LA TOUR OCTOGONALE/HEXAGONALE

Son histoire du point de vue matériel

Notre-Dame-de-Nazareth a été édifiée dans le courant du XIIIème siècle (Le Luc en Provence Var)

Elle se composait à l’origine d’une nef unique de 3 travées voûtée en berceau sur doubleaux, encadrée de 2 chapelles ; chacune de ces parties avait une abside semi-circulaire. On y ajouta un clocher (en forme de tour hexagonale) au XVIème siècle. Agrandie au XVIIème siècle par une grande nef perpendiculaire à l’église primitive, l’église a été désaffectée en 1791 et partiellement détruite au XIXème siècle. On peut encore voir le chœur, la chapelle Sud, la 1ère et la 3ème travée (la travée centrale ayant disparu) ainsi que le clocher en forme de tour hexagonale situé à l’angle Nord-Ouest. Cette tour, qui mesure plus de 27 mètres de haut, se compose de 4 niveaux. Les 3 premiers sont identiques et sont reliés par un escalier tournant 

accroché au mur intérieur. Chaque étage est souligné par un cordon en saillie. A hauteur du sol du 4ème niveau se situe une série de consoles qui devaient permettre l’installation de hours confirmant par là-même le caractère semi défensif de l’ouvrage. Ce 4ème niveau est percé de 6 hautes baies en plein cintre surmontées d’un cordon épousant le galbe des baies. A chaque extrémité de l’entablement se trouvent des gargouilles zoomorphes, chiens et oiseaux.

Ma première découverte intéressante concernant l’hexagone fut la Tour du Luc et ma deuxième fut l’assemblage de deux pyramides, l’une montante et l’autre, inversée, descendante, me donnant la pensée que l’une représentait la matière tandis que l’autre l’esprit. Enfin l’assemblage de ces deux pyramides formaient l’étoile, me ramenant à l’étoile de David et ainsi à l’ange de David.

En approfondissant mes recherches sur le sens de l’hexagone je trouvais finalement les mêmes conclusions et plus encore, puisque j’allais me rendre compte que nous sommes aussi avec lui dans la figure du cube qui nous ramène à la structure de la ville sainte et ainsi à Jérusalem « Celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d’or, afin de mesurer la ville, ses portes et sa muraille. La ville avait la forme d’un carré, et sa longueur était égale à sa largeur. Il mesura la ville avec le roseau, et trouva douze mille stades ; la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales ». Je retrouve aussi avec cette tour hexagonale ce qui est de la colonne de la fontaine de la Rotonde qui rejoint exactement le même symbolisme lorsqu’on observe la fontaine vue du ciel :

Cela permet de comprendre que la tour hexagonale semble porter en elle-même et à elle seule un monde, puisque la fontaine dans sa colonne soutient toute la structure d’un monde en trois dimensions, représentant les douze tribus d’Israël par les douze lions, les douze anges et les poissons mais aussi les douze apôtres et les trois grâces, celles des beaux-arts, de l’agriculture et de la justice, rappelant les trois étapes, les trois étages du Temple, de l’arche de Noé et de la maison du Dieu Vivant. On se rappelle ainsi que c’est Salomon qui construit le Temple et la maison de YHWH, nous rappelant que nous sommes avec le fils de David et de Bethsabée, le bien-aimé et la fille du serment, mais aussi dans ce qui nous rappelle que le Temple de Salomon est formé de deux colonnes celle de Jakin, révélant ce qui est posé et établie et de Booz qui définit celui en qui est la force. Cela nous indique que pour être dans ce qui est la paix de Dieu qui porte la garantie que la liberté découle de cette paix, il est nécessaire d’avoir atteint cette construction qui porte en elle-même la garantie de cette paix et ainsi de cette liberté. On retrouve aussi l’origine de la sagesse au milieu de l’art, de la semence et de la justice reçu en raison de l’obéissance à ce qui permet d’atteindre la réalisation de cette construction, qui définit qu’en connaissant la vérité de Dieu, nous sommes en paix avec Lui en ayant trouvé l’équilibre qui fait et permet un monde au-delà du monde des autres. Ainsi en poussant mes recherches je suis tombée là-dessus :

L’hexagone et son symbolisme : quelle signification spirituelle et ésotérique ? Quel sens caché ? Voici une interprétation de cette figure sacrée (Données issues de https://www.jepense.org/hexagone-symbolisme/) 

L’hexagone est un polygone à six côtés et six sommets. Lorsqu’il est régulier, ses six côtés sont de la même longueur et ses angles internes font tous 120°.

