Photo prise à Hyères, lieu : La tour fondue. En face de l’île de Porquerolles (VAR).
L’être humain
Nous sommes actuellement à un tournant crucial, car de moins en moins de choses demeurent cachées. C’est l’obscurité qui a permis à ce monde de se développer dans la corruption, mais désormais, la lumière ne cesse de croître, révélant tout et ne laissant rien dans l’ombre. Quand ce qui est dissimulé est exposé, le mal a tendance à disparaitre. Il subsiste néanmoins une certaine noirceur dans l’humanité, largement alimentée par l’ignorance, l’inversion, la mauvaise interprétation et une programmation mentale qui reste « déprogrammable », malgré les apparences. Je comprends que le problème fondamental de l’humanité réside dans la tendance à juger tout en se basant sur sa propre perspective. Il s’agit d’une forme d’égoïsme, mais qui n’est pas forcément conscient, car on ne réalise généralement pas qu’on fait preuve d’indifférence et d’égoïsme. On manque de temps pour véritablement réfléchir à la situation d’une manière différente de celle qui a été imposée par ce monde. C’est véritablement cela la manipulation mentale, qui pousse l’individu égoïste à ne pas percevoir les choses sous un angle culpabilisant, mais plutôt à trouver une justification pour son égoïsme, à rationaliser le comportement de l’égoïste, à considérer cela comme une normalité face aux autres, alors qu’en agissant ainsi, on ne tente même pas de les comprendre. En effet, le système nous a implanté une représentation préétablie des autres, nous faisant croire qu’ils sont comme le système nous l’a appris, nous empêchant ainsi de prendre la peine d’explorer par nous-mêmes. Nous sommes conditionnés à ne pas connaître les autres, en supposant qu’ils partagent nos traits, influencés par des stéréotypes bien ancrés, qui les dépeignent comme des êtres égoïstes. Le système dans lequel nous évoluons nous enseigne à diviser et à cataloguer les personnes, persuadés qu’ils sont soit identiques à nous soit complètement différents et donc inintéressant. Ainsi, il nous semble inutile de les connaître, pensant que tout est déjà dit et qu’il n’y a rien à découvrir. C’est ainsi que cette dynamique de division perdure entre les êtres humains, alimentant un égoïsme croissant où le manque de compréhension fait naître de prétendus désaccords qui, à leur tour, engendrent colère et haine nées de la peur de ce qui est inconnu ou de l’indifférence basée sur l’illusion que nous savons déjà tout des êtres que nous jugeons.
Essentiellement, le mécanisme de ce monde favorise le mal en promouvant une moralité conforme à son image et une conduite découlant de celle-ci, en alignement avec la vision de la société de ceux qui la contrôlent. Ces « vignerons homicides » ne veulent pas que les individus de ce monde aient la possibilité d’accéder à un nouvel univers fondé sur le principe du bien. Par conséquent, ils nourrissent délibérément le malsain en manipulant mentalement les masses depuis des siècles, en les éduquant dans des valeurs opposées à celles de la vie donnée par Dieu, le Père. Ils rejettent donc l’idée du Fils incarné en Jésus, tout en déniant la Mère représentée par Marie, espérant que tout le monde continue à percevoir la femme comme la première Eve, c’est-à-dire celle qui a cédé à la tentation du mal, qui devient adultère vis-à-vis de Dieu, qui se livre à la prostitution et à l’idolâtrie des valeurs opposées à celles de Dieu, soumettant la pensée que l’on peut avoir de la femme au principe du satan et la plaçant en cela sous sa domination. Ainsi tout ce qui fait l’objet du péché et de sa portée engendre évidemment par les idées reçues et préconçues, une descendance à l’image de Cain plutôt qu’Abel, alimentant ainsi le principe nuisible qui est associé à la tentation de la femme et tout ce qu’elle génère. C’est à l’image de la femme désignée comme la « grande prostituée, la mère des infidèles », vers laquelle se dirigent les enfants du « Diable », représentant la Jérusalem asservie par le péché originel. D’autre part, dès que l’instauration d’une seconde Mère, à l’image de Marie, est prônée, elle engendre une progéniture à l’image de Jésus ainsi qu’un nouveau monde soutenu par le principe divin, participant alors à la construction de la nouvelle Jérusalem. Cela évoque l’idée que « l’homme naît sans mémoire, reconnaît l’Ève qu’il veut ». C’est pourquoi, je comprends de mieux en mieux le sens des paroles qu’il m’a était donnée d’entendre et que la « vérité » reflète l’image de la femme, celle qui est sanctifiée aux yeux de l’homme et qui, grâce à cette nouvelle perspective de l’homme sur la femme, permet de renverser l’ordre établi, de transformer le monde. En effet, l’homme qui saisit cela est celui qui est retourné vers le Père, qui a respecté sa Loi et l’a mise en pratique. Il s’est efforcé de bâtir la nouvelle Jérusalem, non pas par le sang, mais suivant les Lois de la vie divine. À travers cela, il a conçu une nouvelle ère, un nouveau monde, une nouvelle Eve en une nouvelle mère qui donne naissance à des enfants à l’image de Jésus dans le Christ. C’est pourquoi, lorsqu’on parle de Marie, pour prendre l’exemple le plus actuel et connu, on la décrit comme une femme dévouée à Dieu, pieuse, vivant en conformité avec les lois de vérité et de justice divines qu’elle enseigne par ce qu’elle est et pratique en ce sens. Son amour pour Dieu est suprême, ce qui la rend insensible aux tentations du Satan, à la corruption et au péché. Elle est humble et craint Dieu, car elle le connaît. En se tournant vers Lui, il lui a tout révélé. Dieu l’a prise sous ses ailes, lui révélant tout ce qu’Il est et ce qu’elle doit savoir. C’est grâce à cela qu’Il lui permet de vaincre Satan et L’a dotée du pouvoir de porter Son Fils, ayant fait d’elle une sainte par Son Esprit.
