Les eaux de Siloé nous rappellent que c’est au cœur de celles-ci que se trouve une purification déterminante, car elles redonnent la clarté des yeux. Ainsi Jésus « enduisit les yeux de l’aveugle de boue, puis lui ordonna : Va, et purifie-toi au réservoir de Siloé, un terme qui signifie envoyé. » Il s’y rendit, se nettoya, puis revint avec une vision éclaircie. Ses voisins et ceux qui l’avaient connu autrefois comme un mendiant, murmuraient : « N’est-ce pas lui, celui qui s’asseyait là pour quémander ? ». Nous comprenons ainsi que c’est en fonction de l’eau reçue que celui qui était aveugle voit de nouveau mais aussi que c’est le Christ en lui-même qui montre le chemin de ces eaux. Siloé, qui évoque le terme « envoyé », nous rappelle également le Shilo, car Silo se traduit par Shiloach, nous orientant vers le « Pacifique » et nous renvoyant à l’image tangible de l’océan Pacifique, symbolisant la vue sur une mère, une Marie, ou toute femme, qui, associée aux eaux d’en haut, peut offrir des eaux vives rappelant ce qui a attrait au serment et à ce qui fait la femme du serment, telle Bethsabée, femme de David et mère de Salomon, qui rappelle celle qui est pardonnée et devient en cela à l’image de Sara, cette Jérusalem céleste.
Cela évoque donc que les eaux définissent plusieurs choses dont, par exemple, les filles qui dansent à Silo mais aussi la femme adultère dont les larmes deviennent amères ou encore celles de Marie de Béthanie qui représentent les larmes de l’affliction. La différence des eaux nous rappelle que du jardin d’Éden s’écoule un fleuve se divisant en quatre bras, symbolisant ainsi la diversité des eaux qui jailliront de cette division qui émane lorsqu’on sort de l’Eden et qu’on s’en éloigne de plus en plus. On trouve ainsi une multitude d’eaux émanant de puits, de citernes et de réservoirs, formant des fleuves ou des ruisseaux évoquant que le parcours à suivre traverse des terres parfois arides, séparées par des mers, des océans ou des rivières, torrents ou fleuves qu’il nous faut percevoir d’un point de vue spirituel, nous rappelant que l’eau est telle une conscience qui apporte ainsi une connaissance et des sentiments ou émotions diverses et variées inhérent à ces eaux desquelles ils sont puisés.
Chaque phase de ce parcours, rappelle par exemple, le corps de la statue dressée par le roi de Babylone, qui se caractérise par une palette de matériaux tels que l’or, l’argent, le bronze, le fer et l’argile, soulignant que toute métamorphose est liée à l’eau que l’on reçoit et définissant aussi la nourriture que l’on mange. Nous avons donc une tendance à envisager les choses de manière verticale en ce qui concerne la statue qui est érigée, mais avant d’atteindre les sommets de chaque montagne, définissant une puissance qui se dresse, chaque corps repose dans la poussière, symbolisant un chemin horizontal rempli d’épreuves, chacune représentant une phase, une étape, un parcours à accomplir et un savoir à acquérir, menant ainsi à une expérience authentique qu’il faut vivre afin d’être debout. Ce sont ces diverses expériences qui font la profondeur des éléments que nous traversons horizontalement puis verticalement.
1- Entrance curtain : Rideau d’entrée . 2- Courtyard : Cour . 3- Bronze Altar : Autel de bronze . 4- Bronze laver : mer de bronze . 5- Outer veil : 1er voile . 6- Table of showbread : Table des pains de proposition . 7- Altar of incense : Autel des parfums . 8- Lampstand : chandelier . 9- Veil : 2ème voile . 10- Ark of the covenant : Arche d’alliance . 11- Holy place : Saint . 12- Holy of holies : Saint des saints.
Ainsi les eaux de Siloé représentent une source au sud-est de Jérusalem, nous rappelant plusieurs choses, dont le fait que nous nous trouvons dans le Sud, terme qui signifie de façon générale, la droite, la force, la lumière, la bénédiction, nous ramenant à la paix qui renvoi au Vent du Sud : Souvent associé à la chaleur, à la pluie bienfaisante (dans certains contextes), à la paix ou au changement de saison. On s’oriente généralement vers l’Est, vers le soleil levant et vers le Sud car nous sommes dans le royaume de Juda, rappelant que le Shilo et ainsi le Pacifique est représentatif du fils de David en Salomon. C’est aussi un Lieu de révélation et de délivrance : C’est vers le Sud que Dieu apparaît à Moïse au Mont Sinaï, qu’Il libère le peuple de l’Égypte, et qu’Il donne la Loi. Le Sud est lié à la sortie d’Égypte et à la naissance de la nation d’Israël. Enfin dans le Temple et le Tabernacle, la disposition des éléments comme la Mer d’airain se situe au Sud-Est, cette mer nous rappelant forcément la mer Rouge, renforce l’idée de lumière et de purification et nous rappelle par les eaux de Siloé, qui représentent cette source au sud-est de Jérusalem, ce qui est de cette cuve faisant la mer d’airain où se lave obligatoirement les prêtres.
