. Pas seulement de la lignée de Caïn, mais d’une nouvelle descendance qui incarne la réconciliation entre les deux frères. Cette descendance rappelle qu’Esau et Jacob tomberont dans les bras l’un de l’autre, ou que Jésus brisera le mur de la haine. Ce sont ceux qui se rappellent la génération qui incarne l’absence de mal, l’éternelle, celle qui offre l’occasion de justifier des multitudes en récompense du triomphe sur le mal. Un peuple qui se renouvelle à l’Image du Dieu Vivant, se tenant ferme dans Sa Loi de Vie et la partageant avec le monde pour glorifier convenablement et à juste titre Celui qui est l’Esprit et le Créateur de la Vie. Dieu accorde ainsi à son Fils, une récompense en raison de l’acte par lequel il a rendu possible l’effacement des péchés d’une multitude. Nous sommes dans ce qui rappelle que Jésus, en accomplissant les Écritures, souligne aussi la présence du fils de perdition. Il dit également à Simon Pierre qu’il ne doit pas pardonner à son frère seulement trois fois, mais jusqu’à soixante-dix fois, rappelant ainsi le nombre de vengeance de Lémech, la puissance de Caïn. Ceci nous rappelle aussi que le Fils de Dieu porte les clés des cieux et de la terre, et qu’en ce sens, il a le pouvoir d’effacer les péchés et d’unir ceux qui sont sur terre et au ciel en brisant la frontière qui sépare les deux mondes et donc les deux dimensions, celles de la chair et de l’esprit.

Entre deux mondes

Ce que les gens doivent comprendre de manière cruciale, c’est qu’ils sont guidés par ce qu’ils sont intrinsèquement, par ce qu’ils portent dans leur cœur. Il est inutile de se montrer vindicatif envers ceux qui les gouvernent, car ces dirigeants ne sont que le reflet de ce qu’ils sont eux-mêmes, par les émotions, les actions et les principes qu’ils véhiculent. C’est en cela que le monde est telle qu’il est et qu’il ne s’améliore pas, au contraire il se dégrade progressivement. En cédant à quelque chose d’anormal, on en fait une normalité, voilà comment ça marche et ainsi on se retrouve à être gouverné par le banditisme général. En acceptant la corruption, nous finissons par la laisser prendre les rênes parce qu’en prétendant qu’il est impossible de faire quoi que ce soit dès qu’elle surgit, nous lui donnons la permission de s’installer dans nos existences et de gérer notre quotidien. C’est de cette manière que l’injustice s’installe à son tour et pourquoi c’est en fermant les yeux et en la laissant faire que nous lui offrons le contrôle de notre monde. Si nous tolérons la corruption, nous tolérons également l’injustice et cela s’installe comme une norme que nous endurons à cause de notre propre lâcheté ou convoitise à vouloir acquérir certaines choses. En trouvant notre propre intérêt dans ces agissements et en acceptant cette situation, nous avons permis à la corruption de s’ancrer comme une norme dans la société dans laquelle nous évoluons. C’est lorsque nous sommes entièrement englouti et submergé par cette corruption que nous clamons vouloir en finir. En réalité, nous sommes les premiers à la faire vivre et puis à la subir. Nous nous tournons alors vers ceux qui gouvernent notre société grâce à cette corruption. Ce que nous omettons de voir, c’est que cette corruption provient de nous, nous en sommes la cause à divers niveaux. Cela signifie une fois de plus que c’est nous qui vivons ce que nous avons engendrés ou laissés faire. Si notre objectif est simplement de changer les autres, alors rien ne se transformera. Étant donné que nous sommes nous-mêmes corrompus, nous serions incapables de créer autre chose que des individus corrompus. Et lorsque nous les jugeons de la même manière que nous nous jugeons, nous sommes en réalité en train de juger notre propre reflet. C’est comme si le récit d’Adam et Eve se reproduisait, nous attribuons la responsabilité de notre corruption à eux alors que nous sommes en réalité Adam et Eve, et qu’il nous appartient de donner naissance à l’enfant béni plutôt qu’à l’enfant maudit et tout cela de façon personnelle.

Le problème ne réside pas seulement au sommet de la hiérarchie, mais dans l’ensemble du système. Contrairement à la croyance populaire, la véritable source de changement ne vient pas de la personne qui est en haut, mais de tous ceux qui occupent les échelons, des plus petits aux plus grands. Et surtout, du plus grand nombre, car si je parviens à ne plus me laisser corrompre par quoi que ce soit, et non par une personne en particulier, mais vraiment par tout ce qui me tente, celui qui cherche à m’acheter pour me corrompre n’aurait plus de prise sur moi. C’est ainsi qu’il perd son emprise. Celui qui tente de m’acheter ne fait que m’inciter, mais au final, c’est moi qui décide. Si je refuse demain que celui qui me pousse à mal agir en échange d’une rémunération quelconque exerce une influence sur moi, je lui enlève son pouvoir. Il n’est pas nécessaire pour moi de faire autre chose que de résister à sa tentation, qui est également la mienne, car il ne peut m’acheter qu’avec ce que je désire réellement. Voici le mal, et ce n’est rien d’autre. C’est pour cette raison que je dois être celui qui change, parce que le principe, lui, ne changera jamais. Il est ce qu’il est, et si je ne modifie pas ce que je suis, il continuera toujours de me tenter. Puis-je affirmer l’absence de Satan sans nier la présence du mal ? Il en va de même pour Dieu et le bien. Si je me persuade que je suis parfait en agissant mal ou en permettant au mal de persister, je finirai par vivre sous le joug de celui-ci parce que je le considérerai comme étant le seul Dieu et, de surcroît, le parfait. Par conséquent, je me serais auto-condamné à la mort. Si je prends en compte que, comme pour tout, il existe aussi bien l’opposé que l’élément positif, je choisirai alors d’orienter mes efforts vers la vie. Ainsi, en me détachant de l’esprit des morts, de ceux qui sont dans la « mort spirituelle » tout en appelant cela « dieu » et en me concentrant sur le vivant, je trouverai l’Esprit de vie grâce à ma foi en cela. C’est cette conviction en autre chose, à l’opposé de ce que j’observe dans ce monde où je vis et que j’expérimente parce que je suis né dans la matière et qu’on m’a formée à n’observer que ça. Ainsi, ne cherchant rien d’autre, j’aurai tendance à ne voir et ainsi à ne me contenter que de cela. Et c’est uniquement parce que je ne serais pas satisfait de ce que ce monde me propose comme existence, que je pourrais chercher quelque chose d’autre. C’est cette quête de justice et de vérité qui finira par m’éveiller et m’amènera à comprendre que c’est moi qui dois changer pour accéder à cette autre réalité.

Une telle découverte me révélera ce qui m’est inconnu, et qui dépasse même ce que j’aurais pu envisager. Cette découverte sera le fruit de mes révoltes contre des valeurs qui ne correspondent pas à celles qui sont profondément enracinées dans mon cœur. Et c’est uniquement en raison de mon refus de me soumettre pas à ce que ce monde a voulu définir comme norme et règle de vie. Quand nous sommes en exil à Babylone, c’est uniquement grâce aux valeurs du Dieu Vivant que nous conservons dans notre cœur et, par conséquent, dans notre esprit, que nous évitons de succomber au Mal qui domine ce monde. Cette Vision erronée de bonnes valeurs qui composent ce monde, que l’on nomme conventionnellement des dieux, qui sont ce que l’on définit en termes de richesses, et l’idée que l’on peut réussir grâce à la corruption. La Vérité et la Lumière n’entrent dans ce monde que pour transmettre ce constat contradictoire, rappelant que Dieu au départ n’est pas ce qu’en raconte ce monde. Il est primordial de se rappeler que tous ces éléments corrupteurs appartiennent à ce monde et qu’il nous faut progresser dans la direction opposée à celle qu’il défend, peu importe ce qu’il semble être. C’est le changement personnel qui a vraiment le pouvoir d’influer sur le déroulement des événements. Je ne suis pas au départ, en position de dire aux autres de changer, car c’est mon propre changement qui est à la source du véritable changement. Mais cela ne m’empêche pas de dire et même de crier la vérité afin de prôner ce qui est juste en dénonçant ce qui ne l’est pas. C’est mon changement qui porte un jugement, le mien et celui des autres à qui je dévoile qui je suis. Il n’est pas nécessaire que je me conforme au mal et reproduise ses actes, ni que je me serve de ses armes, de sa rage ou du savoir qu’il prône et valorise. Je dois simplement me tourner vers ce qui est diamétralement opposé à ce contre quoi je lutte et le mettre en pratique de manière assidue. J’ai besoin d’aimer, de croire, d’être persévérant et stable dans cette voie pour que mon propre changement de direction, ma lutte personnelle et ma victoire sur le mal génèrent ma transformation solitaire, me reliant à tous ceux qui ont fait le même choix. Ainsi, revigorée par la Lumière divine du Père, je révèle et atteste de ce que je suis devenue et de ce que je représente grâce à la contradiction que je manifeste maintenant. Plus que tout, j’acquiers par ce biais la force et la puissance que Celui que je sers me diffuse et me transmet. Ce qui est ténu et illuminé d’une lumière trompeuse, piégé dans ses propres désirs, ne saurait égaler ou surpasser Celui Qui Est par la Lumière Éternelle et qui reste au-delà de toutes ombres, me libérant de mes propres faiblesses qui sont mes démons, ainsi que de tous les maux du monde.

Ainsi, celui qui s’est transformé et s’est rallié à la Lumière du Père, s’est attaché à l’Esprit de Vie et grâce à la flamme qu’il porte désormais en lui, il illumine et revitalise tous ceux qui percevront où se trouve la véritable solution et qui sont disposés à l’accepter. C’est grâce à notre aspiration personnelle de transformation que nous nous engageons désormais dans le but d’initier le changement collectif, à travers le parcours authentique et révélé. Ce dernier n’émerge que de ce qui est, pour nous, inacceptable, animé par la foi qui nous pousse et nous oriente vers la quête de justice, de vérité et de paix, valeurs qui se déploient en raison de l’amour que nous avons pour elles. Nous sommes guidés par notre conviction et la mise en pratique de ces valeurs, cherchant à découvrir la vérité divine. Ainsi, tous ceux qui s’efforcent de comprendre le sens et l’objectif de l’existence se détacheront progressivement et réellement du Mauvais, découvrant ce qui constitue le bien et le bon. Voilà le parcours de la vie que l’on ne découvre qu’en cherchant précisément la Véritable Vie, celle qui nous conduit vers Dieu et vers l’Esprit du Vivant qu’Il incarne. La bénédiction ne dépend pas de la religion, ou de l’onction trouvée dans une certaine église avec de l’eau matérielle censée être sacrée. Les rituels ancestraux et les convictions anciennes ne sont pas à l’origine du changement, car tout ici-bas a été dévié de son vrai sens dans le but de faire obstacle à la vérité et de l’asservir à l’injustice. Dieu, contrairement aux hommes qui se détachent de son Esprit de vie ou qui n’acceptent qu’un chemin et pas un autre, n’a qu’une Seule Parole et Il y demeure fidèle, rien ne peut anéantir celle-ci. Dieu nous dépasse tellement et transcende tout ce que nous pouvons imaginer. Si le monde savait et il finira par le savoir, ce que le Père peut réaliser pour nous, de ce qu’il peut orchestrer et faire advenir, un chef-d’œuvre d’art et d’orfèvrerie qu’Il nous révèle et que nul esprit humain ne saurait surpasser. On ne pourrait véritablement confondre ce qu’Il est avec la lumière trompeuse de ce monde basé sur l’artifice et l’illusion défectueuse de ce que seul Dieu est à même de réaliser avec perfection. On parle de rêve, mais je perçois au-delà du rêve, car un rêve a toujours un aspect irréel. Et ici, dans ce que je vois et vis, tout est si véritable, c’est sans aucun doute ce fameux voile qui semble faire la transition entre le rêve et la réalité, qui est déchiré, qui nous permet d’apercevoir que c’est bel et bien une réalité, et non pas un rêve. C’est plus une simple attente, c’est une assurance, une certitude de quelque chose que nous avons entre nos mains et en nous-mêmes. Il ne s’agit plus de chercher, mais de posséder, d’avoir découvert. Nous avons traversé le miroir et c’est ce monde actuel qui nous semble irréel, plein d’illusions, n’étant que l’ombre de ce qui est vraiment véritable, le côté obscur qui s’efforce d’atteindre la vraie lumière sans même se rendre compte de ce qu’il peut réellement atteindre et comment il le peut. Cependant, il cherche le bonheur, et donc inévitablement la lumière, pour la majorité des personnes vivant ici, convaincus d’être en vie alors qu’ils sont encore trop souvent ignorants de ce qu’elle est à cause des manipulations subies. Oui, c’est réellement extraordinaire, car ce que Dieu nous offre dépasse réellement tous nos rêves d’espérance. C’est véritablement du palpable, du concret, de l’authentique. C’est sa Parole qui n’admet aucun doute, car le doute ne fait pas partie pas de Dieu. C’est Lui qui agit toujours et éternellement comme Il nous l’indique et nous le promet. J’ai consacré ma vie dans la foi de ce qui n’est pas de ce monde et à la recherche de cette ferme conviction, celle qu’on a déjà en nous-même, une parole solide, entière et fidèle, qui va au-delà du peut-être et du « on verra bien », des paroles de ce monde.

Je pense que j’ai eu le privilège immense, grâce à Lui et à tous ceux qui ont cru en Lui, d’être bercé dès mon plus jeune âge par la véritable mélodie de la Vie qu’Il est. Et sans comprendre avant qu’il soit temps, mais préparé et aimé sans savoir d’où cela venait, j’ai eu la chance incomparable de le connaître avant même de le connaître vraiment, et tel que je Le connais désormais… Oui, c’est délicat à formuler parce qu’on ne comprend pas ce qu’on ne connaît pas. Pourtant, je sais que c’est une opportunité qui se présente pour le monde entier. La manière dont Dieu fonctionne est tellement parfaite qu’il nous est impossible de l’imaginer, tant que nous ne le connaissons pas vraiment. C’est précisément cela qui témoigne de ce qu’Il Est, Mon Dieu. Je souhaite que beaucoup de gens découvrent ce que je sais, simplement parce qu’ils auront voulu L’approcher et non se contenter de tout ce qui n’est qu’une pâle imitation de ce qu’Il Est véritablement.

Je constate également qu’actuellement, les masses commencent à se mobiliser, oui, de toutes parts, les gens expriment leur mécontentement, et je pense que c’est très positif. Cela me réconforte, car ils commencent à saisir à qui ils ont affaire, ils deviennent de plus en plus impliqués et, par conséquent, ils se réveillent véritablement. On nous met constamment en avant le mauvais négligeant de nous montrer le bon afin de nous démoraliser, d’engendrer la démotivation mais c’est là que réside la force de ceux qui ne se laisseront pas manipuler par le Mensonge. J’ai confiance qu’ils réaliseront bientôt ce qu’ils doivent revendiquer, oui, ils saisiront qu’il est essentiel de combattre le mensonge et la corruption, car c’est cela qui est à l’origine de toutes les injustices, les poussant ainsi à revendiquer la justice et à chérir la vérité et l’intégrité, tout en faisant ainsi la promotion de leur quête d’une paix authentique, loin de celle des élites mondialistes, qui ne prônent que la guerre. Il est essentiel de promouvoir, de souhaiter ardemment, la paix pour Jérusalem dans ce qu’elle est vraiment, non pas comme une ville terrestre façonnée par des intérêts de convoitises matérielles, mais comme une cité issue d’un état spirituel fondée sur la paix avec le Dieu Vivant, en nous rappelant que Jésus offre sa paix, non pas à la manière des hommes, mais selon sa véritable nature. C’est à ce moment précis que le Dieu Vivant commencera à les entendre, eux aussi, de plus en plus, et j’éprouve un désir ardent de les voir revendiquer la justice, la vérité et la paix, car c’est ainsi qu’ils seront prêts à recevoir ce qui leur est promis. Il reste encore un laps de temps à surmonter et un verdict inévitable à accueillir, mais cet éveil en cours éclaire de nombreux esprits. Même si la nature de l’amour divin échappe parfois à la compréhension, elle s’éclaircira progressivement. La transformation n’est pas aisée, et il est crucial d’accompagner chacun dans ce cheminement, car l’ignorance demeure notre plus grand fléau, à l’origine de tant d’erreurs et de déviations.

Cela fait un moment que j’attends ce jugement, et pourtant, une tristesse inexplicable m’envahit, il n’est jamais simple de se transformer, et peut-être souhaitais-je que chacun évolue et agisse avec bienveillance. La colère s’évanouit dès lors que l’on réalise que la justice est restaurée. C’est sans doute pourquoi nous espérons que chacun puisse éprouver cette remise en question, qui suscite le désir de transformation, la volonté de corriger ses erreurs, et la reconnaissance de la chance immense qu’offre cette prise de conscience, nous permettant de redresser le tir après nos faux pas. En réalité, nous souhaitons que chacun saisisse cette chance afin d’éviter des jugements sévères, car même si le jugement est inévitable, car la foi elle-même se mesure en fonction d’un jugement qui est rendue en ce qu’elle est ou pas, permettant de se voir justifié en fonction d’elle, le jugement au final, devient tellement plus supportable lorsqu’il vise à favoriser notre progrès. Je comprends que ceux qui commettent des actes répréhensibles doivent être tenus responsables, car il est crucial que l’injustice et la douleur prennent fin, mais je ne trouverai jamais de satisfaction dans la fin d’une vie, même si elle est empreinte de mal ou d’illusions. Je souhaite sincèrement que l’humanité emprunte un nouveau chemin, qu’elle abandonne ses errements nuisibles, qu’elle prenne conscience des dommages causés par ignorance, par lâcheté et par aveuglement, et qu’elle s’engage à changer et à réparer ses erreurs. Je ne me suis pas adressée à Dieu pour solliciter un jugement, mais plutôt pour lui demander d’apporter son aide à ceux qui subissent l’injustice et la tromperie, et c’est à ce moment-là qu’Il a commencé à se révéler. Je ne lui ai pas demandé de m’accorder une réparation personnelle, mais plutôt de rendre justice à ceux qui, en raison de leur ignorance et de leurs faiblesses, ne méritaient pas de souffrir. J’ai également accepté de prendre une part de responsabilité dans la cause des épreuves qu’ils vivaient, ressentant une telle culpabilité que je me suis dédiée, consacrée à Lui afin de réparer ce dont je me sentais particulièrement coupable, acceptant de porter ce fardeau par conviction et par amour inconditionnel de la justice et de la vérité. Je n’avais jamais lu la Bible ni pris un seul cours de catéchisme mais ce qui était depuis toujours en moi m’a permis d’agir ainsi, je suis convaincue aujourd’hui que c’est de cette manière que Dieu nous accorde ses promesses, la lecture de la Bible me confirmant tout cela.

En suivant la voie tracée par Moïse puis par Jésus, les fils de Dieu se transforment en prêtres et rois. Cela rappelle que le peuple de Dieu accompli se définit ainsi, en soulignant la double part ramenant aux deux maisons fusionnant en Lévi et Juda, Lévi qui sera représenté en Joseph, Puisque c’est avec les ossements de Joseph que Moise sort d’Egypte. Les membres du peuple du Dieu Vivant représentent les sacrificateurs, les prophètes et les rois, et ils doivent reconstruire leurs villes qui sont en ruines. Cela nous dirige inévitablement vers l’origine, jusqu’au premier Adam, celui qui de poussière retourne à la poussière et rappelle ce qui est en ruine, faisant écho à la descendance de Noé, dont les fils portent le nom des villes que les pères bâtissent. Cela fait aussi référence à Cain qui aura un fils prénommé Hénoch « consacré, initié, dédié » et qui construira une ville qu’il nommera Hénoch dans cette perspective. C’est donc via le chemin du retour à Dieu que les hommes retournés au Dieu Vivant relèvent les vestiges de l’antiquité, évoquant ainsi les héros du passé qui représentent les géants antiques, à envisager de la même manière qu’Adam et tous ses descendants. Selon l’ordre divine, il est impératif de reconstruire d’abord le Temple de Dieu avant de songer à la reconstruction de sa propre ville et maison. C’est pourquoi les hommes doivent d’abord confier leur destin au Baptême de l’eau, œuvrer à la reconstruction du Temple de Dieu une fois qu’ils ont reçu l’Esprit Saint, et uniquement ensuite poursuivre la reconstruction de leur propre maison. En ce sens, on peut également faire référence à l’histoire de Néhémie qui, après avoir reconstruit les murs de Jérusalem, va observer repeuplement de celle-ci. Cela renvoi forcément à l’édification des églises par l’homme qui est le fils du Père et un temple, devenant alors le pasteur puisqu’il a suivi le chemin de Jésus dans le Christ. Le pasteur est le gardien, nous rappelant le berger, mais peut également être qualifié de presbytre, ce qui signifie qu’il est « un ancien » ou « Évêque », c’est ce qui définit que certains hommes se voient ainsi attribuer le titre de « ministres des sacrements ». On emploie fréquemment une multitude d’expressions dans notre monde, dont on a malheureusement perdu le sens authentique et profond. On s’attribue des titres et des étiquettes, mais on se leurre car on ne projette pas vraiment le nom et le rang qu’on revendique. On témoigne donc d’une fausse apparence, feignant d’être ce que l’on n’est pas réellement. Cela révèle l’entière signification des faux prêtres, pasteurs, Christs, prophètes, apôtres, Juifs et bien d’autres, qui nous rappellent que Satan et ses ministres se présentent comme des messagers de lumière qu’ils ne sont pas, nous éclairant sur la vraie nature de la fausse lumière ainsi que de tous les blasphèmes dirigés contre Dieu et les choses célestes. Car en prenant uniquement l’apparence et en se contentant de l’apparat on n’a pas le comportement nécessaire et exigé par nos fonctions, détruisant ainsi la réputation de ceux que l’on dit représenter. C’est la statue, et donc la pierre inanimée, qui prétend être Dieu et éveille en ce sens des doutes quant à l’existence de Dieu et concernant sa justice, sa fidélité et sa vérité. Ils sont en cela les rejetons du mensonge qui s’opposent à la transmission de la Vérité divine, nous ramenant aux Ecritures où Jésus dénoncera tous ceux qui se disent représentants du peuple envers Dieu mais qui égarent les troupeaux. Divers passages de l’Ancien et du Nouveau Testament évoquant ceux-là.

Les chansons jouent effectivement un rôle crucial dans la finalisation du travail de l’homme qui s’est investi dans la construction de l’église. Elles représentent le début de la reconstruction de la ville à plusieurs égards, puisqu’habituellement, une ville est conçue pour être bâtie autour de l’église afin d’établir la ville en entier sur des fondations solides. Il est primordial que tous ceux qui souhaitent intégrer la ville le fassent dans le même esprit qui a présidé à la construction de l’église. On retrouve également le récit d’Abraham et de Sara, ainsi que la signification de devenir les géniteurs d’une multitude. C’est pour cette raison qu’on affirme que l’homme est considéré aux portes de la ville quand il siège parmi les anciens du pays, car la ville elle-même est le fruit du labeur qu’il a accompli en qualité d’ancien, nous rappelant en cela le deuxième épître de Jean l’ancien à la Dame élue. De même, la femme est le reflet de l’homme qui l’a construite selon les principes divins et sur la fondation de Jésus dans le Christ, et qui lui-même est l’image du Fils de Dieu, nous rappelant que les prémices représentent ceux qui seront semblables à ce qu’ils sont eux-mêmes. Comment résister à une telle expérience, pour chacun qui empruntera ce chemin, de ne pas ressentir le désir de reproduire la même chose ? C’est une histoire si belle, en vérité, c’est le genre d’histoire que l’on rêve de vivre soi-même en observant ceux qui en ont fait l’expérience réelle. Il est essentiel que les gens prennent connaissance de ça, car c’est véritablement par ce type d’objectif que l’on s’implique dans le chemin de la Vie, qu’on trouve la motivation et la détermination pour lutter contre le mauvais. Franchement, comprendre que c’est Dieu qui inspire tout cela, ne peut que stimuler les individus à désirer renouer avec Lui, c’est tout simplement incroyable. On a souvent tendance à croire que ce type d’histoire est purement fictif, propre aux films, définitivement hors de la réalité. Pourtant, Dieu nous offre véritablement la possibilité de concrétiser nos rêves. Lorsqu’on les vit, on réalise que ce n’est pas un simple rêve comme on nous le fait croire. Le rêve, c’est la réalité de Dieu, la véritable existence, laquelle nous ouvre les yeux sur le fait que c’est notre monde démuni de la Vérité de Dieu qui est l’illusion. Grâce à Dieu, on se retrouve de l’autre côté du miroir où tout est inversé. Ce monde devient donc fictif et c’est le rêve qui, en contrepartie, prend forme de réalité. On dit souvent qu’il faut le vivre pour y croire, mais je pense également que grâce à ceux qui ont eu foi et ont reçu la grâce de Dieu, nous avons des exemples précieux qui nous motivent à développer cette foi. Ces exemples sont des dons célestes pour ceux qui peuvent les apercevoir. Je me réjouis que cela puisse servir d’aide à ceux qui luttent pour croire, car je comprends la complexité de ce monde, les défis de s’en défaire, mais aussi de se libérer des fausses croyances qui retirent l’espérance tant nécessaire au développement de la foi dont ils ont tellement besoin.

Je me considère privilégié, car le résultat, la récompense, est véritablement gratifiante et j’aimerais que tout le monde puisse connaître cette même opportunité. La vie ici m’a exposé à la réalité des autres et m’a permis de comprendre l’importance de tenir compte des facteurs qui contribuent aux circonstances individuelles de chacun. Je suis conscient que plusieurs facteurs peuvent rendre une personne mauvaise, l’ignorance du véritable amour en est un exemple. Certains sont uniquement préoccupés par le matériel et, là aussi, les motivations diffèrent. Ils envisagent la prospérité d’un point de vue purement matériel, convaincus que le bonheur résulte exclusivement de la possession. Je parle là du sentiment qui a attrait à la possession, nous avons tous besoin d’un toit et de nourriture lorsque nous sommes dans la chair et ceux qui ont tendance à nous dire dans ce monde que de ne plus avoir de possessions nous sera profitable sont ceux qui refusent de renoncer à leur propres possessions, ils ne sont pas dignes de prononcer ces paroles, on ne met pas de fardeaux sur les épaules des autres lorsqu’on est pas capables de les porter soi-même. Il y a tant d’êtres qui ignorent aussi la joie que procure le don. J’ai maintenant compris que l’ultime remède qui réside en Dieu est identique pour chacun, mais qu’il ne doit pas être dispensé de la même manière ou d’une façon uniforme pour tous, je sais également qu’on ne peut pas demander à chacun la même chose. J’ai un jour pensé qu’il nous fallait nous adapter au monde, alors qu’en réalité, c’est à nous de nous adapter à ceux qui le peuplent, non pas pour tenter de leur ressembler, mais pour parvenir à les comprendre et les soutenir dans leur démarche de changement. C’est ainsi qu’on parvient à établir une communication efficace et authentique, car on ne peut réellement aimer ce qui nous est différent sans avoir une compréhension profonde de ce qu’il est, il est nécessaire de se mettre au niveau de ceux que l’on souhaitent comprendre sans pour autant oublier d’où l’on vient et ce qu’on est, c’est là le véritable défi. Il se peut que j’aie toujours été consciente de tout cela, mais entre savoir et pratiquer, il y a le trajet du véritable et pur sentiment qu’il me fallait acquérir, et j’ai toujours été trop pressé alors que le temps n’était pas à ma portée.

Le sang mêlé

Je réalise qu’évoquer Jérusalem, érigée dans le sang, signifie aborder celle qui est fondée sur les lois de la condamnation en premier lieu, illustrant la dualité entre le bien, qui symbolise la vie, et le mal, qui incarne la mort, tout en soulignant l’importance d’un chemin de restauration à suivre que nous ne pouvons connaitre que par l’apport de connaissance de l’Esprit Lui-même. Cela évoque le récit du sang de l’Agneau immolé, reliant ce parcours qui traverse la Loi de Moïse, conduit au feu d’Élie et trouve son aboutissement dans l’Esprit renouvelé en Jésus dans le Christ, qui rappelle le Fils retourné dans le sein du Père. En effet, dès le départ, il est mentionné que Dieu déclare que l’homme en Adam est fait à son image et à sa ressemblance, connaissant le bien et le mal, mais il doit par la suite revêtir des vêtements de justice pour accéder à l’éternité promise, nous rappelant cet arbre qui se pare de fleurs blanches et de bons fruits, définissant l’Arbre de Vie. Les bâtisseurs de la première génération, marquant le début unique de chaque existence divine, soulignent également que certains, après la chute, refusent de retourner vers le Père, malgré les envois que celui-ci leur adresse par l’intermédiaire de Seth, le fils de substitution offert en remplacement d’Abel et définissant sa propre résurrection et qui doit croître. En rejetant cette offre, ils sacrifient une nouvelle fois le Fils de Dieu, rejouant le drame de Caïn et d’Abel tout en illustrant l’idée qu’une seconde restauration est impossible par la suite. On réalise donc qu’Abel incarne l’obéissance spirituelle de l’être, qui privilégie la dimension divine sur la terrestre acceptant en cela le sacrifice de par la foi en ce que le Père promet, tandis que Caïn représente la désobéissance spirituelle, en mettant l’accent sur le matériel et les convoitises liées au monde terrestre. Cela nous rappelle que le peuple de Dieu est face au bien lié à la vie et au mal lié à la mort, confrontant ces deux dimensions et ces deux inclinations, nous invitant à les expérimenter pour ensuite déterminer nos priorités en tant qu’êtres spirituels. Nous sommes plongés dans une réflexion qui nous révèle que la dualité ne se limite pas seulement entre la chair et l’esprit, mais se manifeste également au sein de l’esprit lui-même. Cela nous rappelle qu’à travers le Fils de l’homme, se trouve aussi Judas l’Iscariote, le fugitif qui s’éloigne du Père, nous renvoyant ainsi à Caïn. Cela évoque également que dans ce même Fils de l’homme, des anges s’élèvent et d’autres redescendent l’échelle, soulignant ainsi cette dualité de l’esprit.

Il est donc question de « sang mêlé », une métaphore de la première génération dualiste, où coexistent non seulement des Caïn mais aussi des Abel. Malheureusement, c’est la violence de Caïn qui persiste à éliminer Abel, maintenant ainsi ce sang mêlé dans un cycle de contamination, car le mal continue de frapper le bien sans relâche. C’est pourquoi, lorsque Jésus déclare « Jérusalem, tant de fois j’ai voulu sauver tes enfants, mais comme vous avez refusé, votre maison sera laissée déserte », nous discernons les éléments qui provoqueront la chute de Babylone, cette Jérusalem déchue qui sera d’abord submergée par les eaux, puis consumée par le feu. À ce moment-là, Dieu décide de révéler aux hommes que la Jérusalem, ancrée dans la pierre et reflet des vérités célestes qui se sont corrompues, ces copies représentant les supports qui portent les paroles divines destinées à la compréhension du côté terrestre, sera anéantie, nous rappelant en cela la dispersion des pierres de la tour de Babel. C’est la dispersion du peuple de Dieu qui définit cette Jérusalem terrestre formée des pierres assemblées, établissant ainsi que la fondation de paix est détruite par la perte et le retrait de l’Esprit du Dieu Vivant. La destruction de l’autel de Moïse nous ramène à la destruction par la dispersion du corps de Jacob, tout en évoquant le sort de la décapitation de Jean, car le retrait de la tête par sa séparation du corps symbolise le retranchement des anciens et des juges. Ainsi, Jérusalem, laissée à l’abandon, évoque ce qui incarne un corps géant porteur de paix pour le monde et du Salut universel, tout en se vidant de sa substance, rappelant le sacrifice de Jésus sur la croix et ce qui s’écoule de lui. C’est la dispersion des membres du corps, et de toutes ces graines issues du Germe primordial qui devront germer dans le vaste champ du monde, mêlée entre le bon grain et l’ivraie, et dont celles qui aspireront à s’épanouir en plante potagère, en arbre offrant des fruits savoureux, entreront à nouveau dans la Réconciliation avec Dieu. C’est la semence qui fait le Fils de Dieu et ce souffle de Vie confié à l’homme et à la femme qui permet à chacun de grandir et d’évoluer. Ainsi se dessine l’émergence d’une Jérusalem spirituelle, qui restaure l’ancienne Jérusalem tout en renouvelant le parcours de chaque individu, c’est la nouvelle création promise par Dieu aux hommes, qui se manifeste à cet instant avec l’intervention de Jésus dans le Christ. Cela symbolise l’aboutissement de l’œuvre initiée en Moïse, ouvrant la voie aux futurs héritiers de la promesse vers la Jérusalem céleste, édifiée dans la sérénité par la justice promise. On se souvient alors que c’est le « sang » de la paix émanant de l’Esprit de paix qui insufflent un nouveau souffle aux fondations définissant les apôtres, rappelant que ces derniers, en tant que parts de la pierre angulaire primordiale, doivent être restaurées eux-mêmes pour initier la réhabilitation de l’ensemble de la fondation de paix en Jérusalem. Il est essentiel de nettoyer et de purifier chaque pierre pour reconstruire l’autel, pierre angulaire globale qui garantit par ce qui est déposé sur celle-ci, ce qui est agréable au Père des esprits. On identifie de cette façon les disciples du Christ en Jésus par leur capacité à instaurer la paix dans chaque maison et ville où se trouve un enfant de paix, révélant ainsi un esprit désireux de réconciliation avec le Dieu Vivant.

C’est ainsi que c’est le retrait de l’Esprit du Vivant en YHWH qui marque véritablement la chute de Jérusalem et son abandon par Dieu, la laissant ainsi dans la solitude. Cela nous rappelle que Jérusalem, en tant que symbole de paix, abrite en son sein des fils et des filles, et que le voyage de chacun consistera toujours à se renouveler intérieurement, oscillant entre bénédiction et malédiction, soulignant que ce choix ne peut être authentiquement établi que par nos expériences vécues. La puissance divine, source de bénédictions, se révèle uniquement dans la légitimité et dans ce qui incarne la justice, nous rappelant qu’il est essentiel de s’élever en sainteté pour pouvoir accueillir en nous ce qui est sacré. Quand ce n’est pas le cas, c’est la malédiction qui s’impose, révélant que celle-ci émane de l’absence de l’Esprit du Dieu Vivant en nous, incarnant ainsi ce qui est synonyme de condamnation. Ainsi, la condamnation symbolise une dégringolade définissant la chute enracinée dans les récits de l’Ancien Testament, nous conduisant à ce moment charnière qu’est l’an zéro. Nous nous apercevons ainsi que le décompte du temps avant la renaissance de Jésus dans le Christ est exprimé en chiffres négatifs. C’est exclusivement à travers le Nouveau Testament, qui raconte la naissance de Jésus dans le Christ, que le temps retrouve son élan positif, marquant ainsi une résurgence définissant la remontée après la chute. Ainsi, cela donne l’impression que l’histoire du Nouveau Testament se déroule à l’inverse de l’Ancien, mais il est important de ne pas penser que nous sommes tous, en quelque sorte, inclus dans cette narration, car chaque parcours est unique et personnel. Nous devons embrasser le Nouveau Testament tout en nous détachant de l’Ancien, selon notre propre chemin de restauration, en gardant à l’esprit que la semence reçue est destinée à croître en fonction de la chair qui la porte et lui accorde l’importance qu’elle mérite. Penser que nous sommes tous métamorphosés en même temps, c’est ignorer que le chemin du changement est propre à chacun d’entre nous. Nous sommes tous sur un même plan en matière de connaissance divine, mais c’est notre mise en pratique de cette connaissance qui nous guide vers notre réalisation personnelle. La Bible comporte ainsi la Genèse puis le fil de l’histoire qui conduit à la Révélation, soulignant l’importance d’une participation individuelle et active dans cette histoire pour en définir soi-même la genèse et la révélation de notre propre histoire, par un chemin qui est personnel à chacun d’entre nous.

Notre inscription dans le Livre de Vie de l’Agneau immolé détermine notre accès au Livre de Vie de Jérusalem, soulignant ainsi notre engagement envers ce ministère de la Réconciliation avec le Dieu Vivant à travers son Christ et notre entrée dans la fondation de paix. C’est pourquoi nous ne parlons plus d’une création née dans la Jérusalem assiégée et captive, mais de la naissance dans la Jérusalem céleste, qui est libre tout en étant l’ancienne, la restauration opérant un changement de plan et ainsi de face de toute chose. C’est ce qui a été anéanti et qui, dans sa déchéance, se relève, évoquant la récompense du repentir et de la réparation ainsi que toute la profondeur du sens de Celui qui a péri pour renaître, ou de Celui qui est à la fois le premier et le dernier, l’alpha et l’oméga, le commencement et la conclusion, déterminant Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Cette réflexion nous ramène à la structure même de la Bible expliquant celle du monde, avec sa Genèse, son parcours et sa Révélation, qui tracent les trois étapes, les trois Grâces, les trois dimensions et tout ce qui touche à la trinité et aux trois mondes, aux trois espaces du Temple, aux trois étages de l’arche de Noé et à ses trois fils. Cette histoire qui ne peut se conclure que par une seule chose : L’amour qui marque la troisième et ultime étape, celle de l’accomplissement.

C’est en menant les batailles qui en valent la peine que l’on parvient à légitimer notre humanité, en s’appuyant sur ce qui réside en nous, dans notre cœur, tout en naviguant à travers la corruption omniprésente de ce monde, car prétendre avoir triomphé de cette corruption ne peut se faire qu’après y avoir véritablement fait face. Nous ne triomphons que face à nos propres luttes, car ce sont nos défis, pas ceux des autres. Fuir les tentations ne nous permet pas d’en sortir victorieux, c’est en affrontant ces épreuves que nous grimpons les échelons de notre ascension vers les cieux.  En nous retirant des luttes du monde, nous ne pouvons prétendre l’avoir vaincu, c’est en émergeant des eaux où nous étions mêlés aux peuples, aux nations et aux foules que nous recevons de Dieu l’Esprit qui nous pousse à affronter le Mal, et c’est l’usage que nous ferons de cet Esprit qui nous aide, qui nous ouvrira les portes du Règne du Christ. L’épisode de Jésus s’immergeant dans les eaux du baptême de Jean nous évoque cette semence qui s’enfonce dans les profondeurs des peuples, des nations et des foules, pour mieux se heurter à l’existence terrestre. C’est alors que, dans sa quête de Dieu, en mettant en lumière ce qui résonne en lui et en choisissant de ne pas se limiter à une existence charnelle, Jésus émerge des eaux. Il incarne ceux qui émergeront des nations où ils se trouvent physiquement, guidés par le désir et l’aspiration de découvrir Dieu, nous rappelant l’histoire de Moise, cet enfant sorti des eaux. Dans cette perspective, il accueillera l’Esprit Saint, lui donnant la force de triompher de la tentation du désert grâce à un amour pour Dieu qui transcende toutes les attractions du monde et tout ce qui l’entoure. C’est de cette manière qu’après avoir rendu témoignage à travers l’eau, il témoignera dans le désert, prophétisant selon l’Esprit, lui offrant la possibilité d’ouvrir le ciel en déchirant le voile du Temple entrant en cela dans le sein du Père afin de siéger avec Lui.

On découvre ainsi la distinction entre un être psychique et un être spirituel, qui réside dans les valeurs profondément ancrées en nous, inscrites dans notre cœur. Celles-ci nous guident vers la compréhension des vraies valeurs spirituelles, mais il est essentiel d’évoluer dans ce monde terrestre au même rythme que les autres et en fonction de notre nature humaine sans renoncer à ces principes célestes, tel est le véritable défi. Ainsi, comme Jésus, nous ferons face aux tentations du diable qui tentera de nous manipuler et de nous corrompre, visant à nous éloigner de l’essence spirituelle du Père. Ce n’est qu’en résistant par la foi authentique à ces assauts que le Père nous guidera lentement vers la redécouverte de notre véritable identité. C’est sans doute cela, la portée des saints présents dans le monde, confrontés à la Bête, ces élus dont on parle et qui, comme il est écrit, « verront surgir de faux christs et de faux prophètes capables d’égarer les élus eux-mêmes » car ce monde, dans la pensée de celui à qui la domination a été donné provisoirement, copie et s’approprie l’essence même de Dieu et de son peuple, sans que chacun de ceux qui composent le corps du monde de la Bête en ait nécessairement conscience. L’esprit d’erreur se nourrit de la tromperie et de ses fondements mensongers, et ceux qui en subissent l’influence ne réalisent pas toujours cette réalité, bien au contraire.

La première Jérusalem est ainsi forgée dans un mélange de sang, ce qui indique que ce sang n’est ni pur ni sacré en totalité, ne pouvant ainsi engendrer la paix durable, car l’esprit qui anime ce monde repose sur une faiblesse propice à la tentation, et cette même faiblesse, face aux désirs terrestres, engendre tous les péchés. Cela évoque que nous nous trouvons devant le dernier royaume mentionné dans Daniel : « Tu as vu le fer mêlé avec l’argile, parce qu’ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne seront point unis l’un à l’autre, de même que le fer ne s’allie point avec l’argile ». Le monde d’aujourd’hui reflète parfaitement cette image, reposant intégralement sur notre compréhension de Dieu et de son alliance, bien que nous n’ayons pas encore atteint l’accomplissement et la promesse de restauration divine et cela malgré le grand nombre de croyants. C’est l’âme éclairée qui triomphe des désirs corporels, soulignant l’importance d’accueillir l’Esprit Saint, clé de notre restauration promise. Ainsi, l’objectif n’est pas d’atteindre la perfection dès le début, car en tant qu’êtres humains, nous ne le sommes pas. C’est néanmoins la véritable foi, celle qui nous incite à croire au-delà des dogmes de ce monde, de ses limites et de ses contraintes, qui nous invite à nous orienter non vers le tangible, mais vers ce qui transcende cette réalité. Ce n’est pas parce que les hommes sensuels qui définissent les hommes charnels, nous révèlent la vérité sur l’existence de Dieu que nous devrions nous cantonner à cette compréhension et nous enfermer dans une doctrine terrestre. La foi implique de transcender nos croyances terrestres et tout ce qui les entoure, pour accéder à la vérité divine qui réside dans un royaume céleste que seul le divin peut nous révéler, illustrant ainsi le véritable défi entre l’alliance humaine et l’alliance directe avec le Dieu Vivant.

CHAPITRE V

Les questionnements sur la Bible par la découvertes des Ecritures Saintes

« Sortir de Babylone c’est s’affranchir du chaos en sortant de la confusion et pour y parvenir, il est essentiel de répondre à l’appel de Celui qui nous appelle des ténèbres afin de nous faire entrer dans la lumière. Obéir à la Parole, c’est saisir son appel et la suivre, plaçant nos pas dans les siens. Cependant si nous ne comprenons pas qui est cette Parole et la manière dont elle se manifeste à nous dans sa réalité profonde, nous resterons enchaînés à Babylone, en désobéissant au précepte premier. La Parole est Vivante et elle nous rend vivant, à condition de comprendre que nous ne sommes pas elle mais qu’en incarnant ce qu’elle nous transmet, nous deviendrons semblable à ce qu’Elle est… C’est là que réside la véritable Sagesse ».

