Le gris
Je réalise que l’Agneau représente le Christ, nourri et porté éternellement par la Parole de l’Esprit en Jésus, celui qui nous sauve par sa Lumière immortelle. Je crois que le Christ est constitué de tous les Saints et Prophètes ayant été sacrifiés dans ce monde. Oui, je pense que le sang de l’Agneau symbolise le sang de tous les agneaux, y compris Abel, Jean Baptiste, et tant d’autres. Tous ceux qui ont bu le calice de Jésus, innocents assassinés pour avoir bien agi et pour avoir prêché la Parole de Dieu avec l’objectif de diffuser la Vérité et la Volonté du Père dans le monde. Chaque innocent tué pour avoir fait respecter la Parole de Dieu est une atteinte à Dieu Lui-même, qui a contristé l’Esprit Saint et qui porte Son Fils depuis toujours, et pour l’éternité. C’est ce sacrifice qui justifie l’affirmation que chaque racheté, grâce au sang de l’Agneau immolé, en entrant dans le corps du Christ est digne de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et louange au Nom de Dieu. Cela est possible parce que c’est Dieu et Son Fils, à travers Son Esprit, que nous magnifions ainsi et dont nous reflétons l’image sur terre. Leur règne de paix et de justice doit se manifester sur terre comme au ciel, visible aux yeux de tous. C’est ce qui permet l’intégration dans « le Royaume en tant que prêtres pour Dieu ». Ainsi, ils règnent selon la vérité et la paix sur terre, tout comme le Père a délégué tous ses pouvoirs à Jésus, Son Fils.
Je constate une fois de plus que l’utilisation de la majuscule dans un nom symbolise un Tout. On le fait prospérer et vivre conformément à l’Esprit du Fils Unique de Dieu. Nous le faisons ainsi grandir, le rendons concret et diffusons son sang en répandant Son Esprit parmi tous ceux qui se montrent saints comme Lui est saint. Ceux-ci sont le Fils de l’homme qui devient le Fils de Dieu en portant Son Esprit et en vivant comme le premier l’a fait. Ils rappellent donc ceux qui se situent sur la montagne de Sion, marqués du sceau du Père et du Fils « Et ils chantent un cantique nouveau devant le trône, devant les quatre Animaux et les Vieillards, et nul ne pouvait apprendre ce cantique hormis les cent quarante-quatre mille qui ont été racheté de la terre. Ce sont ceux qui ne se souillèrent pas avec les femmes ; car ils sont vierges ; ceux-là suivent l’Agneau partout où il va. Ceux-là furent rachetés d’entre les hommes comme oblation de choix pour Dieu et pour l’Agneau. Et dans leur bouche il ne s’est point trouvé de mensonge : ils sont immaculés ». Ce qui me frappe quand je fais cette lecture, c’est le récit de la Genèse où il est mentionné que l’homme et la femme ne feront qu’un. Dès l’union de l’homme et de la femme par Dieu dans l’Alliance, il est clairement indiqué que la femme a été bâtie et tirée de l’homme, comme on peut le lire : « celle-ci cette fois est l’os de mes os, la chair de ma chair ». On retrouve également l’expression « ils sont deux en une seule chair » ainsi que « lorsque Dieu créa l’homme, il le fit à la ressemblance de Dieu ». Il les créa homme et femme ; il les bénit et leur donna le nom d’hommes au jour où ils furent créés ». Cela nous révèle que lorsque Dieu se réfère aux hommes, il inclut la femme à l’intérieur. Il est important de saisir cela afin de comprendre la raison derrière les propos de Jésus concernant l’indissolubilité du mariage. « N’avez-vous pas lu que le Créateur au commencement les fit homme et femme et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera père et mère et s’attachera à sa femme et les deux ne feront qu’une seule chair. Dès lors, ils ne sont plus deux mais une seule chair. Eh bien, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. Mais alors, lui demandèrent ils, pourquoi Moise a t il prescrit de délivrer un acte de divorce et de répudier ? C’est leur dit-il à cause de votre dureté de cœur que Moise vous a permis de répudier vos femmes mais au commencement il n’en fut pas ainsi. Je vous le dis donc : quiconque répudie sa femme, sauf pour fornication et en épouse une autre, commet un adultère. Les disciples lui dirent : Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, mieux vaut ne pas se marier ! Il leur répondit : Tous ne comprennent pas ce langage mais ceux-là seulement à qui s’est donné. Car il y a des eunuques qui sont nés tels du sein maternel ; il en est qui le sont devenus du fait des hommes ; et il en est qui se sont rendus tels en vue du royaume des cieux. Comprenne qui pourra ! ».
