Jean et Marie
Je repense à Jean, le « disciple préféré » de Jésus à qui il confie Marie en disant : « Femme, voici ton fils, et au disciple préféré : Voici ta mère » parce que cela me conduit à la deuxième épître de Jean destinée à « la Dame Elue » et par conséquent, j’en arrive à la conclusion que cette lettre est adressée à Marie. Cette lettre est destinée à un être qui est allé « plus en avant » et qui demeure dans le monde, car elle indique qu’il faut éviter les « séducteurs et autres Antéchrists » présents dans le monde et veiller à ne pas faire perdre le fruit des travaux passés. De plus, il semble avoir énormément à dire, mais il ne le fera pas au moyen de papier et d’encre, mais en venant directement. Cela permet d’identifier celui qui s’adresse à la Dame Elue en tant qu’entité spirituelle incarnée dans la chair de nouveau ou se servant de celle-ci pour dire ce qu’il y a à rajouter. Donc, je me souviens de ce que Jésus a dit à Pierre juste avant de monter au ciel, quand ce dernier lui a demandé ce qu’il prévoyait de faire avec Jean. Jésus lui a alors répondu : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ». Comme il est indiqué dans ce même extrait, spécifiquement l’Évangile de Jean, cela ne signifie pas que Jésus affirme que Jean ne mourra pas, mais plutôt qu’il persistera dans le monde jusqu’à son retour, s’incarnant alors dans le cycle de la vie, afin de communiquer d’une façon ou d’une autre. Cela paraît s’appliquer à Jean, mais également à la Dame Élue et probablement à d’autres, même si ce n’est visiblement pas le cas pour Pierre, pour qui il est mentionné que les deux ont des destins divergents. Cela nous incite à envisager que d’une part, il existe ce qui détermine l’assemblée du ciel, et de l’autre, l’assemblée céleste qui communique grâce à l’Esprit qui établit le lien entre ciel et terre.
Jean se définit en tant que presbytre, terme désignant « un ancien ou un aîné », avant de désigner une fonction de responsable et de conseiller au sein des premières communautés chrétiennes. Il s’agit également d’une manière de désigner un « prêtre », bien que, pour ma part, je n’envisage pas le prêtre tel qu’il est défini aujourd’hui au sein de l’Église chrétienne. Je le perçois plutôt selon la vision que Dieu en avait au commencement, ainsi que selon la manière dont Il conçoit son peuple. En ce qui me concerne, le « vœu de célibat » ne semble pas être représentatif, ni interprété de manière à refléter fidèlement les attentes véritables de Dieu à l’égard des hommes. Bien que j’éprouve du respect pour ceux qui choisissent de faire ce vœu, je n’ai pas la conviction, et ce sans certitude absolue, que cela corresponde réellement aux attentes divines envers l’humanité. Il apparaît que cette notion découle du fait que, lorsqu’il est question des 144 000, il est affirmé qu’ils sont ceux qui ne se sont pas souillés avec les femmes. Cependant, il convient de noter que cette perspective se limite à l’image d’Ève, la pécheresse, sans prendre en considération d’autres figures féminines telles que Marie, ainsi que Sara, Rebecca, Rachel, et les mères des Apôtres, dont certaines portaient également le nom de Marie. Ces femmes étaient pourtant mariées à des hommes, et pas des moindres, puisqu’ils étaient des fils de Dieu, disciples ou apôtres, nous rappelant aussi que le grand prêtre n’est pas sensé ne pas se marier mais ne se marier qu’à une vierge. En somme, j’ai souvent l’impression que l’on ne retient de la femme que l’image de la pécheresse incarnée par la première Ève, tout en occultant les autres femmes qui, bien qu’étant également des saintes, ne correspondaient pas nécessairement à l’idée de « nonnes » telle que nous l’entendons dans notre société contemporaine. Il est question de la femme en tant qu’entité qui est en communion avec Dieu et de celle qui lui est étrangère. Cela est fondamental pour comprendre la Parole divine. Je suis profondément convaincu qu’on se trompe sur ce qu’est véritablement un saint, un prêtre ou encore une sainte et une vierge selon Dieu. On oublie délibérément que la pécheresse a reçu le pardon de Dieu et on privilégie Marie en tant que Sainte Vierge immaculée qui le serait devenue sans chemin. D’ailleurs, la plupart des gens ont du mal à comprendre si Marie est restée Vierge ou si elle a eu d’autres enfants avec Joseph. Personnellement, je pense que l’on ne naît pas vierge selon Dieu, mais qu’on le devient. Je crois aussi que, si Paul conseille aux hommes et aux femmes de rester célibataires, c’est comme Jésus le dit « en vue du Royaume des cieux ». C’est à travers l’attente de celui-ci que Dieu unit l’homme et la femme selon Ses Lois.
