Un chemin pour l’homme et un chemin pour la femme
Dans ma quête de compréhension profonde du parcours du salut depuis ses débuts, j’ai le sentiment que celui-ci s’adresse d’abord aux hommes, puis par la suite aux femmes. En effet, je n’ai jamais eu la perception que le salut s’appliquait simultanément à la femme et à l’homme. C’est sûrement lié au fait que dans l’Evangile, malgré l’évidente mention de Marie et fréquemment d’Elisabeth, la mère de Jean Baptiste, ou de quelques autres femmes prises très rapidement en compte, surtout en les dénommant la plupart du temps « Marie », cela donne l’illusion que Marie transcende son statut de prénom pour devenir une sorte de « titre » qui symbolise la femme pieuse tournée vers Dieu, vivant en accord avec ses Lois et Commandements, ce qui l’élève au statut de sainte. En y réfléchissant bien, cela évoque davantage un titre qu’un prénom. Cela fait écho à l’histoire de Sara à qui Dieu avait changé le prénom lorsqu’Il lui a donné Isaac, transformant ainsi celle qui était « stérile » en mère. C’est donc l’impression que j’ai : lorsque Dieu offre une descendance à la femme « stérile » qui, pour moi, symbolise une stérilité principalement spirituelle plutôt que physique, bien que les deux puissent être interconnectées. Il change alors automatiquement le prénom de cette femme. Je suis aussi convaincu que ce prénom est attribué à la femme renouvelée par Dieu, nourrie par Lui, et qui en quelque sorte Lui donne le nom « d’Époux », un écho au livre d’Osée où il est dit « Tu m’appelleras Mon mari et tu ne l’appelleras plus mon Baal » et si en même temps l’homme a obtenu le salut avant la femme et que Dieu les a ensuite unis, il est fort probable qu’elle l’appelait auparavant « mon Baal ». C’est le rachat de l’homme avant elle qui justifie et nous aide à comprendre pourquoi elle ne l’appelle plus ainsi, étant donné qu’il est redevenu fils de Dieu.
Par ailleurs, dans l’une de ses épîtres, Paul ne mentionne-t-il pas que la femme se sauvera par la maternité ? L’histoire de Marie illustre bien cette perspective et met en lumière la manière dont le salut se manifeste pour la femme qui se sauve réellement par la maternité en devenant la mère d’un enfant divin, car Dieu lui accorde le salut en la remplissant de « grâce » et de joie en l’abritant sous son ombre. On se rappelle d’ailleurs que ce sont les pierres et ainsi les rochers qui, au préalable, nous prennent sous leur ombre, tel Simon Pierre ombre sous laquelle se réfugie ceux qui le voient passer. Cela rappelle également ce qui est des gouverneurs. Je pense également à la conclusion de l’Évangile de Jean, où Jésus dit à Jean alors qu’il est crucifié : « Voici ta mère » et à Marie : « Voici ton fils », en s’adressant à Jean. Je me demande si, en réalité, il n’y aurait pas là une explication « dissimulée » touchant à la filiation de Jean Baptiste et d’Élisabeth, étant donné que Jean Baptiste est aussi Jean le Baptiseur… On dit souvent que Jean était le disciple préféré de Jésus, et je pense qu’il y a une profondeur qui dépasse notre première compréhension dans cela.