Objet sacré, l’hexagone offre une image de régularité et de perfection. Nous allons voir qu’il s’agit d’une figure remarquable à plus d’un titre.

L’hexagone peut être représenté selon deux orientations : debout (en équilibre sur une pointe) ou posé. Dans le premier cas, il évoque l’étoile à six branches. Dans le second cas, il rappelle la stabilité du carré :

L’hexagone évoque en premier lieu l’édifice et la construction : en effet, les hexagones s’imbriquent parfaitement, à l’image des alvéoles de la ruche :

L’hexagone renvoie à d’autres formes ou figures géométriques, notamment :

  • le carré : tout comme le carré, l’hexagone est une forme qui permet un pavage parfait et régulier du plan (à la différence de l’octogone ou du pentagone par exemple). En ésotérisme, le carré représente la perfection de la matière,
  • le cercle : l’hexagone s’inscrit dans le cercle (le monde de l’Esprit). Toutefois, il épouse moins bien l’arrondi du cercle que l’octogone, ce qui fait dire à certains théologiens chrétiens que l’hexagone est l’image de la mort du pécheur, alors que l’octogone est l’image de sa Renaissance, transformation rendue possible par le baptême,
  • le triangle : l’hexagone régulier contient 6 triangles isocèles équilatéraux. Le triangle est le symbole du ternaire sacré et de la Trinité divine,
  • le losange : l’hexagone se compose de 3 losanges parfaits,
  • le cube : l’hexagone peut être vu comme un cube en 3D ; à ce titre, il est un tremplin vers une autre dimension.

L’image ci-dessous représente des hexagones imbriqués. On peut aussi y voir une série de cubes formés chacun par trois losanges réguliers :

Entrons dans le symbolisme de l’hexagone et découvrons son sens caché.

L’hexagone : symbolisme et sens caché

L’hexagone est le pendant du Sceau de Salomon (Etoile de David ou hexagramme), objet ésotérique majeur. En effet, le Sceau de Salomon s’inscrit dans un hexagone parfait :

Constitué de deux triangles entrecroisés (l’un droit et l’autre inversé), le Sceau de Salomon symbolise l’union de deux principes à la fois opposés et complémentaires : c’est la rencontre de l’esprit et de la matière, de l’actif et du passif, du haut et du bas, ou encore, en alchimie, l’union du Soleil et de la Lune, du Feu et de l’Eau.

C’est aussi l’Alliance de l’Homme avec Dieu, thème majeur de l’Ancien Testament.

Ainsi, le sceau de Salomon réduit le multiple à l’Un ; il réconcilie unité et dualité.

En épousant ses contours, l’hexagone hérite des caractéristiques symboliques du Sceau de Salomon : il est, au même titre que ce dernier, le signe de la Connaissance sacrée et de la sagesse.

L’hexagone et le chrisme

L’hexagone est aussi à mettre en relation avec le symbolisme de la croix, en particulier le chrisme dont il relie les extrémités.

Le chrisme est une croix à six branches, rendue célèbre par la vision de Constantin sur le pont Milvius :

Symbole de Jésus-Christ (le chrisme est formé des lettres I et X : iota et khi, initiales de Jésus-Christ), le chrisme évoque la roue solaire, la roue de la vie ou encore l’arbre de vie. On peut aussi y voir une croix horizontale traversée par l’axe du monde.

L’hexagone et le symbolisme des chiffres

L’hexagone est intimement lié au symbolisme du chiffre 3 (3 losanges le composent), du chiffre 6 (6 sommets, 6 côtés, 6 axes de symétrie, 6 directions de l’espace, 6 faces du cube, 6 branches du chrisme ou du Sceau de Salomon) et du chiffre 60 (6 angles à 60° à partir du centre).

Chiffre pair, le 6 contient en lui-même deux choses identiques et distinctes : il représente l’union, l’équilibre, la symétrie et l’harmonie. Il évoque la rencontre de deux mondes complets, deux trinités, laissant entrevoir un point de correspondance décisif entre macrocosme et microcosme.