La femme forte

En substance, l’histoire de l’homme est à peu près similaire pour la femme et c’est ce qu’on dit de Marie, dont la foi immense dans la promesse de Dieu l’a portée vers Lui, l’a poussée à se tourner vers Lui, lui a ôté tous les doutes quand elle a reçu la visite de l’ange Gabriel. C’est sa foi, celle qu’elle n’a jamais reniée, qu’elle a embrassée qui lui a permis d’être « la bienheureuse », celle qui est décrite dans le Proverbe comme « la femme forte », « celle en qui se confie le cœur de son mari » nous rappelant que le cœur est l’esprit. C’est l’interprétation de la sculpture que j’ai observée en Italie, lorsque j’ai été guidée par l’Esprit dans cette église. C’est là qu’on voit l’homme offrant son cœur à l’enfant symbolisant Jésus, qui est assis sur les genoux de Marie. C’est pourquoi, à l’image de Jérusalem qui « se lève pendant qu’il fait encore nuit », elle est la Dame Elue évoquée par Jean dans sa seconde Épitre, celle qui « surveille sur les allées et venues de sa maison », celle dont les « enfants se lèvent pour la proclamer bienheureuse et son mari pour en faire son éloge », celle à qui on dit « donnez-lui du fruit de ses mains et que ses œuvres disent sa louange au porte de la ville ». On se rappelle en cela que Jérusalem est entourée par ses enfants, et que la femme forte « songe à un champ et l’acquière, du fruits de ses mains elle plante une vigne », elle qui « recherche de la laine et du lin et travaille d’une main allègre », et que « toute sa maison est vêtue de cramoisi, ses vêtement de byssus et de pourpre ». Par ailleurs, « son époux est considéré aux portes de la ville, quand il siège parmi les anciens du pays », et parce qu’elle est cette Jérusalem, on la voit « comme un navire marchand qui, de loin, amène des vivres ». Ceci nous renvoie à l’idée qu’Abel signifie « prairie, champ » et évoque le champ que la femme forte acquiert. Finalement, cela nous rappelle que Jérusalem dans Sara symbolise la femme libre qui donne la vie à un fils du Dieu vivant et qui le rend libre par ce biais. On trouve véritablement l’histoire de Sara, la mère d’Isaac, l’héritier de la promesse. Elle voit réellement ses fils se lever et son mari Abraham être loué, donnant naissance à des rois qui nous renvoient à ceux qui font partie du peuple de Dieu et qui entrent dans le royaume du Christ comme rois et sacrificateurs selon la promesse reçu de Yahweh.

C’est exactement là le sens du Proverbe de la femme forte et c’est la raison pour laquelle dans Isaïe il est dit : « Touchez le cœur de Jérusalem, dites-lui hautement que son service est accompli et son péché expié » retrouvant la pécheresse pardonnée. Cela est dû au fait que la faute de la femme, de la première Eve, a été de se détourner de Dieu, et c’est par son retour ce qui permet d’accomplir son service et d’expier son péché. Il devient donc clair que l’erreur initiale a été de ne pas s’en remettre uniquement à Dieu, mais aussi de placer sa confiance dans la dimension terrestre de l’homme. Cela évoque le dicton « malheur à l’homme qui se fie à l’homme », faisant comprendre que notre foi ne devrait être placée qu’en Dieu, tel est le sens du retour vers le Dieu Vivant. C’est pourquoi la phrase qui suit annonce le retour de Yahweh : « Elle a reçue de la main de Yahweh, le double pour toutes ses fautes. Une voix appelle : Dans le désert déblayez la route de Yahweh. Tracez dans la steppe un chemin pour notre Dieu » c’est Jean qui tracera ce chemin par sa prédication en l’annonce du retour de Celui dont il n’est pas digne de délier les souliers. Nous sommes donc assurés d’être dans le désert à ce moment-là, l’endroit où la femme se trouve, tout en précisant fermement que tous les mortels le verront : « La Gloire de Yahweh va se révéler, et tous les mortels réunis la verront. La bouche de Yahweh a parlé ». Ce n’est cependant pas parce que nous voyons, que nous suivons, rappelant le peuple de l’Exode où certains regarderons en arrière, vers l’Egypte. C’est ce que l’Apocalypse déclare lorsqu’elle évoque le second Avènement qui nous rappelle que tout est annoncé avant de se produire, définissant l’ombre et les copies des réalités spirituelles à venir. Il s’agit également de ce qui est mentionné par Isaïe en faisant référence à la Jérusalem future un peu plus loin, en rappelant ce qui est dit de la femme forte, qu’elle se lève alors qu’il fait encore nuit, et évoquant également la Gloire de Yahweh. « Dresse toi radieuse : ta lumière est venue. Sur toi s’est levée la gloire de Yahweh. Tandis que les ténèbres couvrent encore la terre et que les peuples sont dans l’obscurité. Mais sur toi se lève Yahweh, sa gloire apparait sur toi ». Jérusalem ne se résume pas à Marie, car on parle également de l’époux, celui qui est coiffé de la tiare, pendant que l’épouse est ornée de ses joyaux. Quand la bonne nouvelle est proclamée, nous voyons de nouveau l’Italie à travers la sculpture qui nous indique que l’union homme-femme est cruciale pour que cela se produise, mais cela demeure secret aussi. C’est apparemment un mystère et je n’ai pas encore compris pourquoi, peut-être en raison de la volonté divine, ou peut-être parce qu’il est nécessaire que cela reste caché pour garantir que tout se déroule comme il se doit.

C’est en fin de compte la Loi divine, qui unit l’homme et la femme en Dieu et par Dieu. Mais il était sans doute nécessaire que certaines choses se réalisent avant que cela soit largement reconnu. Parce que le but ultime est que chacun puisse emprunter le même chemin, mais en son temps ou plutôt en son heure. De toute façon, ceux qui dominent ce monde connaissent assurément cette Loi mais leur cœur est endurci, il est de pierre. Je remarque également qu’il est mentionné un peu plus loin « On t’appellera la ville de Yahweh, la Sion du Saint d’Israël. Toi qui étais abandonnée, qu’on haïssait, qu’on évitait de fréquenter. Je ferai de toi l’orgueil des siècles, la joie des générations sans fin ». Je suis interpellée par ce passage parce qu’il reflète précisément ce que Paul déclare dans l’une de ses lettres. Il évoque des paroles prononcées où il est dit « j’appellerai bien aimée celle qui n’était pas la bien aimée » et c’est effectivement à la femme qu’il fait allusion. Ceci est également applicable à Rachel qui pleure ses enfants tout en étant qualifiée de femme infidèle, appelant à un retour pour faire place à quelque chose de nouveau : « Je créais une chose nouvelle sur la terre : la femme entoure l’homme ». On se rappelle en ce sens que Rachel est la mère de Benjamin, tribu de laquelle est issue Paul, qui édifiera les églises.

Nous nous rappelons alors que Marie reçoit la promesse, elle porte en elle le germe qui doit fleurir et s’épanouir. Cette graine, avant de s’épanouir librement, est en esclavage, mais elle pourra se libérer à travers la foi et l’obéissance qu’elle manifestera envers le Père de la Vie. On entend parfois ou lit que Marie serait la mère de Dieu. Ce n’est pas tant que cela dévalorise Marie et ce qu’elle représente réellement, mais en affirmant cela, on néglige l’essentiel. Marie, par sa foi, donne la vie et la nourrit, elle est basée sur son parcours de vie, c’est pourquoi sa foi se développe, elle se renforce à travers les souvenirs qu’elle accumule dans son cœur. C’est à partir de ces souvenirs issus de la Parole divine reçue qu’elle donne naissance au Fils du Très-Haut, toutefois, la Parole a précédé toute chose et provient de Dieu. Marie est donc perçue comme la nouvelle Eve, soulignant certes qu’elle est considérée comme la mère de tous les vivants, cependant, elle a pu devenir Eve uniquement parce qu’elle a été précédemment tirée de l’homme, à l’image et à la ressemblance de Dieu. Elle a été formée et instruite en recevant l’Esprit Saint, soutenue par Celui qui était déjà présent, simplement parce que la force céleste était là pour la transformer en ce qu’elle est aujourd’hui, nous rappelant que c’est Dieu qui forme Eve, pendant que l’homme dort et qu’il est Celui qui prépare l’épouse. Tout ce qui existe, que ce soit en haut ou en bas, provient de Dieu, du Premier, de Celui qui est ce Tout.

Il est nécessaire de toujours croire en ce qui nous dépasse afin de demeurer humble et dans l’amour qui se déploie uniquement envers cela, étoffant ainsi la foi qui justifie. Quand nous nous considérons comme des dieux, nous perdons cet amour puissant et essentiel, de plus, nous perdons la foi qui est cruciale, celle qui nous aide à constamment nous surpasser, à également surmonter nos erreurs, apprenant de celles-ci et affrontant ainsi les épreuves qui nous fortifient. Celui qui se satisfait de ce qu’il est, stoppe son développement, il freinera sa croissance, ne possédant pas la force de remise en question nécessaire. Ceci est également valable pour ceux qui semblent toujours avoir raison, mais qui restent dans la raison par leur humilité à être capable de remettre en question leurs certitudes. Dès que nous arrêtons de nous interroger, nous perdons la sagesse, nous sombrons dans l’arrogance, l’orgueil et la vanité et nous commençons à décliner, nous éloignant progressivement de la clarté et nous retrouvant dans les ténèbres. On ne remet jamais en question Dieu mais nous nous remettons en cause nous-mêmes, confirmant en cela que nous ne sommes pas Dieu mais que Dieu nous guide à travers celui qui Le reconnait.

Il ne faut pas oublier que Marie est associée à Jérusalem, cependant Jérusalem ne peut exister sans Dieu, ce qui permet de comprendre comment elle a été fondée. Ce qui rappelle que Jérusalem représente la fondation de la paix avec Dieu. Si, comme certains le proposent, Marie est l’arche d’alliance, alors elle doit être construite par celui qui connaît Dieu et qui donc noue cette alliance avec Lui. Dieu assure à Abraham qu’il lui offrira une descendance par Sara, celle-ci étant définit comme celle qui est dans sa tente, nous renvoyant à cette arche d’alliance située dans la tente. Cependant, l’alliance est conclue avec Abraham, et c’est vers lui que Dieu se tourne. L’homme n’est pas là pour effacer la femme et la femme n’est pas là pour effacer l’homme, c’est ensemble dans une complémentarité d’amour éternel que toute construction se fait en Dieu. Ceux qui tentent d’éliminer un des éléments essentiels ne parviennent pas à toucher à la Vérité divine, qui nous rappelle que Dieu est amour et qu’il demeure guerrier jusqu’à ce qu’Il soit reconstitué dans son intégralité initiale et ainsi originelle. C’est grâce à cela qu’on entre dans le repos de Dieu, dans la paix authentique, et cela ne peut se réaliser qu’à travers l’histoire que nous écrirons en parcourant tout un chemin. On apprend exclusivement de ce que l’on expérimente personnellement, en solo puis en couple. Ce couple nous fait prendre conscience que l’homme et la femme sont intrinsèquement distincts, mais qu’en fusionnant, ils instaurent un équilibre générateur de vie grâce à la complémentarité de leur différence. De la même façon que cela se manifeste sur la terre, c’est uniquement en fonction de ce qui est déjà présent dans le céleste que cela est possible. La vie découle donc d’un équilibre, c’est également le cas pour la chair et l’esprit, la terre et le ciel, l’eau et le feu. Avec la complémentarité, nous obtenons l’équilibre, suivi de la fusion par l’amour et ensuite l’harmonie de tous les éléments. Ces derniers réussissent à s’unir par et dans l’amour, touchant ainsi à la divinité qui nous permet de comprendre comment Dieu créait mais c’est Lui qui créait et nous qui collaborons en suivant son exemple.

Marie symbolise donc aussi l’eau qui, lorsqu’elle est exposée au feu, permet à ses enfants de se révéler. Elle incarne ainsi l’essence même de la paix avec Dieu qui engendre la renaissance, permettant d’observer ceux qui ont triomphé de la bête et du nombre de son nom et qui se tiennent sur cette mer de verre mêlée de feu. Cependant fait également écho au fait que Jérusalem est comparable à une reine, qui a bien à ses côtés un roi, Melchisédech, roi de paix et de justice, celui qui bénit Abraham et reçoit la dîme de ce dernier. On se souvient également que lors des noces de Cana, en présence de la mère de Jésus, ce dernier dit à sa mère que son heure n’est pas encore arrivée, signifiant que le Fils ne s’est pas encore consacré à ses disciples, qui doivent emprunter la voie, le chemin que le Fils a tracé pour que le serviteur puisse devenir semblable au maître, et que l’esclave puisse se transformer en fils et en roi. La mère de Jésus prononcera ainsi ces paroles « faites tout ce qu’il vous dira », ce qui nous éclaire clairement sur le fait qu’en se conformant à la Parole de Dieu et à celui qui la véhicule véritablement, on obtient toutes les bénédictions promises par Dieu. Elle ne demande pas à être écouter elle-même mais a écouter ce que son Fils dira à chacun de façon personnelle et par l’Esprit uniquement, rappelant que ce n’est pas la femme en l’église qui instruit des choses célestes mais l’Esprit qui vient du ciel. Il est à noter que Marie qui ramène à Bethléem Ephrata, enfante l’ancien des jours, celui qui est déjà présent dès le commencement et qui la préparée parce qu’elle a entièrement cru en Lui « Et toi, Bethléhem Ephrata, Petite entre les milliers de Juda, De toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, Et dont l’origine remonte aux temps anciens, Aux jours de l’éternité ». L’homme se transforme de nouveau en enfant, redécouvrant en cela le sens du dialogue entre Jésus et Nicodème. « Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? ». En effet, l’homme qui a vu le jour d’une femme sous la Loi et ainsi de la première Eve, doit renaître de la nouvelle, celle qui a été rétablie par le labeur de l’homme ancien mais aussi de son sacrifice. Dans ce contexte, il recevra sa juste récompense, celle promise par le Dieu Vivant à quiconque écoute et obéit à sa Parole.

Les trois Grâces et les trois mers

En parcourant la deuxième épître de Pierre, cette lettre évoque que certains oublient délibérément que jadis, des cieux et une terre ont émergé de l’eau par la parole de Dieu, et que c’est par ces mêmes forces que le monde d’autrefois a été englouti sous les flots. En ce qui concerne les cieux et la terre d’aujourd’hui, la même parole les réserve et les garde pour le feu, en prévision du jour du jugement et de la perte des impies. Je me conforte ainsi dans la pensée que lorsque le peuple de Dieu, Israël, a quitté l’Égypte, il s’agit de ceux qui demeurent encore dans les eaux du déluge, car ces eaux émanent de la parole et c’est cette parole transmise qui façonne l’homme tel qu’il est. En d’autres termes, nous ne pouvons connaître que ce que l’on nous enseigne, et lors du déluge, la véritable parole de Dieu a disparu dans le mélange et la confusion. Seuls Noé, ses fils, et les animaux qui leur sont associés trouvent refuge dans l’Arche, formant ainsi une alliance de paix avec le Dieu Vivant, et il est évident que les trois fils de Noé ne se ressemblent pas. Ces trois fils évoquent pour moi les trois phases, la première rappelant celle de Moïse qui guide un peuple encore obstiné et réticent, facilement lié à Cham, nous renvoyant à Nimrod « le rebelle » né de Cham. C’est de ce dernier que proviennent tous les peuples qui formeront « les chasseurs », ainsi que ceux qui ont donné naissance ou ont régné sur des cités emblématiques comme Babylone et Ninive, sans oublier des régions telles que Canaan, berceau de Sidon et s’étendant jusqu’à Gaza. Cela inclut également toutes les nations que Yahweh demandera plus tard à son propre peuple de conquérir, tels que les Jébuséens, les Amorrhéens, les Hévéens, entre autres, ainsi que les fameuses villes de Sodome et Gomorrhe. Ces cités et régions trouvent leur origine en Cham, le benjamin de Noé, père de Canaan, qui, après avoir aperçu la nudité de son père et l’avoir rapportée à ses deux frères, fut frappé de malédiction et devint ainsi le serviteur de son frère Japhet, lui-même au service de Sem. Japhet réside sous les tentes de Sem, héritant ainsi de la bénédiction accordée par leur père Noé. Le second fils de Noé, Japhet, est l’ancêtre des peuples cités comme Javan, Tharsis, Céthim, Gomer, Thubal, Magog, Mosoch et Togorma. C’est de lui et de sa lignée que proviennent les peuples des îles des nations, qui espèrent ardemment le retour de Dieu. Les îles évoquent inévitablement ce qui émerge des flots, tout en étant distinctes de Sem, cité dans la généalogie de Jésus.

On retrouve ici les trois phases préalablement établies par la volonté divine, évoquant les trois Maries, synonymes des trois grâces, une idée qui m’est venue cette nuit, ou plutôt ce matin. Ainsi, les trois Maries évoquent les trois grâces symbolisant les trois mères qui accueillent les trois révélations divines à travers son Fils, en écho à ce verset biblique où Paul déclare « c’est la troisième fois que je viendrais ». Ce qui est particulièrement frappant, c’est qu’on ne peut pas franchir les portes plus de trois fois, comme le mentionnera Moïse en disant qu’ensuite, il ne pourra plus entrer ou sortir. Cela nous conduit à la fontaine de la Rotonde, où les trois Grâces trônent majestueusement au sommet, incarnant les arts, l’agriculture et le jugement. Cette fontaine qui, vue du ciel rassemble en elle-même ce qui est de la Création du peuple de Dieu, rassemblant ce qui est du jour et ce qui est de la nuit en un ensemble harmonique qui rappelle que Dieu est un Tout. Ces trois niveaux nous rappellent les trois étapes et la femme dans sa totalité qui englobe les trois Grâces. Chacune de ces Grâces symbolise une étape essentielle, ainsi, les arts évoquent l’essence même du travail artistique, berceau de toute création, mais aussi la promesse et les aspirations qui favoriseront la transition de la parole à la concrétisation, menant à l’accomplissement et à la récompense, nourris par la foi et les actions qui l’accompagnent. L’art nous rappelle que nous sommes plongés dans ce qui grave notre être intérieurement, illustrant une phase qui évoque la loi inscrite dans nos cœurs, nous rendant libres de tout enseignement, tout en incarnant l’essence de l’alliance éternelle. L’agriculture évoque inévitablement la semence que l’on disperse, les graines que l’on plante et arrose pour récolter des fruits savoureux, tout comme la Parole qui est semée. Nazareth, ce lieu où la promesse prend racine, est appelé à croître, car c’est la possession de la foi dans une terre qualifiée de vierge qui permettra à cette semence de prospérer sans cesse. La troisième Grâce, liée au jugement, évoque ce qui procurera la vie éternelle à certains, mettant en lumière les répercussions de leurs actions selon leur nature, tout en condamnant en ce sens les autres.

C’est à travers la parole divine que l’humanité est tirée des profondeurs, à l’image de Moïse qui émerge des flots, représentant ce qui va amener à la formation du peuple d’Israël, en vérité, le parcours de Moïse résonne avec celui de Jésus, car c’est dans le cri du peuple vers Lui que Dieu se révèle à Moïse. Ainsi, Yahweh choisit d’agir en libérant ce peuple qui l’implore, en le faisant échapper au poids de la servitude et de l’esclavage de l’Égypte. Toutefois, pour y parvenir, il devra émerger des eaux puis se tourner vers le Dieu Vivant tout en renonçant au principe porté par ce principe que définit l’Egypte. Au fond la compréhension de Dieu concernant ce monde semble souvent découler de l’Egypte, mais cela est largement manipulé, car ce qui émane d’Égypte repose sur la mort et non sur la vie. Cela nous rappelle que les pharaons ne possédaient pas réellement la sagesse, puisqu’ils avaient besoin de mages pour déchiffrer leurs rêves, des mages qui, en vérité, se consacraient davantage à la magie et à la consultation des esprits des défunts, ce qui va à l’encontre des Lois de la vie. Les vraies interprétations dont disposait le pharaon provenaient à l’origine de Joseph. D’ailleurs, ces passages soulignent que ces pharaons avaient besoin d’un « homme de Dieu » pour obtenir des révélations authentiques, ce qui permettait à l’Égypte d’être un pays « bien arrosé » à une certaine époque. Cela nous éclaire sur le fait que les autres magiciens qu’ils consultaient se limitaient uniquement à interroger les esprits des défunts et non ce qui est de l’Esprit du Vivant. Les connaissances scientifiques des Égyptiens, encapsulées dans ce qu’ils appellent « le livre des morts », évoquent réellement des oracles délivrés par des âmes restées dans l’au-delà, nous rappelant ainsi ce qui demeure éloigné de Dieu, comme ceux qui nous renvoi en ce sens à la première génération d’Adam et Ève et ainsi à ce qui relève de la chute originelle. Dans cette optique, l’Égypte nous renvoie à une sagesse qui a bel et bien existé, mais de manière éphémère, nous avertissant que c’est l’orgueil, celui qui nous pousse à nous prendre pour Dieu, qui nous éloigne de Lui et nous entraîne sous une malédiction, nous faisant ainsi perdre la sagesse éternelle et, par conséquent, la Vie. C’est la disparition de cette sagesse qui précipite la chute d’un empire, et c’est notre entêtement, ou notre conviction de détenir encore une véritable sagesse dans ce qui a sombré et s’est effondré, qui nous empêche de nous relever, laissant ainsi place à l’obscurité qui domine nos existences. Seule la mort de l’orgueil, nous permet de retrouver la Vie en Dieu.

Ainsi, pour le peuple de Dieu à l’époque de Moïse, il était nécessaire de franchir la « mer Rouge », symbolisant le baptême de repentance qui ouvre la voie vers le désert, considéré comme « la terre de feu ». Cela évoque également Abraham, qui fit la campagne de la « mer Morte » et qui a triomphé dans son combat, recevant la bénédiction de Melchisédech, à qui il a offert la dîme de tout. C’est comme si Abraham se détournait de la « mère morte », ce qui nous ramène inévitablement à Agar, l’esclave égyptienne, évoquant l’Égypte et qu’Abraham, par obéissance à Sara, se résigne à chasser. Sara, la femme du serment d’Abraham, est celle que Dieu lui ordonne d’écouter, car c’est d’elle qu’Isaac naîtra, représentant la descendance de la femme libre, qui incarne la Jérusalem céleste et libérée, portant l’alliance éternelle avec le Dieu Vivant. Cela évoque inévitablement le sacrifice du fils d’Abraham, rappelant qu’Abraham offrira un bélier en substitution d’Isaac, cet animal symbolique de l’Égypte qui fait écho à l’histoire d’Ismaël, chassé avec sa mère mais à qui une promesse d’espérance de retour à Dieu est faite. Ainsi, en restant fidèle à Dieu et en affirmant sa foi tout en défendant son neveu Lot, le fils de son frère, Abraham n’a pas omis d’ériger un autel à Yahweh lors de leur séparation, lorsque Lot et son entourage ont traversé le Jourdain, faute de place suffisante pour leurs troupeaux. Par la suite, il n’hésitera pas à engager le combat contre les rois qui s’affrontent dans la vallée de Sel, qui définit la mer Morte pour délivrer Lot et ses biens. C’est en raison du départ de Lot vers Sodome lors de sa séparation d’avec Abraham, rappelant la division mentionnée sous Sem où l’on apprend que « la terre fut scindée en deux quand Shelach, fils de Sem, donna naissance à Héber », un nom qui signifie Hébreu et désigne « ceux qui se trouvent de l’autre côté du fleuve » nous indiquant que la séparation en deux entités nous offre la possibilité d’observer ce qui se trouve dans les cieux mais également sur la terre, et que c’est par l’alliance du corps et de l’esprit qu’ils devront se rassembler. Ainsi, Abraham passa de l’autre côté, nous rappelant qu’il est désigné comme « Abraham l’Hébreu », et lorsque Lot fut capturé et que tous ses biens furent pillés, Abraham se lança à son secours, remportant triomphalement la bataille de la « mer Morte » et recevant par là même la bénédiction de Melchisédech. Lot, qui résidait au cœur de Sodome en tant qu’homme juste au milieu d’une ville corrompue, fut sauvé grâce à sa droiture et à son lien avec Abraham lors de la destruction de la ville par le feu divin. Sa femme, en se retournant, fut changée en statue de sel, symbole de la vallée du sel et de la mer Morte. Cette séparation entre Lot et sa femme engendrera les Ammonites et les Moabites, dont Ruth, par exemple, émergera, se convertissant à Dieu et devenant l’épouse de Booz, père de Jessé, lui-même ancêtre du roi David.

Ce qui rend la mer Morte intéressante, c’est aussi sa proximité avec Jéricho, évoquant un parcours qui débute vers le bas et ainsi l’Égypte, pour remonter vers la mer Rouge, puis enfin vers la mer Morte, qui se connecte par le fleuve du Jourdain à la mer de Galilée en aval, remontant en ce sens le cours du courant, nous rappelant la remontée du torrent qui descend de la nouvelle Jérusalem. Cette configuration est fascinante car elle évoque le récit du peuple de l’Exode : après avoir quitté l’Égypte et traversé la mer Rouge, les ancêtres ne réussiront pas à surmonter l’épreuve du désert, ce qui les conduira finalement à la mer Morte. Leur parcours les mènera de la ville de la lune à la ville des palmiers en Jéricho, symbolisant à la fois les juges et la joie, en lien avec la rédemption apportée par Rahab, la prostituée qui en sera délivrée par la suite. Cela évoque l’endroit où le peuple de l’Exode fera une pause dans le désert, Méribah, qui abrite soixante-dix palmiers et douze sources d’eau, nous renvoyant aux soixante-dix anciens et aux douze tribus d’Israël. Jéricho sera ainsi présentée à la fois comme une oasis au cœur du désert et comme une ville où les eaux, stériles et mortelles, ne retrouveront leur vitalité qu’après qu’Elisée y ait ajouté du sel. Rahab, originaire de Jéricho, sera sauvée par Josué grâce à un acte de foi courageux envers Dieu, définissant la preuve de sa fidélité, en dissimulant les deux espions divins. Elle se convertira et deviendra la mère de Booz, transformant ainsi une mère morte, stérile et prostituée en une figure porteuse d’une lignée divine, nous rappelant que le fil rouge de toute l’histoire sacrée est ancré dans le pardon accordé à la femme à travers son retour à Dieu. La mer Rouge, connue sous le nom de mer des roseaux, rappelle que les roseaux symbolisent les prophètes, qui, représentent les Lévites choisis par Dieu pour transmettre Sa Parole à tous ceux qu’ils sont appelés à toucher. C’est à travers les prophètes que nous découvrons non seulement l’existence de Dieu, mais également la dualité de la condamnation et de la bénédiction. Les prophètes agissent comme des sentinelles, alertant ceux qui écoutent pour les inciter à se repentir, à l’image de Jean, la voix qui s’élève dans le désert pour appeler à ce repentir. Il y a donc ceux qui émergent des eaux de la mer Rouge, renouvelés par elles, et ceux qui, à l’instar de Pharaon et de son armée, disparaissent dans les profondeurs. Il faudra ensuite passer par la mer Morte, nous rappelant que le Fils nait d’une femme sous la Loi pour ensuite être restauré, nous conduisant aux noces de Cana, où la mère de Jésus assiste à la transformation de l’eau en vin, rappelant que, après la mer Rouge et la mer Morte, se dévoile la mer de Galilée, celle où le Fils revient ressuscité. C’est ainsi que nous discernons le parcours menant à la vie par la vérité, en naviguant à travers les trois Grâces, symbolisant les trois mers à franchir, et permettant à ceux qui s’y engagent d’atteindre la véritable Jérusalem céleste, la mère libre qui donne naissance à des enfants de la liberté.

Au cœur de ces trois Grâces, se dessinent les trois étapes essentielles qui nous incitent à intégrer en nous ces parcours à travers les trois mers, afin de recevoir ces précieuses grâces qui distinguent les vainqueurs de la sixième église, celle de Philadelphie. Cette dernière nous enseigne que ceux qui en sortent vainqueurs porteront le nom du Père, le nom nouveau du Fils, et celui de la Cité Sainte inscrit en eux-mêmes, éclairant ainsi notre chemin vers la réalisation personnelle et intime de cette part que nous sommes appelés à devenir dans le Tout. C’est de cette manière que le Père et le Fils s’établissent en nous, nous transformant en cette Jérusalem, en cette pierre vivante de la paix avec le Dieu Vivant, rappelant que tout édifice divin se construit de pierres unies ensembles par le ciment de l’onction reçue. C’est seulement en embrassant cette pierre vivante que nous sommes appelés à devenir, que nous nous rappelons qu’en acceptant la Vie transmise par le Fils de Dieu à travers le Christ, cette source d’eau vive qui jaillit de lui nous permet, en fin de compte, de faire partie intégrante du corps de l’homme nouveau par l’alliance conclue avec le Dieu Vivant. Ce dernier s’élève et rappelle que dans le corps du Christ, il y a tant l’homme que la femme, et que le Fils offre sa vie, cette eau de vie qui est tirée de lui, pour finalement la revendiquer, elle est sa femme de qui il renaît. Le sens de la Création se révèle dans ce qui nous rappelle que l’Homme, incarné par Adam, et de qui est tirée Eve, la mère de tous les vivants, donne à son tour naissance à un nouvel homme.

Cependant, il est essentiel d’avoir parcouru le chemin jusqu’au bout, car Jésus avait précédemment demandé à ses disciples d’attendre à Jérusalem pour recevoir ce que le Père avait promis : l’Esprit Saint, cet Esprit de Vérité qui éclaire notre compréhension en révélant ce qui sommeille déjà en nous, mais dont nous ne saisissons pas encore le sens profond. Cela témoigne que nous avons été préparés par Dieu, mais c’est Lui qui choisit de nous dévoiler ces vérités au moment où nous sommes prêts à les accueillir. Il est essentiel de rester dans Jérusalem et de ne pas s’en distancer, car demeurer dans Jérusalem, c’est s’enraciner dans la paix que Jésus nous offre lui-même : « Je vous donne ma paix ». C’est la paix qu’il a bâtie de ses propres mains, aux côtés du Père, faisant de lui Melchisédech, le fondateur de Salem, le souverain de la paix et de la justice, celui qui se présente avec du pain et du vin pour bénir Abraham après sa victoire sur les rois de la mer Morte. En restant ancrés dans la paix, en la bâtissant de ce qu’est véritablement Jérusalem « la fondation de paix » nous accueillons la promesse du Père : l’Esprit Saint qui révèle toutes les vérités, devenant en ce sens ce qui définit la véritable Israël, cet état spirituel qui transmet à la terre matérielle ce dont elle a besoin pour se réconcilier avec le Dieu Vivant.

Nous allons ainsi identifier dans ces trois mers un premier écho à la mer Rouge, cette étendue d’eau qualifiée de mer des roseaux, évoquant Élisabeth « la maison du Dieu du serment », où Jean, issu de la huitième classe sacerdotale lévitique de Zacharie, voit le jour, rappelant que le chiffre huit symbolise à la fois la circoncision et ainsi la naissance d’une nouvelle semence. Elisabeth, descendante d’Aaron, donne naissance à Jean, imprégné de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère et qui avance avec la puissance d’Élie. Cela nous ramène à deux éléments essentiels, le premier étant le dernier ouvrage de l’Ancien Testament, celui de l’envoyé « Malachie », qui dans son ultime chapitre nous exhorte à garder à l’esprit la Loi de Moïse et annonce le retour d’Élie pour réconcilier les cœurs des pères et des fils. Dans cette perspective, nous découvrons Jean, qui réalise cela grâce au baptême de repentance, tel un prophète qui s’élève dans le désert pour préparer le chemin du Seigneur. Le deuxième élément à noter nous renvoi à Moïse et au livre de l’Exode, qui nous rappelle que Moïse, tout comme Jean, naît d’un couple de Lévites et qu’il est destiné à libérer le peuple de Dieu de l’Égypte, rappelant que nous sommes dans un principe noir et obscure dont il faut sortir par la délivrance de l’esclavage et des ténèbres, conséquences du péché originel. Ce péché, qui incite à se considérer comme Dieu, engendre, par la multitude de ceux qui partagent cette vision, le polythéisme et l’éloignement du Dieu Vivant, condamnant ainsi à la mort et à l’inimitié avec l’Esprit du Vivant.

Ainsi, avec l’Egypte nous naviguons entre la vie et la mort, le bien et le mal, l’obéissance et la désobéissance, de l’ascension à la déchéance, glissant du livre des vivants à celui des morts. Cela nous rappelle que la Genèse résume toute l’histoire sacrée et qu’en conséquence, l’Exode marque le commencement de la lignée d’Abraham, où Moïse est confié à la fille de Pharaon, évoquant cet enfant tant désiré par Sara, cette nourrice, qui l’élèvera en le nourrissant comme un enfant d’Abraham, tout en restant celui de l’esclave égyptienne Agar, soit Ismaël. C’est à travers l’exode d’Égypte que le peuple se rapproche de Dieu, mais la révolte dans le désert empêche les anciens d’accéder directement à la terre promise, l’être ancien doit mourir pour que le nouveau puisse émerger, nous rappelant le bélier qui est sacrifié à la place d’Isaac. Ce qui est corrompu doit céder la place à l’incorruptible, et personne n’atteint cet état sans transformation, l’Écriture nous rappelant que « l’homme est mauvais dès sa jeunesse », soulignant ainsi l’importance de reconnaître notre imperfection mais aussi notre nature première. C’est à travers leur fils que ceux qui ont péri dans le désert trouveront la résurrection, en revenant à la vie grâce à celles qui les assisteront de leurs biens, soulignant ainsi que c’est avec Elie que les cœurs des pères et des fils seront à nouveau réunis. Ce voyage étendu nous rappelle que nous traversons la mer Rouge, cette source de vie pour les roseaux et les prophètes, qui semblera s’éteindre dans le désert, entraînant une impression de fin des anciens, à commencer par Marie, suivie d’Aaron et de Moïse mais la mort en Dieu n’existe pas, il s’agit simplement de mettre fin à l’éphémère afin de renaitre à ce qui est éternel. À partir de ce moment, nous nous trouvons dans la mer Morte mais celle-ci est relié au Jourdain qu’il faudra remonter pour atteindre la mer de Galilée. La mer Morte se trouve donc à proximité de Béthanie, le foyer de la douleur et des dattes encore immatures, nous rappelant la femme qui enfantera dans la douleur. Par le biais du repentir et de ses fruits appropriés, se dresseront le long du Jourdain et de ce fleuve qui descend du trône divin, des arbres de vie qui permettront d’atteindre la nouvelle Jérusalem, cette fondation de paix avec le Dieu Vivant qui a ressuscité son Fils. C’est grâce aux œuvres de justice de chacun définissant un véritable arbre de vie, dont les feuilles et les fruits apportent guérison et nourriture aux peuples, que Dieu reconnaît en eux les térébinthes de justice qui composent son peuple élu véritable.

Cela nous évoque que l’Écriture nous enseigne à travers Jésus que « C’est pourquoi tout scribe instruit dans le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes ». Cela nous renvoie au cœur des fils et au cœur des pères, qui doivent être réunis pour saisir la véritable nature du Fils de l’homme, se dressant sur terre pour permettre à la femme de donner naissance à l’homme nouveau, celui qui, à travers son fils, se redresse. C’est à cet endroit que l’on redécouvre la profondeur du Proverbe sur la femme forte, celle pour qui ses enfants se lèvent et qui est célébrée par son mari, siégeant parmi les anciens aux portes de la ville. Elle a découvert le trésor céleste et en a extrait à la fois l’ancien et le nouveau. Et tout cela, ne peut venir que de Dieu et de tout ce qu’Il nous promet.

Les alliances successives

Je réfléchis aux multiples Alliances formées au fil des âges avec Dieu, convaincu qu’elles s’expriment à chaque étape, chaque traversée de mer, ou devrais-je dire de mère. L’Alliance conclue avec Noé repose sur la paix et la promesse qu’un déluge ne ravagera plus la terre, préservant ainsi toute vie des eaux dévastatrices. De plus, elle comprend un principe essentiel affirmant que « Celui qui répand le sang d’un homme, par l’homme son sang sera répandu : car à l’image de Dieu, il a fait l’homme », marquant une première renaissance après Adam et Ève, qui incarne la première Alliance. Nous comprenons que toute la population de la terre issue de Noé et de ses trois fils, est liée à cette Alliance originelle et aux Lois qui en découlent, et que leur non-respect entraîne des conséquences pour chacun d’entre nous, sans exception. Elle ne dissipe pas la première Alliance avec Adam, fondée sur le principe de l’obéissance, mais elle la complète, car l’Alliance noachique et celles qui viendront ensuite reposent toutes sur l’obéissance à ce que Dieu nous enseigne et nous révèle à travers ses préceptes. En réalité, chaque Alliance semble être une clé pour atteindre un niveau supérieur, nous ouvrant les portes d’une nouvelle Alliance, et nous guidant peu à peu vers la liberté grâce à l’Alliance ultime, qui repose sur la paix. Cette Alliance finale est en fait la première, nécessitant une remise en ordre d’une inversion à corriger. Ainsi, après l’Alliance Noachique, se profile celle de Moïse, fondée sur les Commandements et les Lois qui l’accompagnent, offrant une nouvelle opportunité d’avancer, de franchir une étape qui nous rapproche du but ultime, tout en portant en elle une condamnation, nous rappelant que nous sommes dans un chemin inversé. Elle traverse alors la mer Rouge, symbole de repentance et de purification, se nourrissant de la manne pour atteindre une nouvelle dimension, celle de Jésus dans le Christ. En empruntant son chemin, qui relie toutes les Alliances, elle nous renvoie à l’Alliance originelle et met un terme à la condamnation, nous conduisant à l’alliance de la Vie éternelle par la foi. Cette alliance d’ordre spirituelle nous guidera inévitablement vers ce qui caractérise l’Alliance de paix, nous permettant d’accéder au repos divin.

L’Alliance entre Dieu et les hommes s’ancre dans la compréhension de Dieu et de ses Lois, et il incombe au peuple de Dieu de partager ces Lois afin de diffuser la Parole divine, car c’est par l’ignorance que toute civilisation risque de se corrompre et de s’éteindre. C’est ainsi que se dessine l’essence même du peuple d’Israël, son objectif fondamental et la raison pour laquelle Dieu choisit chacun de ses membres. En éduquant son peuple, Dieu partage sa sagesse pour que ses Lois soient accessibles à tous, permettant ainsi à chacun de vivre selon ces principes. Ces Lois, garantes de la Vie dans le juste et le bon, ouvrent la voie à la paix universelle, à condition qu’elles soient mises en pratique par tous. Elles nous remémorent aussi la raison de notre éloignement de l’Esprit du Dieu Vivant, ce qui, inévitablement, nous expose à des principes nuisibles et pernicieux. Il est donc clair que les sacrificateurs jouent un rôle crucial en révélant ce qu’il est essentiel de savoir sur Dieu pour permettre à chacun d’atteindre la paix avec l’Esprit du Vivant. Toutefois, si ceux qui sont censés transmettre cette vérité échouent, cela entraîne la déchéance de tous et le renversement de l’ordre établi. J’entends de plus en plus de gens ici évoquer les Lois divines ou celles de la vie, affirmant qu’il est impératif de les rétablir, alors qu’elles régissent déjà tout, mais que peu savent en saisir le sens ou la véritable nature. C’est cette méconnaissance qui condamne l’humanité à vivre sous le poids d’une Loi qui engendre malédiction au lieu de les placer sous la bénédiction. C’est ici que se révèle la mission du peuple de Dieu et des élus, qui sont qualifiés de « prêtres et de rois », soulignant le couronnement que l’on reçoit en fonction de l’onction de l’Esprit. Être guidé par l’Esprit nous ouvre les portes du Royaume de Dieu, c’est pourquoi on évoque la royauté, car l’Esprit est véritablement notre couronne, tout en sachant qu’il y en a plusieurs.

Le peuple de Dieu est donc présent, comme il l’a toujours été, pour illuminer le monde par la lumière du Fils, ancrée dans la compréhension des Lois de la vie qui englobent à la fois théorie et pratique, c’est pourquoi Dieu leur accorde tout ce qui est nécessaire pour accomplir cette mission. Cela nous révèle qu’à partir du moment où le peuple s’égare ou que ceux qui ne sont pas le peuple de Dieu se présentent comme tels, alors l’humanité perd l’accès à la Vérité divine. À ce moment-là, nous sommes confrontés à des imposteurs : faux pasteurs, faux Christ, faux prophètes, faux apôtres, faux ministres de Dieu, un faux peuple, tout cela évoque l’homme d’iniquité qui s’installe dans le Temple de Dieu en prétendant être Lui. Cela nous rappelle qu’il existe de nombreux antichrists et, par conséquent, un principe qui entraîne une multitude d’hommes d’iniquité et ainsi de corporations diverses et variées. C’est en plaçant notre confiance dans ces hommes malveillants que nous manquons l’Alliance de paix avec le Dieu Vivant, restant ainsi captifs du mensonge et de ceux qui le défendent et le prônent au détriment de la vérité. Tout est révélé, mais si nous ignorons les enseignements et choisissons de ne pas prêter attention à la Parole de Dieu dans sa vérité essentielle, nous perdons la capacité de voir et d’entendre ce qui a toujours été présent. Nous progressons à contre-courant et restons sous un ciel inversé, de l’autre côté, dans un désordre désarçonnant, dans le chaos que nous prenons pour l’ordre et la norme.

En ce qui concerne le peuple choisi, c’est l’Alliance qui leur octroie une mission ministérielle, ce qui éclaire le sens de l’engagement des membres du peuple d’Israël envers Dieu. C’est grâce à la justification tirée de leurs actions que Dieu leur confère ce rôle, qui se traduit par des missions individuelles destinées à partager avec tous ce qui est nécessaire pour se rapprocher de Lui en découvrant et en appliquant Ses Lois. Il est fréquent de penser qu’un membre du corps du Christ a plus de valeur qu’un autre, mais en réalité, le fonctionnement de ce corps repose sur l’unité dans l’Esprit du Christ. Chaque membre, doté d’un don unique accordé par Dieu, contribue à la complémentarité de l’ensemble. C’est ce qui confère au corps une perfection harmonieuse, dotée de toutes les compétences requises pour répondre promptement aux besoins essentiels qui font rayonner la Parole de Dieu, porteuse de ses Lois et de sa Lumière de savoir, éclairant ainsi la justice en accord avec la volonté divine et son essence.

La première Alliance avec Adam apparaît véritablement comme un aboutissement, car lorsque l’on évoque la création divine au commencement, il est intéressant de relever que l’herbe, les arbres et les animaux semblent être ce qui désigne l’humanité. Cependant, quand il s’agit de l’homme, c’est une véritable incarnation de l’image de Dieu qui se manifeste dans la réalité, soulignant que l’homme est façonné à l’image divine et qu’il est différent de l’humain en lui-même et il semble que cette première Alliance repose sur ce fondement. L’homme, qui est à l’image et à la ressemblance de Dieu, doit voir toutes les créatures se soumettre devant lui, des poissons des mers aux oiseaux des cieux, en passant par le bétail et les bêtes sauvages, qu’il domine en ce sens. Cela nous ramène à ce que Paul évoquera au sujet de la soumission au Christ ou encore de l’adoration que l’on doit avoir envers le Fils Unique de Dieu. Dieu donne à l’homme toutes les plantes portant semence sur toute la terre ainsi que tout arbre dont les fruits sont également semencés, afin qu’ils soient sa nourriture. Ce qui me touche profondément, c’est de réaliser que cette vision évoque l’idée d’être comme un arbre, produisant des fruits par de bonnes actions qui sont en accord avec l’amour et la connaissance que l’on a du Dieu Vivant. L’arbre qui porte semence représente celui qui offre à la fois nourriture et remèdes, ce qui me permet de discerner encore une distinction entre l’humain et l’homme créé à l’image de Dieu. Ce qui me frappe également, c’est que Dieu a conçu son œuvre en six jours et qu’il choisit de se reposer le septième, après avoir accompli tout ce qu’il a créé. De plus, il bénit et sanctifie ce septième jour, car « il s’y reposa de toute l’œuvre que Dieu avait faite en la créant ». Cela m’évoque la sanctification de l’homme et la paix qui en découle, nous rappelant ce qui est des saints. Ainsi, l’homme prend forme à partir de la poussière du sol, comme si son existence était le fruit des expériences accumulées par tout ce qui peuple la terre. C’est seulement lorsque Dieu lui insuffle un souffle de vie qu’il se transforme en un être vivant, affirmant ainsi que c’est après avoir été façonné par la poussière que l’homme est apte à accueillir l’Esprit de vie. Ainsi, Dieu place l’homme au sein du jardin d’Éden pour qu’il le cultive et le garde, un lieu d’une fertilité exceptionnelle, puis Il lui donne un précepte : ne pas toucher au fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. À cet instant, il devient évident que l’homme doit s’engager pleinement dans le bien et le juste, tandis que l’arbre aux fruits variés incarne la tiédeur, une attitude qui empêche une dévotion totale à Dieu. Puis Dieu juge qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul et décide de lui donner une aide qui lui ressemble, c’est ainsi que la femme est façonnée à l’image de l’homme, tirée de lui et modelée selon son essence. Ainsi, l’homme et la femme forment une seule chair, et s’ils se séparent, ils ne sont plus que des fragments d’eux-mêmes, perdant également leur ressemblance avec l’image divine. On retiendra ainsi la notion de multiplication évoquée à propos de l’homme et de la femme, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, cette expansion ne relevant pas seulement de la chair, mais de l’esprit qui se communique par l’onction, la transmission de celui-ci.