Aussi, cette mer d’airain évoque que ceux qui définiront le peuple de YHWH, les sacrificateurs qui forment ce royaume de prêtres au sein du peuple du Dieu Vivant, traversent tous la mer Rouge. Ils se lavent en ce sens les mains dont les doigts définissent les rois et les pieds qui définissent ceux qui foulent la terre mais aussi ce qui a attrait au feu de la prophétie. Le mer Rouge nous rappelle en ce sens ce qui est non seulement d’eau mais aussi de feu de l’Esprit, rappelant ces eaux qui sont changes en vin. Cela nous ramène à l’Exode du peuple d’Israël, soulignant que son identité ne repose pas sur une appartenance raciale terrestre, mais plutôt sur un parcours où chaque individu, à travers son propre chemin, contribue à forger ce peuple en marchant avec Dieu. Ainsi, il n’est pas question de vouloir d’homme ou de chair pour faire partie du peuple du Dieu Vivant, mais de vivre un parcours d’expériences qui nous permet d’embrasser des valeurs divines, non pas celles de la chair, mais celles qui résident en l’être intérieur et l’orientent, définissant ainsi un véritable membre du peuple du Dieu Vivant. On peut ainsi redécouvrir l’essence de la sortie d’Égypte, définissant un principe sombre et obscur, par lequel chacun de nous doit passer, reflétant un état d’esprit empreint d’orgueil et, par conséquent, de polythéisme, évoquant les causes et les conséquences de la chute originelle qui entraîne la dissociation entre la chair et l’Esprit du Vivant. La résultante de cette rupture nous immerge dans le principe de la Mort, un état où réside une essence opposée au Vivant, nous poussant à croire que nous sommes des dieux alors même que nous sommes voués à la mortalité et à la corruption. Il sera donc nécessaire d’emprunter un chemin de retour vers le Dieu Vivant, évoquant la sortie d’Égypte du peuple d’Israël après la mort des premiers-nés. Cela rappelle que la génération arrivée en Égypte s’éteindra afin de renaitre en vertu de la promesse et ce sont les enfants, guidés par Moïse, le plus grand serviteur du Dieu Vivant, qui se perçoit comme un étranger dans une terre étrangère qui continueront le chemin. C’est donc en vertu du renoncement à son statut que l’être ancien peut initier son retour vers le Dieu d’Israël, celui de ceux pour qui « Dieu prévaut ». Cela nous rappelle qu’il faut lutter avec Dieu, renvoyant à ce qui est de la chute et de la séparation avec Dieu puis lutter avec les hommes, définissant le renoncement à l’être ancien et les souffrances que cela engendre, que l’on devient Israël. Le peuple traversera donc la mer Rouge, une étape cruciale pour accéder au Temple de Dieu, témoignant qu’on atteint celui-ci par l’Esprit.
Reproduction de l’authentique splendeur céleste du Temple de Salomon. Seule la réalité céleste détient l’Esprit et le partage avec ses membres pour qu’ils unissent leurs forces et donnent vie à son corps dans la matière. Le Temple du Pacifique symbolise le corps du fils de David, avec ses deux colonnes flanquant l’entrée : à droite se trouve « Jakin », qui évoque la stabilité et l’établissement, tandis qu’à gauche se dresse « Booz », incarnation de la force. Grâce à cette union, le Temple peut émerger, perdurer ou s’effondrer selon l’intégrité des membres qui portent son essence et qui honorent les Lois de l’alliance sur lesquelles il repose. Dès l’instant où le Temple est détruit dans la matière par la mort physique des êtres qui le formaient, seul l’Esprit demeure, c’est lui qui est éternel.