Par le 6, l’homme entre en harmonie avec l’univers : il se superpose au monde, il s’intègre et fusionne avec lui. Cette intégration équivaut à une prise de conscience intime de notre condition, menant à la paix et à la sagesse.(Fin des Données issues de https://www.jepense.org/hexagone-symbolisme/) 

 

LE POINT DE RALLIEMENT ENTRE L’HEXAGONE ET L’OCTOGONE

Que ce soit l’octogone ou l’hexagone, nous allons reconnaitre qu’il y a donc 6 angles à 120° ou 12 angles à 60°, retrouvant dans ce calcul 6 x 120 ou 12 x 60 = 720. Cela va nous ramener aux 72 disciples de Jésus ou encore aux 70 anciens qui doivent être associés à Joseph qui le rejoignent en Egypte, là où Joseph à 2 fils, ramenant le nombre de ceux qui sortiront d’Egypte à 72. Ainsi lorsqu’on rajoute l’hexagone externe à l’étoile qui relie ainsi ces 6 branches, nous avons 720 en extérieur mais nous avons aussi 720 à l’intérieur de l’étoile par l’octogone qui se situe dedans :

Le lien avec les 144 000 élus

On va donc séparer les deux types et les deux manières de voir l’octogone. Cela nous montre que 720 doublé donne 1440, ce qui nous aide à comprendre le calcul des 144 000. Le 1000 renvoie à Sara, rappelant l’histoire d’Abimélec qui donnera 1000 sicles d’argent à Abraham pour avoir enlevé Sara, ces 1000 sicles symbolisant le voile sur les yeux de tous ceux qui seront avec Abraham, ce qui justifiera Sara. On se souvient que nous suivons un chemin qu’il faut pratiquer en apprenant de lui et de tout ce qui le compose pour permettre la multiplication, en passant par les dizaines, puis les centaines, jusqu’à atteindre le mille. Cela nous ramène à ceux qui règnent dans le fameux règne de mille ans, ouvrant la liberté à ceux qui grâce à la paix qu’ils ont en Dieu composent le corps du Christ. Le voile sur les yeux montre qu’on avance sans voir, comme si on était aveugle. Cela rappelle que ce qui définit l’étoile renonce à sa connaissance pour vivre dans le monde matériel, ce qui lui donne ou renforce sa raison d’exister. Ainsi, Sara ramène à ce qui concerne le corps céleste de paix, mais elle envoie sa servante dans le monde pour vivre des expériences, comme si la servante était son ombre et sa chair, tandis qu’elle-même reste la réalité céleste qui doit guider cette ombre. Mais quand la servante oublie complètement sa réalité spirituelle, les choses deviennent plus difficiles, cependant elles sont toutes les deux faites pour se retrouver, montrant que l’Esprit doit grandir ou encore s’étendre en apprenant par l’expérience matérielle.

Le mille nous rappelle que nous sommes devant une vigne puisque celle-ci représente un Esprit qui va nous permettre de voir et de comprendre le royaume que cet Esprit représente. Cela rappelle qu’Abraham et Sara sont promis à être les parents de rois, ce qui justifie le règne de mille ans du Christ et de tous ceux qui y entrent. Les 144 000 représentent le peuple élu, nous rappelant qu’il est soutenu par un Dieu, le Dieu Vivant YHWH, aussi connu comme le Dieu d’Israël, et celui de ceux qui en ce sens et par le nom qu’ils portent définissent « ceux pour qui Dieu prévaut » et marchent avec le Dieu Vivant afin de devenir à son image et à sa ressemblance. Nous découvrons l’histoire d’Israël et de YHWH, en nous rappelant que c’est lui qui créait le jour, la nuit et les étoiles, retrouvant en cela tous les éléments qui définissent un monde. Cela montre que le monde spirituel créait la matière car la matière démunie d’esprit ne peut être considérée comme existante. Le jour représente l’esprit et la nuit la chair, et c’est dans l’union des deux que se trouve l’accomplissement qui mène à l’Amour et à son règne, au-delà du jour et de la nuit. L’amour représente donc la substance même de la vie et de ce qui permet d’unir les éléments qui en ce sens fusionnent, dans un état d’esprit commun, qui représente la loi même de ce qui leur permet d’être ce qu’ils sont dans un Tout, c’est dans l’amour de leurs différences qui se complémentent que cela est possible. Abraham représente l’archétype de l’Homme, nous rappelant que Dieu lui dira « Je suis le Dieu tout-puissant. Marche devant ma face, et sois intègre. J’établirai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai à l’infini » reconnaissant en cela celui qui sera la base de l’Un qui multiplie. Le mot « intègre » en hébreu est « tamiym », qui signifie que quelque chose est saint car complet et entièrement en accord avec la vérité et les faits. Cela décrit aussi ce qui est sans défaut, entier, pur, parfait, droit, sans reproche et innocent, entre autres.