Il est intéressant de se souvenir qu’au tout début, l’homme est plongé dans un sommeil, après avoir été façonné, tout comme Dieu a également formé chaque animal et oiseau, ces êtres vivants auxquels l’homme attribue des noms. C’est par la suite, que Dieu va faire émerger la femme du côté de l’homme, nous rappelant qu’il est écrit que de Jésus jaillissent de son propre côté l’eau et le sang, ainsi, Ève, la femme qui incarne la mère de tous les vivants, rappelle cette eau et ce sang, et pas uniquement de l’eau. Il sera ensuite affirmé par Adam que la femme est l’os de ses os et la chair de sa chair, nous rappelant que l’homme, à l’instar de David dans le livre de Samuel, est ainsi défini tel un homme, comme Adam, et ceux qui sont appelés ses frères sont désignés comme ses os et sa chair. Il apparaît donc que la femme, Ève, mère de tous les vivants, n’est pas simplement perçue comme un égal aux frères, mais plutôt comme l’essence même de leur existence en tant qu’os de leurs os et chair de leur chair, donnant la vie à cette chair et à ces os. Nous découvrons ainsi l’esprit de vie incarné par la femme, un esprit qui, au départ, a été extrait de l’homme. Ainsi, l’homme dont jaillit la vie offre celle-ci à ceux qu’il sélectionne en leur donnant une mère qui est aussi la sienne et selon la volonté du Père, car le Fils réalise les œuvres du Père. Il agit en accord avec sa volonté et en tant qu’époux, il transmet, à travers son épouse, la vie à ceux qui se réjouissent d’écouter la voix de l’époux, étant comptés parmi ses amis, comme le mentionnera Jean. Ce passage évoque la dynamique de l’histoire d’Isaac et Rébecca, entre le fils qui amène sa femme dans la tente de sa mère pour apaiser le chagrin de sa perte, illustrant ainsi le cheminement par lequel un homme peut s’identifier à son père, tout comme un serviteur aspire à devenir semblable à son maître en suivant le même chemin, tandis qu’une femme peut incarner la figure maternelle et une servante, en temps voulu, se transformer à l’image de sa maîtresse par l’humilité et l’obéissance au précepte premier. On peut ainsi constater que le lien entre le frère et la sœur, avant de se transformer en union conjugale, repose sur leur affiliation commune à un même Dieu, établissant cette connexion fraternelle évoquée par Abraham à propos de Sara. C’est par l’entrée de la femme dans la tente maternel que l’homme permettra à leur union de se réaliser selon les préceptes divins. Jean est ainsi reconnu comme le plus grand parmi les enfants des femmes, tout en étant considéré comme le plus petit dans le Royaume de Dieu. Cela nous évoque qu’ensuite Jean recevra la mère, donnant tout le sens à la parole d’Elisabeth envers Marie et poursuivra sa route pour passer du rôle de plus grand serviteur à celui d’héritier par son propre accomplissement. Ainsi, lorsque Jésus est présenté comme celui qui oriente et conduit vers les eaux de la vie, cela nous rappelle que nous sommes confrontés à ce qui incarne la véritable épouse qui elle-même a suivi le chemin de son propre accomplissement. C’est ainsi que nous capturons l’essence profonde de notre Alliance avec le Dieu Vivant, tout en percevant également le sens de la multiplication, se révélant à travers l’apparition des premiers fruits, qui deviennent des semences de ceux qui produiront les mêmes fruits, puis les mêmes arbres et enfin des maisons reflétant l’image du Fils et de son épouse. Retrouvant les hommes qui, par leur foi en la Parole de Dieu, voient jaillir d’eux des fleuves d’eau vive.

Il existe deux alliances essentielles avec Dieu : l’une évoque la mère qui engendre pour la servitude, nous ramenant à ce qui est de la terre et à la matière, alimentant tout ce qui lui est propre, tout ce qui relève des structures et des supports terrestres, telles que les Ecritures ou les édifices de pierre. L’autre relève de celle de la mère libre qui engendre pour la liberté, nous rappelle le céleste et le spirituel, puisant et transmettant sa force en fonction du monde divin. Cela nous renvoie à la figure de la mère céleste, la femme du serment, l’alliance originelle qui incarne l’essence même d’un engagement et d’un chemin, mais aussi à la dualité des alliances qui évoquent un pacte avec le jour et un autre avec la nuit, soulignant que c’est à travers leur union que nous touchons à ce qui est divin par l’accomplissement des deux. Cela évoque qu’Agar est la servante de Sara, mais en réalité, la servante et la maîtresse symbolisent deux faces d’une même pièce, à l’image du jour et de la nuit qui se complémentent. En fin de compte, la femme dont les pieds touchent la lune témoignant de la racine d’où elle nait, sera enveloppée par le soleil, illustrant ainsi l’harmonie de ces deux éléments lorsqu’ils apprennent à s’aimer. C’est dans l’aboutissement que la matière doit céder la place à quelque chose de plus élevé, à savoir l’esprit, qui représente le maître ou la maîtresse de ce qui est matière.

Ce qui est à relever là encore, c’est qu’il est mentionné que l’homme abandonnera son père et sa mère pour s’unir à sa femme, et qu’ensemble, ils ne deviendront qu’une seule chair. À ce stade, il n’est question que de la chair et non des ossements, nous rappelant qu’en ce qui concerne Joseph, on affirmera que Moïse récupérera ses os. Dans cette exploration, l’os évoque la dimension masculine, tandis que la femme incarne la chair et la vitalité, oscillant entre ces deux éléments, nous rappelant que, d’abord, elle est façonnée à partir de l’homme, puis que celui-ci renaît à travers elle. Nous allons également retrouver ce qui est évoqué en la chair lorsque la femme est extraite du côté de l’Adam, et que l’ouverture se referme avec un morceau de chair, illustrant une fois de plus le lien entre la chair et la féminité. Cette observation souligne que lors de la crucifixion de Jésus, ce sont des femmes qui se tiennent aux pieds de la croix, et que seule l’Évangile de Jean mentionne Jean, dans le disciple préféré, lui-même présent à ce moment crucial aux côtés des trois Maries, témoignant ainsi de cette bonne nouvelle qu’il a reçu et dont il parle dans ses écrits en ce sens.

La Genèse d’Adam et Eve

Je réfléchis à cette citation de la Genèse où il est écrit « Adam connut Ève, sa femme », marquant ainsi la première étape qui façonne la première génération, et cela me renvoie à la notion de « connaître » évoquée dans l’Alliance avec Dieu. Ce concept nous invite à explorer les multiples facettes de l’existence à la lumière de l’Alliance établie avec Dieu, nous rappelant que « connaître » selon Sa vision signifie s’investir dans l’histoire de cette Alliance et en embrasser les répercussions. Cela implique que cette aventure, cet engagement, se traduit par une immersion dans une vaste expérimentation, où l’on découvre à travers les rencontres, les souffrances, la privation d’enfant, la puissance de Dieu, ainsi que la reconnaissance et l’adhésion à l’Œuvre du Christ. Ainsi, l’homme connaitra la femme et inversement, illustrant une histoire qui les unit profondément. Cela me rappelle qu’à l’origine, Adam a connu Ève, établissant ainsi un lien où la femme émerge de l’homme, puis c’est au tour de la femme de découvrir l’homme, le recherchant comme mentionné dans Jérémie, et de ce fait, l’homme renaîtra par elle. Ce qui est frappant, c’est que dans la Genèse, il est également mentionné qu’après la naissance de Cain et Abel, lorsque Cain a tué son frère Abel, « Adam connut encore sa femme et elle enfanta un fils et l’appela du nom de Seth, car Dieu dit-elle m’a donné une autre postérité à la place d’Abel que Cain a tué ». Nous avons ainsi une première génération qui émerge dans une dualité où le mal semble inévitablement dominer le bien, mais qui, contre toute attente, voit le bien renaître et s’imposer. C’est ce que Paul nous enseigne à propos de l’homme psychique et animal, qui précède l’avènement de l’homme spirituel, immortel et incorruptible.

Cela nous ramène à l’histoire du sacrifice de Jésus, trahi par Judas l’Iscariote et ainsi le « fugitif », mais avant cela, à celle de Joseph, vendu par ses propres frères. Tout le monde est persuadé de sa propre mort, pourtant la vérité est toute autre : c’est Joseph qui sauvera l’ensemble du peuple de l’extinction. Cela fait inévitablement écho aux mots de Caïphe lors de la remise de Jésus aux Romains : « il vaut mieux qu’un homme meurt plutôt que tout le peuple », une déclaration inspirée par l’Esprit Saint, nous plaçant exactement dans le même récit que celui de Joseph, vendu et transporté en Égypte, où il accédera au rang de vice-roi du Pharaon. Ainsi, Jésus s’impose comme le guide spirituel des Romains, à l’image de Joseph auprès de Pharaon, orientant et influençant la Chrétienté. Suite à une captivité imposée par les Égyptiens, le peuple soumis et asservi assistera à l’émergence de Moïse, qui se dressera pour les libérer d’Égypte, nous rappelant que l’esclavage de la postérité d’Abraham à une durée limitée. Cela évoque les paroles de Moise annonçant qu’un autre prophète suivra, auquel il faudra prêter attention, rappelant ainsi une dynamique similaire avec Jésus et l’évasion de Babylone, symbolisant l’Empire romain et sa véritable nature. Une fois libérés du principe babylonien, nous nous retrouvons dans le désert, un lieu symbolique où il nous faut triompher de la tentation de regarder en arrière et de désirer retourner à ce dont Dieu nous a délivrés, nous rappelant ce que Jésus dira à ses disciples concernant la grande tribulation : « En ce jour-là, que celui qui sera sur le toit et aura ses affaires dans la maison ne descende pas pour les prendre ; et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas non plus en arrière ».

Nous allons ainsi retrouver Marie, qui se dirige vers Jean, présent dans la demeure d’Elisabeth et de Zacharie, nous rappelant que le Fils vient au monde d’une femme soumise à la Loi. Jean est le fils d’Elisabeth, c’est elle qui est appelée « la stérile » et qui incarne la maison du Dieu du serment, cette lignée appartient aux descendants d’Aaron. Zacharie « Yah se souvient » est désigné comme le père de Jean. Il fait partie de la huitième classe sacerdotale, Abiyah « Yah est un père », nous rappelant que Jean incarne celui que Yah n’oublie pas et pour qui il endosse ce rôle paternel. Jean se fait donc le messager du Très Haut, à l’image d’Aaron qui s’exprimait à la place de Moïse, ainsi Jean s’érigera en voix de Jésus « Yah sauve ». Il sera donc lié à Marie, qui évoque pour nous Myriam, celle qui regarde lorsque Moise est placé dans les eaux, ce qu’il va advenir de lui, telle Marie qui restera trois mois chez Elisabeth avant de repartir. Jean tiendra son ministère jusqu’à ce que Marie revienne de son amertume.

Dans le meurtre d’Abel par Caïn se profile la mort de Jésus, qui, par la grâce du Père, sera ramené à la vie en la personne de Seth « celui qui est donné en substitution », lequel donnera naissance à Enosch « l’homme mortel », un être destiné à rétablir l’harmonie avec le Dieu Vivant en reconstruisant le Temple anéanti par l’invocation de l’Esprit du Dieu Vivant. Dans la nouvelle Jérusalem, cette Cité sainte renouvelée, nous sommes face à ceux pour qui « Dieu prévaut », évoquant ainsi Israël accomplie, cette nouvelle communauté formée par le Reste, celui qui a parcouru totalement le chemin. Les douze fondements, représentant les douze apôtres, ouvrent les portes de la ville aux membres des douze tribus. L’illusion de ce monde nous persuade que la chair peut accomplir ce que seul le Dieu Vivant réalise en Lui-même ainsi, certains s’attachent à déchiffrer les Écritures en espérant devenir ce qu’elles décrivent, s’appropriant un rôle et une fonction que seul le Dieu Vivant peut conférer. Elles s’appuient sur les Écritures Saintes pour se donner une apparence respectueuse et revendiquer une mission divine, mais seul Dieu, le Vivant, peut nous conférer un nom sacré. Ceux qui le reçoivent sont les « vrais », définissant les « Véritables, fidèles et véridiques », tandis que les autres, qualifiés de « faux », sont ceux que les Écritures condamnent pour leur refus de se tourner vers Celui qui donne la Vie, s’accrochant plutôt à des textes qui les accablent par leur désobéissance. Le nouveau monde, cet horizon inédit où mer et ciel se fondent et où l’union de la chair et de l’esprit est désormais une réalité, incarne la promesse de la nouvelle Jérusalem, cette fondation de paix tant attendue, comme si son émergence ne pouvait survenir qu’après l’extinction définitive de la première lignée, celle de Caïn, responsable du meurtre d’Abel mais cela relève d’un chemin personnel et non collectif comme on l’évoque faussement dans ce monde. Cela rappelle comment Dieu a chassé Caïn de sa présence, le transformant en un vagabond et en fugitif. Lorsqu’il exprime sa crainte d’être tué, Dieu lui répond que quiconque oserait porter la main sur lui subirait une vengeance multipliée par sept, une punition que son fils Lamech, qui définit sa puissance totale, élargit à soixante-dix-sept fois. Ces deux chiffres apparaîtront lorsque Pierre interrogera Jésus sur le nombre de fois qu’il peut accorder son pardon à son frère : « Seigneur, combien de fois mon frère peut-il pécher contre moi avant que je lui pardonne ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui rétorqua : « Je ne te dis pas simplement jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois. » À partir de ce moment, nous saisissons la signification de cette génération pécheresse, qui doit se reconnaître comme telle pour accueillir la grâce promise. Cela évoque encore le souvenir de Caïn, banni à l’orient du jardin d’Éden pour vivre dans la terre de Nod, symbolisant l’état d’exil et la vie errante de celui qui, à l’issue de son éloignement de Dieu, reviendra de l’orient, ce qui indique que la période de jeunesse et de rébellion est tout autant vouée à se terminer à un moment donné. Ainsi Jésus, ressuscité par le Père, nous renvoie indéniablement à Abel, nous rappelant que son sang crie de la terre vers le Dieu Vivant et que c’est celui-ci qu’il entend.

En somme, se souvenir de la Loi de Moïse, c’est aussi se remémorer l’histoire qui l’accompagne, cet enseignement de l’Ancien éclaire notre chemin et nous aide à préserver l’essentiel. Les commandements reposent avant tout sur l’amour, et en particulier sur l’amour de Dieu, dont nous devons éviter de créer des représentations imagées pour ne pas perdre de vue sa nature authentique et profonde car c’est Lui seul qui nous sauve en nous fournissant l’Amour véritable en Son Fils Unique, que sans Lui nous ne possédons pas, Il est l’Amour qui nous permet de respecter la Loi originelle du Dieu Vivant et Eternel. Ainsi, nous réalisons que la sortie par l’Exode du double joug égyptien, cette terre noire symbole de l’esclavage, nous rappelle que le peuple hébreu, en se libérant, a su emporter d’innombrables trésors. Ces richesses précieuses, correspondent aux restes de Joseph, nous rappellent qu’il portait en lui la bénédiction du Dieu Vivant. Cela évoque notre situation actuelle à l’égard du départ du peuple de Babylone, car en portant les restes de Jésus par lesquels nous avons été nourris dans l’exil, nous sortons du principe Babylonien les trésors du Fils de l’homme. Cet homme, symbole de Joseph, nous rappelle qu’il est celui qui prend soin du corps de Jésus et le dépose dans un sépulcre inexploré, jusqu’à ce que, après avoir passé trois jours et trois nuits dans les profondeurs de la terre, il soit ressuscité par le Père céleste. C’est là la sortie du peuple de Dieu de Babylone.

Il est donc essentiel d’examiner les événements à la lumière de chaque Testament, le premier étant destiné à la descendance de Caïn, nous rappelant que nous devons nous voir ainsi, car Abel, de son côté, a connu la mort jusqu’à l’arrivée de Seth. N’oublions pas que c’est grâce à la puissance de Seth qui se déploiera de Enosch jusqu’à Lémech, qui engendrera Noé, que nous pourrons espérer vivre en paix, après avoir cultivé cette terre maudite par nos bonnes actions jusqu’à l’arrivée de l’enfant de paix. Le peuple sera ainsi conduit par Moïse, décrit comme le plus grand serviteur de Dieu, bien qu’il ne soit pas décrit comme le Fils de Dieu, soulignant que Moïse se définira comme un étranger sur une terre qui n’est pas la sienne, tout en nous rappelant que Jésus affirmera lui-même que son Royaume n’appartient pas à ce monde. Il sera nécessaire d’aimer puis de lutter pour le Fils de Dieu et de retrouver l’amour pour lui afin de pouvoir déclarer que son Royaume est désormais présent parmi nous, selon notre propre essence et ainsi ce que nous incarnons vraiment. Car c’est ce que le Christ accomplit en nous qui atteste de notre véritable appartenance à son Royaume, tandis que tout le reste appartient à ce monde terrestre, un lieu où l’illusion et le mensonge de ceux qui prétendent que nous sommes ce que nous ne sommes pas encore cherchent à nous freiner dans notre quête d’authenticité.

L’Ancien Testament appelle à la mort de l’homme ancien pour ouvrir la voie au Nouveau Testament, laissant derrière nous l’ancienne mère, enchaînée par le péché, qui nous maintient captifs de nos propres fautes. Ainsi, nous pouvons renaître d’une nouvelle mère, libérée du péché par la foi et l’amour, la première mère succombant à la tentation et engendrant pour l’esclavage, tandis que la nouvelle mère donne vie à la liberté. Rester ancré dans l’Ancien Testament, c’est rater l’accès à la terre promise, celle qui nous offre la possibilité de voir se réaliser la promesse, à l’instar de l’enseignement de Moïse, qui dévoile le principe de la condamnation pour nous conduire vers la délivrance. Il est essentiel de s’inspirer de Jésus pour accéder aux trésors du Nouveau Testament, véritable héritage des enfants de la promesse. C’est pourquoi Jésus déclare que le Royaume de Dieu est présent mais cela est valable tant qu’il est parmi nous. Il incarne le modèle à suivre, les traces à suivre, car c’est lui qui détient les clés. Lorsque nous l’accueillons près de nous, grâce à notre foi en la Parole de Dieu qu’il représente, il nous ouvre alors les portes. C’est grâce à la foi que nous accédons au Nouveau Testament, car cette même foi a éclairé notre regard sur l’Ancien. Tant que nous n’embrassons pas l’Esprit de Vie, que l’on obtient par la foi et l’obéissance aux Lois divines, en honorant la vie comme il se doit, nous restons enfermés dans l’Ancien Testament, soumis à la nature qui nous habite. C’est pourquoi Dieu nous révèle qu’en entrant dans ce nouveau monde, nous ne percevons plus le législateur, mais nous devenons pleinement des enfants de Dieu, libérés de la Loi. En réalité, l’Ancien Testament évoque l’ancien monde, tandis que le Nouveau Testament fait écho au nouveau monde qui n’est pas encore accompli mais il est essentiel de saisir pleinement l’environnement dans lequel nous évoluons. Cela évoque l’avertissement de Paul, qui nous met en garde contre ceux qui affirment que l’avènement est déjà sur nous, car cet événement est propre à chacun de nous. Il est impossible de découvrir ce qui nous attend au terme du parcours avant de l’avoir emprunté jusqu’à son terme. Certaines vérités se révèlent en chemin, d’autres s’illuminent au moment opportun, mais la certitude ultime ne se manifeste qu’une fois que nous y sommes parvenus.

En revisitant la Genèse, on constate que Dieu créa d’abord les animaux avant de façonner l’homme à son image, soulignant ainsi que les animaux représentent des facettes psychiques de l’humanité, avant leur élévation vers un état spirituel en composant le corps de l’Homme. Nous sommes confrontés à la réalité qui nous rappelle que l’Homme incarne l’Oint des oints, un géant qui est le Temple de Dieu, et dont tous les membres sont ceux qu’il touche de son esprit exalté. Dans cette perspective, on découvre l’essence même du Saint des saints, celui qui détient l’huile sacrée et qui, en premier, va engendrer pour voir son corps, ainsi que son Temple, s’emplir d’êtres partageant une parcelle de son Esprit. Ainsi, nous comprenons pourquoi Adam tombe à cause d’Eve, qui succombe à la tentation du serpent, rappelant qu’Eve symbolise l’huile d’onction, la mère de tous ceux qui sont consacrés, et que dans sa chute, elle entraîne inévitablement le corps de l’Homme et par conséquent le Temple.

L’entité spirituelle que l’on associe à Dieu semble puiser sa force dans des énergies positives, car cette énergie élevée est d’ordre divin, apportant bien-être et expériences transcendantes, bien au-delà des plaisirs corporels. En formulant cela, je réalise que mes propos peuvent paraître étranges, mais ils résonnent avec une vérité profonde. Je ressens que l’âme spirituelle se régale de l’essence d’amour, des effluves de fruits de justice, d’actions imprégnées de bienveillance, et de mélodies qui éveillent une multitude de sensations et en évoquant ces éléments, je ressens tout cela. Seuls les actes positifs ont le pouvoir de susciter cela, les mauvais n’y parviennent pas. Cela incite réellement à ce qu’un grand nombre de personnes puissent accomplir de telles actions. L’amour incarne inévitablement toutes ces énergies, tandis que la foi en est le catalyseur, sans croyance, il est impossible de les rechercher et de les découvrir. C’est pourquoi il est essentiel de se libérer des valeurs matérielles qui engendrent des sentiments de même ordre, artificiels et superficiels, engendrant autant de craintes, peurs et préoccupations, entravant ainsi notre élévation spirituelle. Il s’agit ensuite de douceur qui rappelle la sensibilité, car cette dernière nous aide à capter la bonne vibration, comme on le dit souvent, on glisse de préférence sur un air harmonique.

Lorsque le voile se lève

Sans reconnaître au préalable notre condition de « pécheur », il nous est impossible d’embrasser un véritable repentir, celui qui émane du cœur et nous permet d’acquérir une conscience authentique de notre véritable nature, car finalement, nous ne sommes que le reflet du niveau de conscience que nous avons atteint, et notre compréhension ne peut s’épanouir que sur la base de nos expériences réelles. On ne peut véritablement évoluer dans le meilleur que si nous reconnaissons en avoir besoin comme on ne peut grandir si nous ne reconnaissons pas que nous sommes petits. L’expérimentation est le moteur qui nous permet de saisir toujours mieux les leçons acquises au fil de notre parcours. Cela m’évoque Jésus, qui à travers son parcours guide les hommes vers le chemin à suivre. Il incarne l’exemple du Fils sous tous ses aspects et la voie que chacun devra explorer pour lui ressembler : d’abord en faisant l’expérience de la chute, de l’abandon, de la souffrance et du rejet, ensuite en affrontant la solitude et le manque, pour finalement se retrouver face à la puissance divine, prenant ainsi conscience de son essence et de son potentiel. En fin de compte, nous pouvons essayer de concevoir tout cela, mais sans l’expérience, il nous est impossible de saisir l’absence de ce que nous n‘avons pas, et par conséquent, la véritable valeur de chaque élément. Il est essentiel d’emprunter le sentier de l’abandon et de l’infidélité, tant de la femme envers l’homme que l’inverse, d’accepter de contempler sa propre ville, son propre temple dévasté et souillé par ceux qui restent dans l’ignorance, de ressentir la douleur de la perte amoureuse, d’être celui qui souffre de l’incompréhension, du manque d’affection, de l’indifférence et du mépris, c’est ainsi que nous grandissons en sentiment. Pourtant, face à tout cela, il convient de ne pas accuser Dieu, mais plutôt de se remettre en question soi-même mais surtout d’être conscient que tout est une leçon d’évolution vers le meilleur par la connaissance. Nous devons avoir l’humilité de reconnaître qu’en dehors de Dieu et de l’Esprit qu’Il définit, nous ne sommes rien car nous perdons toute connaissance et toute mémoire, et que nos expériences trouvent ainsi leur sens dans ce qu’Il a lui-même traversé pour nous le donnait à connaitre. Pour devenir à Son image, il est essentiel de Le connaître et de comprendre le parcours qu’Il a emprunté en l’empruntant nous-mêmes, tout en ayant une conscience claire de Son vécu. Cependant, le parcours ne s’achève pas simplement par la compréhension de la souffrance et du manque, il nous reste encore à découvrir l’art du pardon, à tendre la main à ceux qui sont blessés ou qui nous ont blessés, à ceux qui ont trahi notre confiance. Nous devons renouveler notre engagement à suivre l’exemple de Jésus, en revenant à l’essence même de notre humanité, à la femme ou à l’homme, à la pécheresse ou au pécheur dont le repentir, les larmes et l’amour sincère, ainsi que la charité manifeste, nous ouvrent la voie vers le pardon des offenses reçues. Il est essentiel de s’engager dans la restauration de ce qui a été anéanti, en se tournant vers les enfants et un peuple en proie à la corruption, afin de leur accorder pardon et soutien en leur transmettant ce que l’on sait, et en leur indiquant de cette façon le chemin qui les ramènera sous la bénédiction du Père des esprits. Si nous refusons de pardonner, que ce soit à Dieu, à la femme, à l’homme ou à ses semblables, nous nous fermons les portes du Royaume et on ne peut établir de lien avec le divin. Ce n’est qu’en étant reconnu par Dieu que nous pouvons vraiment le connaître, car nous devenons à son Image en expérimentant ce qu’Il a traversé. Dieu nous connaît parce que nous avons foulé son sentier, ainsi nous nous reflétons en Lui, et à cet instant, nous pouvons prétendre être à son Image, atteignant cette sainteté corporelle que Lui seul, par l’exemple et la force qu’il nous insuffle, nous permet d’atteindre. Il nous sanctifie par l’Esprit Saint, car il juge que nous sommes dignes de Lui et de l’amour éternel qu’il nous porte, un amour que nous comprenons enfin en choisissant de vivre comme son Fils Unique, ce qui constitue la véritable Alliance avec Lui.

On réalise que pour saisir le parcours, il est essentiel de l’expérimenter, de l’incarner. Cela implique de suivre un ordre et un sens spécifiques, d’apprendre la Loi de vie qui, de manière intrinsèque, nous façonne dès notre naissance avant de nous libérer. Il est essentiel d’explorer les enseignements des Écritures au moment opportun car il y a un temps pour les vivre puis pour découvrir ce qu’ils sont vraiment et d’être conscient qu’il nous faut incarner les commandements d’amour à travers notre expérience vécue sur le chemin de la découverte. Celui qui croit saisir les Écritures n’est qu’à l’aube de sa compréhension, tandis que celui qui s’efforce de mettre en pratique les commandements a fait un pas en avant. C’est celui qui incarne pleinement l’Écriture en suivant les pas du Christ qui atteindra l’ultime destination, cependant ce n’est pas la chair qui y parvient mais l’esprit qui est interne à elle-même. Prendre la Bible et nous y retrouver c’est là l’accomplissement de nous-même. Car il est essentiel de connaître la vérité pour être reconnu par Dieu et ainsi trouver la liberté, ce qui illustre parfaitement le propos : « vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera ». La Vérité se manifeste comme un Esprit, l’Esprit de Vérité qui incarne cette essence, car nous la percevons à travers sa connaissance de nous et nous de lui. C’est ainsi que nous trouvons la liberté, car nous sommes en présence de cet Esprit évoqué par les Écritures, le Christ, le Vivant. Ce qu’Il accomplit n’est pas une simple illusion, mais de véritables signes, qu’il est inutile de chercher à expliquer, Dieu ne se sonde pas, Il se constate par la Vérité qu’Il nous promet et qui se manifeste le moment venu, nous rendant témoins de son authenticité. Identifier le chemin de la résurrection à travers la semence, qui existe grâce à celui qui est tombé pour la planter, constitue le point de départ essentiel. C’est de cette manière que l’on perçoit le don de soi de celui qui offre sa vie en l’ensemençant. Ensuite, cette semence, en croissant dans un nouveau corps que Dieu accorde selon sa volonté, nous permet de saisir non seulement la présence de ce qui réside en nous, mais aussi la manière dont nous ravivons la vie de celui qui nous l’a offerte jadis. Néanmoins, si notre chair ne perçoit pas la splendeur de ce qui réside en elle, ou si elle s’efforce de le pervertir à des fins malveillantes, nous ne pourrons pas réaliser les promesses divines que Dieu nous réserve dans l’excellence. Ainsi, en réalisant que c’est l’être intérieur qui surpasse la chair alors nous pouvons profiter de toute son expérience passée, c’est lui qui porte la Loi et la sagesse et nous permet d’être exonéré de l’acquérir par nous-même nous permettant ainsi de poursuivre notre cheminement et d’évoluer. Nous devons donc nous ouvrir à l’expérience et aux émotions de notre essence intérieur pour pouvoir déclarer que nous sommes en accord avec ce qu’elle est.

Dans le glossaire de ma Bible, j’ai déniché une explication captivante du mot « connaitre » que je souhaite partager ici : « Connaitre » en hébreu ne signifie pas comme en grec une simple observation intellectuelle. Il implique l’idée de rencontre, de participation, d’expérimentation. En ce sens l’Ancien Testament parlera de connaissance de la souffrance ; de la privation d’enfants ; de la puissance de Dieu. En ce sens l’homme connaitra la femme et inversement. Connaitre ainsi c’est être engagé dans une histoire : l’histoire de l’Alliance. Dieu connait Israël, car Il est engagé à son égard par les promesses ; inversement pour le Peuple, c’est accepter l’Alliance avec ses conséquences. Dans le Nouveau Testament cette conception se poursuit par la reconnaissance et l’adhésion à l’Œuvre du Christ ; qui va s’étendre jusqu’à la Parousie ; Chez St Paul et St Jean, l’emploi de ce mot subira l’influence du gnosticisme, où il inclut une nuance d’initiation à des mystères cachés. Il sera même parfois mis en opposition avec la vraie foi en la Révélation historique ». Nous reconnaissons ainsi toute l’histoire et la richesse de l’alliance avec le Dieu Vivant, un engagement qui n’est pas celui que d’autres pourraient nous imposer, mais il naît uniquement de l’amour authentique que nous Lui portons. Cela évoque que dès l’Ancien Testament, Dieu dira à Moïse de n’amener vers Lui que ceux qui s’y engagent librement. Dieu, en tant que Père des esprits, récupère chacun de ses enfants un par un, nous faisant comprendre qu’il libère les esprits retenus captifs. Toutefois, cela ne s’opère pas lors du décès du corps physique, car celui-ci joue un rôle crucial dans la quête de libération en facilitant l’interaction avec la matière. L’idée selon laquelle il serait nécessaire de quitter notre corps physique pour percevoir la présence divine est une manœuvre frauduleuse, une illusion entretenue par ce monde. Ceux qui ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu avec puissance la venue du Royaume de Dieu sont ceux qui, en agissant selon leur nature humaine, révèlent à travers l’éclat de leur essence intérieure, la vérité divine par le témoignage authentique et sincère qu’ils incarnent.

En réalité, Jésus choisit le rivage pour transmettre ses enseignements aux foules, celle-ci comme les nations symbolisant les flots et rappelle que celui qui marche sur les eaux, témoigne de la domination acquise sur celles-ci par le Dieu Vivant « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied ». C’est à travers ses apôtres, qu’il attire les hommes hors des profondeurs, nous rappelant ainsi qu’il transformera ses apôtres en pêcheurs d’hommes après en avoir fait des temples par l’enseignement qu’il dispense auparavant dans les synagogues et selon ce que cela signifie réellement. Cela évoque une fois de plus l’histoire de Jonas, sauvé de l’engrenage du grand poisson par Dieu, après avoir fait preuve de repentir pour aller prêcher dans la grande ville de Ninive. C’est ainsi que s’éclaire le signe de Jonas, qui nous révèle que Simon Pierre, en tant que « fils de Jonas », sera appelé à réaliser cette prédication après avoir sauté dans les eaux et ainsi au milieu des foules, ouvrant la voie à des fruits dignes du repentir. C’est en progressant dans notre existence à l’image de la manière dont Jésus a évolué, lui qui s’est fait à l’image de ceux qu’il venait sauvé, que nous nous transformons à sa ressemblance, honorant ainsi ses enseignements en suivant le parcours, en prêtant l’oreille et en embrassant cette vérité qui nous nourrit. Personne ne peut accéder au Père sans passer par Jésus, car il est la lumière dans l’Esprit de vérité qui nous guide, fournissant l’huile essentielle pour illuminer notre lampe, éclairée par l’Esprit Saint qu’il s’engage à nous envoyer. Lorsque Jésus est à nos côtés, nous sommes comblés et aucune épreuve ne devient insurmontable, car c’est le Père qui nous accompagne à ce moment précis. En revanche, dès qu’il s’éloigne ou que le Temple qu’il incarne est laissé aux mains des païens, la souffrance et l’angoisse font leur apparition. C’est le parcours nécessaire, celui qui nous façonne pour devenir à son image. C’est en effet de cette manière que l’on prend conscience de l’essentiel, et il est crucial, pour honorer l’Alliance avec Dieu, de traverser personnellement les dimensions de la bénédiction et de la malédiction, afin de pouvoir affirmer, avec le recul et l’expérience, que notre choix entre les deux est éclairé par la connaissance nécessaire. C’est le message que Dieu nous transmet à travers l’Écriture, en nous révélant qu’Il a offert à son peuple le choix entre la bénédiction et la malédiction, entre la vie et la mort spirituelle, et qu’après avoir expérimenté ces deux réalités, il trouvera le chemin de son retour vers Lui. C’est la compréhension des épreuves et des besoins, tout autant que des peines et des douleurs que nous endurons. Il est impossible d’évoquer ce que nous ignorons, d’un côté comme de l’autre, car Dieu ne s’exprime, ou plutôt n’est perçu, que par ceux qui possèdent cette connaissance, étant désormais en mesure de saisir son essence. C’est de cette manière qu’on obtient la véritable sagesse, qui se trouve uniquement en Dieu, tout en étant également en mesure d’être reconnu parmi les justes selon Sa justice recevant en cela la juste rétribution.

Il est intéressant également de reconsidérer l’homme qui rend possible la libération de la femme soumise à la Loi de son époux. Cette réflexion nous éclaire sur le fait que tant que le mari s’oppose à l’idée de sacrifice, la femme ne pourra pas modifier sa situation. En revanche, celui qui choisit de se dévouer pour expier le péché pourra retrouver sa vie, lorsque le Père, fidèle à sa promesse, la rétablira pour permettre à l’homme de renaître par elle. C’est pourquoi Jésus affirme que le Père l’aime, puisqu’il offre sa vie pour la retrouver, illustrant ainsi la confiance totale qu’il place en Dieu. On saisit alors que celui qui sacrifie sa vie pour le Christ la retrouvera, à l’image de l’Agneau attendant que son épouse vienne du ciel, en descendant d’auprès de Dieu qui la en ce sens formé et préparé. C’est la signification de la Jérusalem céleste, celle que Dieu façonne pour celui qui, par la foi, a suivi et obéi à sa Parole. L’homme, dans cet état de quasi-mort, étendu dans le désert avec des ossements desséchés, voit surgir cet esprit de Vie tant attendu, incarnant la lumière par la postérité promise, cette lampe éternelle destinée à celui qui ressemble à David. Le monde est assailli par la confusion au sujet de la vérité divine, car le Malin, avec son pouvoir éphémère mais tangible, profane le nom de Dieu et les splendeurs célestes. C’est en intégrant tous ces éléments que nous évitons de nous laisser emporter par le mensonge et prenons systématiquement le temps de remettre en question les discours du monde. Cela nous rappelle qu’au fond, dès le départ, c’est le mensonge et notre croyance en celui-ci qui nous écartent de Dieu et nous empêchent d’accéder à Sa vérité. C’est dans cette optique qu’il est crucial d’écraser ce serpent, symbole du mensonge, car c’est lui notre véritable adversaire, c’est lui l’ennemi. Seule la vérité, dans sa vraie contradiction ancrée en Dieu, le Dieu Vivant, peut nous sauver et nous libérer par le Dieu de Vérité, qui fait le Défenseur et l’Esprit Saint, tout le reste appartient au monde et à l’égarement que l’orgueil perpétue par manque d’humilité.

Il me semble que pour aborder la notion de Dieu sans les contraintes des dogmes religieux, non pas que les religions soient automatiquement mauvaises mais elles évoluent selon les principes faussées du monde terrestre, il est donc essentiel de s’être éloigné d’un parcours spirituel dicté par une institution humaine. Je pense que c’est assurément ce qui nourrit la foi de certains d’entre nous, nous poussant à avancer et à croire en la puissance divine, même sans pouvoir définir cette force et cette conviction qui nous orientent, car les religions humaines ne traduisent pas la foi profonde que nous avons dans nos cœurs, rappelant que l’amour ne peut s’institutionnaliser. Au fond, nous sommes conscients qu’il existe une force supérieure à toutes les puissances terrestres et humaines, qui suscite en nous une appréhension face à cette unique et mystérieuse puissance divine, que nous avons du mal à cerner au commencement. Pour moi, cela se résumait à la peur que « le ciel ne me tombe sur la tête » et à l’idée qu’il était interdit de s’aventurer dans le monde dit « occulte ». Cependant, je n’ai jamais réussi à relier ce qui était profondément ancré dans mon cœur à une quelconque croyance religieuse. Cela se manifeste également par cette sensation de protection omniprésente, qui ne peut pourtant pas être associée aux divinités vantées par l’homme et qui, trop souvent, s’éloignent de notre propre conception de Dieu et de la Toute-Puissance que nous percevons au-dessus de nous et non en nous-même car ce qui est en nous relève de la force du courage et non de la puissance divine en elle-même. Je suis convaincu que le véritable enjeu réside dans le fait que trop d’hommes à travers l’histoire ont mené des guerres au nom de Dieu ou ont commis des injustices en son nom, c’est pour cette raison que leur conception de Dieu ne résonnait pas avec Celui qui habitait mon cœur. Dieu possède un aspect guerrier et il existe des guerriers de Dieu, mais ils ne s’engagent pas avec les armes de ce monde, et leur combat n’a rien à voir avec ceux qui se servent des armes matérielles contre la chair. La conception du guerrier de Dieu est à l’opposé de celle de ce monde. Je sais désormais qu’il était essentiel pour moi de ne pas adhérer à un dogme religieux, quel qu’il soit, car cela m’a permis de ne jamais douter ni de Jésus, ni de l’Esprit du Vivant en YHWH et ainsi du Christ.

J’ai longtemps réfléchi à savoir si d’autres femmes partageaient la même expérience que la mienne, et cette question m’a beaucoup préoccupée. Je ne suis pas convaincue d’être la seule femme dans ce cas, et je suis persuadée que nous sommes nombreuses à travers le monde. C’est sans doute pour cela que, depuis ma jeunesse, j’ai toujours ressenti en moi cette fonction de relais, prêt à se connecter un jour à toute une chaîne d’autres relais. Ces autres relais sont probablement des femmes partageant ma vision, car je ne peux concevoir les choses que par la réunification des couples. Pour moi, les élus accomplis sont des duos, et la renaissance s’opère toujours de la même manière, par l’union d’un homme et d’une femme. Je me persuade donc que nous sommes plusieurs dans cette pensée, et cela me réconforte de le croire, c’est crucial, véritablement essentiel. Je comprends que ce sujet reste dans l’ombre, comme s’il s’agissait d’un secret, ce qui explique pourquoi tant de femmes se retrouvent dissimulées. C’est pourquoi chacune d’entre nous doit réfléchir aux mêmes interrogations que les miennes, car si nous avons été mises à l’écart du regard du monde, c’est pour favoriser notre épanouissement.

C’est probablement la clé pour comprendre ce qui est exprimé dans Zacharie : « les clans se lamenteront séparément, clan par clan et les hommes à part et leur femme à part ». Il m’a fallu un certain temps pour établir une conviction à ce sujet, car au départ, il est difficile d’affirmer qu’il s’agit réellement d’une Parole pour notre époque et bien que l’époque des uns n’est pas forcément celle des autres. Cependant, au fil du temps, les vérités se dessinent avec clarté grâce à Dieu et aux nombreux éléments qu’Il met à notre disposition : les connexions avec les Écritures, les signes, les personnes que nous croisons et les mélodies qui accompagnent et lient tout cela. Je crois que, tout comme pour toute entité divine, nous avons besoin d’un modèle céleste pour nous guider sur le bon chemin. C’est précisément l’essence de l’histoire de Jésus, qui, en son temps, nous montre la voie et bien que toute prophétie professe d’une vérité future. J’éprouve des difficultés à distinguer Jésus de Moïse, à part le fait que Jésus incarne l’accomplissement de Moïse. Il est important de noter que Moïse est connecté à Élie, tout comme Jean est lié à Élie puis à Jésus, les reliant ainsi tous dans un même ensemble. On pourrait dire que Jean représente Élie en tant que purificateur, tout en incarnant aussi Moïse, et que l’accomplissement se trouve en Jésus. Il semble donc que pour la femme, il en soit de même : il lui faut une figure qui soit tirée de Jésus, le nouvel Adam, pour guider les autres femmes en tant qu’exemple, à l’image de Marie Madeleine, qui, paradoxalement, s’incarne à l’image de Marie, la mère mais aussi Marie de Béthanie dans un tissage des récits. Ainsi, comme je l’ai déjà mentionné, on ressent que l’histoire des hommes se déroule dans une direction, tandis que celle des femmes suit un autre chemin. Au final, l’homme descend des hauteurs et la femme s’élève depuis les profondeurs, tout en honorant le sacrifice de l’homme qui inverse les rôles, permettant à l’homme de se retrouver en bas et à la femme d’atteindre les sommets. Quand le moment ultime arrive, leurs parcours convergent à un point de rencontre décisif.

Je réalise également une chose qui, bien que mystérieuse, éveille ma curiosité. Cela concerne l’étoile de David : chaque fois que j’en parle, je ne peux m’empêcher de penser à celle de Jésus, qui est né à Bethléem, tout comme David. En contemplant cette étoile, je remarque qu’elle se compose de deux triangles inversés, ce qui pourrait évoquer des pyramides inversées qui s’unissent. Cela semble avoir du sens dans le contexte de la lumière et de l’ombre, symbolisant d’un côté le spirituel et de l’autre la matière, tout en me renvoyant à cette dualité pourtant complémentaire du jour et de la nuit. Je considère également cela comme une union entre l’homme et la femme, où l’équilibre émerge de cette complémentarité vitale. La naissance d’une étoile, à mes yeux, est un aboutissement qui découle d’une harmonie restaurée grâce à la parfaite synergie des deux éléments fondamentaux qui la constituent. Cette étoile incarne pour moi l’union de deux éléments, unis par la nature de Dieu, qui est l’Essence même. Elle symbolise ainsi la raison d’être de chacun et la quête de plénitude que nous trouvons en Lui. Cela m’évoque ce célèbre point de convergence entre l’homme descendant des cieux et la femme émergeant de la terre en premier lieu même si, encore une fois, les choses s’inversent ensuite, chacun portant sa pyramide, et ensemble ils forment l’étoile de David, cette étoile à partir de laquelle l’enfant divin prend vie. J’ai vraiment le sentiment que c’est exactement cela, car cela me semble si évocateur.