Le Sud peut également véhiculer un symbolisme ambivalent ou négatif, évoquant le désert où se trouve un jugement qui rappelle que la terre aride doit se recouvrir de fleurs blanches mais que dans celui-ci se trouve également celui qui se nourri exclusivement de poussière : le serpent. Cela nous renvoie également à la reine du Midi qui se lève pour le jugement, évoquant que Myriam repose dans ce désert de Kadès, « Saint, consacré », et lieu de la fontaine du jugement, tandis que le peuple ne repart que lorsque Myriam revient, nous rappelant que Myriam signifie Marie. Nous sommes confrontés au rappel que Myriam sera écartée du camp pour une période de sept jours, frappée de lèpre, ce qui évoque à la fois le temps d’une création et les démons à chasser, établissant ainsi un lien entre Myriam et Marie de Magdala ainsi que les femmes qui accompagnent les apôtres du Christ, nécessitant leur purification préalable. Cela rappelle la purification de l’église, par la parole qu’un bain d’eau accompagne, rappelant que les églises incarnent des « notre dame », symbolisant clairement l’épouse dans son essence féminine.
Le Midi, lié au Sud, rappelle aussi que cette direction est synonyme de lumière, de révélation et d’épreuves purificatrices, tandis que l’Est est associé à l’origine, au commencement et à la gloire de Dieu. Le Midi « Négeb » est également lié à la droite et à ce qui est desséché, faisant écho aux ossements desséchés du désert évoqués par Ezéchiel, qui nécessitent un Esprit de Vie pour renaître, rappelant ainsi ce jugement qui relèvera l’ensemble de la maison d’Israël. Cela évoque encore une fois la reine du Midi qui se dressera pour le jugement, faisant écho à plusieurs choses, dont ces femmes qui pleurent sur l’autel de Dieu à cause de l’infidélité des hommes avec lesquels elles sont liées par l’alliance et qui attendent la postérité promise. On retrouve aussi la femme mentionnée dans l’Apocalypse de Jean, mettant en avant que sa postérité est appelée à lutter contre la Bête, tout en rappelant que l’enfant mâle qu’elle met au monde, se trouve emmené auprès du trône de Dieu, et qu’il est en rapport avec le fer.
Ce métal évoque ce qui est associé à l’argile, symbolisant l’union de la chair avec l’Esprit à travers l’alliance divine, tout en soulignant les vulnérabilités charnelles qui compromettent cette alliance, et nous rappelle l’histoire de la statue érigée par le roi de Babylone, dont Daniel parle de la chute en écho à la statue du Dragon mentionnée dans l’Apocalypse de Jean. Nous réalisons donc que ceux qui triompheront de la statue du Dragon et ainsi de la Bête, en rejetant la marque de son nom, incarneront cette pierre capable de viser les pieds en fer et en argile de la statue, entraînant ainsi sa chute. Nous nous tenons aux côtés de ceux qui définissent les élus, ceux dont le nom est inscrit dans le livre de vie de l’Agneau et ainsi dans celui de Jérusalem, celle qui est dans le ciel, c’est-à-dire dans la fondation de paix avec le Dieu Vivant. Ils sont décrits comme marchant à Ses côtés depuis le commencement, évoquant les disciples du Christ qui le suivent et écoutent Sa voix, désignant ceux qui prennent leur propre croix et placent leurs pas dans ses empreintes, leur permettant ainsi de réaliser leur propre chemin de Vie. Il est essentiel de vaincre le monde, et pour cela, il faut démystifier l’illusion selon laquelle Dieu serait autre que ce qu’Il est réellement, tout en se souvenant que la terre entière se prosterne devant la statue du Dragon, représentant finalement cette abomination, ou encore cet homme d’iniquité qui s’installe dans le Temple de Dieu, en se faisant passer pour Lui. Chaque image devient illusoire dès que nous perdons de vue ce qui distingue la reproduction de la réalité divine, nous incitant à considérer la pierre comme une divinité tout en tournant le dos à la Lumière de Dieu.