Le lien avec la France hexagonale

Ce qui est intéressant avec l’hexagone, c’est qu’il nous ramène également à la France. En explorant son histoire spirituelle, à différencier de l’histoire religieuse, qui demeurent en cela scellée pour beaucoup, nous allons découvrir ce qui définit l’Homme libre et comprendre le sens caché de ce qu’on appelle le « pays des droits de l’homme » ou le « pays des lumières ». La liberté, quand on la recherche et la regarde à travers les yeux de Dieu, nous libère. Mais si on la voit seulement comme un homme terrestre dépourvu du Dieu Vivant, c’est-à-dire sans l’Esprit de Vérité qui doit être interne à la chair, car c’est lui qui l’affranchie, on tombe dans une fausse vérité, une vérité dogmatique, qui nous fait croire que la liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres. Car dès l’instant où nous dépendons de ce que les autres prétendent être Dieu, nous nous retrouvons assujetti à ce qu’ils sont eux-mêmes. De l’autre côté, il y a ceux qui savent cette vérité mais ne peuvent pas l’atteindre ou y perdurer en raison de leur corruption et manquent en cela de bonnes intentions et, de ce fait, ils veulent souvent dominer et contrôler les autres au lieu de respecter l’alliance qui dit que tout asservissement doit avoir une durée limitée pour ne pas être vu comme injuste. Cela montre que l’esclavage touche ceux qui ne cherchent pas la liberté en Dieu, mais quand on essaie de retenir ceux qui veulent revenir à Dieu, on finit par perdre le pouvoir que Dieu nous a au préalable donné. C’est à cause du non-respect de la libération, qui évoque le « jubilé », que ceux qui agissent ainsi voient leur pouvoir s’effondrer, comme l’Égypte qui ne laisse pas partir le peuple hébreu, même si l’on se souvient que Dieu a durci le cœur de Pharaon pour témoigner de cette règle importante sur le jubilé de libération. Cela nous aide à comprendre que ceux qui sont vraiment en Dieu, guidés par l’Esprit du Christ, sont libres, à condition de ne pas croire à tort qu’ils sont dans le Christ, car nous sommes devant un Esprit et il faut être dans son règne pour être vraiment libre. Le but n’est pas d’être libre pour contrôler les autres, mais pour les aider à se libérer en leur montrant ce qui les rend vraiment libres de ce qui les retient prisonniers, jusqu’à l’arrivée de celui qui libère, l’Esprit qui donne sa liberté et ainsi sa paix aux autres esprits qui vivent dans la chair.