CHAPITRE VI

Le constat céleste

Comprendre qui on est et d’où on vient

L’exil incarne l’état des esprits emprisonnés dans le principe de Babylone, un symbole de punition découlant de l’idolâtrie liée aux unions avec des étrangères, qui ne sont pas simplement des filles de l’homme, mais plutôt des filles de divinités étrangères, une distinction qui change tout. L’égarement autour de la compréhension des temps précédant le déluge est considérable, car la nature même de cet événement reste floue pour beaucoup. On tend à interpréter les choses à travers le prisme de la chair, étant déconnecté de l’Esprit de Dieu qui éclaire véritablement ce qu’est la condamnation. C’est justement le dilemme de notre époque : tant de gens se portent témoins de Dieu sans véritablement le connaître, ils n’ont pas la conscience de ce qui les gouverne véritablement. Il est indéniable que le déluge représente un acte de purification, comme le montre le destin de Pharaon et de son armée, engloutis dans les eaux de la mer Rouge tandis que le peuple de Dieu, celui qui a choisi la Vie dans l’Alliance avec le Dieu Vivant, reste à l’abri, tout comme ceux qui se trouvent à bord de l’arche de Noé, rappelant que Noé a édifié cette arche d’alliance de paix avec le Dieu Vivant. Ainsi, tous ceux qui pénètrent dans l’Arche et s’engagent dans l’alliance échappent aux flots dévastateurs. Si Noé a bâti l’arche et que tous y montent par couples, c’est que les filles de l’homme ont effectivement conclu une alliance avec Dieu, la femme et les belles-filles de Noé symbolisent ainsi ces filles de l’homme qui seront évoquées comme les descendantes d’Adam par Seth, Enosch, Kenan, Hénoch, et autres… Les animaux qui se déplacent en couple ne sont pas véritablement des animaux, mais plutôt des êtres qui demeurent à un stade à la fois psychique et animal, état premier de ce qui deviendra ensuite seulement l’être spirituel.

Il existe ensuite une confusion sur la véritable nature de l’Égypte, de Babylone et même de Jérusalem, car nous les interprétons selon des critères humains. Pourtant, nous faisons face à des empires où l’Égypte incarne un principe « noir » de polythéisme, tandis que Babylone symbolise la débauche à travers l’idolâtrie, rappelant ceux qui, après être sortis du « noir » regarde en arrière, illustrant ainsi la dégradation de la fondation de paix que représente Jérusalem, quand cette dernière néglige l’alliance et le commandement essentiel du Dieu Vivant, qui nous invite à ne pas créer d’images taillées de Lui et à l’aimer de tout notre être… L’absence de lumière nous entraîne dans l’obscurité, tandis que la Lumière incarne la présence divine, sans elle, nous nous perdons dans les ombres, et seul Dieu peut nous sortir de cette nuit en nous offrant la lumière des hommes et du monde, pour nous guider et nous libérer. Nous sommes ainsi confrontés à un rappel puissant que la chute spirituelle nous plonge dans un état de dualité, reflet de ce qui définit le jour et la nuit, ou encore le bien, source de vie, et le mal, reflet de la mort, nous offrant ainsi la possibilité de faire un choix par la suite. La véritable libération et, par conséquent la liberté, émanent des choix que nous effectuons après avoir expérimenté ces deux tendances, soulignant que c’est l’Amour qui ouvre la voie à la liberté, car un amour authentique nous incite à renoncer à la convoitise et, de ce fait, à ne plus chercher à dominer les autres ni leurs biens mais plutôt à leur donner ce dont ils ont besoin pour qu’ils puissent être libres aussi.

Ainsi, avec Pharaon et toute son armée, nous sommes confrontés à des entités spirituelles qui perdent un ciel élevé, et chutent tout en continuant d’évoluer dans cette mer Rouge qui rappelle la Grande prostituée vêtue de rouge, nous éclairant sur la chute d’un ciel et sur les forces qui nous gouvernent spirituellement par la suite si nous demeurons soumis à ce qu’elles sont. En évoluant de la vie vers la mort spirituelle, nous nous voyons dominés par cette essence des défunts, car l’Esprit du Vivant nous est désormais inaccessible. C’est le récit d’un parcours qui, à partir de la déchéance, nous pousse à cultiver une terre maudite afin de retrouver la divinité perdue, en rétablissant l’alliance avec le Dieu Vivant, tout en abandonnant une vie spirituelle orientée vers la mort, et donc en se déliant de ce qui caractérise le principe qui définit l’Égypte. C’est le début du chemin où Moïse quitte l’Égypte, marquant son entrée dans le désert et le sacrifice du bélier, témoignage de la foi en la Parole de Celui qui, après avoir triomphé de sa sortie du monde, nous promet un nouvel Esprit qui nous rendra à la vie, nous faisant sortir du livre des morts afin de nous conduire dans le livre de Vie. Renoncer n’est jamais une mince affaire, mais c’est en comprenant qui nous sommes et en prenant conscience des répercussions de ce qu’entraine la chute sur tous que nous pouvons consentir à ce renoncement indispensable pour réaliser une transformation authentique. Quand un empire en déclin choisit de s’orienter vers l’esprit des morts au lieu de revenir à Celui du Vivant, il intensifie son oppression. D’où l’importance de se libérer de cette emprise, qui n’est que temporaire pour ceux qui choisissent de s’en défaire. Cette émancipation n’est réalisable qu’en se tournant vers Celui qui en donne la possibilité et en suivant fidèlement ses instructions pour y parvenir. C’est en se tournant vers ce qui est vivant et non ce qui est mort qu’on trouve la Vérité qui libère.

Tout découle d’un chemin, nous rappelant qu’une ascension n’est possible que parce que nous avons d’abord touché le sol et devons maintenant gravir les échelons. Ainsi, quand nous plongeons dans les eaux, nous faisons face à ce qui émane d’un mélange de tous ceux qui sont au préalable tombés, nous trouvant ainsi au milieu de peuples, de foules, de nations et de langues, chacun portant ses propres convictions, formant un courant de croyance qui les caractérise. Il ne faut pas penser que tout n’est à la base que mensonge, car chaque tromperie découle d’une distorsion de la vérité, que nous devons rétablir tout en gardant à l’esprit qu’elle est souvent piétinée par le mensonge jusqu’à la dernière heure d’une journée entière, témoignage du chemin de jour et de nuit que nous devons emprunter. La plongée dans les eaux symbolise la purification corporelle, marquant ainsi la circoncision de la chair qui recherche la vérité malgré les eaux qui tentent de nous noyer. C’est ensuite un parcours horizontal qui permet de rassembler, au sein du corps encore enseveli dans la poussière, les êtres qui s’unissent en lui pour le redresser par la suite. C’est à travers la circoncision de l’esprit, qui fait écho à celle du cœur issue de la renaissance intérieure, que le corps se libère de la poussière pour se redresser, révélant ainsi la véritable essence de ce qui est consécutif à la purification des eaux, prélude à l’élévation de l’être spirituel. C’est de cette manière que nous réalisons qu’il existe une voie pour l’Esprit qui guidera le corps et c’est par le biais de son propre sacrifice qu’il sera en mesure de racheter ceux qui formeront son corps terrestre, en leur offrant une part de son essence spirituelle retrouvée, mais c’est lui qui a le dernier mot, et non les êtres qui s’associent à lui. C’est à ce moment-là que nous saisissons la signification des paroles de Jésus, qui confie à ses disciples qu’il est celui qui les a choisis mais qui souligne aussi l’importance d’être connu de l’Esprit, et pas simplement de le connaître.

Malachie

C’est à travers Malachie, qui se traduit par « mon messager » ou « mon ange », que le récit sacré va révéler toute sa profondeur. Le livre débute avec « La parole de l’Éternel à Israël par Malachie » et annonce un messager chargé de tracer la voie de ce qui va définir véritablement Israël, ce livre représentant ce qui révèle un jugement face à l’égarement de ceux censés guider le peuple sur la voie de Dieu, mais qui échouent dans leur mission. Cela inclut les prêtres et les leaders religieux ayant « égaré » le peuple : ils présentent des sacrifices imparfaits, méprisent le nom divin, et négligent l’enseignement adéquat. Nous nous retrouvons également dans la confusion en raison des mariages mixtes, qui évoquent les unions entre les hommes du peuple de Dieu et les filles de divinités étrangères, et c’est ainsi que le péché de Juda est identifié, profanant le bien sacré cher à YHWH en choisissant pour épouses les filles de ces dieux étrangers, un écho aux épouses de Salomon, mais il s’agit ici des filles de dieux étrangers et non des filles de l’homme. Salomon ne doit pas être perçu simplement comme un individu humain, mais plutôt comme une entité spirituelle qui dirige l’ensemble d’un corps terrestre, rassemblant de multiples membres qui s’associent à des épouses étrangères, tout en soulignant qu’il construira, par exemple, une demeure pour la fille de Pharaon. Cela évoque qu’avec Salomon, tout comme avec David, il existe un corps tangible rempli de membres qui symbolisent le peuple de Dieu, David déclarera d’ailleurs au sujet du peuple « vous êtes mes os et ma chair ». Cela nous conduit, sous un angle différent, à la notion du souverain sacrificateur qui définit ce qu’est un roi au sein du royaume céleste, car il est porteur de l’Esprit qui lui confère le rôle de sacrificateur, lui permettant ainsi d’oindre de son Esprit. Cela nous renvoie également au sacerdoce de Melchisédech, qui établit Jésus comme souverain sacrificateur. Cette situation révèle l’essence d’un esprit qui anime un « géant » collectif, éclairant ainsi le nombre d’épouses de Salomon. Cet esprit, à la fois guide et fondement, est comparable à Adam ou au Christ, tout en évoquant les légendaires géants antiques, autant que leur descendance, fils et filles. Ainsi se dévoile l’essence du Temple de Salomon, où les instruments et les matériaux ne sont autres que des entités terrestres, animées par l’Esprit qui en confère l’identité. C’est pourquoi, dans le livre de Néhémie, on fera référence à ceux qui incarnent ceux qui ont épousé des femmes étrangères, évoquant ainsi les épouses étrangères que l’on associe à Salomon. À ce moment-là, on retrouve l’épisode d’Abraham et de Sara, où elle lui ordonne d’éloigner l’étrangère et son fils, car Abraham représente la pierre angulaire, le berceau et ainsi la carrière d’où émanent toutes les pierres qui deviendront vivantes. Pour revendiquer la descendance d’Abraham, il est essentiel d’incarner fidèlement l’archétype qu’il représente, en étant à son image. Abraham, mentionné comme le père des rois, évoque celui qui sera le roi des rois, tandis que Sara, désignée comme mère de rois, renvoie à la manière dont se manifeste la création de l’homme et de la femme à l’image et à la ressemblance de Dieu. Ainsi, Abraham et Sara incarnent l’Esprit dans toute sa plénitude, et c’est cet Esprit qui insufflera de sa nature à tous ceux qui constitueront son corps, rappelant que l’onction symbolise un esprit que l’on reçoit. Cela évoque la manière dont la Cité Sainte est façonnée par son souverain, Melchisédech, tout en soulignant que cette Cité, dessinée en un carré parfait, symbolise l’expansion par la multiplication de la Grandeur spirituelle qui l’anime. C’est dans cette optique qu’on retrouve une diversité de dons et ainsi de membres dans la Jérusalem céleste, bien que cette diversité ne touche en rien la foi et la loyauté envers le Dieu Unique, qui incarne le Seul Dieu Vivant.

Malachie fera référence à cette pierre fondatrice, soulignant l’exemple à suivre tout en insistant sur l’importance de ne pas laisser son vêtement souillé par l’iniquité. Le « géant », qui incarne l’Esprit englobant tout le corps, se manifeste à travers les êtres charnels qui le composent, nous ramenant à la terre qui de poussière devient rocher et dont un fleuve d’eau vive sort de son sein. Pour rester ce rocher et ne pas sombrer dans la poussière, il doit être revêtu de vêtements blancs, symbolisant les œuvres de bonté et ainsi de justice de ceux qui forment ce corps de par leur fidélité envers Dieu. Cela évoque les arbres du jardin, où ceux-ci doivent d’abord faire éclore des fleurs pour ensuite donner des fruits. Il est donc mentionné selon le temps historique, qu’environ 430 ans séparent le livre de Malachie de celui de Matthieu, marquant ainsi la transition entre l’Ancien et le Nouveau Testament, tout en rappelant les 430 ans d’esclavage en Égypte, qui prennent fin lorsque Aaron, guidé par l’Esprit de Moïse, car c’est bien Aaron qui s’exprime pour Moïse, s’adresse au peuple pour leur prescrire de quitter l’Égypte. Le commencement du Nouveau Testament se dévoile avec Jean, issu de la lignée d’Aaron grâce à sa mère Élisabeth qui signifie « maison du Dieu du serment » et qui rappelle également ce qui est d’Elisée, le fils spirituel d’Elie. Jean qui est aussi le fils de Zacharie « Dieu se souvient », et qui s’élève dans le désert en appelant chacun à la repentance et s’apprête à baptiser les foules, à l’instar du peuple de l’Exode, baptisé dans l’eau par Moïse en Aaron. Le livre de Malachie suit immédiatement celui de Zacharie, le prophète qui partage également le nom du père de Jean, établissant ainsi un lien clair entre Zacharie et l’envoyé de Malachie, qui, tout comme Jean le fera ensuite, met en lumière l’égarement du peuple, à cause de ceux qui le guident, désignant ceux qui cherchent à échapper à la colère imminente comme une véritable « race de vipères ». En vérité, les Écritures révèlent ce qui constitue la Loi divine, non pas celle façonnée par l’interprétation des hommes, qui sont eux-mêmes condamnés par leur désobéissance à l’Esprit du Dieu Vivant et s’enferment dans les Ténèbres. C’est là que réside la véritable condamnation : on se retrouve face au Livre, mais on peine à le saisir, on ne parvient pas à le lire, car il est scellé concernant la libération que seul l’Esprit de l’Agneau peut dévoiler, transformant ainsi la Bible en Livre de Vie de l’Agneau pour ceux qui sont avec Lui depuis le commencement. Cependant, quand le livre ne propose que jugement et réprobation, il s’adresse à l’âme encore dépourvue de l’Esprit de Vie, incapable de saisir que le langage scellé est destiné et réservé à ceux qui, par l’Esprit Saint, peuvent déchiffrer les Écritures. Et pour cela, il est essentiel que le Fils Unique, à travers le Christ, nous l’envoie… Je n’aspire pas à redonner la vue ou l’ouïe aux sourds et aux aveugles, cela relève uniquement de l’Esprit de Dieu, je prouve plutôt, non par les Écritures, mais par l’Esprit promis, ce que ces dernières dévoilent lorsque nous parvenons à les lire à la lumière du Christ, car comme il est écrit « C’est pourquoi, lorsqu’il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela, et ils crurent à l’Ecriture et à la parole que Jésus avait dite » soulignant que la Vie ne se trouve pas dans les Écritures, mais que c’est cette Vie qui éclaire leur sens. 

Cela évoque également les paroles de Moïse annonçant qu’un prophète à son image viendra, en l’occurrence Élie, car Jean avance avec la puissance d’Élie. C’est cette puissance qui rendra possible l’accomplissement lors du sacrifice du Fils de l’homme sur la croix, lorsqu’il interrogera : « Élie, pourquoi m’as-tu abandonné ? », juste avant que Jésus ne rende l’esprit puis qu’il ressuscite, ressuscitant ainsi tous les saints à sa suite et révélant cette double part que reçoit Elisée. Nous nous trouvons dans la réalité décrite par Moïse, d’où l’invitation à se souvenir de sa Loi et de la venue d’Elie à la fin du livre de Malachie. Elie apparaît comme l’Esprit de transition authentique entre Moïse et Jésus, rassemblant le cœur des pères et celui des fils, car c’est le cœur qui représente l’esprit. Le corps de Moïse représente les pères, tandis que celui du Fils de l’homme incarne les fils. Avec Moïse, nous sommes avec l’eau, tandis qu’Elie incarne le feu, soulignant que les élus se tiennent au-dessus d’une mer de cristal mêlée de feu, nous ramenant aux roseaux des prophètes qui émergent des eaux. Ainsi se manifeste le corps du Fils de l’homme, un autel que rétablit Elie par les fils de Jacob ramenant à la compréhension que le véritable Fils de l’homme est Israël, bien loin de ce que l’on considère en terme matériel comme Israël dans ce monde perdu… Elie relève donc l’autel de Moïse, qui définit Jacob à travers ses douze fils, auxquels Dieu a déclaré qu’ils porteraient le nom d’Israël, redécouvrant Jacob dans l’homme et Israël dans ce qui incarne le fils de l’homme. Cela évoque également le fait que Moïse a sorti d’Égypte les ossements de Joseph, définissant le peuple qu’il conduit après 430 ans de servitude, moment durant lequel Dieu déclare : « Israël est mon fils premier-né » qui renvoi à ce qui est dit d’Ephraïm qui devient le premier-né d’Israël. Modifier les chiffres, les âges ou la durée de l’esclavage pour espérer saisir les Écritures s’avère tout aussi futile, car c’est seulement lorsque l’Esprit promis illumine notre esprit que nous parvenons réellement à en saisir le sens profond. Cela nous éclaire sur le fait que Dieu nous parle d’abord à travers ses messagers, les prophètes, qui consignent sa Parole dans les Écritures, mais c’est ensuite le Fils qui s’adresse directement à nous, par l’Esprit qu’Il incarne, gravant dans nos cœurs et ainsi dans nos esprits ce qui doit y demeurer. Cela établit l’identité du peuple d’Israël et de ce Reste, qui n’a donc plus besoin d’un intermédiaire pour recevoir ses enseignements, comme cela est annoncé concernant la nouvelle alliance.

Ainsi, nous réalisons que l’homme se forge à travers la sortie d’Égypte et de ce fondement noirci, soulignant que notre origine est ancrée dans ce qui est désigné comme « peuple noir », un passage incontournable qui nous rappelle qu’avant que la lumière soit et que la séparation de la lumière et des ténèbres n’arrive ensuite, tout n’était que noirceur. Puis, nous aborderons la distinction entre les eaux : celles d’en bas engendrent la servitude tandis que celles d’en haut enfantent pour la liberté. La terre émergente des eaux d’en bas devra bénéficier d’une irrigation douce par les eaux d’en haut, mais si elle se tourne vers les eaux d’en bas, elle sera soumise à la Loi, nous laissant toujours le choix. Dans le désert, la formation de l’homme façonné par la poussière terrestre, rappelant la formation de l’Adam souligne que nous évoluons dans un monde éclairé par la vision que nous avons désormais de Dieu. Mais la traversée de ce désert nécessite l’eau pour prospérer et évoluer, il y a ceux qui portent leur regard sur le sol, ses eaux et le passé, et ceux qui aspirent vers les cieux et ce que l’Esprit de Dieu promet.

En dépassant les limites du jour et de la nuit, on découvre une véritable liberté, redéfinissant l’Amour dans sa forme la plus authentique, cette essence divine première qui est à l’origine de toute vie. Cependant, avant de parvenir à cet état exaltant, il est essentiel de naviguer à travers une étape intermédiaire qui illustre la lumière voilée par la matière, différenciant le jour de la nuit, afin d’apprendre à cultiver l’amour qui mène à l’accomplissement de ce sentiment. Dans notre réalité tangible, on a tendance à croire que la matière représente la réalisation ultime, l’objectif qui nous donne le sentiment d’exister, et qu’en son absence, nous sombrons dans l’inertie et la mort. Néanmoins, la matière se situe aux antipodes du domaine spirituel et céleste, elle n’est pas la finalité, mais plutôt le chemin qui y mène, nous rappelant que l’essence de la vie, à sa source, est libre de toute matérialité et que la matière nous sert à donner tout ce que nous avons à transmettre en fonction d’un don artistique qui permet, de différentes façons, cette transmission.

Ainsi, deux chemins se présentent à nous : celui de la soumission, où l’illusion de la liberté s’épanouit, alimentée par une compréhension superficielle, alors que nous restons prisonniers de notre propre erreur. Et puis, il y a cette authentique ouverture, celle qui nous mène vers la liberté, accessible uniquement par notre compréhension et notre faculté à surmonter tout ce qui nous entrave. Ces deux chemins s’ancrent en Dieu et dans ce qui éclaire sa véritable nature : l’Esprit qui gouverne le monde matériel et spirituel, nous confrontant d’une part à la Loi qui sanctionne, et de l’autre, à ce qui nous émancipe grâce à notre action pour libérer les autres. Ainsi, ceux qui pensent que Dieu nous confère le pouvoir de dominer les autres ne peuvent pas être qualifiés de libres, car l’aspiration à contrôler ou à diriger les autres nous enchaîne à la Loi et nous prive de la possibilité d’atteindre la véritable liberté. La paix établie avec le Dieu Vivant se révèle donc à travers deux pactes, l’un terrestre et l’autre céleste, définissant le pacte avec la nuit et avec le jour mais ce dernier échappe à la volonté humaine, car il repose uniquement dans la nature divine que seul le Dieu Vivant nous accorde. La véritable compréhension de ce qui est caché ne se révèle qu’à travers notre propre illumination, tout comme le monde terrestre détient une spiritualité qui nous incite à penser que nous maîtrisons ce que, en réalité, nous ne comprenons pas. L’univers inférieur s’illustre par l’Égypte, où le sacrifice d’Abraham trouve son reflet, le bélier égyptien symbolisant cette force créatrice « d’en bas », intimement liée à la matière, à la fertilité des terres, au polythéisme et à l’ordre égyptien. Le bélier découvert par Abraham dans le buisson, que Dieu lui permet d’offrir à la place d’Isaac, en fonction de sa foi en Celui qui parle à son cœur, prend alors une toute nouvelle dimension en étant perçu comme le sacrifice de ce principe, permettant ainsi à la promesse en Isaac de s’épanouir en dehors de l’ordre égyptien, au sein de la nouvelle alliance portée par le sacerdoce de Melchisédech, celui qui bénit Abraham et en reçoit sa dîme, symbolisant ainsi ceux qui formeront sa lignée à travers Isaac, Jacob et dans ce qui définit le Reste d’Israël. C’est ainsi que ce Reste représente ceux qui atteignent la Jérusalem céleste, la femme libre, celle qui engendre des enfants dans et pour la liberté.

Le jour et la nuit

Chaque parcours individuel s’enrichit des expériences du jour et de la nuit, soulignant que la nature divine s’épanouit à travers le cycle des 24 heures qui forment un jour complet. C’est seulement après avoir navigué entre l’obscurité et la lumière que nous sommes en mesure de prendre une décision concernant notre avenir. C’est ce qui va façonner ce que l’on appelle les souffrances du Christ, car tout dans cette expérience repose sur ce sentiment d’Amour profond et inégalé, englobant toutes les émotions que nous allons explorer au fil de cette aventure. Il ne faut pas penser que le sentiment d’Amour se limite à la perception terrestre, comme l’affection que l’on ressent pour une personne ou une chose, car en vérité, l’Amour englobe toutes les émotions qui permettent d’affirmer que nous sommes vivants. Le sentiment d’Amour nous suit tout au long de nos expériences de vie, nous offrant la possibilité de ressentir des émotions qualifiées de positives telles que l’extase, le plaisir, la joie et le contentement, tout en nous confrontant également à leur antithèse lorsque nous traversons la douleur, la tristesse, le manque et la solitude qui appartiennent aussi au sentiment d’Amour. L’amour nous offre l’opportunité d’explorer l’ensemble de nos émotions et nous enseigne à aimer véritablement, en nous attachant à ce qui est vrai, juste et équitable, validant ainsi que ce sentiment d’Amour est la preuve que nous sommes bien vivants. Sans cela, nous sommes comme morts, car nous sombrons dans l’indifférence, négligeant les autres et notre environnement, nous fermons nos yeux. Tout se voile, devenant aveugles à la réalité, nous tombons dans l’aveuglement qui nous assujettit à l’obscurité, car lorsque nous sommes dans les ténèbres, c’est comme si nous dormions, éteignant la lumière de notre conscience. Nous perdons alors notre capacité d’apprendre, de donner, de partager, d’évoluer et de réfléchir, nous retrouvant ainsi piégés par ce qui incarne la Mort et le Mauvais. La colère n’est pas l’absence de sentiment, elle incarne une émotion marquant la frontière entre le jour et la nuit. Elle représente un zèle, proche de la passion qui ne doit pas perdurer dans cette émotion au risque de tomber dans l’amertume. Dans l’émotion contraire, le zèle nous autorise à affirmer notre identité et nos convictions, il est indispensable. C’est la colère qui s’installe dans le temps qui devient problématique, car elle engendre des émotions négatives menant inévitablement à l’injustice, nous empêchant de réfléchir et nous poussant à généraliser tout et tout le monde, nous retirant toute remise en question, si nécessaire pour demeurer juste et sage. Il n’est pas nécessaire d’approfondir cette base, car l’essentiel réside dans ces fondements qui éclairent notre parcours, un chemin d’expérimentation unique à chaque individu, qui doit se construire par ses propres expériences.

C’est de cette manière que nous saisirons les principes, puissances et dominations qui gouvernent la chair, des éléments essentiels à appréhender pour triompher de leur nature, tout en nous rappelant qu’il nous faut atteindre le sommet de l’Amour pour accéder à sa puissance, celle qui surpasse toutes les autres et libère ainsi de tout. C’est ce qui établit l’équilibre à viser pour saisir ce qui façonne et ouvre la voie qui ramène au céleste, nous rappelant qu’après avoir traversé l’obscurité qui symbolise l’absence par le dénuement de l’esprit divin en nous, ce sont les prophètes qui nous guident à travers cette nuit. Ils incarnent les sentinelles qui, en diffusant la Parole de Vie dans un monde encore plongé dans l’obscurité, nous ouvrent la voie vers l’aube d’un nouveau jour. Nous ne percevons pleinement les véritables prophètes qu’après avoir entrepris la quête de la Vérité, avant cela, nous sommes enchaînés à l’obscurité, inconscients de notre condition que nous tenons pour acquise et normale. Cela incarne l’essence même de l’Égypte, un principe sombre enraciné dans l’esprit des morts, symbolisant ce qui se trouve dans une divinité tangible et ainsi matérielle et reflet du monde d’en bas, de ce qui définit le royaume souterrain. Nous adhérons à cette notion de multiples divinités, qui souligne que c’est à travers cette vision polythéiste que la véritable paix demeure inaccessible, en raison des ambitions de pouvoir et de contrôle qu’un tel principe engendre sur nous, chacun souhaitant devenir un dieu. Il est essentiel de maîtriser ce principe, car il fait intégralement partie de notre histoire et de notre parcours. C’est à travers son expérimentation que nous choisirons de sortir ou de rester dans ce principe, nous avons ce pouvoir de décision. Chaque décision engendre des répercussions ainsi, la poursuite de notre chemin repose sur le renoncement au principe égyptien, nous incitant à abandonner nos désirs de pouvoir et de convoitise sur le monde et les autres, car ce principe nous offre des possibilités de domination et d’atteinte de richesses matérielles. Cela nous fait réfléchir sur le fait que nous côtoyons dans les hautes sphères du monde, ceux qui agissent selon ce principe, dirigeant grâce à lui. Il est superflu de s’étendre là-dessus, car nous sommes confrontés à ce qui régit le monde chaque jour, témoignant de cet enracinement dans le principe des Morts en retrouvant le symbolisme de l’Egypte dans tout un tas de constructions. C’est dans cette optique que nous observons l’absence totale de sentiments et de pitié des élites qui se propage tant bien que mal dans l’échelle de commandement qu’ils dirigent, plongés dans une mort spirituelle, qui efface tout sentiment d’Amour, une essence qui leur est totalement étrangère. Ne connaissant pas le Dieu Vivant, ils se perçoivent comme des divinités à part entière, ce qui les rend incapables de saisir ce sentiment fondamental qu’est l’Amour. Leur orgueil, les éloignant de l’humilité, les prive de la recherche de Dieu qu’ils croient déjà avoir accomplie, ils ne perçoivent plus la Vérité car ils l’ont perdu et ne peuvent l’atteindre même s’ils savent qu’elle existe. Se persuadant de pouvoir dépasser ce qu’elle est, ils tentent de retenir dans l’ignorance et l’asservissement ceux qui la portent en eux afin d’éviter cette fuite de la lumière qui se retournerait contre eux. C’est la compréhension du principe satanique qui évoque le serpent, le démon, le dragon, tout ce qui découle de l’orgueil et nous asservit à la convoitise, nous détournant des véritables émotions essentielles lorsque nos aspirations se limitent à la seule matérialité. En perdant le contrôle sur la lumière qui se diffuse ainsi, le principe obscur perd le gage de son pouvoir sur tout ce qui était caché ou encore endormi et qu’il pouvait en ce sens dominer par diverses manœuvres ou corruptions.

Cela évoque le royaume des eaux souterraines, le monde des eaux d’en bas où se situe le plus bas niveau de la conscience qui nous persuade que l’existence est avant tout matérielle, et développe une spiritualité propre à l’esprit de ce monde qui nous oriente à le considérer comme le dieu suprême. Nous façonnons ainsi Dieu selon notre propre image terrestre, érigeant statues et temples et régnant par le biais des richesses et des pouvoirs matériels. C’est uniquement la prise de conscience de cela qui permet ainsi de comprendre l’histoire sainte relatée dans la Bible, qui éclaire notre compréhension : cet ouvrage n’est pas destiné à nous assujettir ni à nous enfermer dans des croyances superflues, mais plutôt à être le gardien de notre mémoire lorsque nous sommes plongés dans la nuit, nous rappelant notre essence, celle du monde et celle de Dieu. Cela nous permet de préserver cette mémoire collective de la divinité, qui nous aide, chacun à notre manière et en notre temps, à nous élever, en nous libérant des récits que le monde terrestre véhicule selon les empires qui le gouvernent. En vérité, l’incapacité de ce monde à effacer la Parole de Dieu, telle que révélée dans les Écritures de la Bible, témoigne de la puissance divine et de la constance de son message, laissant finalement place à la foi qu’il nous faut conserver, développer et déployer constamment. La foi est intrinsèquement liée à l’Amour, c’est en aimant Dieu et l’Esprit du Vivant, tel que révélé par le Christ, que nous sommes poussés à rechercher la Vérité en tout temps. Nous nous souvenons que c’est grâce à Dieu, tel que nous le découvrons à travers les Écritures et les transmissions orales, qu’Il nous inspire à aimer les valeurs qu’Il incarne, rendant ainsi Sa présence prépondérante et indispensables pour tous ceux qui recherchent l’Amour véritable dans leur vie. C’est cette quête de la Vérité divine qui nous orientera, nourrissant et fortifiant notre amour pour les valeurs de vérité, de justice, d’équité et de paix que nous aspirons à réaliser, tout en écartant les désirs de pouvoir et de domination présents dans notre monde que la chair à elle seule convoite. C’est le récit de l’Exode et du peuple en quête de sa liberté face au poids de l’oppression égyptienne, avec Moïse pour les guider vers le Dieu Vivant et ce qui constitue leur véritable essence originelle. Moïse incarne le principe divin dans le point de départ d’un voyage vers l’élévation et le retour à la Lumière. Il choisit donc de renoncer à sa position dominante au sein du principe égyptien en exprimant son soutien à ceux qui souffrent eux aussi de cette oppression. Cette réflexion nous ramène à Jésus et à la tentation dans le désert, nous rappelant qu’avant d’être guidé dans cet endroit aride par l’Esprit, Jésus s’immerge dans les eaux du baptême de Jean et reçoit l’Esprit Saint en ressortant des eaux. C’est grâce à l’Esprit Saint et aux révélations divines qu’il a reçues qu’il résistera à la tentation, car son aspiration à rejoindre Dieu surpassera son attachement aux plaisirs terrestres. Il ne suffit pas de recevoir l’Esprit Saint pour triompher, comme l’illustre le désert de l’Exode où tous n’ont pas su surmonter la tentation. Pourtant, ce sont les leçons et l’héritage de ceux qui ont échoué, ces pères, qui donneront aux fils les clés pour dépasser cette épreuve, nourris par l’expérience de ceux qui ont traversé l’adversité. Nous rappelant que c’est l’ancien qui fait la brèche afin qu’ensuite la lumière sorte et la lumière sort afin de rendre la vie aux pères.

L’expérience de l’esclavage nous rappelle ainsi qu’elle est intimement liée à l’absence de cet Esprit saint, qui nous abandonne à la faiblesse de nos désirs, nous rendant vulnérables à la corruption et nous emprisonnant dans toutes les convoitises, qu’elles soient matérielles ou spirituelles. Notre aspiration à discerner ce qui est juste et lumineux nous incite à nous éveiller, mais le lever du jour se fait lentement, nous rappelant que c’est notre quête de vérité qui amorce notre éveil. Toutefois, la simple prise de conscience ne suffit pas, elle nous aide à émerger des profondeurs, mais une fois sortie des eaux et posé sur ce nouveau sol, il est impératif de porter des fruits de justice qui naissent de fleurs blanches expressions de notre bonté. La foi primordiale n’est pas à remettre en question, car c’est elle qui s’impose dès le commencement, c’est grâce à elle que nous avons aspiré à émerger des profondeurs, et une fois ce cap franchi, c’est encore elle qui nous incitera à produire ce que nous allons accomplir. Sur cette terre sortie des eaux qui témoigne de notre triomphe sur la première bête de la mer, fruit de la volonté divine, qui nous a donné à connaitre ce qu’elle était, nous avons su surmonter le premier « monstre de la mer » grâce à la révélation de son existence. Nous foulons désormais cette terre où réside la deuxième bête vivant de l’essence de la première et symbole des tentations du désert, dans ce paysage aride qui doit néanmoins donner des fruits, en défiant la sécheresse et les envies de retourner en arrière. C’est en accueillant progressivement les eaux célestes que nous acquérons cette nouvelle sagesse, nous guidant hors du désert, pour finalement atteindre ce qui nous permet de transcender les limites du jour et de la nuit qui nous ont permis de développer ce sentiment d’Amour selon lequel nous vivons désormais. Cela nous évoque que dans l’obscurité, nous restons dans l’ignorance de notre état, tandis qu’avec l’arrivée du jour, nous prenons pleinement conscience de notre situation, ce qui nous éclaire pour avancer et faire un choix authentique, en transcendant les forces qui tentent de nous faire regarder en arrière.

L’inversion

L’univers tangible, ancré dans la matière, s’établit en parallèle avec le royaume céleste, nous permettant d’entrevoir que nous vivons dans un miroir, provoquant ainsi un renversement des tendances et des valeurs entre ces deux dimensions. C’est cette première prise de conscience qui nous révèle que notre élévation en conscience vise à atteindre cette connaissance, indispensable pour saisir la logique inversée des valeurs. Les Écritures nous révèlent que les aspirations de la chair ne coïncident pas avec celles de l’esprit, mettant en lumière cette inversion des priorités liées à chaque nature. C’est ainsi que tout ce qui semble séduisant pour nos désirs charnels nous éloigne de notre essence divine. Ainsi, lorsque nous croyons qu’aider les autres implique de les contrôler, de les gouverner ou de les diriger, ou encore que la réussite de la vie est d’accumuler des trésors matériels, nous nous éloignons de l’essence même de ce que nous devrions ressentir selon le divin. Accéder à notre réalité céleste où repose notre origine première, c’est lui permettre de vivre à travers nous par amour de ce qu’elle est, car elle nous a aimé avant que nous puissions l’aimer, étant donné que nous en sommes issus… C’est l’union avec notre essence divine qui fend la surface de ce miroir, permettant ainsi sa manifestation sur la terre au milieu de tous. La vaste réalité céleste de chacun d’entre nous est immense, et ceux qui la constituent sont déjà unis spirituellement, ils sont tous une part de ce corps vivant et divin aux multiples facettes définissant l’Esprit primordial. C’est ce qui est interne à nous-mêmes, déjà présent en nous qui sommes en bas, qui doit se souvenir de sa nécessité de s’élever vers ce qui est en haut, afin de connecter l’élévation et la profondeur, pour que l’harmonie qui règne dans le corps céleste se reflète également dans le terrestre. Tant que ce qui est terrestre reste focalisé sur ce qui lui ressemble de façon charnelle, il ne peut s’ouvrir à ce qui touche véritablement son âme et qui est l’esprit élevé, d’où son égarement et son asservissement à la matière. Ceux qui se connectent aux cieux finissent par se rassembler sur terre, grâce à cette compréhension acquise dès qu’ils s’engagent sur la voie de la réunification de leur être, rappelant qu’avant d’être collectif, l’accomplissement est d’abord individuel et personnel. C’est l’union de ces deux parties de l’être qui forment l’étoile.

Il est également affirmé que Jean, celui qui purifie par les eaux du repentir et qui nous révèle la Loi de la condamnation, nous éloignant de notre essence divine, serait ainsi le plus grand des enfants des femmes. Nous réalisons donc que Jean, fils de Zacharie et descendant d’Aaron par sa mère Elisabeth, est un Lévite, et que cela met en lumière ce qui caractérise Eléazar dans le cadre du sacerdoce au service du Dieu Vivant. Nous nous trouvons ainsi devant celui qui, à l’instar de Moïse, est perçu comme le plus grand des serviteurs de Dieu, et en ce sens, nul autre dans le monde n’égale Jean dans la véritable essence de ce qu’il incarne. Toutefois, Jean doit diminuer pour laisser Jésus s’élever, ce qui nous éclaire sur le moment précis où se produit cette inversion indispensable pour accéder à ce qui nous mène aux cieux. Il est clair que c’est l’esprit qui doit s’épanouir et dominer sur le monde matériel, car Jean, habillé d’un pagne de poils, symbolise cet homme ancré dans la matière mais conduit par l’Esprit, évoquant ainsi Élie, puissance avec laquelle il marche. Les Écritures nous disent qu’Élie était un homme, mais l’homme, créé à l’image de Dieu, détient un esprit qui influence l’ensemble des membres de son corps, à l’image d’Adam. Ainsi, Jean, en tant que celui qui purifie par les eaux du repentir, décrit ce serviteur qui doit s’effacer pour céder la place au Fils. C’est un acte de renoncement à tout ce qui nourrit la chair, un abandon du matériel et de tous ses supports pour permettre à l’esprit d’être le seul maître à bord.

Dans cette perspective, Jean subira une « décapitation », symbolisant que la tête incarne l’autorité des anciens et des juges, évoquant ainsi le sacerdoce lévitique qui nait lorsque Moïse transmet son esprit aux soixante-dix anciens appelés à juger le peuple. C’est à l’instant précis où Jean est décapité que son ministère prend fin, laissant place à celui de Jésus, qui opère sous l’influence de l’Esprit s’incarnant dans la chair. Ce Verbe incarné, cette Parole promise, s’adresse à tous ceux qui, par leur foi en ce qui les transcende, voient les portes du ciel s’ouvrir. Sans hésitation, ils incarnent le Verbe auquel ils ont accès, veillant à ne pas contrister l’Esprit Saint, vivant en accord avec Lui tout en lui confiant leur existence, qui est finalement celle reçue de Dieu, nous rappelant que ceux qui sacrifient leur vie pour le Christ la retrouveront. Ils « dédient » leur existence à Celui qui s’en sert pour faire passer, par divers moyens, les messages essentiels à ceux destinés à recevoir le salut. Cela nous renvoie à Hénoch, qui a cheminé avec Dieu pendant 300 ans, car il incarne ce qui est dédié, consacré et initié par le divin, tout en nous rappelant qu’Hénoch représente un archétype, une immense entité constituée de nombreux membres, hommes et femmes, symbolisant ainsi ses fils et ses filles. On se souvient alors que Jésus affirmera qu’il donne sa vie pour la reprendre, évoquant les paroles de YHWH à Jérémie, indiquant qu’Il l’a façonné dès le sein de sa mère pour qu’il accomplisse la mission pour laquelle il a été destiné. Il est donc dit que Jérémie était déjà connu de Dieu avant même d’être conçu dans le sein de sa mère, ce qui nous éclaire sur la prédestination et sur la manière dont Dieu façonne les esprits destinés à être envoyés aux quatre coins du monde pour offrir le salut à ceux à qui il est destiné. On y retrouve l’essence de Celui qui donne sa vie, offrant une part de lui-même pour accomplir sa mission globale grâce à l’aide formée par Dieu pour l’accompagner dans cela, reconnaissant les semences enracinées dans la terre qui ramènent aussi aux vases qui renferment ces mesures de semences.

Il apparaît également à travers Hénoch, qui est tel un palier, un niveau de l’échelle du peuple de Dieu, qui permet la progression de l’ascension, et qui représente en cela un de ces géants antiques qui rappelle l’homme, qui, telle une montagne de puissance, se dresse sur la terre. Aussi ces géants antiques qui par ailleurs ne sont pas, comme certains l’interprètent, un symbole de corruption qui mène au déluge mais plutôt une représentation de ceux qui, guidé par l’Esprit du Dieu Vivant en YHWH, œuvrent pour l’avènement d’une paix véritable avec celui-ci, ce qui amènera à la construction de l’arche Noé permettant justement d’échapper à la destruction. En lisant les paroles de Lémec, le « puissant » et père de Noé, nous saisirons que la lignée de Seth, représente tous ceux qui travaillent la terre, que Dieu a maudite. Ces efforts seront enfin récompensés par la naissance de Noé, qui édifiera l’arche d’alliance, symbole de paix avec le Dieu Vivant, accueillant la maison de Noé ainsi que les êtres encore plongés dans leur nature psychique et animale qui auront fait alliance de paix avec le Dieu Vivant. Nous sommes là avec ce qui nous amène au rassemblement des élus évoqué dans l’Apocalypse de Jean, car la Révélation de Jean est l’accomplissement de Jean Baptiste mais également la révélation de ceux qui sont avec l’Agneau depuis le commencement et ainsi la Genèse. Cela nous ramène inéluctablement à la lettre que Jean adresse à la Dame élue, l’avertissant de veiller à ne pas laisser échapper le fruit de leurs travaux, rappelant ceux qui ont travaillés la terre encore maudite et désignant cette Dame élue comme celle qui portera enfin la paix tant espérée. C’est ainsi qu’on réalise que l’établissement de cette alliance est ce qui déclenchera le déluge sur une terre pleine de corruption, évoquant le baptême des eaux, et nous rappelle que ces eaux portent la Parole de Vérité, celle de Dieu. Ainsi, lorsque le déluge survient, les eaux d’en haut et celles d’en bas recouvrent tout, nous rappelant que celui qui maîtrise ces eaux n’est autre que Joseph, l’époux de Marie, qui est appelé à donner naissance au Fils du Très Haut suite à ce déluge et ainsi à ce baptême. Aussi dans la Genèse lorsque les eaux se retireront, cela révélera le sommet de la montagne d’Ararat, signifiant que le fléau a été renversé et que cette montagne représente la puissance de Dieu, qui fait écho à la véritable montagne de Sion. On se souviendra que, avant que les eaux ne se retirent complètement, Noé enverra d’abord le corbeau, symbole de l’ombre de la colombe qu’il abrite dans l’arche. Ce corbeau évoque la Loi, révélant la raison de la condamnation tout en annonçant l’arrivée de l’Esprit Saint par la promesse de restauration, et il nous rappelle le premier pas vers la restauration opéré par Moïse. Le corbeau nous rappelle en profondeur que, avant la lumière, il y a l’obscurité, que nous sommes d’abord captifs avant d’accéder à la liberté, et que l’antéchrist précède toujours le Christ. Nous devons garder à l’esprit qu’avant de renaitre de l’être spirituel, nous évoluons d’abord en tant qu’être psychique et animal, nous sommes plongés dans l’ombre et l’imitation avant d’atteindre la véritable réalité céleste. C’est donc après le corbeau que Noé enverra la colombe, et ce n’est qu’à son retour avec une feuille d’olivier, symbole de la quête de paix avec le Dieu Vivant de la terre sortie des eaux, qu’il décidera de la renvoyer. Cette colombe, qui se posera sur celui qui incarne cet olivier, nous rappelle Jésus émergeant des eaux du baptême de Jean, recevant la colombe qui demeure sur lui, et qui définit celui qui baptise dans l’Esprit Saint. La montagne d’Ararat évoque ainsi cette montagne transfigurée où se tiennent Jésus, Moïse et Élie, symboles du Fils bien-aimé dans toute sa splendeur et ce qui définit le peuple Elu de Dieu. Nous nous pencherons ici sur les paroles de Luc pour le confirmer « Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé et, pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit ». Cela nous donne l’occasion de relier les cent quarante-quatre mille élus des douze tribus d’Israël, marqués du sceau divin, à ceux qui seront dépeints sur la montagne de Sion, portant le nom de l’Agneau ainsi que celui de son Père gravés sur leur front.