En revenant à la question du salut de Yahweh, qui me semble commencer par l’homme, et en même temps l’homme est créé en premier, cela rejoint mon impression que quand on parle de « pays brûlé », on fait référence au désert. Selon Isaïe, la venue de Jésus, annoncée par Jean Baptiste, et son premier Avènement a amené le salut qui a conduit à l’émergence du « gouvernement céleste ». Étant donné que nous parlons en premier lieu du « ministère de Jean Baptiste », cela donne sens à cette déclaration : « Voici un roi qui fait régner la justice, des gouverneurs qui gouvernent selon le droit. Chacun sera un refuge contre le vent, comme un abri contre l’averse ; comme un ruisseau arrosant un pays brulé, comme l’ombre d’un gros rocher dans un pays désertique». Je ressens véritablement que ce passage s’adresse aux hommes et qu’ils se sont transformés en une eau vive, à l’image de Jésus, car ils irriguent le pays brûlé, nous rappelant que du rocher sort de l’eau. De plus, il est mentionné un peu plus loin dans le même chapitre que les femmes :« Femmes nonchalantes, debout, écoutez ma voix. Filles pleines de confiance, entendez mes paroles. Dans les jours qui suivront l’année, votre confiance sera troublée. Quand on aura achevé la vendange, on ne rentrera pas la récolte. Tremblez nonchalantes, que votre confiance se trouble. Arrachez vos vêtements, ceignez vos reins de sacs. Lamentez-vous sur les riches campagnes, sur la vigne féconde ; sur la terre de mon peuple qui fait croitre ronces et épines ; sur toutes les maisons riantes de la cité joyeuse. Car le château est déserté ; la population a abandonné la ville ; Ophel et Bahan ne renfermeront plus jamais que des cavernes. Les ânes sauvages en jouiront, les troupeaux y viendront paître ; jusqu’à ce que sur nous soit répandu d’en haut un Esprit ».
Je ressens ici une référence à la moisson des derniers jours, suggérant que Dieu se tournera vers les femmes uniquement à ce moment-là. C’est pourquoi on trouve dans Zacharie cette mention que les hommes et les femmes se lamenteront séparément. C’est aussi à ce point que l’on comprend que les femmes sont incitées à se lamenter sur la vigne fertile, donc sur leur stérilité qui remplace la fécondité, mais aussi sur le fait qu’en tant que « terres », elles ne produisent plus que des ronces et des épines, et que ce n’est qu’après que Dieu leur accordera la « grâce » à travers l’Esprit, qu’elles recevront tel un enfant, comme cela sera mentionné plus tard dans l’Évangile pour Elisabeth et Marie. Et ce sera alors que « Le désert deviendra un verger et le verger passera pour une forêt. Alors le jugement fera sa demeure dans le désert, la justice habitera dans le verger. La justice produira la paix, la justice amènera calme et sécurité pour toujours ». En revenant sur Osée, je constate également qu’au départ, on mentionne en premier lieu les fils, suivis des filles, et finalement du peuple, comme si encore une fois, les hommes sont priorisés. Ils sont ainsi décrits comme « les cieux » dont Yahweh répondra à l’appel et qui en retour, répondront à l’appel de « la terre ». À ce moment-là, ils « ensemenceront la terre ». C’est ainsi qu’on dit que Yahweh aura pitié « d’elle », c’est-à-dire des femmes qualifiées de « prises de pitié ».
Au fond, l’homme, en se réunissant avec le Père, se transforme à nouveau à Son image. Il devient de par le corps du Christ qu’il intègre un bout du Fils en récupérant l’Esprit qui porte le corps et qui est « Jésus » et ainsi « Je Suis Sauve ». De ce fait, on comprend le cheminement de la création du peuple de Dieu, en étant uni à la femme, d’où la raison d’être de l’histoire de Jésus et Marie Madeleine, que les hommes sont naturellement appelés à imiter. On décrit souvent Marie Madeleine comme une pécheresse repentie, instruite et purifiée par Jésus qui a chassé les sept démons en elle. On la visualise alors comme une figure représentant toutes les femmes du peuple, ces « femmes nonchalantes », qui, face à la lamentation, seront prise de pitié en se repentant. Jésus est celui qui enseigne Marie Madeleine et elle choisit « la meilleure part qui ne lui sera pas enlevée ». Même si certains trouvent qu’il n’y a pas de lien entre Marie de Béthanie, Marie Madeleine et la pécheresse pardonnée, personnellement, sans avoir connaissance des arguments divergents, j’ai remarqué, à travers ma lecture de la Bible, que pour moi, ce sont les mêmes. Si l’on adhère à cette conception, on s’aperçoit alors qu’elle déploie beaucoup d’amour envers Jésus et montre une grande humilité. Elle est peut-être l’incarnation même de l’amour et de l’humilité mais aussi de la foi. Et maintenant que je développe cela, je réalise que c’est certainement de Marie Madeleine dont on parle le plus dans les Évangiles et j’ai toujours eu l’impression qu’elle symbolise l’objectif à atteindre pour la femme. Elle est l’incarnation idéale de la réalisation du parcours de la femme dans le peuple de Dieu, qui permet d’atteindre ce qui est de Marie, la Sainte Vierge, justifiant ainsi le niveau que la femme doit viser pour être acceptée par Dieu. Marie Madeleine représente le chemin, tout comme Jésus est le chemin emprunté par les Apôtres, et pour le mâle, Marie Madeleine est la voie pour la femme. Tandis que Jésus est le Fils par Excellence, Marie représente l’accomplissement de la Femme, faisant écho à Sara dans le contexte d’Abraham.