La Gaule, Gallia

Il est intéressant de se pencher en ce sens sur l’histoire de ce pays qu’est la France. La Gaule (en latin : Gallia) était une région historique de l’Europe de l’Ouest, peuplée majoritairement lors de la conquête romaine, par les Celtes (appelés Gaulois par les Romains), les Belges, les Aquitains, les Ligures et les Ibères. Ses frontières correspondent approximativement actuellement à la France, le Luxembourg, la Belgique, la majeure partie de la Suisse, le nord de l’Italie, ainsi que des régions des Pays-Bas et d’Allemagne situées sur la rive ouest du Rhin. On rajoutera que les frontières exactes de la Gaule, signalées par César (le Rhin et une partie du Rhône à l’est, les Alpes au sud, les Pyrénées au sud-ouest, l’Atlantique à l’ouest), ont varié au fil du temps en raison des conquêtes, des migrations, des changements politiques et de la conception des Gaulois d’un espace qui leur était commun. Les auteurs latins utilisent déjà le nom de Gallia (« Gaule ») et celui de Galli (« Gaulois »), pluriel de Gallus, pour désigner les Celtes installés en Gaule et en Galatie occidentale. Le nom de Gallia est attesté pour la première fois chez Porcius Caton vers 168 av. J.-C., mais son emploi est très probablement beaucoup plus ancien. Il sert d’abord à désigner les peuples celtes qui ont colonisé la plaine du Pô nommée par la suite Gaule cisalpine. Au Moyen Âge, l’historien Richer de Reims donne une étymologie pittoresque au nom propre Gaule dans ses Historiae : « j’ai jugé à propos de n’indiquer que les parties d’une seule partie de l’Europe, la Gaule. Son nom lui vient de la blancheur parce que ceux qui en sont originaires présentent la caractéristique d’un type très blanc ». On ne connaît pas avec certitude l’étymologie du terme latin Gallia, mais il pourrait être lui-même un emprunt au celtique. Peut-être s’agit-il d’un type galiā, d’un radical gal-, qui devait désigner la force, terme restitué d’après le vieil irlandais gal « fureur guerrière », également radical du gallois gallu « pouvoir », breton galloud, de même sens. Les Galli seraient donc « les forts », « les puissants » ou « les furieux ». Le radical gal- ou gali- serait en outre à l’origine des mots français jaillir et gaillard. Ce n’est qu’à la Renaissance que le nom latin Gallus est associé par analogie chez les érudits à son homonyme latin gallus « coq » (latin gallus > ancien français jal, jau « coq », l’étymologie de ce gallus-coq le faisant peut-être remonter à une racine signifiant « faire du bruit, chanter »). C’est pourquoi il est devenu l’animal emblématique de la France lors de la redécouverte de « nos ancêtres les Gaulois ».

En réalité, ce qu’on dit ici nous rappelle que toute matière vient de l’Esprit qui l’inspire, et que le monde céleste prédomine sur le monde physique. Le terme de la Gaule évoque le blanc, qui rappelle la blancheur que l’ombre doit atteindre en s’habillant de blanc, et rappelant qu’une forte semence y a été semé, rappelant qu’il faut que la terre charnelle se pare de fleurs blanches prémices de fruits de justice afin de s’éclairer par l’Esprit de vérité reçu qui ranime la flamme, issue de cette semence et interne à cette même chair. Cela doit être compris spirituellement, et non comme une vision terrestre qui suggérerait que l’on parle de race ou d’origine, ce qui n’est pas le cas et montre plutôt une confusion terrestre qui relève de la confusion, principe même de Babylone. Nous trouvons donc dans le mot Gaule ou Gaulois des termes qui nous rappellent qu’il y a un but à atteindre, une réalité céleste à laquelle nous devons nous réunir pour retrouver cette divinité qui fait apparaître le règne de Dieu sur terre comme au ciel, et ainsi voir la chair et l’esprit se rassembler à nouveau pour réaliser la promesse et ainsi en témoigner de façon véridique. Les différentes significations nous rappellent que la lumière destinée à éclairer le monde provient de ce qui a donc été semé en proportion plus élevée dans certains lieux spécifiques, et qui revient à comprendre le sens de ces géants qui meurent et dont le corps repose avec leurs ossements dans ces mêmes lieux, en attendent de résurrection, tout comme le « coq chantant » évoque ceux qui chantent, rappelant que Jésus chante lui-même avec ses disciples dans ce jardin des semences. Cependant et là encore lorsque nous croyons que les chants se cantonnent à la religion, nous sommes prisonniers d’un dogme, ne pouvant atteindre la libération. Cela par ailleurs rappelle aussi que celle qui enfante le Fils du Très Haut n’est pas sous le joug d’un homme mais tournée exclusivement vers Dieu, c’est pourquoi elle représente la femme libre, telle la Jérusalem céleste qui enfante un fils qui n’est soumis qu’au Dieu Très Haut qui entre dans son propre règne dès que son heure arrive. C’est donc cette liberté qui nous pousse à ne regarder que vers Dieu qui est Lumière et Vie, qui nous permet de voir l’amour, l’élément essentiel qui nous aide à retrouver le sens des sentiments et à découvrir la nouvelle vie de l’esprit qui vient du ciel. En approfondissant, on peut voir dans « Gal » un lien avec la Galilée, lieu où le Christ a commencé sa prédication et où la vie ressuscitée se manifeste par l’amour, car c’est l’amour qui soigne et guérit les blessures des combats et luttes passées. Seul l’amour pur et authentique en l’Esprit du Vivant et ainsi en la Lumière qui nous éclaire, nous retire du joug des chaines addictives et fausses valeurs et richesses qui tiennent ce monde en esclavage.