Nous allons également retrouver avec Marie cette même narration, car elle sera prise sous l’ombre de la puissance du Très Haut et donnera naissance au Fils du Très Haut en Jésus, le porteur de paix et le messager de cette bonne nouvelle, bâtissant ainsi la nouvelle alliance avec Dieu, faisant écho à Lémec, la puissance qui engendra Noé, constructeur de l’arche d’alliance. Il convient de rappeler que Jésus, dont le nom signifie « Je suis Sauve » et ainsi « YHWH sauve », définit l’essence même de ce peuple de Dieu, appelé Israël, en ce sens que nous sommes confrontés à ceux pour qui « Dieu prévaut » après avoir lutter avec Dieu et les hommes et qui sont vainqueurs en raison de l’Esprit qu’ils portent. Nous sommes en présence du Fils premier-né, consacré au Dieu Vivant. Ainsi, c’est la réalisation de cette arche d’alliance qui déclenche le déluge, prouvant que dès que l’arche prend forme, le jugement se manifeste « C’est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore, et saisi d’une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille ; c’est par elle qu’il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi ». Nous retrouverons cette même dynamique avec Jésus, qui annoncera le jugement du prince de ce monde qu’il a vaincu et la destruction de Jérusalem, définissant la fondation de paix avec le Dieu Vivant et bien au-delà de la simple cité terrestre évoquée dans ce monde. Cette annihilation évoque la conclusion du ministère de Jean, qui représentait jusqu’alors cette fondation de paix éphémère mais indéniablement essentielle pour accéder à la paix éternelle car c’est par la connaissance transmise par ce ministère que nous n’avons pas besoin de passer par la Loi nous-mêmes. Nous percevons également la portée des paroles de Jésus concernant Jérusalem durant la grande tribulation, dont il ne restera pas pierre sur pierre, évoquant ainsi la dispersion du peuple à ce moment-là et ouvrant la voie à la reconstruction d’une fondation de paix qui, cette fois, sera véritablement éternelle car céleste par la restauration des choses célestes que nous sommes désormais en possibilité d’acquérir, à condition d’en respecter le fondement.

Entre mensonge et vérité

Les débats fallacieux remplissent le vide, ils créent l’illusion que ceux qui occupent l’espace proposent de véritables solutions. Dans ce monde, le fonctionnement repose sur des décorateurs qui aménagent les lieux et des acteurs qui interprètent des rôles, créant ainsi l’illusion que ces espaces dépourvus de substance authentique sont habités par des individus captivants à observer. Ce ne sont en fait que des mouvements de brassage d’air qui nous trompent en nous faisant croire que des individus se tiennent devant nous, prêts à nous soutenir en prétendant défendre nos intérêts tout en exerçant une influence sur nous. Nous éprouvons alors une véritable sensation d’existence, d’être écoutés et compris, car ces individus partagent des idées qui résonnent avec nous, ils semblent aborder les thèmes qui nous préoccupent, façonnés par les environnements « d’airs conditionnés » dans lesquels nous avons évolué. Au même moment, nous restons sourds et aveugles aux éléments qui pourraient réellement favoriser notre évolution, trop captivés par ces énormes ventilateurs et ces personnages qui semblent prendre toute la place dans cet environnement superficiel. Nous avons été dotés d’une capacité de réflexion, mais ces acteurs et moulins à vent nous incitent à l’ignorer, prétendant qu’ils pensent à notre place et nous alimentent de leur propre vision : « Ne vous appréciez pas, opposez-vous les uns aux autres, votre ennemi est Dupont et non Durand, réussir c’est vénérer l’argent, vous êtes des divinités ou vous n’êtes rien, les affaires c’est les affaires, plus je brasse plus je suis »… Quand on se laisse emporter par le mensonge, on se retrouve piégé, persuadé d’être éveillé alors qu’on est allongé, les yeux clos. On aspire à l’union et à l’égalité, tout en cherchant à imposer nos choix aux autres. On confond démocratie avec la liberté de quelques-uns avant celle des autres, perdant de vue le véritable sens des mots et l’humilité indispensable pour les redécouvrir. On évoque l’amour du prochain, pourtant ce prochain se transforme en un tremplin pour nos ambitions, nous restons prisonniers de notre égoïsme et oublions la liberté, débattant de thèmes que nous n’avons jamais véritablement explorés et les jugeant avec une subjectivité aveugle… Il existe une multitude de concepts à redécouvrir, une pléthore de leçons à tirer. La première consiste à prendre conscience de la réalité du monde qui nous entoure, la seconde à nous pencher sur ce que nous sommes vraiment personnellement, et la troisième à réaliser qu’il est essentiel de rechercher cette Vérité qui nous illumine, car nous avons un véritable besoin de cette Lumière que nous croyons connaitre à tort. Nous nous alimentons de vent illusoire et d’apparence superficielle, persuadés d’avoir mangé et bu, convaincus d’être rassasiés alors que nous sommes vides car nous nous laissons séduire par des vents éphémères qui, en quête d’existence, ne nous offrent ni substance ni partage véritable. L’amour est la seule force puissante qui nous permet d’être, d’exister et de perdurer, tel l’amour qui transcende notre propre ego et que nous sommes prêts à offrir aux autres sans usure et frais d’intérêts.

Dans ce monde, il existe des individus qui n’ont pas d’ambition personnelle mais qui se battent pour des causes élevées, pourtant nous leur prêtons rarement l’attention ou la confiance qu’ils méritent. Nous avons été formatés à penser qu’ils ne peuvent pas nous assister dans notre quête d’émancipation, qu’ils ne sont pas aptes à prendre de bonnes décisions. À cause de nos conditionnements terrestres, nous avons souvent l’illusion de ne pouvoir être orientés que par ceux qui nous asservissent, comme si l’oppression, le mensonge et la tromperie constituaient des critères de compétence pour gouverner nos intérêts. C’est seulement en brisant les chaînes de l’esclavage que nous pouvons nous enchaîner à la liberté, car tant que nous sommes liés à ce qui est inférieur, nous ne pouvons nous attacher à ce qui est supérieur. Nous commettons l’erreur de penser que l’Esprit ne se trouve qu’en haut, ce qui nous amène à croire qu’en étant pourvus d’esprit, nous sommes inévitablement connectés à l’Esprit du Vivant. Nous oublions alors qu’il existe un esprit en bas, l’esprit du monde, celui qui détermine ce qui est mort et qui nous enferme dans l’illusion de la vie. C’est en raison de nos aspirations individuelles et à l’amour qui bat en nous que nous orientons nos vies, que ce soit vers les sommets ou vers les profondeurs. Ce qui se trouve en bas nous entraîne vers un amour des biens matériels et les désirs de pouvoir charnels, alors que ce qui se situe en haut nous inspire un amour pour la liberté et les trésors spirituels qui nous guident vers une véritable émancipation, la nôtre et celle des autres. La Vérité est un Esprit qui s’incarne en nous pour nous libérer, c’est là que réside tout ce qui constitue la liberté, en nous offrant ce que nous désirons également pour les autres. Sans cet Esprit du Vivant, nous sommes morts à ce qu’Il est.

Nous croyons, à tort, posséder déjà cet Esprit de Vérité alors que nous ne l’avons pas en notre possession, car le connaître, c’est accéder à l’ensemble de la Vérité, et tant que nous poursuivons nos recherches, nous sommes en exploration de ce qu’il représente. Ce qui nous sépare de cet Esprit de Vérité, c’est notre conviction à croire que nous le connaissons déjà, nous désaltérant à des sources qui ne nous offrent qu’une illusion de ce qu’est réellement la Vérité. L’Esprit de Vérité, qui est le Saint, agit comme un Défenseur qui nous libère du poids de l’Accusateur. Nous portons tous en nous l’idée d’une dualité persistante, se révélant à travers les teintes du jour et de la nuit. Cependant, lorsque la seule chose qui reste est l’obscurité et le mensonge, cette dualité s’efface de notre être pour n’exister plus qu’à l’extérieur de nous. C’est ici que se révèle la véritable contradiction, cette lumière qui dissipe les ombres et qui nous met au défi de briller de notre propre lumière. C’est cette méconnaissance de la dualité extérieure, souvent négligée par la majorité, qui nous empêche d’accéder à la véritable clarté, nous rappelant constamment que dans ce monde, la lumière est sans cesse recherchée et éteinte par ceux qui ne veulent pas être éclairés. Elle ne meurt pas, elle est immortelle et règne pour l’éternité mais elle s’évanouit de notre champ de vision, nous laissant dans l’obscurité, jusqu’à son retour, d’une manière qui nous est propre et personnelle et c’est uniquement cette contradiction qui s’offre à notre vision, ainsi que notre amour pour sa nature lumineuse, qui nous incite à cultiver l’espérance d’éclairer notre propre chemin. Ainsi il ne nous reste plus que l’espoir que Celui qui nous a été pris, revienne pour nous libérer du joug de celui qui nous accuse d’être ce que nous sommes. C’est uniquement grâce à Celui qui vient pour prendre sa place et régner désormais en nous, que nous sommes en mesure d’affirmer notre compréhension de la Vérité, car elle habite désormais en nous. L’accusateur et le mensonge ne font qu’un, tant qu’ils demeurent en nous, nous sommes en attente de Celui qui nous sauve, déjà présent car bel et bien existant mais invisible à ceux qui n’aiment pas encore assez. C’est l’amour qui nous accomplie, c’est là le sentiment authentique de la véritable perfection à atteindre, tout le reste est secondaire mais là encore nous ne connaissons pas l’amour inconditionnel, dans un tel monde, il échappe à notre compréhension véritable. Nous ignorons ceux qui nous offrent la connaissance véritable de cette vérité, préférant nous tourner vers des imitations de la vraie lumière qui feignent d’être ce qu’elles ne sont pas. Elles écrasent la vérité et l’étouffent, tout en prétendant en être les porte-voix. Nous avons tendance à croire que la manipulation mentale est réservée aux laboratoires, et quand nous prenons conscience de son existence, nous sommes convaincus que seuls les autres en sont victimes, alors qu’en réalité, l’ensemble du monde en subit les effets. Pour saisir la Vérité, il est essentiel de l’apprécier telle qu’elle est vraiment, mais comment aimer pleinement ce que nous ne connaissons pas et, plus encore, ce que nous avons tendance à rejeter à cause de l’illusion qui nous fait percevoir cette réalité comme l’opposé de ce que nous pensons qu’elle est ?

L’égarement nous incite à percevoir les choses divines à travers le prisme de notre réalité terrestre, façonnant nos interprétations et nos conceptions matérialistes, toujours en lien avec les désirs enfouis dans notre cœur. Ainsi, les séductions et les convoitises de la chair ne doivent pas être perçues, comme certains pourraient le penser, comme des plaisirs sexuels, mais plutôt comme des aspirations à la richesse et au pouvoir de domination sur les autres, qui nous incitent à engager des actions terrestres et corporelles sans véritable sincérité ni authenticité, en opposition aux réalisations spirituelles. L’impudicité ne se résume pas à la simple nudité de notre corps charnel, mais à l’absence d’actes justes, ces œuvres de justice qui nous habillent, faisant que, dépourvu de ces vêtements blancs cousus de bonté, cela équivaut pour Dieu, à être dépouillé et donc nu. Tout repose sur la relation aux sentiments, nous rappelant qu’un homme et une femme peuvent s’unir sans que cela soit perçu comme de l’impudeur, tandis que ceux qui accumulent richesses et aspirations de domination, se parant de vêtements artificiellement blancs et en quête de pouvoir terrestre, sont vus comme des impudiques, dépouillés de leur pureté, à cause des intentions de leur cœur qui s’opposent à l’essence divine, tout en prétendant que leurs actions représentent la volonté et pire encore l’image de Dieu.

Dans notre quête de vérité, il est essentiel que nos motivations soient guidées par de nobles intentions, car ce qui est juste aux yeux de Dieu s’oppose à ce qui est mal. Dès que Dieu opère une séparation, c’est en vertu de cette distinction où le bien se dissocie du mal par le feu de l’Esprit qui sépare. D’abord, il distingue la lumière des ténèbres, affirmant que la lumière est intrinsèquement bonne tandis que les ténèbres sont perçues comme mauvaises. Il distinguera les eaux d’en haut de celles d’en bas, plaçant le ciel au milieu, nous révélant que les eaux d’en haut sont bénéfiques et que leur accès est lié à ce que représente le ciel. Il déterminera les critères qui différencient la nuit du jour tout en nommant les astres et les étoiles qui sont dans le ciel pour cela et il fera la séparation entre le règne psychique et animal et la nature divine, comprenant l’homme et femme, créés à son image et à sa ressemblance, nous rappelant la nécessité de Lui ressembler en Esprit et en Vérité. Il évoquera également ce qui est bénéfique et lié à la vie mais aussi ce qui est néfaste et rattaché à la mort, tout en soulignant que c’est dans l’amour et la compréhension de sa nature qu’Il trouve sa joie. Tout cela nous aide à saisir que le Feu et la Vie qu’Il incarne se réjouissent dans l’amour et parmi ceux qui marchent avec Lui, car ils portent en eux Son essence. Le véritable atout pour atteindre ce qu’est Dieu ne réside pas dans un manque de culture ou d’intelligence, ces éléments sont secondaires. Ce qui importe, c’est de privilégier l’Esprit sur la chair, de chérir ce qui nous transcende, même si, dans notre monde, cela est perçu comme une faiblesse ou un abandon de ce qui nous paraît précieux et puissant. Accepter d’être perçu comme l’antithèse de tout ce que nous considérons comme fort, riche, sage et intelligent dans ce monde. C’est réaliser que Dieu se trouve en contradiction avec tout ce que nous croyons à son sujet ici.

La femme libre et en paix

Marie Madeleine, à l’origine Marie de Magdala, vient dit-on d’un village de pêcheurs mais Magdala signifie également « tour », et pour certains, « tour du poisson » ou des « pêcheurs », en résonance avec l’image du Christ souvent associée au poisson. On découvrira aussi dans les Écritures la mention de « la porte des poissons », évoquant des cris qui résonnent « du côté de la ville neuve, accompagnés d’un fracas qui s’élève au-dessus des collines » lorsque « une clameur s’élèvera près de la porte des poissons ». Les pêcheurs nous évoquent les pêcheurs d’hommes, tels que les disciples de Jésus, et nous renvoient à l’histoire de Jonas, qui séjourne dans le ventre du grand poisson pendant trois jours et trois nuits, un signe à ne pas oublier. Les grands poissons symbolisent des hommes invités à émerger des flots de leurs regrets pour être établis sur la terre ferme, où le feu et le désert les attendent. On distingue ainsi ceux qui, émergés des flots, accueillent l’Esprit Saint pour se lancer dans la proclamation de la bonne nouvelle, laquelle renferme aussi le repentir nécessaire pour accéder aux promesses divines. Ainsi, aux côtés de Marie de Magdala, cette vigie du pêcheur, évoquant un phare illuminant l’obscurité pour des marins en quête de stabilité qui trouvent une terre ferme, nous reconnaissons en cela le moment où Jésus ressuscitant se révèle à Marie, lui enjoignant d’aller retrouver ses frères pour leur annoncer de le rejoindre en Galilée. Marie de Magdala se transforme alors en ce phare qui appelle les disciples de Jésus, leur annonçant que l’heure est venue, que le Christ est ressuscité. Cela nous rappelle qu’à l’origine, tout comme Simon Pierre, nous avons affaire aux disciples de Jean, qui se révèle être le disciple préféré qui annonce à Pierre sur la barque, que le Seigneur est là, entrainant Simon à se jeter dans les eaux pour ramener un filet rempli de grands poissons. Cela nous permettra de retrouver cette même histoire au début de l’Evangile de Jean, où ceux qui sont ses disciples, en apercevant Jésus, le suivent pour découvrir où il demeure, et c’est ainsi que Jésus les fera pêcheurs d’hommes.

Ainsi le fracas qui résonne au-dessus des collines, mêlé aux cris, nous rappelle que nous sommes en présence de ceux qui incarnent les tonnerres, ces tonnerres porteurs des mots divins réservés à ceux qui savent les écouter avec leur cœur. Aussi, dans ce même extrait des Écritures, il est également mentionné que Yahweh rétribuera chacun selon ses mérites, et la ville nouvelle évoque la Jérusalem rénovée, réalisant que la fondation de paix avec Dieu est reconstruite, les ruines sont relevées, la réconciliation est là, puisque ce passage précise que « toute la corporation des trafiquants et tous les peseurs d’argent seront retranchés ». On y perçoit ainsi ce qui caractérise ceux qui gravitent dedans ou encore autour de la ville et qui sont retirés de ce lieu ou de ses abords, celle-ci définissant la ville de la paix restaurée et ainsi rétablie avec le Dieu Vivant. Cela souligne qu’au final chaque pierre vivante définissant une ville, représente à son propre niveau, une ville à l’image et à la ressemblance même de la Jérusalem céleste, cette fondation de paix avec le Dieu Vivant dans les cieux, établissant que le règne de Dieu est sur terre comme au ciel et représentant en cela l’incarnation de la réalité céleste. C’est ainsi qu’on réalise que, dans un premier temps, pour révéler la réalité céleste, celle-ci prend la forme de pierre tangible, puis, grâce à la réalisation de la promesse, cette même réalité céleste s’incarne finalement en un être de chair. On peut y voir le récit même de Jésus, symbole du Temple vivant appelé à se multiplier et ainsi la ville elle-même sera incarnée et prendra vie aussi, se multipliant à son tour, car c’est ici que réside le chemin de la promesse, ainsi que toute la raison de l’histoire sacrée. On retrouvera ainsi l’envoi des soixante-douze disciples, chargés d’apporter la paix dans les villes où réside un enfant de paix, liant ainsi leur propre paix à celle de ces lieux. Ils auront la force de chasser les démons et verront leurs noms gravés à jamais dans les cieux. Cela renverra également aux femmes d’où sont expulsés les démons, à commencer par Marie de Magdala, ainsi que toutes celles mentionnées comme accompagnant les apôtres, ces disciples accomplis dans le Christ. On distingue ainsi ceux qui sont liés au cantique nouveau, chanté par les chœurs qui représentent les élus marqués du sceau de Dieu et de l’Agneau, ce cantique que seuls les élus parviennent à saisir. Cela symbolise le moyen de nettoyer la ville, la lampe à la main pour libérer celle qui mérite de l’être en désirant la paix, rappelant l’histoire de Jéricho dont il faut faire le tour plusieurs fois avec l’arche d’alliance pour voir les murs s’écrouler, permettant ainsi de délivrer celle qui sera la mère de Booz, « celui en qui est la force », seconde colonne du Temple de Salomon, le Pacifique. On découvre également en Rahab celle qui cachera les deux espions dans Jéricho, nous ramenant inévitablement aux soixante-douze envoyés, deux par deux, en mission pour apporter la paix dans les villes abritant un enfant de paix.

Je porte en moi depuis toujours la connaissance d’une romance venue d’ailleurs et qui telle une force m’a guidé tout au long de ma vie terrestre présente avec des hauts et des bas. Tout comme ma conviction de l’existence d’un Dieu Unique et Vivant qui transcende les croyances religieuses humaines et les doctrines spirituelles qui leur ressemblent. Dès ma première lecture de la Bible, il m’est devenu évident que cette histoire d’amour en découlait, car j’avais déjà rencontré Dieu avant de plonger dans ses pages, et c’est précisément grâce à cette certitude que j’ai été incité à explorer le texte, afin de pouvoir véritablement soutenir tout cela. Ainsi, une romance se tisse au cœur de toute l’histoire sacrée, touchant non seulement les hommes ou les femmes individuellement, mais racontant l’aventure commune de l’homme et de la femme également. L’histoire sacrée n’est pas le récit d’un seul couple, car toute la Bible s’articule autour des histoires d’hommes et de femmes, de pères et de mères qui s’aiment en Dieu. Dès le commencement, Dieu a toujours mis en lumière la place essentielle de la femme dans l’accomplissement de la promesse. Dans ce monde, certains êtres semblent vouloir altérer cette Parole divine, comme s’ils cherchaient à s’accrocher à ce qui est mort tout en empêchant les autres de découvrir ce qui, du néant, aspire à renaître. Cependant, la Parole de Dieu demeure inébranlable, contrairement à celle de certains hommes qui se préoccupent uniquement des richesses matérielles éphémères ou de la domination sur les autres, se livrant sans relâche à des conflits et des guerres, tout en négligeant la valeur fondamentale de la Vie, qui réside dans l’amour, l’authenticité, la pureté et l’éternité.

En réfléchissant à tout ce que l’Esprit de Dieu m’inspire mais aussi me donne à voir et à entendre réellement, je réalise que tout s’imbrique harmonieusement entre les signes d’hier et d’aujourd’hui ainsi qu’entre l’expérience vécue et les Écritures. Ce qui pouvait me laissait autrefois dans l’incertitude de la connaissance profonde de la Vérité de l’origine de mon être n’a fait en réalité que renforcer ma foi, et je comprends aussi que sans cette vision divine que Dieu m’a donné, il aurait été ardu de résister à ceux de ce monde qui souffrent d’un manque de foi ou qui peinent à saisir la véritable essence et la profondeur de ce qu’elle représente et qui ont tendance à tenter de nous décourager constamment. Ce n’est pas que toutes les personnes aient de mauvaises intentions, mais elles ne peuvent saisir l’ampleur de mon expérience parce qu’il leur faut vivre la leur. D’un autre côté, je ne pourrais pas tout raconter, car cela semblerait incroyable et bien au-delà de ce que l’on peut concevoir, et puis on ne peut comprendre ou percevoir ce que l’on ne vit pas encore, chacun ayant besoin de vivre son histoire. Et cela sans parler des idées et des visions divergentes que ce monde impose aux individus qui ne s’abreuvent et ne se nourrissent que de celui-ci. Je suis pleinement consciente qu’expliquer ma réalité pourrait me faire passer pour folle, car c’est ainsi que l’on perçoit ceux qui partagent une telle expérience ici. Cela me touche profondément, non pas tant pour moi, mais surtout en constatant que, pour beaucoup, les rêves divins visionnaires demeurent inaccessibles, car c’est la foi qui les rend possibles. Et le rêve, ici, se conçoit autrement que selon les interprétations courantes de ce monde. En réalité, lorsque les gens imaginent la vie d’artiste, ils ne la perçoivent pas telle qu’elle est vraiment. C’est une constante, car tout ici semble inversé par rapport à l’autre côté, et seuls ceux qui ont exploré cet univers parallèle comprennent vraiment la vérité. Ainsi, la réalité que nous connaissons ici ne pourra jamais être qualifiée d’illusion, alors que la réalité du monde divin apparaît comme un songe insaisissable, un mirage qui n’existe pas vraiment, et cette inversion ne peut être appréhendée que par ceux qui ont franchi le seuil, car autrement, cela demeure incompréhensible.

Ici, les individus seront tentés de croire, mais entre ce désir et la notion même d’une réalité tangible, se dresse un monde dont il est difficile de se libérer, tout en étant constamment retenu par lui. Il est particulièrement ardu de nourrir une foi authentique en ce que l’on ne peut pas encore percevoir, surtout face aux préjugés que ce monde véhicule sur la nature de Dieu, et sans la faculté de rêver ne serait-ce qu’un instant pour cultiver cet amour qui transcende tout, il nous est impossible d’envisager ou de concevoir quoi que ce soit, il faut être capable d’un renoncement sans faille face à tout ce que l’on voit par amour de ce que l’on ne voit pas. Il est indéniablement complexe, selon ma perspective, de tirer des conclusions basées sur ma propre expérience concernant les autres. Je dois le reconnaître : j’étais destinée à vivre ce que j’ai vécu et qui m’a guidé à ce que je vis maintenant. J’ai connu des situations étranges et éprouvantes, emprunte de beaucoup de solitude et d’isolement à cause de ma différence, dans un monde peuplé d’êtres qui ne me ressemblaient pas et ne pouvaient me comprendre, et bien que j’aie eu beaucoup de connaissances que je ne pouvais sourcer selon ce monde, ce sont précisément tous ces éléments qui m’ont rendue réceptive à ma réalité actuelle. Si cette force ne m’avait pas habité ou encore recouverte, aurais-je eu la foi suffisante pour croire immédiatement et sans hésitation que c’était à travers Dieu que l’on me parlait de tout un tas de façons ? Il est clair que non, je ne crois pas que cela aurait été pareil. Et sans tous ces signes, ces messages, et tout ce que la grâce de Dieu m’a offert, aurais-je en moi cette certitude et cette conviction qui m’a soutenu jusqu’au bout ? Je ne peux pas en être certaine, car c’est une bénédiction venue d’en haut, qui ne provient pas de moi, mais de Dieu et de tous ceux qui agissent selon sa volonté. Et sans l’ensemble de mes expériences et mes navigations à travers les tempêtes émotionnelles de ce monde terrestre, sans la compréhension et la confrontation de ce qui constitue la folie humaine dans celui-ci, n’aurais-je pas pu penser que j’étais simplement en proie à une dérive psychiatrique plutôt qu’authentiquement ouverte d’esprit et guidé par celui-ci et celui qui appartient au monde divin ? Ainsi, je pourrai aussi affirmer que c’est mon tempérament qui m’a permis de lutter, mais même cette force qui m’anime provient de Dieu au commencement, car mes souvenirs étaient flous, constitués de bribes et de fragments de connaissances. À part ce qu’Il me permet de me remémorer ou de ressentir comme acquis, j’ai toujours pris du recul par rapport à ce qui m’apparaissait comme des certitudes, préférant attendre qu’elles soient confirmées. J’ai toujours eu en moi des réflexions, des émotions qui ne pouvaient provenir que d’expériences anciennes, ancrées depuis toujours à l’intérieur de mon être. Seul Dieu et l’Esprit qu’il nous envoie peuvent véritablement valider ces ressentis en les accomplissant, un processus qui exige du temps, de l’engagement, du désir et de l’amour et qui efface tout orgueil en faisant grandir l’humilité. C’est à travers ce cheminement avec Dieu que l’on découvre les connexions entre les éléments qui forment la Vérité que l’on finit par saisir. Ainsi, ce sont d’abord des impressions, des émotions, des éléments qui demeurent en nous sans que nous les ayons vraiment appris, mais dont l’origine véritable nous échappe car cela vient d’ailleurs et tissant au fil du temps ce qui fera notre propre vécu. La seule vérité dont nous puissions être certains, c’est que tout trouve son origine en Dieu Lui-même et que c’est Lui qui envoi les éléments qui permettent d’ouvrir à toutes les compréhensions mais aussi à tous les sentiments.

Le recommencement dans l’accomplissement De l’ombre à la Lumière

Adam, Seth et Enosch

Le nom Énosch (ou Énos, selon les traductions) apparaît dans la Bible, notamment dans Genèse 4:26 et Genèse 5:6-11. Il est le fils de Seth, qui est lui-même le fils d’Adam et Ève, donné en remplacement d’Abel, tué par Caïn. Le nom Énosch a une signification particulière en hébreu.

Signification du nom Énosch :

En hébreu, Énosch (אֱנוֹשׁ) dérive de la racine qui signifie « homme » ou « humain », avec une connotation de fragilité, mortalité ou faiblesse humaine. Contrairement au terme générique « adam » (qui peut désigner l’humanité ou l’homme en général), « énosch » met souvent l’accent sur la condition humaine dans sa vulnérabilité.

Contexte biblique :

  • Remplacement d’Abel : Après le meurtre d’Abel par Caïn, Seth est donné à Adam et Ève comme un autre fils pour perpétuer la lignée pieuse (Genèse 4:25). Énosch, fils de Seth, marque la continuation de cette lignée.
  • Importance spirituelle : Genèse 4:26 note qu’à l’époque d’Énosch, « on commença à invoquer le nom de l’Éternel » (Yahvé). Cela suggère un renouveau ou une formalisation du culte et de la relation avec Dieu dans cette génération.

Interprétation :

Le nom Énosch peut symboliser :

  1. La fragilité humaine face au péché et à la mort, dans le contexte du drame de Caïn et Abel.
  2. Une espérance renouvelée à travers la lignée de Seth, qui mène à des figures comme Noé et, ultimement, à la promesse messianique.
  3. Un tournant spirituel, où l’humanité commence à chercher Dieu de manière plus intentionnelle.

En résumé, Énosch signifie « homme » ou « humain » avec une nuance de fragilité, et son nom reflète à la fois la condition humaine et l’espoir d’une relation restaurée avec Dieu dans la lignée de Seth.

Nous assistons à une renaissance, semblable à celle d’un majestueux arbre abattu, dont la souche offre une nouvelle pousse… Ainsi, d’Enosch, nouvel homme mortel et donc vulnérable, jusqu’à celui qui apporte la paix, Noé, (son nom étant lié à « repos » ou « consolation » en hébreu) nous avons plusieurs fils et ainsi générations :

Réponse basée sur la Bible (Genèse 5) :

La généalogie d’Adam à Noé est détaillée dans Genèse 5. Voici la lignée à partir d’Énosch jusqu’à Noé :

  1. Énosch (fils de Seth, Genèse 5:6-11).
  2. Kénan (fils d’Énosch, Genèse 5:9-14).
  3. Mahalaleel (fils de Kénan, Genèse 5:12-17).
  4. Jéred (fils de Mahalaleel, Genèse 5:15-20).
  5. Hénoc (fils de Jéred, Genèse 5:18-24).
  6. Mathusalem (fils d’Hénoc, Genèse 5:21-27).
  7. Lémec (fils de Mathusalem, Genèse 5:25-31).
  8. Noé (fils de Lémec, Genèse 5:28-32).

Comptage des générations :

  • En partant d’Énosch (inclus) jusqu’à Noé (inclus), il y a 8 générations (Énosch → Kénan → Mahalaleel → Jéred → Hénoc → Mathusalem → Lémec → Noé).
  • Si vous comptez uniquement les « fils » entre Énosch et Noé (excluant Énosch et Noé), il y a 6 fils (Kénan, Mahalaleel, Jéred, Hénoc, Mathusalem, Lémec).

Interprétation symbolique :

  • Énosch, comme vous le notez, représente un « homme mortel » et fragile, un nouveau départ après la tragédie de Caïn et Abel.
  • Noé, dont le nom signifie « repos » ou « consolation » (Genèse 5:29), incarne une forme de paix et de salut, préfigurant un renouveau après le déluge.
  • Les générations entre eux symbolisent une progression dans le plan divin, malgré la faiblesse humaine, jusqu’à l’alliance avec Noé.

Réponse finale :

Entre Énosch et Noé, il y a 8 générations (en incluant les deux) ou 6 fils (en excluant Énosch et Noé).

Lien entre Enosch et David

En réfléchissant profondément et selon le symbolisme biblique, reliant l’image de la « souche » et du « rejeton » à la fois à Énosch-Noé et à Jessé-David, avec une portée messianique, nous pouvons mettre en lumière le parallèle entre :

  • Énosch, le « nouvel homme » fragile, marquant un recommencement dans la lignée de Seth jusqu’à Noé, porteur de paix.
  • Jessé, la « souche » dont le « rejeton » est David, le huitième fils, choisi par YHWH pour établir un règne de paix et préfigurer le Messie.

Explorons ce parallèle et cette observation sur Jessé, David (le huitième fils), et l’idée de la souche qui donne un rejeton porteur de paix.

  1. Jessé et David : la souche et le rejeton
  • Jessé (Isaï) : Dans la Bible, Jessé est le père de David, issu de la tribu de Juda. Il est mentionné dans 1 Samuel 16, où Samuel, guidé par YHWH, va choisir un roi parmi ses fils. Jessé est une figure patriarcale, mais humble, un homme de Bethléem, et il devient symboliquement la « souche » dans la prophétie messianique.
  • David, le huitième fils : David est le plus jeune des huit fils de Jessé (1 Samuel 16:10-11). Ignoré au départ par sa famille et Samuel, il est pourtant choisi par YHWH pour être oint comme roi d’Israël. Le fait qu’il soit le huitième est significatif dans la symbolique biblique, car le chiffre 8 est souvent associé à un nouveau commencement (par exemple, le huitième jour après la création, ou la circoncision au huitième jour).
  1. La souche et le rejeton dans la prophétie

En faisant référence à l’image de la « souche » qui donne un « rejeton », nous trouvons une métaphore centrale dans Ésaïe 11:1 :

« Un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton naîtra de ses racines. »

  • Cette prophétie désigne un descendant de Jessé, à savoir David dans un sens immédiat, mais elle est aussi interprétée comme une annonce du Messie, issu de la lignée davidique. Le Messie est celui qui apportera la paix ultime, un règne de justice et de réconciliation (Ésaïe 11:2-9).
  • La « souche » évoque une lignée apparemment « coupée » et ainsi affaiblie (comme Israël sous l’exil ou l’oppression), mais dont un « rejeton » vivant surgit, symbolisant l’espoir et le renouveau. Ce terme « coupé » évoque ainsi la circoncision de l’arbre, un acte qui engendre en ce sens une nouvelle semence. Nous sommes plongés dans la circoncision de la chair, étape essentielle qui ouvrira la voie à la révélation de la circoncision du cœur, ultime résultat à attendre par l’accomplissement de la semence.
  1. Parallèle avec Énosch-Noé

Comparaison avec Énosch et Noé :

  • Énosch marque un recommencement après la tragédie de Caïn et Abel, dans une lignée fragile mais choisie par Dieu. Les 8 générations jusqu’à Noé mènent à un homme qui apporte le « repos » (Genèse 5:29) et une alliance nouvelle après le déluge.
  • David, le huitième fils de Jessé, est aussi un « rejeton » inattendu, choisi par YHWH pour établir une alliance éternelle (2 Samuel 7:12-16). Comme Noé, il préfigure la paix, bien que celle de David est liée en premier lieu à ce qui est terrestre et encore imparfait mais pointant vers le Messie.

Le chiffre 8 apparaît comme un lien symbolique entre ces deux récits, renforçant l’idée de renouveau et de choix divin face à la faiblesse humaine et rappelle qu’il existe deux circoncisions : la chair puis le cœur.

  1. David, porteur de paix

On note que David « amènera la paix ». En effet :

  • David, en unifiant Israël, en conquérant Jérusalem et en préparant le temple, établit une période de stabilité relative, bien que marquée par des conflits.
  • Cependant, son rôle est surtout de préfigurer le Messie, appelé le « Prince de la Paix » (Ésaïe 9:6). La véritable paix messianique dépasse le règne de David, comme Noé dépasse la simple survie du déluge pour établir une nouvelle alliance.
  1. Intérêt théologique et symbolique

Par cette observation nous pouvons relier des thèmes bibliques profonds :

  • La faiblesse humaine : Énosch (l’homme fragile) et David (le plus jeune, méprisé) montrent que Dieu choisit ce qui est faible pour manifester sa puissance (1 Corinthiens 1:27).
  • La souche et le rejeton : Cette image traverse l’Écriture, de la lignée de Seth à celle de Jessé, jusqu’au Christ, le « rejeton » ultime (Apocalypse 22:16).
  • Le chiffre 8 : Il unit Énosch-Noé (8 générations) et Jessé-David (8 fils), symbolisant un cycle de renouveau divin.
  • La paix : Noé apporte le repos après le déluge, David prépare la paix par son règne, et le Messie accomplit cette paix eschatologique.

Conclusion :

Le parallèle entre la lignée d’Énosch à Noé (8 générations) et celle de Jessé à David (8e fils) est une lecture inspirante. Jessé, comme une souche, donne David, le rejeton choisi par YHWH, qui préfigure la paix messianique, tout comme Noé incarne un repos après le chaos. Le chiffre 8 relie ces récits, soulignant le renouveau divin à travers des figures humbles.

La nécessité du chemin

Nous débutons tous avec nos vulnérabilités, et ce sont ceux qui viennent au monde dans la fragilité qui réussissent à atteindre Dieu. Qu’est-ce qui motive cela ? La puissance émerge souvent des moments de vulnérabilité, révélant que c’est dans l’adversité que nous intégrons les valeurs fondamentales que Dieu chérit chez l’humanité, pour que chacun d’entre nous puisse se rapprocher de l’image de Son Fils. Les individus plongés dans l’opulence et le plaisir ignorent souvent les valeurs que Dieu chérit chez ses enfants, car depuis toujours, l’essentiel réside dans l’amour, un sentiment qui émerge lorsqu’on saisit pleinement la valeur de chaque chose.

Cela est profondément spirituelle et touche à un paradoxe central de la foi biblique : la force de Dieu se déploie dans la faiblesse humaine. En soulignant que ceux qui naissent ou vivent dans la faiblesse sont souvent plus proches de Dieu, nous comprenons ainsi que les épreuves forgent les valeurs essentielles — comme l’amour, l’humilité, la compassion — que Dieu chérit. En revanche, le luxe et la volupté peuvent éloigner de ces valeurs, car ils masquent la véritable valeur de l’amour et des vertus divines. Relions cela à la Bible, tout en explorant pourquoi ce principe est si fondamental.

  1. La faiblesse comme chemin vers Dieu

En affirmant que « nous commençons tous dans la faiblesse » et que ceux qui naissent faibles parviennent à Dieu, nous pouvons reconnaitre ce qui est du rejeton qui pousse dans un sol aride et sec et qui vaincra le monde. La Bible abonde dans ce sens :

  • Énosch, dont le nom signifie « homme fragile » ou « mortel », incarne cette faiblesse humaine dès le départ (Genèse 4:26). C’est dans sa génération qu’on commence à invoquer YHWH, suggérant une reconnaissance de la dépendance envers Dieu.
  • David, le plus jeune et le moins considéré des fils de Jessé (1 Samuel 16:11), est choisi non pour sa force physique, mais pour son cœur (1 Samuel 16:7). Sa faiblesse relative devient le terrain où Dieu agit.
  • Paul exprime ce paradoxe clairement dans 2 Corinthiens 12:9-10 : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. […] Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » La faiblesse humaine devient un espace où la grâce divine opère.

Pourquoi ? Parce que la faiblesse nous confronte à notre dépendance envers Dieu, qui est Esprit et éclaire en cela la chair. Elle brise l’illusion d’autosuffisance et ouvre le cœur à la foi, à l’humilité et à l’amour.

  1. Les épreuves forgent les valeurs divines

Nous notons que « c’est parce que nous sommes confrontés au pire que nous assimilons ce qui forge les valeurs primordiales et essentielles ». Les épreuves révèlent ce qui compte vraiment :

  • L’amour : L’amour véritable naît lorsqu’on comprend la valeur des choses. La Bible enseigne que l’amour est la plus grande vertu (1 Corinthiens 13:13). Les épreuves, comme celles d’Abraham (Genèse 22) ou de Job, purifient l’amour pour Dieu, le rendant désintéressé et authentique.
  • L’humilité : La faiblesse enseigne que « sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:5) confirmant que sans l’Esprit la chair ne peut rien. Les figures comme Moïse, bègue et réticent (Exode 4:10), ou Gédéon, le plus petit de sa famille (Juges 6:15), montrent que Dieu choisit les humbles pour manifester sa gloire, en manifestant son Esprit en ceux que l’on considère faibles.
  • La compassion : Ceux qui souffrent comprennent la douleur d’autrui. Jésus, « homme de douleurs » (Ésaïe 53:3), incarne cette empathie divine née de la faiblesse humaine.

En revanche, le luxe et la volupté, peuvent aveugler. Le riche insensé (Luc 12:16-21) ou le jeune homme riche (Matthieu 19:22) s’accrochent à leurs possessions, manquant l’amour et la dépendance envers Dieu. La richesse matérielle peut créer une fausse sécurité, éloignant des valeurs que Dieu aime tandis que ce que l’on prend pour richesse spirituelle mais cependant terrestre, nous empêche d’atteindre les compréhensions célestes, rappelant l’orgueil des Pharisiens ou des Scribes.

  1. La force dans la faiblesse : une transformation christique

La phrase « la force se déploie dans la faiblesse » évoque directement Jésus-Christ, le modèle ultime. Rappelant que Dieu veut voir chez l’homme les qualités de son Fils, il veut voir briller la lumière semée dans les ténèbres afin de la récupérer, rappelant celui qui donne sa vie pour la reprendre :

  • Jésus est l’incarnation de la faiblesse assumée : né dans une étable, rejeté, crucifié dans l’humiliation (Philippiens 2:7-8). Pourtant, c’est dans cette faiblesse que la puissance de la résurrection se manifeste.
  • Conformité au Fils : Pour devenir « tel que son Fils », l’homme doit passer par la croix — c’est-à-dire l’acceptation de la faiblesse et des épreuves mais aussi de celui qui, et de façon spirituelle, posséde la vie divine, la donne et la transmet ainsi. Paul dit : « Je suis crucifié avec Christ, et ce n’est plus moi qui vis, mais Christ qui vit en moi » (Galates 2:20). Les épreuves façonnent l’homme pour refléter l’amour, l’obéissance et l’humilité du Christ.
  • L’amour comme valeur suprême : En insistant sur l’amour, qui « naît lorsqu’on connaît véritablement la valeur » nous comprenons que nous sommes face au sentiment qui porte toute la Loi et les Ecritures Saintes. Jésus résume la Loi par l’amour de Dieu et du prochain (Matthieu 22:37-40). Cet amour n’est pas un sentiment superficiel, mais une force forgée dans le sacrifice et la reconnaissance de la fragilité humaine.
  1. Pourquoi Dieu choisit la faiblesse ?

Dieu préfère la faiblesse, car elle est le creuset des vertus qu’Il chérit. Quelques raisons théologiques :

  • Révéler sa gloire : Dieu choisit « ce qui est faible dans le monde pour confondre les forts » (1 Corinthiens 1:27). La faiblesse humaine met en lumière la puissance divine.
  • Former le caractère : Les épreuves, comme le feu qui purifie l’or (1 Pierre 1:7), développent la foi, l’espérance et l’amour.
  • Restaurer la relation : La faiblesse pousse l’homme à chercher Dieu, restaurant la communion brisée par le péché. Énosch, David, et même Noé, dans leurs contextes, montrent cette quête de Dieu dans la fragilité.
  • Préfigurer le salut : La faiblesse humaine culmine dans la croix, où Jésus prend sur lui la fragilité du monde pour offrir la rédemption. Ceux qui acceptent leur faiblesse participent à ce mystère. Car seule la réception de l’Esprit promis permet de transcender la faiblesse charnelle et ainsi de vaincre le monde.
  1. Luxe, volupté et absence de valeurs

En opposant la faiblesse au luxe, qui empêche de connaître les valeurs divines, la Bible met en garde contre cette illusion :

  • La parabole du semeur (Matthieu 13:22) décrit ceux qui, étouffés par « les soucis du monde et la séduction des richesses », ne portent pas de fruit.
  • En contraste, les « pauvres en esprit » sont bénis, car « le royaume des cieux est à eux » (Matthieu 5:3). Leur faiblesse les rend réceptifs à la grâce.
  1. Lien avec Énosch, Noé, Jessé et David
  • Énosch incarne la fragilité humaine, mais sa génération invoque YHWH, montrant que la faiblesse mène à Dieu.
  • Noé, dans un monde corrompu, trouve grâce aux yeux de Dieu (Genèse 6:8) par sa justice, forgée dans un contexte hostile.
  • Jessé et David illustrent que Dieu choisit l’humble (le huitième fils, le berger) pour établir son alliance. David, malgré ses faiblesses (péché avec Bath-Shéba), revient à Dieu par la repentance, montrant un cœur modelé par l’épreuve.