Quoi qu’il en soit, il est indéniable qu’à la fin, Marie se retrouve mère de Jean, un aspect qui, il est vrai, est peu souvent évoqué. Je me pose même la question de savoir si Jean a toujours porté le nom de Jean ou s’il a acquis un « nom nouveau », car, comme il a été mentionné précédemment, Dieu modifie les prénoms lorsque l’individu subit une transformation. Cela pourrait d’ailleurs constituer une explication pour la troisième étape, qui nous rappelle également la troisième église, où il est stipulé : « Au vainqueur, je donnerai de la manne cachée, je lui remettrai également un caillou blanc, sur lequel est inscrit un nom nouveau, que nul ne connaît, excepté celui qui le reçoit ». Quoi qu’il en soit, en ce qui concerne Jean, je constate qu’il possède l’Évangile le plus élaboré sur le plan spirituel, ainsi que plusieurs épîtres et le livre de l’Apocalypse à son actif. Il apparaît également que le fait qu’il ait accueilli la mère a été fructueux. Je m’interroge donc sur la possibilité que cela ne soit pas le parcours de Joseph… En définitive, il est affirmé que la majorité des Apôtres provenaient de Bethsaïde, un nom qui se traduit par « maison de la pêche » ou « maison de l’approvisionnement ». Étant donné que les Apôtres sont désignés comme « des pêcheurs d’hommes » chargés d’approvisionner la Maison de Dieu, il me semble qu’il serait inapproprié de considérer les villes mentionnées comme étant véritablement les lieux de naissance terrestres de chacun d’eux, mais plutôt comme des cités d’ordre spirituel. En réfléchissant à ce sujet, je suis amené à considérer Béthanie, dont l’appellation en hébreu, Beth-Ananiah, signifie « Maison » (Beth) et « que l’Éternel a couvert » (Ananiah). Cela établit un lien avec Marie, qui est recouverte par l’ombre de la puissance de Dieu pour concevoir le Fils du Très-Haut, établissant ainsi une association entre Marie, la mère, et Marie de Béthanie. Cela nous rappelle que Marie de Béthanie, ayant choisi la meilleure part, est assise aux pieds de Jésus dans le but d’être instruite, et nous offre l’image de cette arche d’alliance sur laquelle Dieu vient se poser. En définitive, cela fait écho à ce qui est mentionné dans les Écritures, où il est indiqué que les Juifs accompagnent Marie de Béthanie lorsqu’elle se hâte vers Jésus, alors qu’il se rend au tombeau pour ressusciter son frère Lazare. Il est également mentionné que le terme « Beth » correspond au chiffre 2, ce qui m’amène à considérer que pour édifier une maison, il est en effet nécessaire d’être deux. De plus, afin d’assurer sa solidité et sa pérennité, il est impératif d’établir Dieu dans le Christ comme fondation, car c’est Lui qui réalise l’ensemble des choses, et fait le Tout.
En réalité, ce qui suscite également mon intérêt, c’est le fait qu’en lien avec ce que j’ai déjà évoqué, nous faisons référence, au commencement, à Ève qui consomme le fruit défendu. Cela signifie qu’elle fait l’expérience de la connaissance du bien et du mal, engendrant ainsi, d’une part, Caïn, et d’autre part, Abel. Caïn représente le fruit de la connaissance du mal, tandis qu’Abel incarne le fruit de la connaissance du bien. Le monde, tel qu’il est façonné par la science du mal, présente une dynamique où le mal annihile le bien, illustrant ainsi l’histoire de Caïn qui met à mort son frère Abel. Dans cette réalité, cette situation est perpétuelle. En effet, le principe régissant ce monde tend à normaliser cette condition en affirmant qu’il est nécessaire d’avoir des loups et des agneaux, du bien et du mal, afin d’atteindre un équilibre. Bien que cette réflexion ne soit pas fondamentalement juste, elle semble, en réalité, constituer la base sur laquelle ce monde a été édifié, mêlant la notion de bien et de mal tout en négligeant le fait qu’à un moment donné, le mal est vaincu et le bien finit par prévaloir. Cela est affirmé par Dieu Lui-même, et c’est en ce sens que la nouvelle descendance que Dieu accorde à Ève à travers Seth prend tout son sens. Il est clairement indiqué par Dieu que tous sont dans l’ignorance et l’aveuglement, ce qui implique nécessairement cette réalité. Nombreux sont ceux qui ne prennent pas conscience de cette situation, et pour certains, cela s’apparente à un déni.