Je commence à saisir de plus en plus la véritable nature du fonctionnement du Corps du Christ et de l’Esprit qui le porte. C’est à un Esprit lumineux et Omnipotent en Yahweh, qui est Dieu, que nous nous confrontons. Il se manifeste sur terre à travers l’homme, c’est de cette manière qu’Il a créé l’homme puis la femme à sa propre image. La Genèse affirme que « Dieu a créé l’homme à son image ; il l’a fait à l’image de Dieu ; il les a créés homme et femme ». À cet instant, Dieu les a bénis en disant : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et dominez-la ». Là, j’ai réellement la sensation qu’Il n’est pas en train de former l’être humain en lui-même, mais plutôt la lignée d’Israël, car c’est précisément ce qu’Il communique à son peuple. Puis, lorsque je poursuis ma lecture, il est mentionné : « Et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur tout le bétail, sur toutes les bêtes sauvages et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Et Dieu dit : voici que je vous ai donné toute plante portant semence à la surface de la terre et tout arbre qui a en lui du fruit portant semence ; que ce soit votre nourriture. Et à toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel et à tous ce qui rampe sur la terre ayant souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture, et cela fût ainsi ». Ce que je comprends, c’est que d’un côté, Dieu confère à l’homme, qui est intégré à son peuple, l’autorité sur tout ce qui l’entoure, puisque poissons, oiseaux, bétail, animaux sauvages et reptiles sont des êtres humains. En effet, en tant qu’êtres dotés d’une psyché, mais dépourvus de l’Esprit divin de l’Homme, l’humain reste à un stade animal. Nous sommes dans une compréhension qui suggère que l’homme et la femme sont recouverts d’une peau de bête, symbolisant la chair de l’humain, et constituant l’habillement de l’être céleste, donc spirituel.
Donc, quand Dieu déclare qu’il donne à son peuple toute plante qui porte une semence et tout arbre qui produit un fruit, cela représente aussi l’idée que l’être humain en lui-même est le réceptacle de la Parole et qu’il est capable de la faire prospérer, semblable à la graine de sénévé qui se transforme en un arbre généreux en fruits et qui par conséquent offre refuge aux oiseaux du ciel. Si on ne porte pas des fruits et de bons fruits à travers de bonnes actions, alors on est semblable au figuier stérile que Jésus a maudit en déclarant : « que jamais plus de toi personne ne mange de fruit ». Ce figuier, le jour suivant, était totalement desséché, certainement parce qu’il n’était plus irrigué par l’eau du ciel. Ainsi, le fruit représente la pensée qui mène à la parole et par conséquent, aux actes de l’homme. Si ces actes sont mauvais, cela nous rend compatibles à la déclaration de Jean-Baptiste « tout arbre qui ne produit pas de bons fruits sera jeté au feu ». Dieu nous enseigne également que l’homme est pareil à l’herbe et que l’herbe est offerte en nourriture à toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel et à tous les reptiles terrestres. Cela me permet de comprendre l’état actuel du monde, car celui qui ne fait pas œuvre de foi en recherchant le trésor du ciel, une fois encore, est laissé entre les mains de Satan, qui représente ce qui est opposé à Dieu, vu qu’il règne sur ce monde lorsqu’il est uniquement orienté vers la chair. En fin de compte, si on reste dans l’ignorance de Dieu et que l’on n’observe pas ses Lois originelles, on vit selon la « loi de la jungle ». Cependant, la justice de Dieu réside dans le fait qu’il n’exclut personne, car intrinsèquement, nous sommes tous étrangers, offrant à chaque individu la possibilité de le connaître. Cela se manifeste à travers de nombreux exemples. Il exhorte son peuple à prendre soin de l’étranger. Toutefois, quiconque ne respecte pas délibérément ou inconsciemment Ses Lois de Vie ne peut faire partie de Son peuple, car il est dépourvu de l’Esprit divin.