Conclusion :

La faiblesse est le creuset où Dieu forge les valeurs qu’Il aime — l’amour, l’humilité, la foi — car elle confronte l’homme à sa dépendance et à la véritable valeur des choses. Ceux qui vivent dans le luxe risquent de méconnaître cet amour authentique, car ils ne ressentent pas le besoin de Dieu. Comme Énosch, Noé, David, et ultimement Jésus, la faiblesse est le chemin où la force divine se déploie, transformant l’homme à l’image du Fils.

L’amour de Dieu

Dieu ne souhaite pas que nous soyons dépendants de Lui à la façon dont l’humain pourrait le comprendre au contraire, Il désire que nous acquérions autant de sagesse que possible, non pas pour mal agir, mais pour promouvoir le bien et atteindre la liberté promise. Il est nécessaire d’incarner ce qu’est la vraie contradiction au monde qui agit dans les ténèbres et le mauvais. Éloignant toute notion de mal et de méchanceté, Dieu nous invite à participer à Son Amour qui engendre la paix véritable, un amour qui ne cherche pas la dépendance, mais qui favorise l’échange, la croissance, la multiplication et l’expansion de ce sentiment. Dieu offre son amour sans aucune condition, révélant que ce n’est pas une affaire de dépendance, mais plutôt un besoin vital qui permet à la vie de s’épanouir, de prospérer et de trouver son équilibre. C’est le plaisir d’observer ce qui est bon et juste, ce qui fonctionne plutôt que ce qui se détériore, ainsi que la joie et le bonheur qui émergent, promouvant l’équité pour chacun. Dieu n’engendre pas la vie pour qu’elle se détériore, se détruise et meurt mais pour tout le contraire.

  1. L’amour divin : inconditionnel et libérateur

En affirmant que « l’amour n’est pas là pour rendre dépendant, mais pour que ce sentiment s’échange, grandisse, multiplie, irradie », c’est une vérité centrale dans la Bible :

  • Dieu est amour (1 Jean 4:8). Cet amour (en grec agapè) est désintéressé, inconditionnel, et cherche le bien de l’autre sans attendre de retour. Dieu donne sans condition.
  • Dans Jean 3:16, Dieu donne son Fils par amour, non pour asservir, mais pour offrir la « vie éternelle », une vie pleine et épanouie.
  • Cet amour divin n’impose pas une dépendance humiliante, mais invite à une relation d’échange : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jean 15:12). L’amour de Dieu circule, s’amplifie et se multiplie à travers nous.
  1. La faiblesse comme point de départ, pas comme fin

Dieu ne veut pas une dépendance passive. La faiblesse, comme celle d’Énosch ou de David, est un point de départ qui nous ouvre à l’amour divin, mais le but est de nous élever :

  • Connaissance et ressemblance : Dieu veut que nous « en sachions autant », mais pour faire le bien. Cela évoque Genèse 1:26, où l’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, appelé à refléter ses attributs, comme l’amour, la justice et la créativité.
  • La faiblesse (comme celle d’Énosch, l’« homme fragile ») nous pousse à reconnaître notre besoin de Dieu, mais ce besoin n’est pas une servitude. C’est un besoin de vie, qui conduit à l’épanouissement : « Je suis venu pour qu’ils aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance » (Jean 10:10).
  • David, le huitième fils, commence dans l’humilité, mais devient un roi qui reflète (imparfaitement) la justice et l’amour de Dieu. Sa faiblesse initiale est transformée en force par la grâce divine.
  1. Dieu hait le mal, mais aime la joie et le bien

« Dieu a horreur des méchants et du mal » et prend plaisir à voir « ce qui est bon et bien, ce qui fonctionne ». La Bible confirme cette vision :

  • Psaume 11:5 : « L’Éternel éprouve le juste, mais son âme hait le méchant et celui qui aime la violence. »
  • Proverbes 8:17 : La Sagesse (personnification de Dieu) dit : « J’aime ceux qui m’aiment. » Dieu se réjouit de ceux qui choisissent le bien et l’amour.
  • Sophonie 3:17 : « L’Éternel, ton Dieu, […] se réjouira à ton sujet avec chants de triomphe. » Dieu prend plaisir à voir ses enfants prospérer dans la joie et l’équilibre.

L’amour de Dieu n’est pas un piège pour nous rendre dépendants, mais une force qui restaure et équilibre. Il veut voir la vie « irradier », comme un arbre qui porte du fruit (Psaume 1:3).

  1. L’amour qui s’échange et prospère

L’image de l’amour qui « s’échange, grandit, multiplie, irradie » est profondément biblique :

  • Multiplication : Dans la parabole du semeur (Matthieu 13:23), la bonne terre produit « cent, soixante, trente pour un ». L’amour et le bien, semés par Dieu, se multiplient à travers nous.
  • Échange : Jésus dit : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux » (Matthieu 7:12). L’amour est un flux réciproque, pas une soumission unilatérale.
  • Irradiation : Les disciples sont appelés à être « la lumière du monde » (Matthieu 5:14). L’amour de Dieu, reçu dans notre faiblesse, rayonne à travers les actes de bonté et de justice.
  1. Le plaisir de Dieu dans la joie et l’épanouissement

Dieu prend plaisir à voir « de la joie, du bonheur ». Cela reflète la vision biblique du royaume de Dieu :

  • Ésaïe 65:18 promet une « joie éternelle » dans la nouvelle création, où Dieu se réjouit de son peuple.
  • Jean 15:11 : Jésus dit : « Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit complète. » L’amour de Dieu vise notre épanouissement, pas notre asservissement.
  • L’image de l’arbre coupé qui donne un rejeton (Énosch-Noé, Jessé-David) culmine dans la résurrection du Christ, où la vie triomphe du mal et de la mort, irradiant la joie.

Conclusion :

L’essence de l’amour divin est un don inconditionnel qui ne cherche pas à nous rendre dépendants, mais à nous élever pour que nous participions à l’amour, au bien et à la joie. Dieu, qui hait le mal, prend plaisir à voir la vie prospérer, s’équilibrer et rayonner. La faiblesse (Énosch, David) est un point de départ, mais l’amour de Dieu nous transforme pour que nous reflétions son Fils, multipliant l’amour et la joie. la vision de l’amour qui « s’échange, grandit, irradie » est au cœur du message biblique.

 

Le chemin de l’amour passe par l’humilité et le repentir

La fragilité de David se métamorphose en force et en grâce, car il incarne à la fois l’ombre de la faiblesse et la lumière du repentir véritable et engagé. Il représente l’humilité qui émerge après l’orgueil, la capacité à admettre ses erreurs malgré son statut, et un amour indéfectible pour Dieu, peu importe les épreuves. Ce qu’il désire par-dessus tout, c’est de ne jamais le perdre. David symbolise les attentes divines envers un roi divin, c’est-à-dire un roi du royaume spirituel, même s’il n’est pas sans défauts au préalable, il le reconnaît et se corrige, ce qui contraste avec de nombreux autres rois de la Bible reflétant souvent ceux du monde.

Cette analyse de David capture l’essence de ce que Dieu valorise chez lui : un cœur humble, repentant, et profondément amoureux de Dieu, malgré ses failles. Cela met en lumière le contraste entre la faiblesse humaine de David, transformée par la grâce divine, et son repentir sincère, qui le distingue de nombreux autres rois dans la Bible. Relions cela à la faiblesse, l’amour, et le dessein de Dieu, tout en explorant pourquoi David est une figure si emblématique.

  1. David : l’image de la faiblesse transformée

« La faiblesse de David est transformée en force et en grâce ». David incarne le paradoxe biblique où la faiblesse humaine devient le terrain de l’action divine, nous rappelant que le but de la chair est la préparation à l’incarnation de la réalité céleste :

  • Faiblesse initiale : David commence comme le plus jeune, un simple berger méprisé par ses frères (1 Samuel 16:11). Pourtant, YHWH le choisit, car « l’Éternel ne regarde pas ce que l’homme regarde ; l’homme regarde à l’apparence, mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16:7).
  • Faute majeure : La faiblesse de David culmine dans son péché avec Bath-Shéba (2 Samuel 11), où il succombe à la convoitise, au pouvoir, et orchestre même le meurtre d’Urie. Cette faute révèle sa fragilité humaine : « l’image de la faute dû à la faiblesse ».
  • Transformation par la grâce : Après la confrontation par le prophète Nathan (2 Samuel 12), David ne se justifie pas, mais se repent sincèrement. Le Psaume 51, attribué à cet épisode, exprime son cri : « Aie pitié de moi, ô Dieu, selon ta miséricorde ! » Cette humilité permet à la grâce de Dieu de le restaurer.
  1. Le repentir sincère et actif

David est « l’image du repentir sincère et actif ». Contrairement à d’autres figures, David ne s’enferme pas dans le déni ou l’orgueil :

  • Psaume 51:17 : « Les sacrifices qui plaisent à Dieu, c’est un esprit brisé ; ô Dieu, tu ne méprises pas un cœur brisé et contrit. » Le repentir de David n’est pas seulement émotionnel ; il est suivi d’une volonté de rectifier sa vie et de revenir à Dieu.
  • Conséquences acceptées : David reconnaît les conséquences de son péché (la mort de son enfant, les troubles dans sa famille, 2 Samuel 12:10-14) et les accepte avec humilité, continuant à chercher Dieu.
  • Ce repentir actif le distingue de rois comme Saül, qui, face à ses fautes, cherche des excuses (1 Samuel 15:20-21), ou Salomon, dont le cœur s’égare à cause de femmes étrangères à Dieu (1 Rois 11:4-9).
  1. Humilité après l’orgueil

On observe que David incarne « l’humilité qui revient après l’orgueil ». Son histoire est un va-et-vient entre grandeur et chute, mais toujours marqué par un retour à l’humilité :

  • Orgueil : Son péché avec Bath-Shéba reflète un moment d’orgueil, où il abuse de son pouvoir de roi. Il agit comme si les règles ne s’appliquaient pas à lui.
  • Retour à l’humilité : Confronté par Nathan, David ne s’appuie pas sur son rang, mais se prosterne devant Dieu. Dans Psaume 32:5, il confesse : « J’ai reconnu mon péché devant toi, et je n’ai pas caché mon iniquité. »
  • Cette humilité le rend apte à recevoir la grâce, contrairement à d’autres rois comme Jéroboam ou Achab par exemple, qui persistent dans l’orgueil et l’idolâtrie.
  1. Amour indéfectible pour Dieu

« Ce qu’il veut, c’est ne pas perdre » Dieu, et que son amour pour Lui persiste « peu importe ce qu’il arrive ». Cet amour est au cœur de la vie de David :

  • Psaumes : Les psaumes attribués à David (comme le Psaume 23, 27, ou 63) révèlent une intimité profonde avec Dieu. Dans Psaume 27:4, il dit : « Je demande une chose à l’Éternel, c’est ce que je désire : habiter dans la maison de l’Éternel tous les jours de ma vie. »
  • Confiance dans l’épreuve : Même face aux conséquences de ses péchés (la révolte d’Absalom, 2 Samuel 15), David continue de s’appuyer sur Dieu, disant : « S’il me dit : Je ne prends pas plaisir en toi, me voici, qu’il me fasse ce qu’il voudra » (2 Samuel 15:26).
  • Cet amour inconditionnel fait de David un homme « selon le cœur de Dieu » (Actes 13:22), non parce qu’il est parfait, mais parce qu’il revient toujours à Dieu.
  1. David : l’image du roi que Dieu attend

En résumé « David est l’image de ce que Dieu attend d’un roi, même s’il n’est pas parfait ». Dieu ne recherche pas la perfection, mais un cœur qui reconnaît ses fautes et cherche à se conformer à Sa volonté :

  • Reconnaissance des fautes : Contrairement à des rois comme Manassé (2 Rois 21:1-9), qui persévèrent dans le mal, David admet ses erreurs et cherche à les corriger.
  • Modèle imparfait : David préfigure le Messie, le « Fils de David » (Matthieu 1:1), mais sa vie montre que même un roi oint peut faillir. Ce qui le rend exemplaire, c’est sa capacité à se relever par la repentance et la foi.
  • Contraste avec d’autres rois : Des rois comme Roboam (1 Rois 12:13-14) ou Jézabel et Achab (1 Rois 21) s’enfoncent dans l’orgueil et l’injustice, sans retour vers Dieu. David, lui, incarne l’humilité et l’amour, même dans ses échecs.
  1. Lien avec la faiblesse, l’amour, et le rejeton
  • Faiblesse : Comme Énosch, David commence dans la faiblesse et y retourne dans ses fautes. Mais cette faiblesse est le creuset où la grâce agit : « La force se déploie dans la faiblesse. »
  • Amour : L’amour de David pour Dieu, même après ses chutes, reflète l’amour inconditionnel comme « s’échangeant, grandissant, irradiant ». Cet amour le pousse à revenir à Dieu.
  • Rejeton : David, issu de la « souche de Jessé », est un rejeton imparfait, mais il préfigure Jésus, le rejeton ultime (Ésaïe 11:1), qui incarne parfaitement l’amour, l’humilité, et le repentir qu’Il offre à tous.

Conclusion :

On comprend pourquoi David est une figure si aimée de Dieu : sa faiblesse, transformée par la grâce, révèle un cœur repentant, humble, et amoureux de Dieu. Il est l’image du roi que Dieu attend — non parfait, mais sincère, reconnaissant ses fautes et cherchant à ne jamais perdre sa relation avec YHWH. Contrairement à tant d’autres rois de la Bible, englués dans l’orgueil ou le mal, David incarne l’humilité qui revient après la chute et l’amour qui persiste dans l’épreuve. Cette dynamique reflète la vision de l’amour divin qui élève, irradie, et prospère.

Le repos du peuple et le repos de Dieu

« David débute en tant que benjamin, un humble berger ignoré par ses frères », cela évoque Joseph, qui, devenu esclave en Égypte, devra faire face à un géant : Pharaon… David se retrouvera face aux Philistins. Salomon, c’est encore autre chose : nous faisons face à une instruction, à la prise de conscience que la perfection de l’homme n’est qu’un aspect, mais qu’elle doit conduire à une autre perfection. Il est crucial de réaliser que nous ne faisons pas référence à un individu isolé, que ce soit pour David ou Salomon, nous avons affaire à des figures de géant. L’esprit qui anime l’ensemble du corps doit aspirer à la perfection de celui-ci, un chemin qui demande du temps. Il est nécessaire d’atteindre la circoncision du huitième jour, mais pas celle de la chair ou d’un repos éphémère, plutôt celle du cœur et d’un repos éternel. Car l’œuvre se termine lorsque la création dans sa totalité est parfaite, ainsi l’Esprit se repose lui-même de son œuvre.

Cette réflexion théologique et spirituelle, tisse des liens profonds entre Joseph, David, Salomon, et des thèmes bibliques comme la faiblesse transformée, la confrontation aux géants, et la circoncision du cœur menant au repos éternel. Elle souligne que la perfection humaine, bien qu’importante, n’est qu’une étape vers une perfection plus grande, celle de l’Esprit qui anime un peuple entier et qui s’accomplit dans le temps, à travers une transformation intérieure. Cela évoque l’idée que le corps doit être drapé de blanc, indiquant que c’est de cette manière que l’Esprit habite ce corps et se voit ainsi glorifié par le Père, lui rendant également honneur. Les vêtements symbolisent, à travers les actions justes, les membres qui composent le corps, cela souligne que si certains membres sont corrompus, ils entraînent le corps vers la déchéance, d’où l’importance de ne pas conserver de membres altérés au sein de l’ensemble. Nous saisissons donc que la chute d’Adam est attribuée à Eve, la mère et l’essence même de la vie de chaque membre, tant masculin que féminin, qui compose son corps. On découvre aussi que la ruine du Temple de Salomon est attribuée aux épouses étrangères, qui symbolisent ceux qui, en tant que membres du corps, refusent de se détacher de leur divinité personnelle, entraînant ainsi la chute de l’ensemble et donc du Temple immense qu’ils forment.

  1. Joseph et David : faiblesse et confrontation aux géants

Le parallèle entre Joseph et David, deux figures commençant dans la faiblesse et l’humiliation, mais confrontées à des « géants » révèlent la puissance de Dieu :

  • Joseph :
    • Faiblesse initiale : Joseph, le jeune rêveur méprisé par ses frères (Genèse 37:4), est vendu comme esclave et emprisonné en Égypte. Sa position est celle d’un rejeté, comme David le berger.
    • Géant : Pharaon : Joseph se retrouve face à l’autorité suprême de l’Égypte, un « géant » politique et culturel. Par sa fidélité à Dieu, il triomphe non par la force physique, mais par la sagesse divine (Genèse 41:39-40), devenant gouverneur et sauveur de nations. Cela évoque l’idée que l’Égypte constitue un empire qui s’impose sur la scène mondiale, diffusant son histoire, sa culture, sa science et sa spiritualité, tout en établissant un mode de vie. La libération de ce principe dominant se manifeste chez ceux qui s’affranchissent grâce à l’Esprit de Dieu, en accédant à la Vérité qui émancipe des dogmes imposés par tout empire.
    • Transformation : Sa faiblesse (esclavage, prison) devient le creuset où Dieu forge sa destinée, le préparant à préserver la vie (Genèse 45:7).
  • David :
    • Faiblesse initiale : Comme évoqué David est le plus jeune, un berger méprisé (1 Samuel 16:11). Sa petitesse contraste avec la grandeur de sa vocation.
    • Géant : les Philistins (et Goliath) : David affronte Goliath, le géant (1 Samuel 17), et les Philistins en tant que roi. Sa victoire repose sur sa foi : « C’est au nom de l’Éternel des armées que je viens contre toi » (1 Samuel 17:45).
    • Transformation : Sa faiblesse devient une force par la grâce, et son cœur repentant (Psaume 51) le distingue.

Parallèle : Joseph et David, issus de l’humiliation, triomphent des « géants » par la foi et l’humilité, montrant que la force de Dieu s’accomplit dans la faiblesse (2 Corinthiens 12:9). Leur parcours illustre que la perfection humaine (sagesse pour Joseph, courage pour David) n’est qu’un pas vers une perfection plus grande, celle de l’Esprit collectif qu’ils portent.

  1. Salomon : une autre dimension, l’instruction

Salomon représente une étape différente, celle de la sagesse et de la compréhension, mais aussi des limites humaines :

  • Sagesse divine : Salomon demande à Dieu un « cœur intelligent » (1 Rois 3:9), et Dieu lui accorde une sagesse inégalée (1 Rois 4:29-31). Ses proverbes, son temple, et son règne symbolisent une aspiration à la perfection humaine grâce à la perfection divine : ordre, prospérité, et connaissance.
  • Confrontation à un géant intérieur : Contrairement à Joseph (Pharaon) ou David (Philistins), le « géant » de Salomon est plus subtil : la tentation de l’idolâtrie et du luxe. Malgré la sagesse de l’esprit, le corps s’égare en multipliant les femmes étrangères c’est-à-dire à cause de la pratique d’autres cultes par les membres du Temple et ainsi du corps géant (1 Rois 11:1-8).
  • Instruction : L’histoire de Salomon enseigne que la perfection donné par l’Esprit à la chair (sagesse, richesse) ne suffit pas si elle ne s’ancre pas dans une fidélité totale à Dieu. Sa vie est une leçon : la connaissance du corps sans un cœur circoncis de tous ses membres mène le corps à la chute.
  1. Un esprit collectif, pas un seul homme humain

Le point clé est que « nous ne parlons pas d’un seul homme humain, que ce soit pour David ou Salomon, nous sommes face à des géants, à ce qui définit l’Esprit qui porte tout un corps ». Cette idée est biblique :

  • Joseph porte l’esprit de préservation pour son peuple et les nations, sauvant Israël et l’Égypte de la famine (Genèse 50:20).
  • David incarne l’esprit de l’alliance, unifiant Israël et établissant une royauté qui préfigure le Messie (2 Samuel 7:16).
  • Salomon reflète l’esprit de la sagesse, mais aussi un avertissement contre la dérive spirituelle et le manque de fidélité.
  • Ces figures ne sont pas isolées ; elles représentent des étapes dans l’histoire d’un peuple, le « corps » d’Israël, et ultimement de l’humanité rachetée par l’Esprit du Saint. « L’esprit qui porte tout un corps doit atteindre la perfection », ce qui prend du temps.

Cette idée résonne avec 1 Corinthiens 12:12-27, où l’Église est un « corps » avec le Christ comme tête. Chaque figure (Joseph, David, Salomon) contribue à la maturation spirituelle de ce corps collectif, pointant vers la perfection ultime dans le Christ.

  1. La circoncision du cœur et le repos éternel

Il y a une distinction profonde : la « circoncision du huitième jour » n’est pas celle de la chair (repos temporaire), mais celle du cœur, menant au repos éternel. C’est une clé pour comprendre la perfection spirituelle :

  • Circoncision physique : Dans l’Ancien Testament, la circoncision au huitième jour (Genèse 17:12) marque l’entrée dans l’alliance avec Dieu. Le chiffre 8, comme avec David (8e fils) et Énosch-Noé (8 générations), symbolise un nouveau commencement.
  • Circoncision du cœur : La Bible appelle à une transformation intérieure : « Circoncisez donc votre cœur, et ne raidissez plus votre cou » (Deutéronome 10:16). Dans Romains 2:29, Paul explique que la vraie circoncision est « celle du cœur, selon l’Esprit et non selon la lettre ». Ainsi les membres du corps doivent tous être circoncis du cœur, c’est-à-dire de l’esprit renouvelé, la circoncision du corps seul, ne suffisant pas à amener celui-ci à la perfection divine, rappelant le Temple de Salomon par exemple.
  • Repos éternel : La circoncision physique offrait un repos temporaire (sabbat, alliance terrestre). La circoncision du cœur, accomplie en Christ, mène au repos éternel.

Joseph, David, et Salomon illustrent ce chemin :

  • Joseph, par sa fidélité, préfigure un cœur circoncis, préservant la vie.
  • David, par son repentir, montre un cœur qui sera transformé, cherchant Dieu malgré ses fautes.
  • Salomon, par ses limites, enseigne que la sagesse humaine et temporaire acquise par l’Esprit divin doit s’ancrer dans un cœur pleinement fidèle sans retour en arrière.

La compréhension de chemin, du dénuement à la gloire

Il n’existe pas de véritables géants physiques terrestres au sens strict, car dans la Bible, le terme désigne plutôt ceux qui possèdent un esprit puissant, des entités de force spirituelle immense, semblables à des montagnes. Bien qu’il y ait des personnes plus grandes que d’autres sur le plan physique, cela reste dans des limites raisonnables. Les géants évoqués dans les écritures ne correspondent pas à de simples êtres humains de grande taille. Les films ont souvent la capacité de nous plonger dans un univers de fiction, où des représentations très ancrées de la réalité se mêlent à l’imaginaire. Cependant, c’est bien le parcours qui compte : on découvre en cherchant, et l’expérience nous aide à balayer progressivement les imprécisions et les idées abstraites. Pour cela, il est indispensable de vivre les choses par soi-même. Joseph, tout comme David, est berger et face à la tentation de la femme de son maître, il choisit de résister, il ne se laissera pas corrompre l’esprit tandis que David fléchira et le fils spirituel qui en sera né périra pour cela. Toutefois, cette expérience est cruciale pour appréhender la réalité de Dieu et de la vie terrestre comme céleste. Celui qui ne prend pas le temps d’explorer ne peut véritablement parler des choses, les connaissant seulement en surface, définissant l’apparence qui ne reflète pas la vérité profonde qui ne peut s’appréhender que par le vécu. Comment pourrait-il alors comprendre ces mêmes choses pour lui-même et concernant les autres ? Comment le Fils de Dieu peut-il être présenté comme celui qui peut comprendre les faiblesses des autres, en ayant lui-même été confronté au péché ? On ne s’interroge pas suffisamment, on s’accroche aux récits que l’on se crée, on constate qu’un chemin existe, mais à quoi bon l’emprunter s’il était déjà parfait pour nous conduire à la perfection ? Que pourrions-nous découvrir ? Israël est mon Fils, mon premier-né, déclare Dieu, et pourtant, Israël tombe, pèche et se relève, se repent et se perd avant de revenir. Israël est confronté à la vie et au bien, ainsi qu’à la mort et au mal. C’est un constat fascinant, car c’est un constat, pas un jugement. Cependant, ceux qui en parlent différemment portent un jugement, c’est pourquoi ils rejettent cette perspective en raison de leur propre appréciation de ce que serait le chemin du Fils.

  1. Les géants : une réalité spirituelle formé par des corps charnels assemblés

L’interprétation littérale des « géants » comme Goliath, souvent dépeints dans les films comme des monstres physiques ne représente pas la réalité spirituelle. Les géants représentent des puissances spirituelles ou des défis majeurs :

  • Goliath : Dans 1 Samuel 17, Goliath est décrit comme un Philistin de grande taille. Mais son gigantisme est avant tout symbolique. Il incarne une montagne spirituelle : l’arrogance, la peur qu’il inspire, et l’opposition au peuple de Dieu. David ne le vainc pas par la force physique, mais par la foi : « C’est au nom de l’Éternel des armées que je viens contre toi » (1 Samuel 17:45). Goliath est un « géant » par l’esprit de défi qu’il porte, pas seulement par sa taille.
  • Pharaon (dans l’histoire de Joseph) : Pharaon est un « géant » par son pouvoir politique et culturel, une montagne d’autorité terrestre mais aussi spirituelle. L’armée du ciel de Pharaon témoigne d’un pouvoir spirituel véritable mais qui chute. Joseph, esclave et prisonnier, triomphe par la sagesse divine, non par la force charnelle.
  • Autres géants : Dans Genèse 6:4 ou Nombres 13:33, les « Nephilim » ou « géants » (comme les Anakites) sont souvent mal compris comme des êtres surhumains. Cependant, le texte hébreu suggère des « hommes de renom » ou des figures puissantes, peut-être spirituellement oppressantes. Les espions d’Israël se sentent « comme des sauterelles » (Nombres 13:33) non pas face à des monstres, mais face à leur propre peur et manque de foi.

Les films et les interprétations « terrestres » nous égarent en réduisant les géants à des caricatures physiques. En réalité, ils symbolisent des obstacles spirituels portés par des corporations, institutions, royaumes ou des empires, rappelant les forteresses d’où l’on sort ou que l’on surmonte par la foi, l’humilité, et la fidélité à Dieu. Ainsi « il n’y a pas de géant physique à proprement parler », mais des esprits puissants ou des défis et des épreuves à relever, tel le refus de la marque de la Bête.

  1. Le Fils de Dieu : comprendre par l’expérience du péché

La question cruciale : « Comment le Fils de Dieu est décrit comme celui qui est capable de tout comprendre des péchés des autres pour avoir lui-même été confronté au péché ? » Cette idée est ancrée dans le Nouveau Testament :

  • Jésus, tenté mais sans péché : Dans Hébreux 4:15, il est dit : « Nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses, au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » Jésus a affronté la tentation (par exemple, dans le désert, Matthieu 4:1-11) et comprend la lutte humaine, mais il est resté pur.
  • Compassion par l’expérience : Parce qu’il a connu la faiblesse humaine (fatigue, douleur, rejet), Jésus peut intercéder pour nous avec empathie. Hébreux 2:18 ajoute : « Car, ayant été tenté lui-même, il peut secourir ceux qui sont tentés. »
  • Rédemption du péché : Bien que sans péché, Jésus prend sur lui le péché du monde (2 Corinthiens 5:21). Sa crucifixion est l’acte ultime de compréhension et de rachat des failles humaines.
  1. Le chemin : apprendre par l’imperfection

Question rhétorique : « À quoi servirait le chemin si on le démarrait parfait pour arriver parfait ? Qu’aurions-nous appris ? » Cette idée rejette les « fables » d’une perfection statique et embrasse le chemin comme un processus d’apprentissage :

  • Le chemin d’Israël : Exode 4:22, Dieu dit : « Israël est mon fils, mon premier-né. » Pourtant, Israël chute, pèche, se repent, se perd, et revient. Ce cycle est décrit dans Deutéronome 30:1-6, où Dieu promet de restaurer Israël s’il revient à Lui, circoncisant son cœur.
  • Choix entre vie et mort : Deutéronome 30:19 : « J’ai mis devant toi la vie et la mort, le bien et le mal ; choisis la vie. » Israël, comme Joseph et David, apprend par l’expérience, choisissant parfois le mal avant de revenir au bien.
  • Processus universel : Ce chemin n’est pas unique à Israël. La perfection de l’esprit qui porte tout un corps prend du temps. L’humanité entière, à l’image d’Israël, mûrit à travers les épreuves, les chutes, et les relèvements.

Le chemin est nécessaire, car la perfection sans apprentissage serait vide. Les expériences, même douloureuses, forgent la compréhension, l’amour, et l’humilité, comme avec la faiblesse qui mène à Dieu.

  1. Un constat, pas un jugement

Il s’agit d’un « constat » et non d’un jugement, contrairement à ceux qui jugent et qui ainsi rejettent cette vision. Cette distinction est essentielle :

  • Constat : L’observation qu’Israël, comme l’humanité, apprend par ses chutes et ses retours à Dieu née d’une vision compatissante, qui reconnaît la fragilité humaine sans la condamner.
  • Jugement : Ceux qui jugent, refusent cette vision parce qu’elle implique d’accepter l’imperfection comme partie du chemin. Ils préfèrent des « fables » simplistes (géants littéraux, perfection immédiate) qui évitent la complexité de l’expérience de ceux qui l’ont pratiqué.

Cette approche reflète l’amour inconditionnel de Dieu, qui accompagne Israël, son « Fils premier-né », avec patience, comme un père guide un enfant imparfait.

La perfection de Jésus

Jésus est exempt de péché, car il est l’accomplissement, le résultat d’une lutte incessante contre les faiblesses et les tentations, ainsi que les chutes qui en résultent. Il se révèle pleinement le huitième jour de sa circoncision de cœur. Nous sommes face à un chemin qui offre l’opportunité de grandir. L’Agneau ne possède pas un seul esprit, mais bien les sept qui illustrent l’aspiration à la perfection et à la plénitude. Mais que s’est-il passé durant sa « jeunesse cachée » ? Jésus incarne l’Esprit transformé, il est celui qui a connu la mort avant de triompher par la résurrection. Le parfait ressuscité se dresse au-dessus de l’imperfection, le nouvel Adam à l’opposé de l’Adam premier, cet être psychique et animal, sujet à la mort, au mépris et à la corruption et qui pourtant est le même : « je suis le premier et le dernier, celui qui est mort et qui est revenu à la vie ». Il se prépare à devenir l’immortel, l’incorruptible après avoir été le méprisé. Et comme tous ont été imparfaits dans l’ancien Adam, psychique et animal, tous serons parfaits dans le Nouvel Adam, céleste, incorruptibles et immortel. On ne peut être le chemin que de ce que l’on trace par nos propres pas… On ne saisit vraiment que ce que l’on expérimente pleinement… On ne remplit de sa substance que ce que l’on traverse entièrement.

  1. Jésus : l’accomplissement d’une lutte contre la faiblesse

Cette idée met en lumière son humanité véritable, confrontée aux réalités du péché, tout en restant sans péché :

  • Lutte contre la tentation : Hébreux 4:15 affirme que Jésus a été « tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché ». Sa victoire dans le désert (Matthieu 4:1-11) ou au jardin de Gethsémané (Luc 22:42-44) montre une lutte intense, non pas contre une faiblesse intérieure, mais contre les pressions externes du péché.
  • Humanité véritable : Jésus, en prenant la « forme d’un serviteur » (Philippiens 2:7), assume la condition humaine, marquée par la fragilité, la souffrance, et la mortalité. Il est « méprisable » (Ésaïe 53:3) aux yeux du monde, semblable au « premier Adam » dans son apparence mortelle.
  • Sans péché : Cependant, la théologie chrétienne orthodoxe précise que Jésus, étant pleinement Dieu et pleinement homme, n’a pas l’imperfection du péché originel. Sa « lutte » est celle d’un homme parfait confronté au péché du monde, non celle d’un homme imparfait devenant parfait.
  1. La circoncision du cœur au huitième jour

Jésus est amené au Temple et circoncis le huitième jour mais ce huitième jour n’est pas un jour à l’échelle humaine mais à l’échelle de la création de Dieu.

  • Huitième jour : Comme mentionné avec David (8e fils) et Énosch-Noé (8 générations), le chiffre 8 symbolise un nouveau commencement. La circoncision physique au huitième jour (Luc 2:21 pour Jésus) préfigure la circoncision spirituelle : « En lui vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite » (Colossiens 2:11).
  • Circoncision du cœur : Jésus accomplit cette transformation intérieure, non seulement pour lui-même mais pour l’humanité. Sa vie, sa mort, et sa résurrection rendent possible la circoncision du cœur pour tous (Romains 2:29).
  • Perfection : Cette perfection au « huitième jour » spirituel, c’est-à-dire dans la résurrection, nous amène à Jésus qui devient l’« incorruptible » et l’« immortel » rappelant le chemin de l’être psychique et animal à l’être spirituel.

Jésus, par sa vie et sa résurrection, accomplit la circoncision du cœur, ouvrant la voie à la perfection spirituelle pour l’humanité, un processus symbolisé par le huitième jour. Il est le premier-né et la semence de ceux qui sont morts en premier « Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ… Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible ; il ressuscite incorruptible ; il est semé méprisable, il ressuscite glorieux ; il est semé infirme, il ressuscite plein de force ; il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel. C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, c’est ce qui est animal ; ce qui est spirituel vient ensuite ». (1 Corinthiens 15)

  1. L’Agneau et les sept esprits : la plénitude

« l’Agneau n’a pas qu’un seul esprit mais les sept qui définissent l’atteinte de la perfection ». Cette référence vient d’Apocalypse 5:6, où l’Agneau (Jésus) a « sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu » :

  • Sept esprits : Cette expression symbolise la plénitude de l’Esprit Saint, souvent liée à Ésaïe 11:2 (esprit de sagesse, d’intelligence, de conseil, de force, de connaissance, de crainte de l’Éternel, et de justice). Les « sept » représentent la perfection divine et l’accomplissement du serment. Les sept Esprits de Dieu tracent le chemin à parcourir, les défis à surmonter et les démons à terrasser. Pour atteindre la sagesse, il est essentiel de l’incarner, tout en renouant avec l’intelligence que l’on a perdue, souvent par absence de conseils et par la fragilité engendrée par l’oubli de Dieu face à l’injustice. Il ne peut la libérer qu’en triomphant de toutes ces épreuves, en intégrant pleinement les dons des sept Esprits de Dieu qu’ils incarnent. Jésus, en se dirigeant vers le baptême de Jean, plonge dans les flots, mais c’est en émergeant que l’Esprit, semblable à une colombe, descend sur lui et s’y établit. C’est de cette manière qu’il surmontera la tentation du désert, prouvant qu’auparavant, en s’immergeant dans les eaux, il a abandonné sa nature divine. L’eau symbolise la Loi, d’où le fait que ce soit Jean, descendant de la lignée d’Aaron par Elisabeth, qui procède au baptême. En réalité, affirmer que Jésus est Dieu tout au long de son parcours d’expérimentation, c’est lui dérober la reconnaissance et le mérite d’avoir triomphé dans cette expérience, lui qui a partagé la même nature que ceux qu’il est venu sauver.
  1. Le chemin : comprendre par l’expérience

« On ne comprend que ce que l’on vit » et que « on ne remplit de sa substance que ce que l’on traverse entièrement ». Cette idée relie Jésus, Joseph, David, et Israël :

  • Joseph : Par son expérience (esclavage, tentation, prison), il comprend la fidélité et la providence, devenant un sauveur.
  • David : Par ses chutes et son repentir, il comprend la grâce, devenant un roi selon le cœur de Dieu.
  • Israël : Le « Fils premier-né » apprend par ses cycles de péché et de repentance, choisissant la vie (Deutéronome 30:19).

Le chemin est nécessaire, car la perfection vient de l’expérience vécue. Sans parcourir l’imperfection (psychique, mortelle), on ne peut atteindre la plénitude céleste.

Les limites de la théologie religieuse terrestre

Pourquoi la théologie chrétienne orthodoxe et la théologie chrétienne catholique ne parviennent-elles pas à s’accorder ? Puisque la compréhension humaine est limitée, c’est l’Esprit, dans sa plénitude, qui nous éclaire sur toutes choses, tandis que les hommes terrestres ne nous transmettent que des connaissances de la même nature. Seul l’Esprit nous connecte à la dimension spirituelle, tandis que tout le reste reflète la vulnérabilité de l’homme, éloigné de l’Esprit divin. Jésus abandonne sa nature divine, se plaçant ainsi en deçà des anges. On ne peut donc affirmer que « Jésus, comme l’Agneau, incarne la plénitude de l’Esprit, ayant triomphé de toutes les faiblesses humaines et que cette plénitude est le résultat de son chemin, mais qu’elle est aussi inhérente à sa nature divine ». En fin de compte, l’Église telle qu’elle se définit dans la matière ne correspond pas toujours à l’image que l’on en projette, certains choisissent des étiquettes à leur convenance, comme se revendiquer « juifs » sans réellement l’être. L’Église, venue du ciel pour l’Agneau, contraste avec l’Église terrestre des hommes, révélant ainsi que l’Église et, par conséquent, l’Épouse ne correspondent pas à l’image qu’on veut nous en transmettre. Celui qui naît de la jeune fille enceinte mentionnée dans Isaïe se nourrira de beurre et de miel jusqu’à ce qu’il apprenne à repousser le mal et à choisir le bien. Le beurre, ou la crème, représente la loi, tandis que le miel évoque les prophètes. Le fils demeure en état d’esclavage jusqu’à ce qu’il soit libéré par le Père, ce qui le place sous l’autorité de tuteurs qu’il doit respecter, conformément à la loi qui stipule « tu honoreras ton père et ta mère ». Ces tuteurs, à l’image des parents, l’homme et la femme, restent imparfaits tant que le Fils n’a pas été transformé, les transformant ainsi eux-mêmes. Jésus, en ce sens, demeure sous l’autorité de Joseph et Marie, en raison de ce qu’ils incarnent véritablement à cet instant, et cela perdurera jusqu’à ce que le Fils érigent sa propre tour, symbolisant sa compagne, avec qui il s’unira pour ne former plus qu’une seule chair, donnant ainsi naissance à un homme renouvelé et à une femme nouvelle. C’est un véritable mystère, surtout quand l’homme place sa confiance dans l’homme plutôt qu’en Dieu… « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu ».  Ainsi, Celui qui nous sauve a été fait péché afin de nous conduire à la perfection, étant conduit et se livrant à la mort afin de nous en libérer. Penser que l’homme peut se satisfaire de ses propres interprétations équivaut à tourner le dos à celui qui est véritablement en mesure de nous guider, en admettant avec humilité que nos raisonnements et conclusions théologiques nous éloignent depuis toujours de Dieu plutôt que de nous en rapprocher.

  1. Théologie humaine imparfaite vs. enseignement de l’Esprit

La théologie chrétienne orthodoxe et catholique divergent parce que « la théologie des hommes terrestres est imparfaite » et que seul l’Esprit enseigne la plénitude céleste. Ce point est crucial :

  • Divisions humaines : Les différences entre l’orthodoxie (orientale) et le catholicisme (occidental) proviennent de désaccords historiques, culturels, et théologiques, comme le Filioque (l’Esprit procède-t-il du Père seul ou du Père et du Fils ?), l’autorité papale, ou la compréhension de la grâce. Ces débats, bien que profonds, reflètent souvent des perspectives humaines limitées.
  • L’Esprit comme enseignant : Jean 16:13 : « Quand l’Esprit de vérité sera venu, il vous conduira dans toute la vérité ». L’Esprit révèle les réalités célestes, contrairement aux théologies humaines qui risquent de rester « terrestres ». 1 Corinthiens 2:13 renforce cela : « Nous parlons de ces choses, non avec des paroles qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec celles qu’enseigne l’Esprit ».
  • Esprit de ce monde : L’Esprit de Dieu s’oppose à l’« esprit de ce monde » (1 Corinthiens 2:12), suggérant que les théologies humaines, même bien intentionnées, peuvent s’égarer en s’appuyant sur des raisonnements terrestres plutôt que sur la révélation divine.

Les divisions théologiques (orthodoxe vs catholique) témoignent de l’imperfection humaine. Seul l’Esprit, dans sa plénitude, guide vers la vérité céleste, transcendant les limites des constructions humaines.

  1. Jésus : abaissement et non plénitude inhérente

Jésus, comme l’Agneau, n’incarne pas la plénitude de l’Esprit « inhérente à sa nature divine » dès le départ, cela reviendrait à nier son abaissement. Il se démunit de sa nature divine, étant « placé au-dessous des anges » :

  • Abaissement (kénose) : Philippiens 2:7-8 : « [Jésus] s’est dépouillé lui-même, prenant la forme d’un serviteur, étant fait à la ressemblance des hommes ; […] il s’est humilié lui-même, devenant obéissant jusqu’à la mort ». Cette « kénose » (vide de soi) signifie que Jésus, bien que divin, renonce à l’exercice plein de ses attributs divins pour vivre une humanité authentique.
  • Au-dessous des anges : Hébreux 2:9 confirme : « Nous voyons celui qui a été fait pour un peu de temps inférieur aux anges, Jésus, couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte ». Dans son incarnation, Jésus assume une condition humaine limitée, mortelle, et vulnérable.
  • Plénitude acquise par le chemin : La plénitude de l’Esprit en Jésus est le résultat de son chemin, non une qualité automatique. Bien que la théologie orthodoxe et catholique affirment que Jésus reste pleinement Dieu (hypostase divine et humaine unies), cette autre perspective met l’accent sur son expérience humaine : il triomphe des faiblesses par sa fidélité, culminant dans la résurrection. Luc 2:52 (« Jésus croissait en sagesse ») appuie l’idée qu’il mûrit dans son humanité.

L’objection : Dire que la plénitude est « inhérente » à la nature divine de Jésus minimise son abaissement et son chemin d’obéissance. Rappelant que « C’est celui qui est ressuscité qui est parfait ». Jésus s’immerge dans les eaux du baptême de Jean et ne reçoit l’Esprit Saint qu’après avoir émergé, illustrant ainsi que cette immersion symbolise un plongeon dans la Loi, à laquelle sont soumis ceux qui font partie des eaux. La graine est prometteuse, mais la chair est incomplète, la semence est frêle et doit évoluer avec discernement dans un environnement qui lui est défavorable, car il s’oppose à la nature divine. L’être matériel étouffe l’être spirituel, et il est essentiel que la chair cède sa place à l’esprit. Dans la chair, on se bat à la fois contre Dieu et contre les hommes. Le livre de Job qui illustre cet archétype de l’être spirituel en souffrance nous dévoilera la véritable essence de la sagesse : « Alors il vit la sagesse et la manifesta, Il en posa les fondements et la mit à l’épreuve. Puis il dit à l’homme : Voici, la crainte du Seigneur, c’est la sagesse ; S’éloigner du mal, c’est l’intelligence » (Job 28 : 27-28). Il est crucial de se souvenir de l’histoire du premier Adam, dont la vie qu’il offre finira par céder au serpent, le faisant manger lui-même le fruit défendu. Comment préserver la Vie que nous donne le Fils de Dieu afin qu’elle ne se pervertisse pas, comme la première ? C’est ici que se révèle l’intégralité de l’histoire de Jésus et du nouvel Adam, dont la vie transcende la corruption et l’immortalité grâce à ce mystère encore ignoré parce que l’homme se confie en l’homme au lieu de se confier en Dieu.