Ainsi, il apparaît que ce monde repose sur la première étape, suivie de la deuxième : la femme se repent et s’émancipe du « serpent ». Dieu lui a donc accordé la miséricorde, en se basant sur la promesse faite dès le début qui stipule ce qu’il a déclaré au serpent : « j’établis une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et la sienne, celle-ci te visera à la tête et toi tu la viseras au talon ». C’est Dieu qui accorde à la femme une nouvelle descendance en Seth pour succéder à Abel, tué par Caïn. Bien que cela puisse donner l’impression que tout se déroule à la même époque, ce n’est pas le cas. En effet, l’Ancien Testament illustre souvent le conflit entre le bien et le mal. Le Nouveau Testament, bien qu’il semble toujours être dominé par le mal, marque le début d’une nouvelle création, nous retrouvons ainsi ce que Lémech, père de Noé dira « Celui-ci nous consolera de nos fatigues et du travail pénible de nos mains, provenant de cette terre que l’Eternel a maudite ». Jésus et le corps du Christ, dans lequel se retrouvent tous les saints et prophètes, procurent une véritable victoire en vainquant personnellement le « serpent ». L’afflux croissant de personnes qui reçoivent la révélation concrète de la Bonne Nouvelle engendre le nouveau peuple de Dieu, libéré des conséquences du péché originel, ouvrant ainsi la voie vers un nouveau monde éclairé que ce monde ténébreux tente de cacher tout en étant lui-même plongé dans l’obscurité. « Le trône de la Bête » est enveloppé par les Ténèbres, nous poussant à nous demander : Ceux qui portent la marque du Satan réalisent-ils vraiment la portée de la réalité ?
Souvent, je désire ardemment que tout ce mal disparaisse plus rapidement, même dès demain, et que toute souffrance cesse. J’y pense constamment, mais je me tourne toujours vers Dieu. Je sais qu’Il est juste, qu’Il sait tout, qu’Il voit tout, chose que moi je ne suis pas capable de faire. C’est Lui qui décide de tout, et je sais qu’il se passe quelque chose d’important. Je sens que le changement arrive. J’ai reçu tant de signes et connu tant d’expériences grâce à Lui, que je ne peux douter de ce qui est et de ce qui viendra. Chaque jour, je me sens de plus en plus proche de Lui, et cela ne fera que grandir. Car le changement et la transformation ne sont pas juste des histoires qu’on nous raconte, ils sont réels, et personne ne peut corrompre ni manipuler la vérité de la manifestation de Dieu. C’est quand on ne connaît pas Dieu qu’on peut manipuler les gens, mais une fois que l’on connaît Dieu, il n’est plus possible de faire ça. Je suis consciente qu’il me reste encore des aspects à découvrir. Cependant, dès le départ, j’étais persuadé que tout se mettrait en place progressivement. Avec le temps, ces convictions se sont renforcées. De plus, c’est ce qui renforce ma foi en l’origine divine de tout cela. Comme Dieu parle et, par extension, nous obtenons de la connaissance ; et puis Il agit et nous acquérons, par conséquent, nos certitudes.
Lorsque je réfléchis à la plupart des êtres qui peuplent ce monde, je me rends compte qu’elles ne portent pas la responsabilité de tous les maux, mais plutôt celle de leur propre égarement. Effectivement, la majorité reste dans l’ignorance et se contente de suivre l’enseignement qui lui est prodigué. Si cet enseignement est défectueux, comment peut-on espérer qu’une véritable construction se fasse ? Il est impossible de comprendre ce qu’on ne sait pas et on est contraint d’endurer ce qu’on nous impose. Cela fait si longtemps que ce monde est mauvais. Comment une « bête de somme », tout ceci sans connotation négative ou humiliante, pourrait-elle suivre autre chose que le guide qu’on lui présente ? Les masses ont été formées par un système corrompu et néfaste et depuis, elles endurent l’oppression du « mauvais berger ». Tout cela est consigné noir sur blanc, il n’y a rien de mystérieux quant au pourquoi les individus dans ce monde ont évolué en ce qu’ils sont. Je ne peux pas juger des autres, après avoir été guidée et soutenue toute ma vie et alors que je suis consciente qu’on ne nous a pas offert à tous les mêmes opportunités et chances. Je ne peux pas exiger les mêmes convictions, actions et capacités de compréhension des autres, étant donné que nous n’avons pas partagé les mêmes expériences. En sachant que malgré ce qu’on m’a offert, j’ai également commis de nombreuses erreurs, je ne serais pas juste si je m’adonnais ainsi au jugement. Ce en quoi je crois profondément, c’est que chacun a la possibilité de se transformer s’il est guidé et qu’on lui indique la voie, la véritable, pas celle qu’on croit mais celle qui est.