Effectivement, il semble que le respect des Lois de Dieu implique de ne pas engendrer de mauvais comportements et donc de vivre dans l’amour. C’est pour cette raison qu’on évoque dans la Genèse l’arbre de la connaissance du bien et du mal, ainsi que le fruit défendu représentant le mal sous différentes formes. Cela découle fréquemment de la convoitise qui incite à de mauvais désirs. Néanmoins, on se demande s’il s’agit réellement d’un serpent tangible ou d’une manifestation intérieure pour ce qui est du premier péché originel. Et j’ai le sentiment qu’il pourrait également s’agir d’un être humain. Je me demande si le premier péché de la femme n’était pas de vouloir être comme Dieu et de connaître le bien et le mal, ce qui expliquerait certaines chansons que j’ai été guidé à écoutées. Est-il possible qu’en engendrant elle-même un fruit mauvais à cause d’un désir mal placé, elle ait tout simplement entraîné l’homme avec elle ? Cela semble possible. Ce qui me frappe également, c’est que Dieu ne condamne pas directement la femme, mais maudit plutôt le serpent et la terre pour le travail de l’homme. Cependant, Il place la femme sous l’autorité de l’homme. Il semble que la femme doivent se libérer de l’homme, qui est également associé au serpent à travers la malédiction, et chercher à retourner vers Dieu pour échapper à cette damnation. Cela me rappelle le livre d’Osée, où il est mentionné : « tu m’appelleras Mon mari et plus mon Baal ». Nous constatons que c’est d’abord Eve qui conçoit Cain en déclarant « J’ai acquis un homme », et ce n’est qu’ensuite qu’elle met au monde Abel. Il semble donc que, dans un certain sens, elle « conçoit » le péché en premier lieu avant de « donner naissance » à un homme à l’image de Jésus, puisque Abel nous rappelle Jésus. En réalité, cela fait également écho à ce que Dieu déclare en parlant aux hommes de son peuple : « je donnerai vos femmes à d’autres ». C’est ainsi que la femme conçoit Caïn et se retrouve sous le joug de « l’homme mauvais » puisqu’il est frappé par la malédiction et donc privé de bénédiction. L’homme doit alors se tourner vers Dieu, c’est la première rédemption pour l’homme. Par la suite, la femme désire également se rapprocher de Lui. C’est la raison pour laquelle il est dit dans les Ecritures que plusieurs femmes convoiteront un homme « bon » et qu’elles imploreront Dieu de leur en accorder un : « Sept femmes agripperont un même homme ce jour-là, en disant : nous trouverons du pain à manger, un manteau pour nous vêtir ; mais couvre nous de ton nom, efface notre honte ». Cela semblant signifier « accorde-nous l’un de tes fils ».