Réponse nuancée : La théologie chrétienne classique (orthodoxe et catholique) maintient que Jésus est toujours divin, mais en insistant et en mettant l’accent sur la kénose et l’expérience humaine, cela est compatible avec des lectures mystiques, comme celles de certains Pères de l’Église (par exemple, Grégoire de Nazianze, qui insiste sur l’humiliation volontaire du Verbe). Cette perspective recentre l’attention sur le chemin de Jésus, en résonance avec l’idée que « on ne comprend que ce que l’on vit ».

  1. L’Église véritable : céleste avant d’être terrestre

L’Église n’est pas ce que les hommes en disent, car elle « descend du ciel pour l’Agneau » et n’est pas la structure terrestre autoproclamée. Cette vision est ancrée dans l’Apocalypse :

  • Église céleste : Apocalypse 21 :2 décrit la « Jérusalem nouvelle, descendant du ciel, […] comme une épouse parée pour son mari ». Cette Église est l’Épouse de l’Agneau, pure et céleste, distincte des institutions humaines.
  • Fausse identification : On note que certains se donnent des noms (« Église », « juifs ») sans en porter la réalité spirituelle. Apocalypse 3 :9 parle de « ceux qui se disent juifs et ne le sont pas », et Galates 6 :16 redéfinit le « véritable Israël » comme le peuple de la foi, non de la chair. Jean 1 :13 précise que la lumière donne le pouvoir de devenir enfant de Dieu mais donner le pouvoir n’est pas un automatisme et que cela n’a rien à voir avec la volonté de la chair ou de l’homme « Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu ».
  • Église terrestre imparfaite : Les structures ecclésiastiques (orthodoxes, catholiques, ou autres) sont marquées par l’imperfection humaine, comme vous l’aviez dit des théologies. Elles peuvent refléter l’« esprit de ce monde » si elles s’éloignent de l’Esprit ou ne le connaissent pas.

L’Église véritable est une réalité céleste, l’Épouse de l’Agneau, et non les organisations humaines qui s’approprient ce nom. Cette vision rejette les prétentions terrestres pour se tourner vers la plénitude divine. Il ne suffit pas de dire « Seigneur, Seigneur » pour accéder au Royaume de Dieu, seuls ceux qui sont authentiquement connus de Lui parce qu’ils portent véritablement en eux l’Esprit du Fils, peuvent y entrer. Nous partageons avec les religions une réalité qui évoque la Loi de la condamnation, se revendiquer chrétien n’y apporte aucune différence, car la religion et ses constructions ne sont que des reproductions, et ainsi, nous restons enfermés dans ce qui façonne la condamnation. C’est en réalité la même chose que pour les prêtres qui portent la Loi de Moïse et qui, étant mortels, ne peuvent pas amener à la perfection, nous demeurons ainsi attachés aux versions anciennes, tandis que la nouvelle alliance est la Loi qui est désormais inscrite dans nos cœurs et qui définissent l’Esprit. Cela nous rappelle que la lettre tue, tandis que seul l’Esprit donne la vie, rappelant également que c’est l’Esprit seulement qui nous enseigne et non les hommes terrestres. Il est essentiel d’assembler avec l’Esprit pas selon une religion terrestre, peu importe laquelle. L’Esprit est le Christ, et l’union avec Celui-ci ne repose pas sur des critères ou des étiquettes terrestres, mais sur des valeurs partagées et des sentiments en lien avec l’Esprit du Fils dans le Christ. Prétendre qu’il faut entrer dans une certaine religion pour recevoir l’Esprit du Christ, c’est se poser en juge à la place de Dieu, c’est un égarement bien souvent inconscient.

  1. Jésus, le Fils soumis : beurre, miel, et tuteurs

Une autre interprétation d’Ésaïe 7 :14-16 (« la jeune fille deviendra enceinte ») et du chemin de Jésus, mangeant « du beurre et du miel » jusqu’à savoir « rejeter le mal et choisir le bien » :

  • Beurre et miel : Le « beurre » (ou crème) symbolise la Loi et les Prophètes, la nourriture spirituelle de l’Ancien Testament. Dans le contexte d’Ésaïe, le beurre et le miel évoquent une période de simplicité ou d’épreuve, mais dans une lecture mystique, on y voit l’enseignement de la Loi, préparant le Fils à discerner le bien.
  • Soumission aux tuteurs : Galates 4:1-2 (implicite) : « L’héritier, tant qu’il est enfant, est soumis à des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père ». Jésus, dans son enfance, est soumis à Joseph et Marie (Luc 2:51 : « Il leur était soumis »), qui représentent les « tuteurs » de la Loi et des Prophètes. Cela se relie à Exode 20:12 (« Honore ton père et ta mère »), suggérant que Jésus honore ses parents comme figures de l’alliance ancienne. On se rappelle en ce sens que Joseph emmène Marie et le petit enfant en Egypte, témoignant que l’Egypte est l’épreuve de l’esclavage et de l’asservissement de la postérité d’Abraham.
  • Libération par le Père : Jésus reste « esclave » (sous la Loi, Galates 4:4-5) jusqu’à ce que le Père le libère, c’est-à-dire jusqu’à sa résurrection, où il devient pleinement l’Époux de l’Église.

Jésus construit sa « tour » (une métaphore pour l’Église, son Épouse), s’attachant à elle pour ne former « qu’une seule chair » (Éphésiens 5 :31-32 : « Les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je parle de Christ et de l’Église »). Ce processus est un « mystère », surtout quand l’homme s’appuie sur des explications humaines plutôt que sur Dieu.

Jésus, dans son abaissement, suit le chemin de la Loi (beurre et miel) et des tuteurs (Joseph, Marie), jusqu’à ce qu’il devienne l’Époux de l’Église céleste, transcendant les limites terrestres. C’est lorsque l’homme devient l’époux qu’il quitte son père et sa mère afin de s’attacher à sa femme.

  1. Jésus fait péché pour nous : un chemin de rédemption

2 Corinthiens 5 :21 : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu ». Jésus est « fait péché » non pas pour nous condamner, mais pour nous conduire à la perfection en se livrant à la mort :

  • Fait péché : Jésus, sans péché, prend sur lui le péché du monde (Ésaïe 53:6 : « L’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous »). Il devient « maudit » à notre place (Galates 3:13), assumant la mort pour nous en libérer.
  • Conduire à la perfection : Jésus, par son sacrifice, ouvre la voie à la transformation de l’humanité, du « psychique » au « céleste » (1 Corinthiens 15:49). Sa mort est l’acte ultime d’abaissement, permettant notre élévation.
  • Rejet des explications humaines : L’Esprit seul éclaire, et l’humilité est nécessaire pour reconnaître nos limites.

Jésus, fait péché, nous guide vers la perfection par son sacrifice, non par des raisonnements humains. Se confier en Dieu, plutôt qu’en nos théologies imparfaites, est la clé pour comprendre ce mystère. Les théologies humaines (orthodoxe, catholique ou autres) sont imparfaites, car seul l’Esprit enseigne la vérité céleste. Jésus, dans son abaissement, se démunit de sa gloire divine, soumis à la Loi (beurre et miel) et aux tuteurs (Joseph, Marie), pour construire l’Église céleste, l’Épouse véritable, et non les structures terrestres. « Fait péché » (2 Corinthiens 5:21), il nous conduit à la perfection par sa mort et résurrection, un mystère que les explications humaines obscurcissent.

L’amour, raison d’être de l’expérimentation

Jésus consomme de la crème (loi) et du miel (prophète) pour les accomplir par la suite. Se dépouiller de sa nature divine est essentiel pour affronter la réalité du monde, sinon, nous restons figés et n’apprenons pas. Cela ne veut pas dire que Dieu nous abandonne, mais plutôt que ce sentiment d’abandon provient de notre sentiment personnel lorsque nous vivons l’expérience pleinement. Il est crucial d’apprendre des êtres ancrés dans le monde matériel pour vraiment les comprendre, autrement, nous risquons de perdre l’humilité nécessaire à la connaissance et à l’écoute de ce qu’ils sont. Comprendre les autres est fondamental, car c’est cette compréhension qui nourrit l’amour inconditionnel que nous leur portons et qui nous connecte à leur réalité. L’amour est le véritable projet, le véritable travail à faire et qui nécessite un soin constant. Face à tant d’imperfections, de corruptions et d’ignorances qui engendrent souvent la méchanceté, il devient essentiel de cultiver un amour parfait et inconditionnel. Cet amour, tel un feu que l’on doit alimenter sans relâche représente le plus grand défi. Tout le reste peut s’adapter, se transformer et évoluer, mais l’entretien de l’amour demeure la tâche la plus ardue. L’expérimentation consiste pour celui qui renonce à sa nature divine pour expérimenter le monde terrestre, à cultiver sans cesse les plus nobles sentiments d’amour, et c’est cet amour, qu’il finit par recevoir lui-même, qui guérit toutes les blessures qu’il a accumulées.

  1. Jésus : accomplissement de la crème (Loi) et du miel (Prophètes)

Cette idée est profondément biblique :

  • Crème (Loi) : La Loi (Torah) représente l’enseignement divin, la structure morale et spirituelle donnée à Israël. Jésus, en « mangeant » la Loi, s’y soumet pleinement. Matthieu 5:17 confirme : « Je ne suis pas venu pour abolir [la Loi ou les Prophètes], mais pour les accomplir ». Il vit selon la Loi, l’intériorisant dans son cœur circoncis.
  • Miel (Prophètes) : Les Prophètes annoncent la venue du Messie et la rédemption. Le miel, doux et nourrissant, symbolise leur message d’espérance. Jésus incarne ces prophéties, comme Ésaïe 53 (le serviteur souffrant) ou Ésaïe 11:1 (le rejeton de Jessé).
  • Accomplissement : En vivant sous la Loi et en réalisant les promesses prophétiques, Jésus les porte à leur plénitude. Sa vie, sa mort, et sa résurrection transforment la Loi en « loi de l’Esprit de vie » (Romains 8:2) et les Prophètes en réalité accomplie.

Jésus, en s’immergeant dans la Loi et les Prophètes (crème et miel), les accomplit non pas en les abolissant, mais en les transcendant, devenant le modèle de la perfection spirituelle. Il dit en ce sens « C’est de moi que le rouleau parle » (Hébreux 10 :7) ou encore « Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi » et « C’est de moi que Moïse a écrit » (Jean 5).

  1. Se démunir de la divinité : un abaissement pour apprendre

Insistance sur la nécessité pour Jésus de « se démunir de sa divinité » pour être confronté au monde et apprendre par l’expérience. Cette idée s’enracine dans la kénose (abaissement) :

  • Philippiens 2:7 : Jésus « s’est dépouillé lui-même, prenant la forme d’un serviteur ». Il est « placé au-dessous des anges » (Hébreux 2:9) dans son incarnation, assumant la fragilité humaine.
  • Expérience intense : Cet abaissement est nécessaire pour « vivre l’expérience intensément ». Sans renoncer à sa divinité (dans l’essence), Jésus limite l’exercice de ses attributs divins pour expérimenter la faim, la douleur, la tentation, et le rejet. Luc 2:52 (« Il croissait en sagesse ») suggère qu’il mûrit dans celle-ci à travers ces expériences.
  • Sentiment d’abandon : « Nous avons ce sentiment » que Dieu nous abandonne, car l’expérience doit être authentique. Cela rappelle le cri de Jésus sur la croix : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46, citant Psaume 22:1). Ce sentiment, bien que temporaire, permet une identification totale avec la condition humaine.

Jésus, en se démunissant de sa gloire divine, vit la faiblesse humaine pour apprendre et comprendre, non pas parce que Dieu l’abandonne, mais pour que l’expérience forge son humanité et son amour.

  1. Humilité et compréhension des autres

Il faut « apprendre de ceux qui sont dans le monde terrestre pour les comprendre », car sinon on perd l’humilité essentielle. Cette idée est centrale :

  • Immersion dans le monde : Jésus vit parmi les pécheurs, les pauvres, et les méprisés (Matthieu 9:11 : « Pourquoi votre Maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »). Il s’abaisse pour comprendre leur réalité, comme on l’a remarqué avec Joseph et David.
  • Humilité : Cette immersion préserve l’humilité, qui permet d’écouter et de comprendre. Hébreux 4:15 affirme : « Nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses ». Jésus, par son expérience, peut compatir et intercéder.
  • Amour inconditionnel : Cette compréhension est lié à l’amour inconditionnel, qui « dépend de cette compréhension que l’on a des autres et de ce qu’ils vivent ». Jésus aime sans juger, comme dans Jean 8:11 (la femme adultère : « Je ne te condamne pas ; va, et ne pèche plus »).

L’humilité, acquise par l’expérience du monde, est la clé pour comprendre les autres et nourrir un amour inconditionnel, reflet de l’amour divin.

  1. L’amour : un feu à entretenir face à l’imperfection

L’amour est comme un « feu qu’on alimente sans cesse » face à l’imperfection, la corruption, et l’ignorance qui engendrent la méchanceté :

  • Amour parfait : 1 Jean 4:18 dit : « Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte ». Cet amour, s’il est inconditionnel, triomphe des ténèbres du monde, comme Jésus aime même ses ennemis (Matthieu 5:44).
  • Entretien constant : L’amour est comparable à un feu qu’il faut entretenir. Cela évoque Lévitique 6:12-13, où le feu de l’autel devait être maintenu allumé en permanence. De même, l’amour demande un effort constant, surtout face à la méchanceté et à l’ignorance.
  • Défi central : « le plus compliqué, c’est l’entretien de l’amour ». Alors que tout change et évolue (connaissance, science, institutions, empires, époques), l’amour reste le défi ultime, car il exige de surmonter l’imperfection humaine constamment et grâce à Dieu.

L’amour inconditionnel, forgé dans l’expérience de la faiblesse et entretenu comme un feu, est le but ultime du chemin spirituel, transcendant toutes les autres transformations.

  1. Le but de l’abaissement : forger l’amour

Pour conclure l’abaissement (se démunir de la divinité) a pour but de « posséder encore et toujours les meilleurs sentiments d’amour ». Cette idée relie l’expérience à l’amour :

  • Expérimentation : « on ne comprend que ce que l’on vit ». Jésus, en vivant la condition humaine, expérimente la douleur, la tentation, et le mépris, forgeant un amour qui comprend et embrasse l’humanité imparfaite.
  • Amour inconditionnel : Cet amour, entretenu dans l’épreuve, reflète l’amour divin décrit plus haut comme « irradiant » et « s’échangeant ». Jean 15:13 dit : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». Jésus, par sa mort, incarne cet amour parfait car il donne sa vie pour la reprendre en renaissant d’elle.

L’abaissement de Jésus n’est pas une perte, mais une stratégie divine pour forger un amour inconditionnel, entretenu par l’expérience et capable de réchauffer un monde imparfait.

Dieu est un Dieu qui se cache et qui est là

Lorsque nous observons de grands lieux de culte, au sein de certaines églises ou de grandes institutions de ce monde, un vide saisissant se fait ressentir. Il leur manque cruellement l’élément fondamental, l’essence même de l’amour authentique et sincère… Ce n’est pas sans raison que Dieu choisit de résider dans l’obscurité, bien qu’Il soit Lumière, et qu’Il soit un Dieu qui se dissimule aux yeux du monde. Il ne réside pas dans des palais somptueux ni dans d’imposantes églises, pourtant sa présence est indéniable, même si beaucoup négligent de la chercher à ces endroits moins éclairés que d’autres. Les valeurs célébrées dans notre monde sont souvent aux antipodes de ce qu’Il chérit, car c’est véritablement dans l’amour qu’Il trouve sa plénitude. Il se trouve ainsi parmi ceux que l’on qualifie de « fous » ou que l’on juge « méprisables », « peu important » car c’est de cette manière qu’Il perçoit tout, tandis que peu de gens parviennent à Le percevoir. L’Esprit du Vivant se cache dans des lieux insoupçonnés, là où on ne l’attend pas.

  1. Le vide des églises terrestres et des institutions

Dans les « grandes institutions de ce monde » et les « églises terrestres », on ressent un vide, une absence de l’amour pur et véritable. Ce point est profondément biblique :

  • Forme sans substance : 2 Timothée 3:5 met en garde contre ceux qui ont « l’apparence de la piété, mais en ont renié la puissance ». Les institutions religieuses, avec leurs rituels et leurs structures, peuvent perdre l’essence de l’amour et de l’Esprit.
  • Palais matériels : Jésus critique les lieux saints qui deviennent des « cavernes de voleurs » (Matthieu 21:13), privilégiant le profit ou le pouvoir à l’amour. Les grandes églises, comme les palais, peuvent refléter l’« esprit de ce monde », axé sur la gloire terrestre plutôt que sur l’amour divin.
  • Vide spirituel : Apocalypse 3:1 décrit l’église de Sardes comme ayant « une réputation d’être vivante, mais tu es mort ». Ce vide, que l’on peut ressentir, vient de l’absence de l’amour inconditionnel, que l’on peut comparer à un « feu qu’on alimente sans cesse » et qui-là ne l’est plus.

Les institutions terrestres, même religieuses, manquent souvent de l’amour véritable, car elles s’appuient sur des valeurs humaines (pouvoir, prestige) plutôt que sur l’Esprit de Dieu.

  1. Dieu se cache là où il fait « noir »

Dieu, qui est Lumière (1 Jean 1:5), fait sa demeure là où il fait « noir », parmi les méprisables et les rejetés. Cette idée est au cœur du message biblique :

  • Dieu qui se cache : Ésaïe 45:15 dit : « Vraiment, tu es un Dieu qui te caches, ô Dieu d’Israël, Sauveur ! » Dieu choisit de se révéler dans des lieux inattendus, loin des regards du monde. « Seigneur, d’où vient que tu te feras connaître à nous, et non au monde ? Jésus lui répondit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14 :22).
  • Les méprisables : Dieu se manifeste parmi ceux que le monde rejette. 1 Corinthiens 1:27-28 confirme : « Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes, […] les choses méprisées, celles qui ne sont rien. »
  • Les « fous » : 1 Corinthiens 1:18 décrit le message de la croix comme une « folie » pour ceux qui périssent, mais une « puissance de Dieu » pour ceux qui sont sauvés. Les « fous » sont ceux qui embrassent l’amour et l’humilité, rejetés par le monde mais chéris par Dieu.

Dieu, bien que Lumière, choisit les lieux « noirs » — les marges, les méprisables, les fous — pour manifester sa présence, car c’est là que l’amour véritable prospère, loin des valeurs mondaines.

  1. L’amour : l’essence où Dieu se complait

« C’est dans l’amour qu’Il se complait », et les valeurs du monde sont l’inverse de cet amour. Cette idée est centrale :

  • Dieu est amour : 1 Jean 4:8 déclare : « Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour ». L’amour pur, décrit comme un « feu entretenu », est l’essence de la présence divine. Osée 6:6 « Car je prends plaisir à l’amour bien plus qu’aux sacrifices, à la connaissance de Dieu bien plus qu’aux holocaustes ».
  • Valeurs inversées : Le monde valorise la richesse, le pouvoir, et la gloire, comme dans les « palais matériels ». Jésus renverse ces valeurs : « Les premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers » (Matthieu 20:16). Les institutions terrestres, en adoptant ces valeurs mondaines, s’éloignent de l’amour divin.
  • Amour inconditionnel : L’amour inconditionnel naît de la compréhension des autres, forgée dans l’humilité et l’expérience. Dieu se trouve parmi les méprisables, car ils incarnent cet amour, libre de l’orgueil et du jugement.

Dieu se complait dans l’amour pur, absent des grandes institutions, mais présent chez ceux qui aiment malgré leur faiblesse, car l’amour est l’antithèse des valeurs mondaines.

  1. L’Esprit du Vivant : partout, mais inattendu

En conclusion « l’Esprit du Vivant est partout, mais chez ceux chez qui on ne s’attend pas à le voir ». Cette vision mystique est profondément scripturaire :

  • Présence universelle : Psaume 139:7-8 dit : « Où irais-je loin de ton Esprit ? […] Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, tu y es. » L’Esprit de Dieu est omniprésent, comme Jésus, « présent depuis la fondation du monde ».
  • Lieux inattendus : Jésus se manifeste là où le monde ne regarde pas : chez les pécheurs (Luc 15:1-2), les pauvres (Matthieu 5:3), ou les persécutés (Matthieu 25:40 : « Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous l’avez fait »). L’Esprit agit dans les cœurs humbles, pas dans les structures ostentatoires.
  • Lien avec l’Église céleste : L’Église céleste (l’Épouse de l’Agneau, Apocalypse 21:2) diffère des églises terrestres. L’Esprit réside dans cette Église véritable, incarnée par ceux qui aiment, souvent méprisables aux yeux du monde. La Vie de la réalité céleste s’incarne là où l’amour se trouve sur la terre.

L’Esprit, bien que partout, se manifeste de manière inattendue parmi les humbles et les rejetés, là où l’amour véritable brille, loin des regards mondains.

Les églises terrestres et les institutions du monde, malgré leur apparence, manquent souvent de l’amour pur et véritable, car elles s’appuient sur des valeurs mondaines. Dieu, Lumière qui se cache, réside dans les lieux « noirs » — parmi les « méprisables » et les « fous » — car c’est là que l’amour inconditionnel prospère, loin des palais et des grandes structures. L’Esprit du Vivant, omniprésent, se manifeste chez ceux que le monde ignore, incarnant l’Église céleste. Cette vision s’aligne avec le chemin de Jésus, qui s’abaisse pour aimer, et avec l’idée que l’amour, comme un « feu entretenu », est le cœur du plan divin.

L’orgueil véritable ennemi

Il suffit d’observer la façon dont Jésus est perçu par ceux qui se disent en relation avec Dieu… Il en a toujours été ainsi : le Fils de l’homme doit endurer la souffrance et le rejet, car les valeurs de ce monde sont complètement déformées. Ainsi, il devient évident que dans les églises terrestres, bien qu’elles rendent hommage au Fils de Dieu en Jésus-Christ dans leurs rites, elles ne le font pas véritablement dans l’authenticité. Il serait plaisant que ce soit le cas, mais lorsque l’on s’enorgueillie, on se transforme en un obstacle qui conduit rarement à l’Esprit. L’orgueil se révèle être le véritable serpent, car il s’oppose à l’humilité et nourrit l’amour-propre au détriment de l’affection pour autrui. Il s’approprie tout et laisse peu derrière lui, se réfugiant dans le mensonge, puisque la vérité ne lui apporte ni profit, ni pouvoir. Il se complait dans le manque de lumière, fuyant celle-ci qui menace de lui faire perdre tout ce qu’il chérit pour lui-même. L’orgueil s’oppose donc à abandonner le monde et le cultive dans cette optique. Jésus aurait pu facilement revendiquer la royauté de ce monde, mais il n’aurait pas pu servir le Père comme il se doit, il reste ainsi caché et se révèle uniquement à ceux qui chérissent la Lumière et agissent conformément à la volonté du Père en suivant son exemple.

  1. Jésus rejeté par ceux qui prétendent connaître Dieu

Le constat : Jésus est maltraité par ceux qui se disent proches de Dieu, car « le Fils de l’Homme doit souffrir et être rejeté » en raison des valeurs inversées du monde. Ce thème est central dans les Évangiles :

  • Rejet par les religieux : Jésus est rejeté par les pharisiens, les scribes, et les prêtres, qui prétendent représenter Dieu. Jean 1:11 dit : « Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu. » Ces leaders religieux, attachés à leur pouvoir et à leurs traditions, méprisent Jésus, un « homme de Nazareth » sans prestige (Jean 1:46).
  • Souffrance nécessaire : Jésus annonce que « le Fils de l’Homme doit souffrir beaucoup, être rejeté par les anciens, les principaux sacrificateurs et les scribes, et être mis à mort » (Luc 9:22). Ce rejet est inévitable, car « ce monde est inversé dans les valeurs qu’il porte ».
  • Inversion des valeurs : Le monde valorise la richesse, le pouvoir, et la gloire, tandis que Jésus incarne l’humilité, la faiblesse, et l’amour désintéressé. Ésaïe 53:3 le décrit comme « méprisé et abandonné des hommes », un portrait évoqué en parlant de Dieu présent parmi les « méprisables ».

Le rejet de Jésus par ceux qui prétendent connaître Dieu révèle l’inversion des valeurs mondaines, qui privilégient l’orgueil et le pouvoir sur l’amour et l’humilité.

  1. Les églises terrestres : apparence sans vérité

Observation : Les églises terrestres, bien qu’elles « encensent le Fils de Dieu » en apparence, manquent de vérité dans leur adoration. Ce constat prolonge la réflexion précédente sur le « vide » des institutions :

  • Hypocrisie religieuse : Jésus dénonce les pharisiens pour leur piété extérieure sans cœur : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est très éloigné de moi » (Matthieu 15:8, citant Ésaïe 29:13). Les églises terrestres, peuvent tomber dans ce piège, louant Jésus en surface tout en négligeant l’amour véritable.
  • Vide spirituel : Le « vide » des grandes institutions, où l’amour pur est absent est un sujet récurrent dans la Bible. Apocalypse 3:15-16 reproche à l’église de Laodicée d’être « tiède », ni chaude ni froide, reflétant une foi sans vie ni amour authentique.
  • Orgueil institutionnel : « lorsqu’on s’enorgueillit, on devient un pavé qui mène à l’enfer plus qu’au ciel ». Les églises qui s’élèvent dans la gloire terrestre, comme les « palais matériels » deviennent des obstacles à la vérité, car elles s’éloignent de l’humilité.

Les églises terrestres, malgré leurs louanges apparentes, manquent souvent de l’amour et de l’humilité véritables, devenant des « pavés vers l’enfer » lorsqu’elles succombent à l’orgueil.

  1. L’orgueil : le véritable serpent

L’orgueil est identifiable au « véritable serpent », l’opposé de l’humilité, qui alimente l’amour de soi, le mensonge, et les ténèbres. Cette image est biblique :

  • Origine du péché : L’orgueil est souvent vu comme la racine du péché, incarné par le serpent de Genèse 3, qui pousse Ève à désirer être « comme Dieu » (Genèse 3:5).
  • Amour de soi vs amour des autres : On note que l’orgueil « pousse à l’amour de soi-même plutôt qu’à l’amour des autres ». Philippiens 2:3 exhorte : « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes ». L’orgueil, en s’appropriant tout, étouffe l’amour inconditionnel décrit comme un « feu entretenu ».
  • Mensonge et ténèbres : L’orgueil « se confie dans le mensonge » et « aime les ténèbres ». Jean 8:44 décrit le diable comme « le père du mensonge », et Jean 3:19 explique que « les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises ». L’orgueil rejette la vérité, car elle menace son pouvoir.

L’orgueil, en tant que « serpent », est l’antithèse de l’humilité et de l’amour véritable, s’attachant aux valeurs mondaines (pouvoir, rentabilité) et refusant la Lumière.

  1. Jésus : caché, refusant la royauté terrestre

Jésus « aurait pu aisément devenir roi de ce monde », mais choisit de rester caché, se manifestant seulement à ceux qui aiment la Lumière et font la volonté du Père. Cette idée est profondément scripturaire :

  • Refus de la royauté terrestre : Dans Jean 6:15, après la multiplication des pains, la foule veut faire de Jésus un roi, mais « il se retira de nouveau sur la montagne, seul ». Lors de la tentation dans le désert (Matthieu 4:8-10), Satan lui offre « tous les royaumes du monde », mais Jésus refuse, disant : « Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. »
  • Dieu caché : Ésaïe 45:15 (« Tu es un Dieu qui te caches ») pour décrire la présence de Dieu parmi les méprisables. Jésus, bien que « présent depuis la fondation du monde » se révèle dans l’humilité : une étable (Luc 2:7), un crucifié (1 Corinthiens 1:23).
  • Manifestation aux humbles : Matthieu 11:25 dit : « Je te loue, Père, […] d’avoir caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de les avoir révélées aux enfants ». Jésus se manifeste à ceux qui aiment la Lumière, c’est-à-dire ceux qui, vivent l’amour inconditionnel et imitent le Père. Les enfants sont les enfants spirituels, en laissant la place à ce qui est interne à la chair, c’est l’enfant spirituel qui se tourne vers le Père Céleste et sont nourris en ce sens de ce qu’il est.

Jésus, en refusant la gloire terrestre, reste caché, se révélant aux humbles qui aiment la Lumière et vivent selon l’amour et la volonté du Père. Ils sont ceux qui ont su faire la place à celui qui est plus grand qu’eux, la semence lumineuse qui se révèle à l’intérieur de la chair.

Du serviteur au Fils

En fin de compte, on réalise que l’orgueil se cache surtout chez ceux qui se mettent au service, nous rappelant que Moïse, en tant que serviteur de Dieu, élève le serpent dans le désert, lui qui conduit un peuple en rébellion. C’est à travers le Fils que l’orgueil s’efface, révélant que la voie du serviteur a tendance à nourrir l’ego, tandis que celle du Fils, qui avance sur cette même route, permet de le faire disparaitre. L’ego, semblable à un serpent, fait son apparition dès les premiers versets de la Genèse et se dissipe seulement lorsque l’accomplissement, symbole de la véritable métamorphose par la résurrection du Fils, se manifeste, ce processus demande du temps et ne peut être surmonté qu’avec l’aide de l’Esprit de Dieu.

  1. L’orgueil : le serpent dès la Genèse

L’orgueil (l’ego) comme le « serpent » présent dès Genèse 3, incarne l’amour de soi, à la place de celui de Dieu et s’oppose ainsi à Dieu :

  • Le serpent originel : Dans Genèse 3:1-5, le serpent pousse Ève à désobéir en suggérant qu’elle peut « être comme Dieu ». Cet orgueil, qui est le « véritable serpent », est la racine du péché, centrant l’homme sur lui-même plutôt que sur Dieu ou les autres.
  • L’ego dans l’histoire humaine : On note que l’orgueil persiste à travers l’histoire, comme une force qui « s’approprie tout pour lui-même ». Cela se manifeste dans les institutions terrestres, les églises, et donc les serviteurs de Dieu, lorsque l’humilité fait défaut.
  • Lien avec la réflexion : L’orgueil est comme l’antithèse de l’amour inconditionnel, qui « s’échange, grandit, irradie ». Le serpent (orgueil) étouffe cet amour, privilégiant les ténèbres et le mensonge.
  1. Moïse : le serviteur et le serpent élevé

L’orgueil se relie au « serviteur », en prenant le peuple que Moïse conduit au désert comme exemple, et qui élève le serpent dans le désert (Nombres 21:8-9). Cette image est riche de sens :

  • Le serpent d’airain : Dans Nombres 21, les Israélites, après avoir péché par leurs murmures, sont mordus par des serpents venimeux. Moïse, sur l’ordre de Dieu, fabrique un serpent d’airain et l’élève sur une perche ; ceux qui le regardent sont guéris. Ce serpent est une figure complexe, symbolisant à la fois le péché (orgueil) et la guérison par la foi.
  • L’ego du serviteur : Le chemin du « serviteur » peut « faire enfler l’ego ». Les responsabilités spirituelles, comme représenter Dieu, peuvent engendrer un sentiment de supériorité si l’humilité n’est pas constante.
  • Votre point : Moïse, en élevant le serpent, témoigne que le serviteur confronté à l’orgueil (ego), qui persiste dans le chemin spirituel et peut enfler si l’humilité fait défaut est ce qui fait chuter le peuple qui a reçu l’Esprit de Vie, telle Eve qui cède au serpent.
  1. Le Fils : la disparition de l’orgueil par la résurrection

Le « serviteur » n’est pas accomplie au contraire du Fils (Jésus), dans lequel l’orgueil disparaît grâce à l’accomplissement par la résurrection, témoignant des limites de la Loi. Cette idée est centrale :

  • Jésus, le Fils : Contrairement au serviteur, Jésus est le Fils qui accomplit pleinement la volonté du Père (Jean 5:19 : « Le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père »). Son humilité absolue dissout l’ego.
  • Le serpent élevé : Jésus lui-même relie le serpent d’airain à sa crucifixion : « Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l’Homme soit élevé » (Jean 3:14). Sur la croix, Jésus devient « péché pour nous » (2 Corinthiens 5:21, assumant l’orgueil et le péché du monde pour les vaincre.
  • Résurrection : l’accomplissement : On note que l’orgueil (le serpent) « disparaît une fois que l’accomplissement, qui est la véritable transformation par la résurrection, arrive ». La résurrection de Jésus (1 Corinthiens 15:54-55) triomphe de la mort et du péché, dissolvant l’ego en révélant la vie éternelle. Jésus, le « dernier Adam », devient l’incorruptible et ainsi l’immortel.

Dans le Fils, l’orgueil (ego, serpent) est vaincu par l’humilité et l’amour, pleinement réalisés dans la résurrection, marquant l’accomplissement du chemin.

  1. Le chemin : du serviteur au Fils

Il y a donc une progression du « serviteur » (où l’ego peut enfler) au « Fils » (où l’ego disparaît). Ce chemin reflète l’histoire du salut :

  • Le serviteur : Moïse, comme d’autres figures (par exemple, Énosch, Joseph, David), représente une étape où l’orgueil peut surgir. Même les serviteurs fidèles, comme avec les institutions terrestres, risquent l’orgueil s’ils s’appuient sur leur rôle ou leur gloire.
  • Le Fils : Jésus, en continuité avec le chemin des serviteurs, transcende l’orgueil par son abaissement (Philippiens 2:7-8). Il se « démunit de sa divinité » pour expérimenter la faiblesse, forgeant un amour inconditionnel qui dissout l’ego.
  • Transformation collective : Cela rappelle que c’est l’« Esprit qui porte tout un corps ». Le chemin du serviteur (Israël, Moïse) mène au Fils (Jésus), qui guide l’humanité vers la perfection. Romains 8:29 dit que les croyants sont destinés à être « conformes à l’image de son Fils », libres de l’orgueil.

Le chemin évolue du serviteur, où l’ego peut persister, au Fils, où l’humilité triomphe, transformant l’humanité par la résurrection à laquelle chacun doit prendre part, en se transformant par l’Esprit qui intervient de façon personnelle en chacun de nous individuellement.

  1. L’Esprit de Dieu : seul vainqueur de l’ego

« C’est seulement par l’Esprit de Dieu que l’on peut vaincre cet ego » :

  • L’Esprit comme guide : « Seul l’Esprit nous parle de l’Esprit », contrairement aux théologies humaines. Jean 16:13 promet que l’Esprit « vous conduira dans toute la vérité ». Il révèle l’humilité du Fils, brisant l’orgueil.
  • Victoire sur l’ego : Galates 5:16 exhorte : « Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. » L’orgueil, comme désir charnel, est vaincu par l’Esprit, qui produit l’amour, l’humilité, et la paix (Galates 5:22-23).
  • Lien avec Jésus : Jésus, rempli des « sept esprits » (plénitude de l’Esprit, Apocalypse 5:6, incarne cette victoire. Par sa résurrection, il donne l’Esprit aux croyants qui le reçoivent en eux (Jean 20:22), permettant de surmonter l’ego.

L’Esprit de Dieu, agissant dans le Fils et donné à ceux qui ont la foi et ouvrent ainsi leur porte à l’Esprit, est la seule force capable de dissoudre l’orgueil, menant à la transformation finale.

Le miroir

Moïse, à la demande de Dieu, façonne un serpent d’airain qu’il dresse sur une perche, ceux qui l’observent trouvent la guérison, car il est essentiel de se confronter à soi-même pour triompher de nos propres démons. Ce serpent, est en nous-même, confortant que nous sommes à ce moment-là, les enfants d’Adam et Eve, la première génération née de la première vie donnée à l’humanité, tout comme, plus tard, en accueillant la vie renouvelée du Fils en nous, nous pourrons nous contempler et apercevoir le Christ comme dans un miroir. Ainsi le serpent d’airain se définit comme un miroir de notre propre nature pécheresse et nous rappelle que l’airain représente ce qui est « rouge » rappelant la mer Rouge, qui est la première épouse d’Adam.

  1. Le serpent d’airain : un miroir de nous-mêmes

Le serpent d’airain (Nombres 21:8-9) est comme un symbole de la nécessité de « se regarder en face » pour vaincre le « serpent en nous-même » :

  • Confrontation avec le péché : Dans Nombres 21, les Israélites sont mordus par des serpents à cause de leur péché (murmures contre Dieu). Le serpent d’airain, élevé par Moïse, représente le péché lui-même, mais aussi la guérison par la foi. Aussi, regarder le serpent, c’est reconnaître notre propre nature pécheresse, l’orgueil, rappelant le « véritable serpent » de la Genèse.
  • Se regarder en face : « Le serpent est en nous-même » évoque Romains 7:18-20, où Paul décrit la lutte intérieure : « Je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair ». Reconnaître ce « serpent » (orgueil, ego) est le premier pas vers la guérison, car il brise l’illusion de l’autosuffisance.
  • Guérison par la foi : Les Israélites sont guéris en regardant le serpent d’airain, non par leurs propres mérites, mais par l’ordre de Dieu.
  • Votre point : Le serpent d’airain est un miroir de notre orgueil et de notre faiblesse. Se regarder en face, c’est reconnaître le « serpent en nous » pour le vaincre par la foi, un acte d’humilité essentiel.
  1. Le Fils en nous : voir le Christ comme dans un miroir

En prolongeant cette image on comprend que, par la présence du Fils en nous, « nous nous regarderons et nous verrons le Christ comme dans un miroir ». Cette idée est profondément scripturaire et mystique :

  • Christ en nous : Galates 2:20 dit : « Ce n’est plus moi qui vis, mais Christ qui vit en moi ». Par l’Esprit, décrit comme le vainqueur de l’ego, le Christ habite en nous, transformant notre nature.
  • Miroir de la gloire : 2 Corinthiens 3:18 déclare : « Nous tous, qui, le visage dévoilé, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur ». Votre image du miroir reflète cette transformation : en regardant en nous, nous voyons non plus le « serpent » (orgueil), mais le Christ, par l’œuvre de l’Esprit.
  • Résurrection et accomplissement : En reliant la disparition de l’orgueil à la résurrection de Jésus, on voit l’accomplissement. Cette transformation s’étend à tous : en Christ, nous passons du « premier Adam » (psychique, orgueilleux) au « dernier Adam » (céleste, humble).

Par la présence du Fils en nous, le miroir de notre âme passe du serpent (orgueil) au Christ (humilité et amour), reflétant la gloire divine par l’Esprit.

  1. Le chemin : du serpent au Christ

Cette réflexion trace un chemin spirituel, du serpent (orgueil en nous) au Christ (humilité et amour), en écho à la distinction entre le « serviteur » et le « Fils » :

  • Le serpent en nous : L’orgueil est présent dès la Genèse, incarné par le serpent qui séduit Ève. Ce « serpent en nous » est l’ego, identifié comme enflant chez le serviteur.
  • Regarder le serpent élevé : Le serpent d’airain, élevé par Moïse, préfigure Jésus sur la croix (Jean 3:14-15 : « Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l’Homme soit élevé »). Regarder Jésus crucifié, c’est nous reconnaître en lui afin que par la foi, nous puissions être ressuscité.

Le chemin spirituel passe par la confrontation avec le serpent (orgueil) en nous, la contemplation du Fils élevé (sur la croix), et la transformation dans le Christ, reflété comme dans un miroir.

  1. L’Esprit : artisan de la transformation

« C’est seulement par l’Esprit de Dieu que l’on peut vaincre cet ego ». L’image du miroir s’aligne avec cette idée :

  • Rôle de l’Esprit : 2 Corinthiens 3:18 attribue la transformation « comme dans un miroir » à l’Esprit du Seigneur. L’Esprit remplace l’orgueil par l’humilité, comme l’une des transformation acquise par les « sept esprits » de la plénitude en Jésus (Apocalypse 5:6).
  • Victoire sur le serpent : Romains 8:13 dit : « Si, par l’Esprit, vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez ». L’Esprit met à mort le « serpent en nous » (orgueil), nous conformant à l’image du Fils.
  • Lien avec l’amour : L’amour est comme un « feu entretenu ». L’Esprit, en vainquant l’orgueil, nourrit cet amour inconditionnel, permettant de refléter le Christ.

L’Esprit transforme le miroir de notre âme, faisant disparaître le serpent (orgueil) pour révéler le Christ, dans un processus d’amour et d’humilité.

Moïse l’exemple du serviteur parfait

Moïse excelle dans la mission que Dieu lui confie, mais c’est le peuple qu’il dirige qui se laisse submerger par l’orgueil. Moïse, contristé comme l’Esprit Saint, plaide auprès de Dieu pour que le peuple échappe à l’anéantissement dans le désert. Moïse incarne un enseignement similaire à ceux qui occupent des rôles majeurs dans l’histoire sacrée, il fait partie de la totalité du Fils, à l’instar d’Élie. Dieu se révèle là où se rassemblent deux ou trois témoins, et la présence de Moïse et d’Élie atteste que Jésus est parmi nous…

  1. Moïse : parfait dans son rôle, contristé comme l’Esprit
  • Perfection dans son rôle : Moïse est décrit comme « très humble, plus qu’aucun homme sur la terre » (Nombres 12:3) et fidèle dans toute la maison de Dieu (Hébreux 3:5 : « Moïse a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur »). Il accomplit fidèlement son rôle de médiateur et de guide.
  • Orgueil du peuple : Le peuple d’Israël, en revanche, s’enfle d’orgueil, murmurant contre Dieu et Moïse (Exode 16:2, Nombres 14:2-4). Leur rébellion reflète le « serpent » de l’orgueil, identifié dès la Genèse, cherchant l’autonomie plutôt que la dépendance à Dieu, qui permet dans l’accomplissement l’affranchissement.
  • Contrition de Moïse : On peut comparer Moïse, contristé par le péché du peuple, à l’Esprit Saint, qui est « attristé » par la désobéissance (Éphésiens 4:30 : « N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu »). Moïse, dans sa douleur, intercède pour le peuple, comme dans Exode 32:11-14, où il supplie Dieu d’épargner Israël après le veau d’or, ou Nombres 14:13-19, où il invoque la miséricorde divine.
  • Intercession salvatrice : Grâce à Moïse, le peuple échappe à l’anéantissement. Par exemple, Dieu accepte son intercession : « L’Éternel se repentit du mal qu’il avait déclaré vouloir faire à son peuple » (Exode 32:14). Cette intercession préfigure celle de Jésus, le médiateur ultime (1 Timothée 2:5).

Moïse, humble et parfait dans son rôle, porte la douleur de l’orgueil du peuple, comme l’Esprit Saint, et son intercession le rend indispensable à leur survie, reflétant l’amour et la miséricorde divins.

  1. Moïse comme enseignement

« Moïse est un enseignement », comme d’autres figures de l’histoire sainte. Cette idée s’aligne avec la typologie biblique :

  • Moïse comme type : Moïse est un « type » (préfiguration) du Christ. Deutéronome 18:15 annonce : « L’Éternel, ton Dieu, te suscitera un prophète comme moi [Moïse] ; vous l’écouterez. » Jésus est ce prophète ultime (Actes 3:22-23), surpassant Moïse.
  • Rôle pédagogique : Moïse enseigne l’humilité, l’intercession, et la fidélité, même face à un peuple rebelle. Ses actions — donner la Loi, élever le serpent d’airain (Nombres 21:8-9), guider vers la Terre promise — préparent le chemin du Fils.
  • Parallèles avec d’autres figures : Comme Énosch (invocateur de Dieu), Joseph (sauveur rejeté), et David (roi repentant), Moïse est une étape dans le dessein divin, révélant l’amour et la grâce, comme décrit dans le « chemin » à pratiquer.

Moïse, comme toute figure de l’histoire sainte, est un enseignement, guidant l’humanité vers l’humilité et l’amour, en préparation pour le Fils.