Les Celtes

Il ressort clairement que la Gaule et ainsi la France est de base Celtique. La première mention écrite du nom des Celtes pour désigner un groupe ethnique est due à Hécatée de Milet, historien et géographe grec, en 517 av. J.-C., qui parlait d’un peuple vivant près de Massilia c’est-à-dire Marseille. Au Ve siècle av. J.-C., Hérodote se référait aux Keltoí vivant aux environs de la source du Danube, ainsi que dans l’Extrême-Ouest de l’Europe. L’étymologie du terme Keltoi n’est pas claire. Différentes racines indo-européennes pourraient en être à l’origine : kʲel, « cacher », « dissimuler » (présent aussi dans le vieil irlandais : ceilid) ; kʲel, « échauffer » ou « mettre en colère » ; kel, « pousser ». Certains auteurs supposent que ce terme est d’origine celtique, tandis que d’autres le considèrent comme inventé par les Grecs. La linguiste Patrizia de Bernardo Stempel appartient à ce dernier groupe et suggère qu’il signifie « les grands ». Tous ces termes sont en correspondance avec les termes bibliques lorsqu’on en connait le sens et la traduction des mots hébraïques originels, d’un côté on retrouvera ce qui est caché, dissimulé et qui rappelle que Dieu est un Dieu qui se cache et que la vérité et les mystères divins le sont tout autant. On se rappelle aussi que tant que la paix en Dieu n’est pas atteinte, on demeure sous la colère, on parlera en ce sens de feu qui dévore ou d’esprits qui s’échauffent. Tous les dictons anciens ayant un sens véritable et profond dont le temps qui passe à tendance à nous faire oublier le sens premier et originel. Enfin le terme « pousser » nous rappelle cette semence cachée dans la terre qui doit pousser dans le monde en se développant toujours plus, tout en étant confronté à tout ce qui se passe dans ce même monde entre bon grain et ivraie. On se rappelle également en ce sens qu’il y a dans le monde deux esprits, celui du monde ancré dans la matière et qui se nourrit de matière, limitant ses conceptions de chaque chose physique et le sens de toutes connaissances et savoirs limités à cela et puis il y a l’Esprit de Dieu, qui permet d’atteindre la compréhension et le sens caché de chaque élément, élargissant ainsi l’esprit qui atteint la révélation céleste.