Pour la plupart ici, il s’agit simplement de chercher à suivre la lumière, la vraie, en étant juste orientés et guidés. Beaucoup d’individus ne sont pas cupides ni intéressés par l’argent, ils aspirent tout simplement à vivre. C’est donc ceux qui sont censés être des modèles, qui devraient se préoccuper des biens communs à tous, d’adopter un comportement vertueux pour que les autres soient inspirés à faire de même. Comment des individus vénaux, corrompus, égoïstes, cupides et dépourvus de respect pour toute sorte de vie peuvent-ils s’occuper de l’intérêt général ? C’est ce genre d’individus qui les gouvernent depuis des centaines d’années, et ceux qui ont tenté de s’opposer à leur emprise ont été éliminés par cette oligarchie corrompue qui s’est implantée partout. Dieu nous a dit qu’il a positionné ces êtres comme un jugement afin que chacun puisse saisir les conséquences de la corruption ayant guidé nos existences. Ceci est pour qu’on puisse réaliser les conséquences si l’on n’obéit pas aux lois qui engendrent la vie dans la vertu et le bien, nous enjoignant à aimer la lumière et à la considérer comme elle devrait l’être. Je peux affirmer qu’il n’y a pas une meilleure manière de comprendre tout ceci que d’expérimenter ce que nous vivons ici.
Quant à moi, je n’aspire pas à prendre les rênes de quoi que ce soit dans ce monde, nous sommes souverain de notre propre maison. Mon souhait est que Dieu offre à l’humanité des individus dignes capables de diriger, dans le sens noble du terme, les peuples de manière juste, et qui seront en mesure de les instruire sur les Lois de l’existence. J’espère que tous saisiront ce que j’ai moi-même saisi. En observant les événements en France et ailleurs depuis des années, et en voyant les luttes des gens, j’estime qu’elles sont largement justifiées : les populations sont dérobées, pillées, exploitées et maltraitées depuis tant de temps. On leur inculque des mensonges, on les assujettit à l’injustice, on les sépare intentionnellement en leur refusant le choix par des divisions délibérément créées. Ils se conforment car ils n’ont guère d’autres alternatives, ils passent par le formatage, la programmation qui les incitera à agir et à endurer. On leur fait croire que la vie repose sur certaines valeurs, comportements, pensées et actions. On les terrorise, on les rend malades et accros au mal, on les plonge dans leur extrême profondeur, on cultive délibérément le mal en eux. On leur fait croire que le bien n’a aucune utilité. Comme la majorité des gens endurent cela depuis longtemps, ils sont fragiles et on les rend encore plus vulnérables en leur enseignant des mensonges, en les subordonnant, en les condamnant à subir quotidiennement l’injustice. Et plus alarmant encore, on leur démontre que le coupable est récompensé tandis que l’honnête est asservi et débouté. Depuis quand entendons-nous des phrases comme « l’honnêteté ne paie pas » ou « trop bon trop con » ? Le plus regrettable, c’est que ces paroles prennent effet. Toutes nos institutions semblent peuplées de personnes coupables d’infractions, de crimes, de malversations et de différentes corruptions. C’est la carte de visite incontournable pour obtenir un poste à responsabilité. Personnellement, je peux affirmer que cela ne paie pas, mais sommes-nous nombreux à en avoir la certitude ? Ce n’est pas en raison de ma chance ou de ma foi en Dieu que je le sais, c’est juste une réalité. Cette atmosphère dans le monde épuise l’espoir, essentiel et souvent vital, des plus vulnérables parmi nous.