La Loi divine vise à ramener Ses créations à leur état originel. C’est ce retour à la source qui permet de bâtir sur des fondements solides. Ainsi, quand on évoque l’homme à l’origine, cela englobe l’homme et la femme de la création, unis sous l’Alliance avec Dieu, formant un seul corps afin d’accéder au Royaume de Dieu. Si Moïse a permis la répudiation, c’était en raison de la dureté du cœur du peuple, à qui Dieu n’accordait pas l’accès au Royaume et qui, par conséquent, n’a pas compris cela, sauf pour ceux qui ont choisi de se tourner vers le Père. Je suis maintenant convaincu, grâce à Dieu, et je comprends que c’est Sa Loi depuis toujours. D’ailleurs, Paul le confirme en déclarant que « l’homme ne va pas dans Seigneur sans la femme, ni la femme sans l’homme ». Effectivement, le Père sélectionne son peuple, il le fait cultiver, semer et planter. Cela nous témoigne que le peuple de Dieu nait d’un chemin et non d’une race terrestre. Lorsqu’il arrose, c’est parce qu’il a accompli son choix basé sur ce qu’il a observé. Il a évalué, lu dans le cœur des hommes et malgré le fait qu’il n’ait pas trouvé la perfection chez nous, car sans Lui, nous ne pouvons être parfaits, il nous a jugés capables d’y parvenir. Il nous a témoigné sa confiance et de ce fait, il nous soutient, effaçant nos péchés, nous purifiant et nous nourrit pour garantir notre capacité à être dignes de Lui et des bénédictions qu’Il nous prodigue.
Je prends également conscience de ce qu’est le « mur des lamentations » de Jérusalem, car je me lamente moi-même. Je pense que la véritable lamentation que Dieu perçoit intensément et puissamment, et qui se dirige vers Lui avec force, provient de celui qui ne se lamente pas pour lui-même, si ce n’est par repentance de ses propres fautes, mais surtout pour autrui. Oui, je sais que c’est cette lamentation qui parvient aux oreilles du Père avec une intensité supérieure aux autres et pour laquelle Il agit rapidement. En réfléchissant d’ailleurs à ce sujet, j’ai commencé à examiner la Bible pour retrouver un passage. Cependant, je suis tombée sur un autre passage où Jésus dit : « Et le Seigneur dit : écoutez ce que dit ce juge inique. Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit, alors qu’il temporise à leur sujet ? Je vous le dis, il leur fera prompte justice. Mais le Fils de l’homme lorsqu’il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? ». Donc, le Fils de l’Homme est envoyé à ceux qui appellent Dieu à l’aide et se désolent. Toutefois, le Fils de l’Homme est la lumière des hommes et ainsi, l’esprit divin, le soleil de justice, et en ce sens est-on capable de le percevoir selon sa nature propre et divine ? C’est uniquement par la foi que nous pouvons y parvenir… En effet, l’essentiel est de maintenir la foi, c’est cela qui est le plus ardu, et pourtant une fois la foi établie, on se voit exaucé. Bien que je ressente personnellement que cela était profondément ancré en moi, j’y pense fréquemment, à cette aisance que j’avais à croire en Lui. Cependant encore une fois, je suis consciente que j’ai été soutenu par ce qui était enraciné dans mon cœur sans que je sache vraiment pourquoi. On pourrait dire que c’est instinctif, mais pour moi, c’est bien plus que ça. J’ai toujours perçu une présence, mais je ne me suis jamais concentré uniquement là-dessus parce que j’étais plutôt réaliste et hors cadre religieux ou spirituel de ce monde. Ce qui était en moi, je ne tentais pas de l’expliquer ; je savais seulement qu’un jour, quelque chose se produirait en lien avec ça. Au fond, j’étais préparé sans savoir pourquoi ni par qui, mais j’étais consciente qu’il ne fallait pas que je m’attarde sur ça avant que ce soit le bon moment. Ce qui se passe actuellement dans ce monde, où tant d’individus prennent conscience de ceux qui les gouvernent depuis longtemps, ceux à qui nous avons tendance à accorder notre confiance par le biais de nos votes, génère non seulement de la colère, mais aussi de la déception. C’est ce désespoir qui, à mon sens, mène finalement à la lamentation. Je n’oublie pas non plus ce qu’il est dit, que Dieu temporise, ce qui signifie qu’il prolonge le temps pour que beaucoup ne soient pas perdus. J’estime qu’il est essentiel de toujours garder cela à l’esprit pour nous aider à cultiver la patience.