  1. Moïse et Élie : les « Fils » et les témoins de Jésus

Moïse et Élie sont dans le « Fils », lorsque la nuée les recouvre sur la montagne de la transfiguration, la voix dit « Celui-ci est mon Fils bien aimé ». Nous sommes face à des figures qui manifestent la présence de Jésus là où « deux ou trois témoins » sont réunis. Cette idée est ancrée dans un épisode clé :

  • Transfiguration : Dans Matthieu 17:1-5, Moïse (représentant la Loi) et Élie (représentant les Prophètes) apparaissent aux côtés de Jésus lors de la Transfiguration. Leur présence confirme que Jésus est l’accomplissement de la Loi et des Prophètes, comme dit de Jésus « mangeant la crème (Loi) et le miel (Prophètes) ».
  • Deux ou trois témoins : Matthieu 18:20 : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux ». Dans un sens plus large, Deutéronome 19:15 établit que la vérité est confirmée par « deux ou trois témoins ». Moïse et Élie, comme témoins de la révélation divine, « font que Jésus est là », authentifiant son identité messianique. La Vérité est établie et confirmée par deux ou trois témoins parce que la Vérité c’est Jésus, c’est l’Esprit promis, tout comme les deux témoins sont l’eau et le sang, rappelant que l’eau a attrait à Moïse et que le sang rappelle les prophètes « Celui qui est venu par l’eau et par le sang, c’est bien Jésus-Christ : il n’est pas passé seulement par l’eau du baptême, mais outre le baptême, il est passé par la mort en versant son sang. Et c’est l’Esprit qui lui rend témoignage, car l’Esprit est la vérité » (1 Jean 5 : 6).
  • Moïse et Élie comme « Fils » : En les qualifiant de « Fils », on confirme qu’ils participent à la filiation divine par leur rôle prophétique et leur humilité. Hébreux 11:24-26 loue Moïse pour avoir choisi « l’opprobre de Christ » plutôt que les richesses, et 1 Rois 19:10 montre Élie zélé pour Dieu. Ils permettent de voir Jésus, le Fils par excellence, qui dissout l’orgueil.

Moïse et Élie, comme « Fils » et témoins essentiels, manifestent la présence de Jésus, confirmant son rôle d’accomplissement de l’Esprit qui est la Vérité manifestée.

  1. Jésus : présent par l’Esprit et les témoins

« Moïse et Élie font que Jésus est là » s’aligne l’idée que Jésus est « présent depuis la fondation du monde » :

  • Jésus éternel : Jésus, le Verbe, est actif dès la Genèse (Jean 1:1). Moïse (par la Loi) et Élie (par les Prophètes) sont des instruments de sa présence, préparant son incarnation.
  • Présence dans l’humilité : Jésus, décrit comme « caché », se manifeste parmi les « méprisables » et les « fous ». Moïse (humble serviteur) et Élie (prophète rejeté) incarnent cette humilité, rendant Jésus présent par leur fidélité.
  • Esprit et témoins : L’Esprit du Vivant, présent « partout mais chez ceux où on ne s’attend pas », agit à travers Moïse et Élie, réunissant les « deux ou trois témoins » pour révéler Jésus.

Jésus est présent là où l’Esprit réunit des témoins fidèles et véridiques comme Moïse et Élie, manifestant son amour et son accomplissement.

Les véritables témoins

Deux ou trois témoins ne parlent pas simplement de deux ou trois croyants, mais bien de ce qui caractérise l’essence même des anges. Cela rappelle qu’Abraham accueillera trois visiteurs qui lui révéleront que Sara concevra un fils l’année suivante. Parmi ces trois, deux se rendent à Sodome pour sauver Lot avant la destruction de la ville, tandis qu’Abraham plaide et intercède auprès de YHWH en faveur des justes de Sodome… Nous avons devant nous deux ou trois témoins qui attestent de la présence de Dieu car ils sont réunis en Son Nom de façon authentique, dans la Vérité, ils sont connu de Lui. Cela évoque également la présence de Dieu sur l’arche de l’alliance, symbole de la Loi qu’elle incarne, où résident les deux chérubins. Dieu est présent là où se réunissent deux témoins non pas comme de simples croyants, mais comme des figures angéliques ou des entités spirituelles qui manifestent la présence divine.

  1. Les « deux ou trois témoins » : anges, non croyants

Nous redéfinissons les « deux ou trois témoins » de Matthieu 18:20 (« Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux ») comme des entités angéliques ou spirituelles, plutôt que des croyants humains. Cette interprétation s’appuie sur une réalité vécue et sur des motifs bibliques :

  • Contexte biblique des témoins : Dans Deutéronome 19:15, la vérité est établie par « deux ou trois témoins », un principe juridique qui peut s’étendre à une réalité spirituelle. Ces témoins sont des figures célestes, comme les anges, qui authentifient la présence divine.
  • Anges comme messagers : Les anges, dans l’Écriture, sont souvent des médiateurs de la présence de Dieu. Par exemple, l’Ange de l’Éternel (Genèse 16:7-13, Exode 3:2-6) parle comme Dieu lui-même, une figure que liée à Jésus « présent depuis la fondation du monde » tout en élargissant cette idée : les anges, comme témoins authentiques, rendent Dieu manifeste.
  • Lien avec cette réflexion : Moïse et Élie, comme « Fils », font que « Jésus est là » (par exemple, à la Transfiguration, Matthieu 17:1-5). En associant les « deux ou trois témoins » à des anges, nous disons que Moïse et Elie, par leur rôle spirituel, participent à la réalisation de l’accomplissement de la Parole qui s’incarne.

Les « deux ou trois témoins » ne sont pas de simples croyants, mais des entités spirituelles (anges / figures comme Moïse et Élie) qui, par leur présence, manifestent Dieu.

  1. Les trois hommes et Abraham : deux anges et YHWH

Nous illustrons cette idée avec Genèse 18, où trois hommes visitent Abraham, annonçant la naissance d’Isaac, et où deux d’entre eux se dirigent vers Sodome. Cette scène est riche de sens :

  • Les trois hommes : Genèse 18:1-2 dit : « L’Éternel apparut à Abraham […]. Il leva les yeux, et voici, trois hommes se tenaient debout près de lui. » Ces « hommes » sont souvent interprétés comme une théophanie (manifestation de Dieu) accompagnée de deux anges. Genèse 19:1 confirme que « les deux anges arrivèrent à Sodome », tandis qu’Abraham dialogue avec « l’Éternel » (Genèse 18:17-33).
  • Deux anges vers Sodome : Les deux anges vont juger Sodome et sauver Lot (Genèse 19:12-13), agissant comme témoins de la justice divine. Leur rôle rappelle l’idée que les anges, comme témoins, rendent Dieu présent.
  • Abraham et YHWH : Abraham intercède pour les justes de Sodome (Genèse 18:23-32), comme Moïse intercède pour Israël. Cette intercession, face à YHWH, montre Abraham comme un témoin participant à la présence divine.
  • Trois témoins : Les trois hommes (YHWH et deux anges) incarnent les « deux ou trois témoins » qui manifestent Dieu.
  1. L’arche d’alliance : Dieu entre deux chérubins

Cela se relie à l’arche d’alliance, où Dieu se manifeste entre les deux chérubins, un autre exemple des « deux témoins » :

  • Les chérubins de l’arche : Exode 25:18-22 décrit l’arche avec deux chérubins d’or aux extrémités du propitiatoire : « C’est là que je me rencontrerai avec toi, et je te parlerai d’au-dessus du propitiatoire, d’entre les deux chérubins ». Ces chérubins, figures angéliques, encadrent la présence divine (la Shekinah).
  • Deux témoins : Les chérubins sont les « deux témoins » célestes, entre lesquels Dieu se manifeste. Leur rôle rappelle les deux anges de Genèse 18-19, authentifiant la présence de Dieu dans le sanctuaire.
  • Lien avec la Loi : L’arche contient les tables de la Loi (Exode 25:16), associée à la « crème » (Loi) et le bâton d’Aaron (Prophète). La présence de Dieu au-dessus de la Loi, entre les chérubins, symbolise l’alliance, rendue manifeste par ces témoins angéliques.

L’arche d’alliance, avec ses deux chérubins, est un lieu où Dieu se manifeste entre « deux témoins », confirmant que sa présence dépend de figures célestes comme les anges.

  1. Moïse, Élie, et Jésus : témoins spirituels

« Moïse et Élie font que Jésus est là », suggère que ces figures, comme des anges, agissent comme des « deux ou trois témoins » spirituels :

  • Moïse et Élie à la Transfiguration : Dans Matthieu 17:1-5, Moïse (la Loi) et Élie (les Prophètes) apparaissent avec Jésus, confirmant son identité messianique. Comme les chérubins ou les anges de Genèse 18, ils sont des témoins qui rendent Jésus présent, authentifiant sa divinité (« Celui-ci est mon Fils bien-aimé », Matthieu 17:5).
  • Rôle angélique : Moïse et Élie sont tous les deux montés sur la même montagne et leur rôle prophétique les élève à une stature angélique, comme des messagers divins. Malachie 4:4-5 associe Moïse (la Loi) et Élie (le prophète eschatologique) à la venue du Messie, renforçant leur fonction de « témoins ».
  • Jésus, présent par les témoins : Jésus est « présent depuis la fondation du monde ». Moïse et Élie, comme les anges, manifestent cette présence éternelle, reliant l’histoire sainte (de Énosch à Abraham, Joseph, David) à l’accomplissement en Christ.

En effet, au moment de la résurrection de Jésus, dans le tombeau se trouve deux anges, offrant ainsi deux témoins de cet événement extraordinaire. Jésus est la nouvelle arche d’alliance, porteur de la Loi qu’il est lui-même : celle de l’alliance nouvelle et éternelle en l’Esprit accompli. Les deux anges, l’un au pied et l’autre à la tête, évoquent les anges de l’arche d’alliance, garants du respect de cette Loi.

  1. Les deux anges au tombeau : témoins de la résurrection

Lors de la résurrection de Jésus, deux anges apparaissent au tombeau, agissant comme les « deux témoins » de la présence divine. Cette observation est solidement biblique :

  • Les deux anges : Dans Jean 20:12, Marie de Magdala voit « deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête, l’autre aux pieds, à l’endroit où le corps de Jésus avait été déposé ». Ces anges annoncent la résurrection (Luc 24:4-6 : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? »), confirmant la victoire de Jésus sur la mort.
  • Rôle des témoins : Les « deux ou trois témoins » (Genèse 18, l’arche d’alliance), ces anges authentifient la présence divine. Leur position au tombeau (tête et pieds) encadre l’espace où Jésus reposait, symbolisant que la résurrection est un acte divin, comme la Shekinah entre les chérubins.
  • Lien avec la réflexion : En associant les témoins à des figures angéliques (les trois hommes d’Abraham, les chérubins de l’arche), les deux anges au tombeau prolongent cette idée, manifestant la présence de Jésus ressuscité, le Fils qui accomplit le chemin.

Les deux anges au tombeau sont des « témoins » célestes, confirmant la résurrection de Jésus et sa victoire, à l’image des anges qui rendent Dieu présent.

  1. Jésus : la nouvelle arche d’alliance

Jésus est la nouvelle arche d’alliance, portant la Loi qu’il a révélée et accomplie. Cette image est profondément scripturaire et typologique :

  • L’arche d’alliance : Dans Exode 25:10-22, l’arche contient les tables de la Loi, symbolisant l’alliance entre Dieu et Israël, avec les deux chérubins encadrant la présence divine (Exode 25:22 : « C’est là que je me rencontrerai avec toi »). Dieu se manifeste entre ces « deux témoins » angéliques.
  • Jésus, porteur de la Loi : Jésus « mange la crème (Loi) et le miel (Prophètes) pour les accomplir » (Matthieu 5:17 : « Je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir »). En tant que nouvelle arche, Jésus incarne la Loi, non plus sur des tables de pierre, mais dans le cœur de ceux qui reçoivent sa vie (Jérémie 31:33 : « Je mettrai ma loi au-dedans d’eux, je l’écrirai dans leur cœur »).
  • Nouvelle alliance : Hébreux 8:6 décrit Jésus comme « le médiateur d’une alliance meilleure ». Sa mort et sa résurrection scellent cette nouvelle alliance, remplaçant l’arche physique par sa personne. Hébreux 9:15 ajoute : « Il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, par sa mort, ceux qui sont appelés reçoivent l’héritage éternel. »

Jésus, en tant que nouvelle arche d’alliance, porte et accomplit la Loi, devenant le lieu de la présence divine, manifesté par les deux anges au tombeau.

  1. Les deux anges : écho des chérubins de l’arche

En établissant un parallèle visuel et symbolique entre les deux anges au tombeau (l’un à la tête, l’autre aux pieds) et les deux chérubins de l’arche d’alliance, ce lien est frappant :

  • Chérubins de l’arche : Exode 25:18-20 décrit les chérubins aux extrémités du propitiatoire, face à face, leurs ailes se touchant. Dieu parle « d’entre les deux chérubins » (Exode 25:22), symbolisant sa présence.
  • Anges au tombeau : Les deux anges, placés à la tête et aux pieds du lieu où Jésus reposait (Jean 20:12), rappellent cette disposition. Leur position encadre l’espace sacré de la résurrection, comme les chérubins encadrent la Shekinah. Le tombeau vide devient un nouveau sanctuaire, où Jésus, la nouvelle arche, manifeste la gloire divine.
  • Témoins de la présence : Les « deux témoins » (chérubins, anges) rendent Dieu présent. Les anges au tombeau, en annonçant la résurrection, témoignent que Jésus est le « Vivant » (Luc 24:5), confirmant sa divinité.

Les deux anges au tombeau, comme les chérubins de l’arche, sont des témoins angéliques qui encadrent la présence divine, ici incarnée par Jésus, la nouvelle arche ressuscitée.

  1. Jésus : accomplissement et présence éternelle

Cette réflexion relie cette image à l’idée que Jésus est « présent depuis la fondation du monde » et accomplit le chemin spirituel :

  • Accomplissement de la Loi : Jésus, en « mangeant » la Loi, l’accomplit (Matthieu 5:17). Comme nouvelle arche, il internalise la Loi, la transformant en « loi de l’Esprit de vie » (Romains 8:2), accessible par l’Esprit, décrit comme vainqueur de l’orgueil.
  • Présence éternelle : Jésus, le Verbe, est actif dès la Genèse (Jean 1:1). Les anges au tombeau, comme ceux de Genèse 18 (les trois hommes) ou les chérubins, manifestent cette présence éternelle, culminant dans la résurrection. C’est en recevant la Parole et en l’écoutant qu’elle agit en nous véritablement, c’est cette Parole qui est éternelle et qui donne la vie à ceux qui l’entendent et y croit au-delà de toute autre chose.
  • Lien avec Moïse et Élie : Moïse et Élie, comme témoins, « font que Jésus est là » (Transfiguration, Matthieu 17:1-5). Les anges au tombeau prolongent ce rôle, authentifiant Jésus comme le Fils, l’Agneau immolé dès la fondation du monde (Apocalypse 13:8).

Jésus, nouvelle arche, accomplit la Loi et manifeste sa présence éternelle, confirmée par les deux anges au tombeau, écho des chérubins et des témoins spirituels.

L’homme est différent de l’humain mais la Vie de l’homme rend l’humain parfait

Moïse et Élie sont présentés comme des hommes, distincts des humains, car en effet, l’homme évoque celui créé à l’image de Dieu. On ne peut en ce sens les comparer aux humains, Moïse a eu le privilège de voir Dieu face à face, tout comme Élie lorsqu’il est monté sur la même montagne, la montagne de Dieu rappelant ainsi la montagne de la transfiguration.

  1. L’homme vs l’humain : à l’image et à la ressemblance de Dieu

Il y a une distinction cruciale entre l’homme (tel que décrit pour Moïse et Élie) et l’humain, enracinée dans la vocation divine :

  • L’homme à l’image de Dieu : Genèse 1:26-27 déclare que Dieu créa l’homme « à son image et à sa ressemblance ». Moïse et Élie incarnent cette vocation originelle, reflétant la sainteté, l’humilité, et l’amour divin, contrairement à l’humain qui n’a pas encore l’Esprit renouvelé. Leur statut prophétique les élève au-delà de la condition humaine ordinaire par l’Esprit qu’ils connaissent.
  • Prophètes, non simples humains : Moïse et Élie ne sont pas comparables aux humains ordinaires, car ils sont des « hommes de Dieu » (Deutéronome 33:1 pour Moïse ; 1 Rois 17:18 pour Élie). Leur intimité avec Dieu — voyant sa gloire ou entendant sa voix — les rapproche de l’idéal de l’homme créé à l’image divine, avant la chute de celui-ci en raison de la Vie donnée qui a cédé au serpent et ainsi à l’orgueil.
  • Lien avec la réflexion : En qualifiant Moïse et Élie de « Fils », les associant à une réalité quasi angélique comme « deux ou trois témoins » manifestant Jésus (Matthieu 17:1-5), leur statut d’« hommes » reflète cette vocation céleste, distincte de l’humanité qui doit être transformée.

Moïse et Élie, décrits comme des « hommes » et non des « humains », incarnent l’image et la ressemblance de Dieu, transcendant la condition humaine par leur rôle prophétique et leur intimité divine.

  1. Moïse : voir Dieu face à face

On note que Moïse voit Dieu « face à face », une marque de son statut unique :

  • Face à face : Exode 33:11 dit : « L’Éternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami ». Cette intimité est exceptionnelle, même parmi les prophètes. Nombres 12:6-8 ajoute : « Je parle avec lui [Moïse] bouche à bouche, d’une manière claire et non par énigmes, et il voit la forme de l’Éternel ». Moïse contemple la gloire divine, bien que voilée (Exode 33:18-23).
  • Homme à l’image de Dieu : Cette rencontre directe reflète l’idéal de l’homme créé pour communier avec Dieu. Moïse, par son humilité (« plus humble que quiconque », Nombres 12:3) et son intercession (soulignée dans Exode 32:11-14), incarne cette ressemblance divine, opposée à l’orgueil ou à l’ignorance humaine de Dieu.

Moïse, en voyant Dieu face à face, transcende l’humain pour incarner l’homme à l’image de Dieu, reflétant l’humilité et l’amour. Il voit Dieu face à face comme dans un miroir et Dieu parle bouche à bouche témoignant que les paroles qui sortent de Moïse sont celles de Dieu. Il est cité comme ami de Dieu, tout comme Jésus dira de ses douze disciples qu’ils sont ses amis « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père » (Jean 15 : 15). De plus il rajoutera « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » nous permettant de retrouver là, ce qui est de celui qui donne sa vie à l’instar du premier Adam, dont la vie est tirée et formée par Dieu. Moïse a donc reçu la Vie qui est en Dieu, il reflète en cela ce qu’est Dieu qui parle à travers lui.

  1. Élie : sur la montagne de Dieu

Élie voit également Dieu sur la « même montagne que Moïse » (le mont Horeb/Sinaï), renforçant son statut prophétique :

  • Élie à Horeb : Dans 1 Rois 19:9-18, Élie se rend à Horeb, « la montagne de Dieu », où il rencontre Dieu dans un « murmure doux et léger » après le vent, le tremblement de terre, et le feu. Cette expérience rappelle celle de Moïse, qui reçoit la révélation divine au Sinaï (Exode 19-20, Exode 33). Élie, comme Moïse, communie directement avec Dieu.
  • Homme à l’image de Dieu : Élie, par son zèle pour Dieu (1 Rois 19:10) et sa mission prophétique, reflète l’idéal de l’homme créé pour servir Dieu. Son ascension au ciel dans un char de feu (2 Rois 2:11) le distingue de l’humanité ordinaire, le rapprochant d’une figure céleste.
  • Lien avec Moïse : Moïse (la Loi) et Élie (les Prophètes) partagent cette vocation unique, illustrée dans la Transfiguration (Matthieu 17:1-5), où ils apparaissent avec Jésus, confirmant leur rôle de « témoins » manifestant sa présence.

Élie, rencontrant Dieu à Horeb, incarne l’homme à l’image de Dieu, comme Moïse, transcendant l’humain par sa communion divine et son rôle prophétique.

  1. La montagne de la Transfiguration : Moïse, Élie, et Jésus

En reliant les expériences de Moïse et Élie sur la montagne (Horeb/Sinaï) à la montagne de la Transfiguration, où ils apparaissent avec Jésus, ce lien est central :

  • Transfiguration : Dans Matthieu 17:1-5, Moïse et Élie apparaissent aux côtés de Jésus, dont le visage « resplendit comme le soleil ». Leur présence, « fait que Jésus est là », agissant comme « deux ou trois témoins » authentifiant la divinité (« Celui-ci est mon Fils bien-aimé »).
  • Écho des montagnes : La Transfiguration rappelle les rencontres de Moïse (Sinaï, Exode 24:15-18) et Élie (Horeb, 1 Rois 19:8-18) avec Dieu. Ces montagnes sont des lieux de révélation divine, où l’homme (à l’image de Dieu) communie avec le Créateur. Jésus, sur la montagne, est la révélation ultime, le Fils qui accomplit la Loi et les Prophètes.

La Transfiguration, écho des rencontres de Moïse et Élie sur la montagne, manifeste Jésus comme l’homme parfait, entouré de prophètes qui, à l’image de Dieu, transcendent l’humain afin de le rendre parfait. Car c’est l’action de Dieu en la chair qui permet d’atteindre ce qui est bon. Ainsi après l’eau qui purifie et le feu qui restaure, apparait ce qui à l’image et à la ressemblance de Dieu, marche avec l’Esprit.

  • Orgueil vs humilité : Moïse et Élie, « hommes » à l’image de Dieu, incarnent l’humilité, opposée à l’orgueil (le « serpent »). Leur communion avec Dieu reflète l’amour et l’humilité de Jésus, le Fils.
  • Faiblesse et intercession : Moïse (intercesseur pour Israël) et Élie (zélé pour Dieu) transforment la faiblesse en force, comme Énosch, Joseph, David, et Abraham (intercesseur pour Sodome), confirmant que « la force se déploie dans la faiblesse ».
  • Jésus éternel : Moïse et Élie, en manifestant Jésus à la Transfiguration, s’alignent avec l’idée que Jésus est « présent depuis la fondation du monde », agissant à travers les prophètes et les anges (comme les « deux ou trois témoins »).
  • Amour inconditionnel : Leur rôle prophétique reflète l’amour pur, ce « feu entretenu » décrit, incarné par Jésus et partagé par les intercesseurs comme Abraham.
  • Église céleste : Moïse et Élie, transcendant l’humain et préfigurent l’Église céleste, formée par les « hommes » à l’image de Dieu, distincts des églises terrestres encore dans l’orgueil. Les choses célestes sont renouvelées afin de donner l’Esprit de vie de la même nature, à ceux qui, dans la matière sont prêts à le recevoir. L’aspect céleste existe avant la matière, c’est l’être spirituel qui rend la vie à la chair, faisant que ce qui règne au ciel, devient régnant sur la terre.

A retenir : Moïse excelle donc dans la mission que Dieu lui confie, mais nous devons nous rappeler que le peuple qu’il dirige se laisse submerger par l’orgueil. Moïse, plaide auprès de Dieu pour que le peuple échappe à l’anéantissement dans le désert, il incarne l’intercesseur de tous ceux qui occupent des rôles majeurs dans l’enseignement religieux et qui tombent dans l’orgueil. La Loi incarne la compréhension de la condamnation, stipulant que tant que l’Esprit du Fils, source de la Vie nouvelle, ne nous a pas été accordé, nous demeurons sous le poids de la condamnation soumis à des tuteurs qui incarnent cette même Loi. En plaçant notre foi en Dieu, en l’Esprit de Vie, et en espérant le Christ, nous nous libérons du polythéisme et émergeons des flots qui englobent les masses, les nations et les peuples n’ayant pas foi dans le Christ. Néanmoins, nous nous trouvons dans le désert, où réside le serpent, nous rappelant son origine « terrestre » car le serpent fait partie des reptiles qui sont créés sur la terre. C’est lui qui, dans un élan d’orgueil, affirme à ceux qui ont été dotés de la vie, qu’ils sont comme Dieu, encourageant à manger le fruit de la science mélangée et ainsi, ils s’enfoncent dans la mort, évoquant le peuple du désert en pleine rébellion, qui murmure, conteste et meurt. Cette situation n’est pas liée à une époque précise de l’histoire ou à un groupe en particulier, mais plutôt à une attitude persistante qui caractérise l’humanité depuis ses origines et dès qu’elle a l’opportunité de servir Dieu. Cependant, Moïse est inclus dans l’ensemble du Fils, tout comme Élie. Dieu se manifeste là où deux ou trois témoins se réunissent en son nom, et la présence de Moïse et d’Élie confirme que Jésus est bien avec nous… Cependant, sans Elie, Moïse ne peut pas accéder à la terre promise, car c’est Elie qui restaure l’autel anéanti par Dieu dans le désert. C’est pourquoi l’eau précède le feu, et ce n’est qu’après que ces deux éléments se réalisent, car ce n’est ni la Loi qui achève, ni le prophète qui conseille et prévient qui le peut, mais seulement celui qui détient la Vie. Aussi longtemps que l’orgueil demeure, le serpent, se nourrissant de poussière, reste présent, car Dieu s’oppose aux orgueilleux, et c’est uniquement à travers l’humilité que nous pouvons entrer dans ce nouveau corps qui nous tend les bras. Peu importe le nom que l’on se donne dans la chair, tant que l’orgueil est là et qu’il n’est pas sous nos pieds, c’est lui qui nous gouverne, seule la Vérité libère et la Vérité, c’est l’Esprit, il est Saint, il est le Défenseur, il est celui qui contre l’Adversaire qui nous accuse. 

Le but : Incarner la réalité céleste en obéissant à ce qu’elle est pour ne pas rompre le lien

L’objectif est que chacun atteigne sa réalité céleste, mais pour y parvenir, il faut vouloir la vivre pleinement. L’homme, créé à l’image de Dieu, en est le témoignage mais il ne porte pas qu’une seule réalité céleste en lui mais toutes celles qui viennent de Dieu, le Père céleste de tous les esprits. C’est ainsi que se dessine le parcours de chacun d’entre nous : aspirer à vivre la réalité divine pour la rejoindre et marcher ensemble. C’est le serviteur qui sort de l’essence divine pour en révéler sa nature, soulignant que Jésus retourne dans le sein du Père après avoir accompli le chemin qui permet de connaître le Père et, par conséquent, la réalité céleste dont il provient. Il demandera ainsi au Père de le reprendre auprès de Lui comme cela était avant que le monde soit, incarnant celui qui a mené le monde à l’existence tout en révélant le Père depuis les origines. C’est ainsi que Jésus défini la vie du Père qui se manifeste, illuminant le monde pour révéler son essence, en donnant à connaitre l’intégralité de sa Parole, de Moïse aux apôtres, en passant par Élie et ainsi les Prophètes. Avant d’atteindre la lumière dont nous sommes forcément issus, nous sommes tous des silhouettes, mais si nous nous présentons comme des ombres, c’est parce que nous sommes indissociables d’une lumière… Il nous appartient de saisir notre place ici et de progresser vers la lumière que nous reflétons, car c’est cela qui nous élève en tant qu’anges et nous révèle en tant qu’enfants de Dieu. Il est essentiel de déceler sa propre étoile et de s’y rassembler, tout en se souvenant que c’est grâce à Dieu, le Créateur de tous les esprits, que nous réussissons, car c’est Lui qui connaît chaque étoile en l’appelant par son nom. C’est l’instant de l’appel, l’accueil du nouveau nom suivi d’une révélation complète.

  1. Incarner la réalité céleste : l’homme à l’image de Dieu

Le but est d’atteindre la réalité céleste en l’incarnant sans désobéir à ce qu’elle est, et l’homme à l’image et à la ressemblance de Dieu témoigne de cette vocation. Cette idée est profondément biblique :

  • Image et ressemblance : Genèse 1:26-27 établit que l’homme est créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu ». On distingue ainsi Moïse et Élie comme « hommes » (non simples humains) incarnant cet idéal par leur humilité et leur communion divine. Cette vocation s’étend à tous : incarner la sainteté, l’amour, et la lumière de Dieu car ils représentent le corps de l’Homme qui de celui qui apporte la connaissance de la condamnation et ainsi de la séparation d’avec Dieu, permet par l’écoute du Prophète de se réconcilier avec Lui. C’est ainsi que l’on reçoit la réalité céleste à laquelle nous appartenons, le Père nous réunissant à elle. Tout appartient au même corps, retrouvant Moïse et Elie que la montagne transfigurée en Jésus.
  • Incarner le céleste : Colossiens 3:10 dit que les croyants ont revêtu « l’homme nouveau, qui se renouvelle selon l’image de celui qui l’a créé ». Incarner la réalité céleste, c’est vivre selon l’Esprit, décrit comme vainqueur de l’orgueil et révélateur de la vérité (Jean 16:13). L’orgueil fait obstacle à la réconciliation, évoquant l’histoire d’Agar, servante de Sara, qui doit incarner et se conformer à la réalité céleste de Sara. Cependant, c’est à travers son orgueil qu’elle se trouve rejetée, et ce n’est qu’en s’abaissant devant sa maîtresse qu’elle pourra enfin voir son fils accéder à la liberté, installé sur les genoux de la femme libre. La réalité céleste, comme son appellation l’évoque, est d’ordre spirituel, elle ne dépend pas de ce qui est matériel, mais uniquement de l’Esprit divin, source de Lumière, vers lequel il convient de se tourner, car c’est en Lui seul que réside la Vérité. On doit chercher et atteindre le trésor du ciel à travers les eaux tumultueuses et les flammes ardentes, chercher la Vérité avec la foi qui l’accompagne, et ne jamais se contenter du monde terrestre tant que l’on n’a pas atteint le céleste. C’est dans le Christ que se trouve la Vérité, et le Christ est l’Esprit et non l’homme terrestre qui en forme le corps, car c’est l’onction du Oint des oints qui oint tous les autres et ainsi tous les membres de son corps. C’est lui, qui donne un nom à chacun d’entre eux en cela, rappelant Adam qui donnera un nom à chacun de ceux que Dieu, dans le Père, amène vers lui. C’est ainsi que nul ne peut venir au Fils si ce n’est le Père qui l’attire vers lui.
  • Témoignage : Moïse (voyant Dieu face à face, Exode 33:11) et Élie (sur Horeb, 1 Rois 19:9-18) témoignent de cela, faisant leur présence à la Transfiguration (Matthieu 17:1-5). Chacun, en suivant ce chemin, devient un témoin de la Lumière divine parce qu’il a su l’incarner en obéissant à ce qu’elle est.

L’homme à l’image de Dieu incarne la réalité céleste, témoignant par sa vie du chemin vers la lumière, comme Moïse et Élie mènent à Jésus.

  1. De l’ombre à la lumière : le chemin de chacun

L’humanité en tant que matière définie les ombres aspirant à devenir lumière, chaque ombre étant le reflet d’une lumière divine. Ce chemin est universel :

  • Ombres et lumière : Psaume 139:12 dit : « Les ténèbres mêmes ne sont pas obscures pour toi, et la nuit brille comme le jour ». Nos « ombres » qui sont au départ faiblesse, péché, orgueil, sont liées à une lumière originelle, Dieu lui-même, dans le Un qui fait et porte le Tout (1 Jean 1:5 : « Dieu est lumière »). Cela rappelle la distinction fondamentale entre l’humain (séparé au commencement) et l’homme (à l’image de Dieu) dont le corps terrestre se compose des humains qui doivent s’unir à l’Esprit de Dieu par le chemin qui les y mènent.
  • Chemin vers la lumière : Jean 8:12 cite Jésus : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie ». Jésus, « présent depuis la fondation du monde », guide sur ce chemin qu’il est lui-même, le remplissant de sa substance, comme il guide Énosch, Abraham, Moïse, et Élie.
  • Comprendre sa vocation : Il faut « comprendre ce qu’on fait là et avancer vers la lumière qui nous correspond ». 2 Corinthiens 3:18, évoqué avec le « miroir », dit : « Nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire ». Ce processus est personnel et dynamique, guidé par l’Esprit. Nous n’avons pas tous la même réalité céleste mais cette réalité céleste est dans le Tout de Dieu et dans le corps de son Fils, qui est le Christ dont l’Esprit est « Je suis Sauve » c’est-à-dire : Jésus dans l’Esprit du Vivant « YHWH sauve ».

Chaque personne, ombre d’une lumière divine, doit avancer vers sa vocation céleste, comprenant son rôle dans le plan de Dieu pour devenir lumière.

  1. Trouver son étoile : devenir ange et enfant de Dieu

La nécessité de « trouver son étoile » et de s’y réunir est puissante et évocatrice :

  • Étoile personnelle : Apocalypse 22:16 décrit Jésus comme « l’étoile brillante du matin ». Il définit les prémices de toutes les autres et chaque personne a une « étoile », une vocation unique reflétant la lumière du Christ. Daniel 12:3 promet : « Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront conduit beaucoup à la justice, comme les étoiles, à toujours et à perpétuité ». La postérité d’Abraham est décrite comme toutes les étoiles du ciel.
  • Devenir ange : Cette transformation à devenir un « ange », permet la transmission du message divin. Hébreux 12:22-23 décrit les croyants comme rejoignant « l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux » et les « esprits des justes parvenus à la perfection ». En parlant d’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, on retrouve les étoiles et réalités célestes qui en tant qu’êtres spirituels donnent la Vie en vivifiant les chairs qui les reçoivent, ils sont la postérité, les enfants divins promis à ceux qui, par la foi, atteignent le trésor du ciel promis.
  • Enfant de Dieu : Jean 1:12 dit : « À tous ceux qui l’ont reçu, elle (la lumière, la parole, la vie) a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ». En trouvant sa « lumière », on devient un enfant de Dieu, reflétant l’amour et l’humilité du Fils Unique de Dieu, dont le corps est composé de cette Vie, décrite comme dissolvant l’orgueil.

Trouver son « étoile » — sa réalité céleste — transforme l’ombre en lumière, donnant le pouvoir à chacun de devenir un enfant de Dieu, uni à la splendeur céleste.

  1. Dieu, le Père des esprits, appelle chaque étoile

On affirme que c’est « grâce à Dieu, au Père de tous les esprits », qui « appelle chacune des étoiles par son nom », que ce chemin est possible. Cette idée est ancrée dans les Écritures :

  • Père des esprits : Hébreux 12:9 parle de Dieu comme « le Père des esprits ». L’Esprit du Vivant agit partout, révélant la vérité (Jean 16:13). Dieu, en tant que Père, guide chaque âme vers sa vocation.
  • Appel des étoiles : Psaume 147:4 dit : « Il compte le nombre des étoiles, il leur donne à toutes un nom. » Cet appel personnel, « l’appel puis la révélation », est une invitation à incarner la lumière divine. Ésaïe 43:1 ajoute : « Je t’ai appelé par ton nom : tu es à moi ».
  • Appel et révélation : Jésus comme « caché », se manifestent aux humbles (Matthieu 11:25). L’appel de Dieu, par l’Esprit, révèle à chacun son « étoile », comme Abraham (Genèse 12:1), Moïse (Exode 3:4), ou Élie (1 Rois 19:9) ont reçu leur vocation.

Dieu, le Père des esprits, appelle chaque « étoile » par son nom, initiant un chemin d’appel et de révélation pour incarner la réalité céleste. On retient également que Dieu récupère ses enfants un par un.

  1. Conclusion
  • Orgueil vs humilité : L’ombre (orgueil, faiblesse) est transformée en lumière par Dieu, n l’Esprit qui agit en nous en raison de l’humilité dont nous faisons preuve. Cette humilité opposés au « serpent » de l’orgueil nous permet d’être transformés, restaurés véritablement.
  • Faiblesse et transformation : Les « ombres » reflètent la faiblesse humaine mais deviennent lumière par l’Esprit, confirmant que « la force se déploie dans la faiblesse ». La transformation permet de passer de l’ombre de la mort (affiliée à l’esprit du monde et de la chute qui sépare de l’Esprit du Vivant), à l’ombre de Dieu.
  • Jésus éternel : Jésus, « présent depuis la fondation du monde », est l’étoile brillante guidant chaque âme sur le chemin de remontée vers le Père, manifesté par les « deux ou trois témoins » tels Moïse et Elie qui témoignent par l’Esprit qu’ils portent en eux de cela.
  • Amour inconditionnel : Trouver son étoile, c’est vivre l’amour pur, ce « feu entretenu » qui se nourrit de la foi et de l’espérance en ce qui nous dépasse et que l’on ne perd jamais. C’est cet amour qui comme Abraham et Moïse pousse à intercéder pour les autres.
  • Église céleste : Les « anges » et « enfants de Dieu », faisant les étoiles primordiales, forment l’Église céleste, distincte des églises terrestres qui représentent les êtres charnels qui ont reçu leur propre réalité céleste en l’enfant spirituel. Ce sont les pierres vivantes qui s’assembleront ainsi, « communiant » dans le même Esprit, celui qui leur a donné leur réalité céleste qui appartient déjà à Dieu.

La conclusion de tout cela :

Combien de temps m’a-t-il fallu d’études de la Bible pour comprendre cela ?

Il y a environ 4 ou 5 ans, j’ai plongé pour la première fois dans les pages de la Bible. C’est à travers l’Esprit que nous sommes poussés à agir ainsi, car j’ai toujours évité la religion. Je ne m’identifiais ni à la théologie ni à la rhétorique religieuse, quelque chose en moi se rebellait contre cela. Et en feuilletant la Bible, j’ai découvert tout ce qui résonnait en moi en étant déjà gravait dans mon cœur. Ouvrir la Bible pour la première fois il y a seulement quatre ou cinq ans, sans aucun bagage religieux préalable, et y trouver une résonance si profonde avec ce qui était déjà dans mon cœur, c’est une preuve éclatante de l’action de l’Esprit qui agit dès le départ en nous. Ce parcours illustre mes propres réflexions sur l’appel et la révélation, où Dieu, le Père des esprits, guide chaque « étoile » vers sa lumière.

  1. L’Esprit comme guide

C’est l’Esprit qui m’a poussé à ouvrir la Bible, malgré mon rejet de la religion. Cela s’aligne avec mes réflexions sur l’Esprit du Vivant, décrit comme agissant « partout, mais chez ceux où on ne s’attend pas » :

  • Action de l’Esprit : Jean 16:13, promet que l’Esprit « vous conduira dans toute la vérité ». Mon expérience personnelle montre que l’Esprit peut appeler quelqu’un sans formation religieuse, confirmant Jean 6:44 : « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ».
  • Absence de religion : Mon rejet du catéchisme et des structures religieuses résonne avec ma critique des « églises terrestres », marquées par l’orgueil et le vide spirituel que je ressens face à elles. Ce ne sont pas tant les constructions qui m’indiffèrent, au contraire, j’aime trouver dans celles-ci des échos de la Vérité, c’est le détournement qu’on en fait qui les rendent vides de sens pour moi parce qu’on veut les imposer, comme tous les édifices religieux, en tant que vérité absolue dans l’accomplissement qu’ils seraient, faisant passer les copies pour les réalités célestes qui nous accomplissent véritablement. Dieu se manifeste parmi les « méprisables » et les « fous », qui définissent ceux qui se situent souvent loin des institutions, rappelant que la lettre tue et qu’elles représentent tous les supports matériels qui témoignent de la vérité à atteindre mais qui rappelle aussi que c’est là la condamnation . C’est l’Esprit qui vivifie, et rend en ce sens la vie à ceux qui, dans leur recherche quitte les construction de pierre afin de devenir ces temples de chair qui témoignent de la vérité, parce qu’ils l’ont reçu et l’incarne enfin. 
  • Lien avec ma réflexion : Mon parcours incarne l’idée que l’Esprit révèle la lumière à ceux qui, comme une « ombre », cherchent leur « étoile ». Il faut être un témoignage vivant de cet appel divin.

L’Esprit m’a guidé vers la Bible, non pas pour m’éduquer mais pour asseoir en moi la Vérité de ce qu’Il est, confirmant que la vérité divine peut surgir dans un cœur sans formation religieuse, par une révélation directe, en raison de la foi que l’on place dans ce qui, dès l’enfance parle à notre cœur.

  1. Retrouver ce qui était dans mon cœur

J’ai trouvé dans la Bible « tout ce que j’avais déjà dans mon cœur ». Cette découverte est mystique et reflète la recherche d’une connexion profonde avec la réalité céleste :

  • Intuition spirituelle : Romains 2:14-15 dit que ceux qui n’ont pas la Loi peuvent avoir « la loi écrite dans leur cœur ». Mon rejet de la religion, combiné à cette résonance immédiate avec la Bible, montre que l’Esprit avait déjà semé la vérité en moi, attendant d’être révélée. La Bible que je possédais dans ma maison sans que celle-ci n’est jamais vraiment été ouverte mais qui cependant portée en elle des passages surlignés à l’avance et à la main, témoigne de l’action de Dieu avant même que je reçoive ma Révélation. Cette Bible était dans ma maison depuis au moins vingt-cinq ans si ce n’est trente ans.
  • Lien avec ma réflexion : J’ai décrit le chemin comme « comprendre ce qu’on fait là et avancer vers la lumière ». Mon ouverture de la Bible est une réponse à cet appel, où l’Esprit a illuminé ce qui était déjà en moi, Il m’a donné un nom, une « étoile » et d’autres choses que je garde pour moi.

La Bible a révélé ce que l’Esprit avait déjà gravé dans votre cœur, confirmant que je devais écrire cela.

  1. Quatre ou cinq ans d’étude : une profondeur inspirée par l’Esprit uniquement

Le fait d’atteindre une telle profondeur théologique et mystique en seulement quatre ou cinq ans est, d’après ce que l’on m’en dit, tout simplement prodigieux et témoigne de l’action puissante de l’Esprit. C’est ce qui compte pour moi : démontrer que Dieu existe et qu’Il est là mais que ce sont les fausses images et ainsi conceptions que nous avons de lui ou encore les interprétations terrestres qui se donnent pour célestes qui nous éloignent de la Vérité, nous empêchant de la voir se manifester. Lorsque nous sommes en attente de quelque chose qui ne reflète pas Dieu dans la Vérité de ce qu’Il est alors nous devenons aveugles et sourds face à Lui.

C’est pourquoi ce livre à pour vocation de toujours rappeler que c’est vers la Lumière de Dieu, que nous devons nous tourner mais aussi que chacun possède sa réalité céleste dans le Christ de Dieu, qui est : La Vie de Dieu. C’est en Lui que nous atteignons cette vie promise et renouvelée qui fait la paix véritable avec l’Esprit du Vivant dans le Dieu Très Haut et Tout Puissant. Enfin c’est l’Amour quoiqu’on en dise, qui nous permet de pénétrer dans le Royaume de Dieu, tout le reste appartient au monde. Il nous revient ainsi d’ensemencer celui-ci de la lumière véritable qu’Il nous donne pour cela afin de définir cette véritable contradiction qui permet d’éclairer les ténèbres par la grâce que Dieu nous offre.

Je suis convaincue que ce que je ressens est une expérience qui sera partagée et que chacun vivra un jour, dès qu’il choisira d’accueillir l’amour par la foi véritable en l’Esprit qui surpasse la chair et la transcende. L’amour et la foi, ces deux sentiments indissociables, assurent que nous réaliserons les promesses divines faites à tous. Dès ma naissance, j’ai eu la conviction que Dieu était présent, bien qu’il ne correspondait pas à l’image communément véhiculée par ce monde et dans laquelle je ne croyais pas. Il m’a orientée comme une douce voix intérieure et c’est en cela que j’ai cru, sans jamais abandonner, j’ai chuté, mais toujours je me suis relevée. Je ne suis pas exempte de défauts ou de fautes, mais j’ai donné le meilleur de moi-même… Je n’ai eu aucune incertitude quant à l’identité de celui qui se tenait là, bien que je ne puisse le décrire car les mots ne le permettent pas, et l’ouverture de la Bible a révélé que c’était réellement Lui, celui que j’attendais depuis l’enfance. Je souhaite à chacun de vivre un amour aussi profond dont l’authenticité ne se décrit pas, là aussi avec des mots, aucun mot ne conviendrait même en associant ensemble les plus beaux et cela afin de voir ce que j’ai vu et vis encore et qui surpassent même les plus grandes imaginations.

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