Fondamentalement et pour être franche, je suis capable de tenir le temps qu’il faudra, et avec l’aide de Dieu, je vais trouver la patience pour le faire. Cependant, je pense à toutes les personnes qui subissent aux mains de ces êtres malveillants dans ce monde, et c’est cela qui est difficile à porter. C’est ce qui me pèse le plus, car toute ma vie a été marquée par une guerre constante contre l’injustice et je la vois maintenant atteignant son sommet. C’est douloureux pour moi. Je suis reconnaissante pour la paix que Dieu m’accorde, mais mon souhait est qu’Il l’offre à tous puissamment. C’est mon aspiration, mon objectif et le fondement de ma vie ici. Je ne parviens jamais à me réjouir d’un bonheur égoïste, car je ne peux le ressentir tant que ceux qui m’entourent souffrent d’injustice. Lorsque je les observe combattre ne serait-ce que la plus infime forme d’injustice, je me rends compte qu’ils font déjà preuve de bonté, même en dépit de leurs imperfections résiduelles. Mon désir est que le Christ gouverne ouvertement, bien que je sois consciente qu’il occupe déjà ce trône. Je souhaite que cela soit manifestement visible. Qu’il y ait des « Jésus » à la tête des nations, orientant tout dans le bon sens pour le bénéfice de chaque nation. J’aspire à ce que les êtres humains retrouvent l’espoir, car grâce à une simple étincelle d’espoir, nous prenons conscience de notre nature et de notre potentiel. C’est par l’espoir qu’on perçoit une lueur à l’horizon, qu’on retrouve la volonté de combattre le mal, de se relever et de se diriger vers le bien. Effectivement, même ceux qui sont au sol, incapables de marcher, qui boitent, mobiliseront des forces qu’ils n’auraient jamais pensé posséder, l’éclair de lumière de Dieu se manifestant à leur portée. C’est Lui qui leur accordera la force de l’approcher, car ils le percevront enfin à travers tous ses anges et ses élus. C’est précisément ce que l’histoire de Jésus révèle : une lueur de bonté, d’amour, de sagesse, de compassion, de guérison, de savoirs divins et avant tout d’humilité, de désintéressement aux pouvoirs et dominations de ce monde, pénétrant dans l’univers pour instruire, guérir et libérer. Car c’est bien de libération et non d’endoctrinement ou d’asservissement dont il est question avec Dieu dans le Christ. Il ne s’agit en rien de ce que certains font et prônent au Nom de Dieu par les mauvais désirs de domination et de convoitise sur les autres.
Je pense également que l’on peut identifier les gens de bien à leurs actions charitables envers les autres. Ce sont ces personnes qui agissent comme bénévoles, en fait, c’est ce que Jésus fait, tout comme ses disciples, c’est une forme de bénévolat. Ils donnent sans compter et se contentent simplement de ce qu’il faut pour survivre. C’est à ce stade qu’on peut distinguer ceux qui agissent par vocation de ceux qui agissent par intérêt. J’ai rencontré de nombreuses personnes de bien engagées dans la lutte, ce qui prouve qu’il en existe sûrement plus que nous le croyons, parce que ces personnes-là ne cherchent pas à être reconnues. Par leur simple existence, ils manifestent la véritable nature de Dieu. Cela ne veut pas dire que nous ne possédons rien mais que nous ne sommes pas matérialistes, préférant donner et espérer au niveau de la vie plutôt que de se concentrer sur l’aspect matériel et ses gains. C’est ainsi que nous recevons de Dieu l’assistance dont nous avons besoin. Je suis fermement convaincu de cela et ce que je désire vraiment, c’est que davantage de personnes prennent conscience de cette réalité. Nous ne devons pas nous défaire de tout, mais placer la priorité sur le spirituel plutôt que sur le matériel. En ce sens, personne ne peut acheter ceux qui vivent en Christ, bien qu’il s’agisse de personnes qui, matériellement parlant, n’ont pas forcément rien du tout. En effet, il existe une grande méconnaissance concernant la relation aux biens matériels, mais également ce qui définit les biens matériels et, à l’opposé, les biens spirituels et l’amour que nous portons à ces deux sortes de biens. Il est tellement précieux de donner réellement, de pouvoir offrir une aide, si minime soit-elle, parce que c’est dans ces instants que l’on saisit réellement la véritable essence de la vie et que l’on découvre réellement le bonheur en trouvant sa propre utilité. Il est fondamental de prendre conscience de ceci, cela est si gratifiant véritablement. Les gens semblent avoir oublié ou ne peuvent même pas l’imaginer parce qu’ils ne le comprennent pas, on les a persuadé que cela n’avait aucune valeur. Mais en fait, c’est ce qui entraîne la joie, le bonheur, une raison d’exister fondamentale et le bien-être pour notre âme en réalisant du bien pour les âmes des autres. Lorsqu’ils prendront conscience de cela, ils saisiront le véritable sens de la vie et la vraie nature de Dieu. Et je suis convaincu que c’est inévitable, car Dieu n’est pas destiné qu’à une poignée d’individus, mais à tous.