Les Francs, les Vikings, les liens Bibliques

C’est ensuite lorsque la Gaule deviendra la France en raison de ce que l’on nomme les francs que l’on retrouvera ainsi le terme « d’homme libre » : Les Francs (vieux-francique : Frank, littéralement « homme libre » en est une version. Au fond si l’histoire des Francs est perdue dans la conscience collective terrestre parce que l’homme terrestre nait sans mémoire, dès l’instant où il n’est pas demeuré en Dieu, renvoyant en cela à ce qui définit ceux qui meurent en Christ et gardent la mémoire au contraire de ceux qui la perdent et bien que le terme « mourir en Christ » est mal compris. En effet on ne parle pas de mourir en religion mais de mourir en Celui qui nous permet d’être une nouvelle semence qui là encore devra conserver une substance qui, en renaissant dans la matière sera confrontée à apprendre à prioriser ce qui est interne à la chair en veillant à ne pas perdre ses acquis spirituels. Cela nous rappelle constamment que la chair est faible face à ce qui est de même nature qu’elle mais aussi face à des principes et dominations spirituelles qui la pousse à enfanter le « péché » par les désirs propres à cette nature charnelle. Aussi il n’est pas question, comme certains l’affirment, de désirs sexuels mais plutôt de désirs de dominations et de pouvoirs qui engendre en ce sens la corruption par orgueil et convoitises. On comprend en ce sens que les désirs de la chair représentent tout ce qui nous pousse à aimer ce qui est d’ordre matériel au-delà des valeurs saines qui résident au sein de chaque être, chaque âme, chaque esprit. Ainsi l’homme terrestre sans Dieu, détruit avec les guerres de domination dues à ce qu’il convoite, sa propre histoire passé, détruisant en cela la mémoire matérielle historique. Il n’empêche que, en fonction de la culture des Francs et en s’appuyant sur la navigation maritime des premiers Francs et sur leurs pratiques guerrières et économiques, on puisse dire qu’ils avaient une origine scandinave et ainsi Viking, rappelant que certes, les Vikings arrivent après les Celtes mais cela ne signifie pas qu’ils n’en soient pas issus, les cultures diverses et variées se rejoignant toutes, au final sur la même base qui s’adapte ensuite en fonction de l’évolution et des croyances de chacun. C’est d’ailleurs en cela que l’on retrouvera toujours des similitudes dans les bases historiques ancestrales de chaque peuple, rappelant que lors des conquêtes, chacun s’approprie de l’autre ce qui l’arrange et le forge en l’adaptant à sa propre image. On va par ailleurs dans le terme de Francs retrouver ce qui désigne avant tout un peuple de guerriers qui élisaient un chef de guerre, nommé rex francorum, « roi des Francs », qui exerçait son pouvoir dans son « unité clanique », le gawi (cf. néerl. gouw, all. Gau), ou pagus en latin. Ils se plaçaient librement pour les affaires militaires sous l’autorité de ce chef. Franc (latinisé en francus) désigne plus tard l’homme libre (fin du VIe siècle), mais ce n’est, par un glissement de sens postérieur, qu’un adjectif tiré du nom propre Frank. Ce nom peut aussi remonter au germanique commun frankō « javelot, lance », attesté dans le vieil anglais franca et le vieux norrois frakka, ce qui supposerait que la ligue franque aurait tiré son nom d’une arme totémique à l’instar des Saxons et leur saxe « épée courte ». D’autres y voient un allomorphe nasalisé de l’adjectif frakaz « audacieux, effronté, hardi », continué par le m. néerl. vrak, le v. angl. frǣc, le frison occ. frak, le vx. norvégien frakkr et le suédois régional fräk. Là encore le fait de retrouver « l’homme du javelot » nous ramène à ce qui est de Mathusalem « homme du javelot » évoqué dans la Genèse en tant que fils de Hénoch « Dédié, initié, consacré » par Dieu et père de Lémech « puissant », lui-même père de Noé « la paix ». Cette vision du terme biblique nous permet de prendre conscience que ce sont ceux qui se dévouent et se consacrent à Dieu en marchant avec Lui qui reçoivent l’esprit promis, le « Je suis celui qui est » en YHWH qui sauve en ce sens par « Jésus ». Ne goûtant pas à la mort, ils deviennent telle cette pierre vivante de la fronde, ou encore cette flèche d’Ephraïm qui est tirée par l’arc de Juda et qui atteint la statue de Babylone qui définit un colosse, un géant, qui s’effondre en ce sens permettant de voir arriver le « puissant » en Lémec qui nous rappelle celui qui prend sous son ombre Marie afin qu’elle enfante le Fils du Très Haut. Ainsi on comprend pourquoi Marie ne connait pas d’homme, puisque celui-ci n’est plus, la pierre de la fronde ayant dispersé toutes les pierres constituant la statue de l’homme devant laquelle se prosternait toute la terre. Il faudra donc que celui-ci se reforme par toutes les nouvelles pierres qui, par leur dispersion reviendront purifiées rappelant toutes ses pierres qui peuvent devenir « enfant d’Abraham » après être passées par le baptême de Jean. C’est donc là que se trouve la paix qui arrive, le ministère véritable de la Réconciliation avec le Dieu Vivant, permettant de voir la concrétisation de la bonne nouvelle annoncée dès le commencement de la Genèse, témoignant que la Bible est le fruit d’un seul mais que l’accomplissement de celle-ci est inhérent au parcours de chacun de ceux qui croient en la vérité de la promesse de Dieu, recevant ainsi cette paix promise en eux-mêmes. C’est ainsi qu’apparait le témoignage de l’homme libre, dispensé par tous ceux qui appartiennent à cet Homme qui contient en lui-même dans l’archétype qu’il est, celui à qui est destiné la promesse pour tous ceux qui naissent de la Jérusalem céleste. Cela rappelle que si les hommes sont à l’image du Fils de Dieu, les femmes sont, elles, à l’image de Sara révélant ainsi ce qu’est le corps du Christ et les pierres issues de la carrière de l’archétype en Abraham et du puits en Sara. On reconnait ainsi ce qui est du rocher dont un fleuve sort de son sein.

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