C’est alors que l’homme qui est revenu vers Dieu revient en tant que fils, envoyé par Lui. Il revient à la recherche de la « femme de sa jeunesse » car elle désire se réconcilier avec Dieu, et de ce fait, Il lui a ôté sa honte et lui a restitué un homme qui est l’un de ses fils, accompagné de fertilité. Ceci correspond également à la signification de ce qui est mentionné dans Osée : « Et Yahweh me dit : Va de nouveau, aime la femme aimée d’un amant et adultère, comme Yahweh aime les enfants d’Israël, malgré le fait qu’ils se tournent vers des dieux étrangers et qu’ils aiment les gâteaux de raisins. » Il s’agit d’une réconciliation entre l’homme du peuple, pardonné par Dieu, qui doit maintenant retrouver sa femme, qui, en ayant été pardonnée par Dieu, doit être pardonnée par l’homme aussi. Ce livre d’Osée semble rapporter l’histoire d’une femme qui donne naissance à Caïn, et qui tombe elle-même dans l’adultère vis-à-vis de Dieu. En conséquence, Dieu lui prend son mari, fait à Son image, et la place sous la domination d’un Baal. Elle se retrouve donc spirituellement « stérile ». Cependant, cette femme est réhabilitée par Dieu après la repentance de l’homme en Adam, qui a contrevenu à l’ordre divin. Une fois purifié et revenu à Dieu, le Père détache la femme de l’homme corrompu pour qu’elle puisse exprimer « je veux retourner à mon premier mari car jadis j’étais plus heureuse que maintenant ». Elle se trouve alors sur le même chemin de repentance que l’homme retourné au Père avant elle, faisant pénitence, expiant et se laissant à nouveau façonner par Dieu pour retrouver une union avec « son premier mari », celui de sa jeunesse.
On retrouve ici ce qu’on nomme les « conditions et conséquences » de l’Alliance établie avec Dieu. Il y a un parcours qui s’étend sur deux phases, à travers la chute qui symbolise l’être bénit par Dieu, qui tombe dans la malédiction, puis entame un vaste parcours d’expérimentation pour retourner à la bénédiction. Cela donne du sens à ce que Dieu déclare à son peuple : « Aujourd’hui je place devant toi la bénédiction et la malédiction ». L’évolution et les répercussions de l’Alliance avec Dieu reposent sur l’expérimentation du bien et du mal, que nous découvrons en nous confrontant, en participant et en expérimentant. Cela inclut la souffrance, la privation d’enfants, la puissance de Dieu, et touche autant l’homme que la femme, pour se finir par la reconnaissance de l’œuvre du Christ et la découverte des mystères de Dieu. On saisit également que la femme, en se livrant à la tentation du serpent, donne naissance au péché et entraîne l’homme dans sa déchéance en cédant lui aussi à la tentation, enfreignant ainsi l’ordre divin. Les conséquences suivent, permettant la conscience du résultat de la désobéissance, de la rébellion et du péché qui mènent à la déchéance. Il s’agit finalement d’un enseignement rappelant l’importance de se conformer aux Lois divines et d’aspirer à la perfection qui réside en Lui. En évoquant cela, je pense à la chanson « l’Envie » qui insiste sur les notions de lumière et d’obscurité, de faim et de satisfaction, de ce qui est superficiel et essentiel, jusqu’à la réévaluation de la valeur de la vie elle-même, cela devient particulièrement significatif une fois que l’on a été confronté à la Vérité… De même que toutes les chansons que Dieu nous donne à comprendre.
C’est effectivement le peuple élu, dans ce qu’il est véritablement, qui donne naissance au nouveau monde d’abord spirituellement, puis matériellement. C’est la raison pour laquelle les élus doivent être regroupés, après avoir été dispersés, rassemblés puis récompensés. C’est cet assemblage qui conduira à ce qu’on appelle « le tremblement de terre », résultant en l’effondrement une nouvelle fois des « montagnes et des collines », c’est-à-dire de tous ceux qui gouvernent avec une autorité de Dieu dans ce monde présent. Dieu a permis cela jusqu’à maintenant, dans le but d’appeler au Jugement de ce monde, qui reflète l’image de Cain et du péché originel. Les hauteurs des montagnes et des collines seront réduites pour permettre à ceux qui appartiennent au Christ et à ses fidèles de gagner en autonomie, en indépendance et ainsi en souveraineté personnelle. C’est pourquoi il est dit que les rois de la terre apporteront leurs trésors à Jérusalem. C’est aussi la raison pour laquelle actuellement le « mauvais » et ceux qui le portent se déchaînent afin d’entraîner un maximum d’êtres dans leur chute qui coïncide avec la révélation de ce monde et son effondrement.