Les eaux de Siloé évoquent donc notre confrontation avec la mer d’airain, ce vaste réservoir symbolisant la cuve d’airain où les prêtres doivent se purifier pour pénétrer dans le Temple de Dieu. « Aaron et ses fils (les prêtres) devaient s’y laver les mains et les pieds avec de l’eau avant d’entrer dans la tente ou de s’approcher de l’autel pour offrir des sacrifices » ce qui était impératif : « pour qu’ils échappent à la mort ». Cela soulignait la sainteté de Dieu et la nécessité d’une pureté rituelle. Cette cuve est faite en Bronze, fabriqué à partir des miroirs des femmes qui servaient à l’entrée de la tente. L’image des miroirs des femmes nous rappelle que nous faisons face à des femmes profondément connectées à leur essence céleste, ce qui nous permet d’affirmer que la mer Rouge symbolise ce qui a attrait au féminin et qui rappelle également que les femmes accompagnant les apôtres du Christ, les assistent de leurs biens, qui sont de nature spirituels. Le bronze évoque le jugement sur le péché et la force, faisant écho à l’image de la Femme forte décrite dans le livre des Proverbes dont le mari se lève dans l’assemblée du ciel et ses enfants disent ses œuvres aux portes de la ville. Cela nous ramène donc à plusieurs éléments, notamment au fait que ce sont les femmes qui incarnent cette eau, et que leurs larmes, celles des affligées, sont ce qui permet de purifier les hommes, renforçant ainsi le lien avec ce qui est mentionné dans Malachie « le messager » aux hommes : « Voici encore ce que vous faites : Vous couvrez de larmes l’autel de l’Eternel, De pleurs et de gémissements, En sorte qu’il n’a plus égard aux offrandes Et qu’il ne peut rien agréer de vos mains. Et vous dites : Pourquoi ?… Parce que l’Eternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, A laquelle tu es infidèle, Bien qu’elle soit ta compagne et la femme de ton alliance. Nul n’a fait cela, avec un reste de bon sens. Un seul l’a fait, et pourquoi ? Parce qu’il cherchait la postérité que Dieu lui avait promise. Prenez donc garde en votre esprit, Et qu’aucun ne soit infidèle à la femme de sa jeunesse ! Car je hais la répudiation, Dit l’Eternel, le Dieu d’Israël, Et celui qui couvre de violence son vêtement, Dit l’Eternel des armées. Prenez donc garde en votre esprit, Et ne soyez pas infidèles ! ».
À l’entrée de cette église à Vintimille, en Italie, se tient un homme habillé comme un grand prêtre, qui prie de la terre, celle qui se situe dans les cieux avec l’enfant, suspendue sur les nuages porteurs de pluie. La seconde image dévoile les mêmes figures, où l’homme offre son cœur, et par extension son esprit, à celle qu’il désigne comme « mère », dans l’espoir de trouver le repos et ainsi la paix en donnant son esprit à l’enfant.
Ainsi, ce sont les larmes des femmes qui éclairent la scène de la pécheresse pardonnée par Jésus, cette femme qui, avec un parfum d’une valeur correspondant à ce qui est de l’amour, honore le corps du Fils de Dieu pour qu’il puisse regagner le Père. Cela devient possible car il trace le chemin de tous les hommes, lui qui a pardonné à la femme de sa jeunesse, celle-ci le recouvrant ainsi d’amour et l’enveloppant de douceur, nous rappelant que la femme « entoure l’homme » grâce à ce pardon. Cela nous ramène à l’idée que les larmes, au-delà d’être simplement de l’eau, contiennent également du sel, évoquant ainsi la source des eaux de Jéricho où Elisée se rendra pour y ajouter du sel, transformant cette source en un lieu de fertilité, chassant ainsi la stérilité et la mort qui l’entouraient. Et puis on se rappellera également que sous l’autel se trouvent ceux qui ont été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu’ils ont rendu et qu’ils crient vers Lui afin qu’Il juge et tire vengeance de leur sang. Ils reçoivent une robe blanche et attendent qu’ils soient au complet, rappelant que nous sommes face à ceux qui définissent les élus qui doivent être rassemblés dans la totalité. On reconnait donc ce qui leur permet de recevoir ce vêtement d’équité, blanc qui rappelle celles qui pleurent et recouvre de parfum l’autel de ceux qui se situent en dessous de celui-ci. Nous retrouverons également dans cette même idée, ces roseaux qui poussent dans des eaux boueuses et marécageuses, mais qui, par la grâce divine, parviennent à toucher à nouveau le ciel par ce qui est de la voie sacrée qui y mène, associant ce qui est de la boue et des eaux de Siloé. Il est clair que dans le monde nous progressons à l’aveugle et que notre seul repère fiable est cet amour authentique et inconditionnel que nous dévouons à Dieu et à celui qu’il nous envoi afin de nous réunir, rappelant que c’est Dieu qui uni les êtres en Lui de par l’amour qu’ils éprouvent les uns pour les autres. C’est l’acquisition de ce sentiment d’amour pur qui demeure intact, qui n’est pas sujet à marchandage, qui pardonne sans réserve et nous rappelle que c’est là que réside la véritable sagesse, celle que seul le Dieu Vivant peut nous offrir de comprendre et de trouver qui nous guide sur notre chemin. Il nous ouvre ainsi la compréhension du sens et de la raison de tout notre parcours et de la compréhension de ce qu’est Dieu en nous offrant la première des substance qui le fait être et perdurer éternellement.