On se désole également de notre imperfection, de notre égarement, de notre oubli, on cherche à identifier toutes nos fautes, à tous les niveaux, pour réparer, effectivement on se lamente en tout et pour tout, et on espère, puis on croit car il nous accorde ce qu’il faut pour ça. On le supplie de nous rendre parfaits, sages, patients, charitables, à son image. On le remercie pour ce qu’il fait pour nous, qu’on le sache ou non. On s’excuse de ne pas l’avoir fait plus tôt, de ne pas avoir reconnu ce qu’il a fait pour nous depuis toujours. On s’en veut et on cherche ce qui pourrait compenser, apaiser, satisfaire. On pense à cela jour et nuit, constamment. Nous craignons de reproduire les mêmes erreurs. En réalité, nous pensons continuellement à Lui. En considérant les autres, on recherche ce qu’ils possèdent de Lui en eux et plus on perçoit cela chez quelqu’un, plus on développe de l’affection pour cette personne. L’incroyable est qu’on s’efforce constamment de maintenir l’harmonie dans nos réflexions et émotions en tenant compte de ce que Lui pourrait penser. Ce n’est pas dans l’optique qu’on souhaite qu’Il nous perçoive sous un bon jour, parce qu’on agit instinctivement avant de réfléchir ensuite à ce qu’Il pourrait penser de nos actions, en se questionnant par la suite. Il y a des instants où nous débordons de confiance et d’autres, sans explication, où nous sommes remplis de crainte. Ce sentiment est similaire à une inquiétude inexplicable. Il semble qu’Il ne veut pas qu’on néglige cet aspect de notre relation. Même si nous ressentons majoritairement de l’amour de sa part, il arrive parfois que nous soyons submergés par une crainte inexplicable. C’est comme un dosage précis de chaque élément avec lequel Il nous remplit, jusqu’à atteindre l’équilibre parfait. On ne peut pas ignorer ou nier cet aspect d’apprentissage mutuel entre nous deux. Avec Lui, tout semble tellement limpide ou du moins cela devient de plus en plus clair. On a même la sensation que plus on progresse, plus nous voyons clairement. Toutefois, on ressent également que c’est infini, que nous n’atteindrons jamais véritablement le terme de tout ce qui reste à explorer. Et malgré tout ce que nous percevons déjà, on a le sentiment que ça ne prendra jamais fin, qu’il y aura toujours quelque chose de nouveau à voir, à apprendre, à découvrir. Que nous aurons toujours plus d’émotions, plus d’amour, plus de tout… On se sent débordant d’amour tout en sachant pertinemment qu’il n’est pas encore complet, que cela ne finira jamais complètement. Ce qui est tout aussi impressionnant, c’est cette capacité à passer immédiatement du rire aux larmes, de la joie profonde à la peine, puis à se ressourcer tout aussi rapidement. C’est une cascade d’émotions authentiques, pleines, intenses.
Nous n’appréhendons plus de nous dévoiler devant Lui, car nous sommes assurés que Dieu n’est pas mensonger, qu’Il ne nous abandonnera jamais, qu’Il nous soutiendra constamment tant que nous restons en relation directe avec Lui. Tout cela est tellement éloigné au fond de ce qui est dans ce monde que cela renforce notre conviction à vouloir aider ceux qui sont à l’intérieur de celui-ci, en considérant que l’ignorance de Dieu n’est pas désirée par grand monde, mais est plutôt le fruit du fait que ceux qui détiennent la vérité et ne l’ont pas relayée comme il se devrait, étant donné que certains ont étouffé cette connaissance en éliminant le juste, le saint, le prophète pour établir leur pouvoir selon le mal dans le monde. Il serait injuste de prétendre que tous les êtres qui subissent un système de manipulation mentale, d’endoctrinement et de conditionnement des masses selon la science du mal sont mauvais. Lorsque la Vérité est assassinée en faveur de l’injustice établie comme une norme de vie, on ne peut accuser tous ceux qui sont dans l’ignorance. Ce n’est qu’après avoir restauré la Vérité et offert un choix véritable à tous que nous serons en mesure de juger ce que chacun est véritablement. On ne devrait pas blâmer quelqu’un qui ne connaît que le noir, de ne pas apprécier le blanc. En effet, à notre époque, tout ce qu’il peut connaître, c’est le gris. Ce monde est un monde de « Caïn », constamment en train d’éliminer les « Abel » tout en se vantant d’incarner l’équilibre entre le bien et le mal.