Finalement, pour revenir à notre monde actuel, je réalise que ce que les gens ne saisissent pas bien, c’est que la corruption d’un pays ou d’une entité n’arrive pas en un jour, ni à cause d’une seule personne, mais résulte d’un processus de longue durée commencé par un dirigeant corrompu, soutenu par une succession de « sous-dirigeants » et « sous-sous-dirigeants » corrompus, contribuant sans relâche à la chaîne de corruption. Plus on descend dans l’échelle de fonctionnement, plus la chaîne se renforce, et il est illusoire de penser qu’on pourrait arriver à détruire une institution sans cette « chaîne de corruption » en place. Nous comprenons de ce fait que toute destruction ne peut être accomplie, non pas par un acteur isolé, mais par tous les membres de la « chaîne » d’opération qui contribuent, consentent ou restent indifférents, car un dirigeant corrompu agissant de manière isolée ne peut être en mesure de détruire une institution quelconque si le reste de la chaîne ne le suit pas. Ainsi, lorsque n’importe quelle organisation, quelle qu’elle soit, arrive à la fin de son processus de destruction, cela signifie que l’ensemble de son fonctionnement a été contaminé, du sommet à la base. En se contentant de blâmer une ou plusieurs directions pour être corrompues, on néglige la réalité de la situation. On n’arrive pas à extirper le mal qui gangrène nos rangs. On ne vise qu’à décapiter le problème en ignorant que le corps entier est corrompu, et qu’une autre tête pourrait émerger si l’on se limite à la tête actuelle. On observe alors une « bête à sept têtes » qui, malgré la décapitation, continue à corrompre et à répandre le mal. En persistant à vouloir uniquement se débarrasser de la tête de l’institution, alors que c’est l’institution tout entière qui est à présent complètement gangrenée, il est impossible d’éradiquer la corruption et donc le mal qui nous entoure. C’est là ce que la Parole divine, qu’il nous offre, nous enseigne. Cela ne manquera pas de nous conduire, en fin de compte, à un extrait crucial des Écritures, celui qui évoque la décapitation de Jean. On va en effet comprendre le pourquoi de la décapitation du corps qui va, en ce sens, conduire à la dispersion du peuple qui forme ce même corps afin que toutes les pierres qui le composent travaillent à retrouver la Vie après avoir vu le retrait de la tête qui les guider.
C’est pourquoi, dans l’état présent des choses, ce monde ne peut pas être sauvé, mais simplement remplacé. C’est pourquoi nous devons changer les « montagnes et les collines » qui gèrent actuellement ce monde, exposant ainsi tous ceux qui le peuplent afin d’éveiller certains pour « la vie éternelle et les autres pour la honte, pour l’opprobre éternelle ». C’est en comprenant cela que chacun se rend compte que le changement n’est pas l’apanage de certains mais de tous. Cette transformation est essentielle pour chacun, car sans elle, on reste comme Cain, et toute personne persistant dans cet état ne peut hériter d’une postérité éternelle. En conséquence, elle s’évanouira avec la fin de ce monde, sans aucune trace de ses racines. C’est uniquement celui qui subit une transformation et génère ainsi une femme à l’image de Marie Madeleine, qui deviendra telle Marie par sa propre transformation, qui obtiendra une descendance pour le nouveau monde. C’est ainsi je suppose également, qu’il entraînera avec lui sa propre famille. C’est pourquoi on dit que celui qui est sauvé par Dieu, sauve aussi sa famille, à l’image de Noé qui fût sauvé par Dieu en emportant avec lui sa femme et ses fils, ainsi que les épouses de ses fils, tout en étant conscient de la nécessité d’un respect mutuel des principes divins étant donné qu’il est question de responsabilité individuelle. Cependant, je suis persuadé que lorsqu’on possède de solides fondations et qu’on prie pour sa famille, Dieu, au travers du Père qu’il représente, nous exhaussent dès lors qu’on n’a pas à se confronter au seul péché qui mène à la mort, comme cela est également souligné.