En essence, sans l’Esprit, l’humain reste à un stade animal et ne peut accéder au nouveau monde porté par l’Esprit de sainteté, indispensable pour y entrer. C’est cet Esprit qui permet la transition du niveau animal à celui de l’homme. Tant qu’il demeure à ce stade psychique, il vit dans l’imperfection au sens où il n’a pas de conscience du bien et du mal selon Dieu. Il prétend maintenir l’équilibre, mais ne sais pas vraiment ce que cela signifie. Il perçoit les choses d’une manière humaine, se compare à lui-même et, puisque l’homme sans l’Esprit Saint est imparfait, il voit la perfection à travers sa propre perception. Il demeure limité dans sa compréhension et est ignorant de ce qu’est réellement la perfection, étant donné qu’il ne connaît pas Dieu. Par conséquent, il se compare à son propre reflet et non à Dieu. Le plus déplorable, c’est quand il se prend pour un Dieu, engendrant ainsi le pire en étant persuadé de faire bien. Voilà pourquoi il doit être confronté à une contradiction pour en prendre conscience, car sans cela, il ne peut percevoir ce qu’il ignore : c’est l’explication de Jésus et de la vraie lumière en Esprit qui pénètre le monde, prouvant au monde que ce qu’il tient pour étant normal ne l’est pas nécessairement, que ce qu’il considère comme sagesse ou intelligence ne l’est pas intégralement, tout comme ce qu’il perçoit comme le bien, ne l’est pas véritablement. En réalité c’est le manque de croyance en autre chose que ce qui est dans ce monde qui nous endort car lorsque l’on se suffit à soi-même en tant qu’humain imparfait de par l’ignorance que l’on a du reste, sommes souvent aveugles à ce qui se trouve au-delà de notre portée et, par conséquent, à notre propre nature. Nous sommes satisfaits de ce que nous avons, car c’est ce que nous percevons. Nous avons l’impression que la vie est ce qui se dresse devant nous, nous ne nous accordons pas la chance de rêver, voire d’envisager d’autres possibles. Après tout, ce monde ne nous révèle que ce qu’il est, et nous dormons parce que la nuit est faite pour dormir. Si nous ne nous tournons pas vers la lumière qui nous réveille pour nous indiquer la voie du jour, nous restons dans les ombres. Nous feignons de ne croire en rien, mais en réalité, nous croyons uniquement en ce que l’on vit et l’on stoppe ainsi toute possibilité d’en sortir. Pour se réveiller, il faut avoir le désir de le faire, car malheureusement, certains ne le voudront pas. Toutefois, pour tous ceux qui le désirent, la lumière peut se manifester à condition de croire en ce qu’elle est.
En fait, quand nous évoquons le monde tangible, c’est principalement notre corps physique et notre connexion « terrestre » que nous valorisons, et nous orientons notre existence en fonction de notre chair. En revanche, dans le royaume spirituel, le ciel, nous privilégions notre âme et plus précisément, nous vivons par l’Esprit du Christ dans ce qui le définit véritablement. Dans ce contexte, notre chair perd de son importance, elle devient secondaire, et elle ne nous sert que de vecteur pour porter l’Esprit qui préside et guide tout, et plus particulièrement notre vie. Cela s’avère complexe car plus notre lien avec l’Esprit est fort, plus ce monde nous dégoûte d’une certaine manière. Nous aspirons uniquement à aider les âmes qui résident en lui, et parfois, cela peut sembler paradoxal puisqu’on aime la vie, mais pas le monde que nous habitons. Je peux donc saisir la complexité de demeurer ici pour instruire autrui tout en étant percus comme des « fous » parce que ce monde a conditionné les gens à penser de cette façon et à considérer tout individu qui ne se conforme pas à ce monde comme un « fou », un inadapté, un utopiste, voire un marginal, un excentrique, un sectaire.
On utilise une multitude d’expressions pour décrire un individu qui refuse de se soumettre à la norme de ce monde. Cette dernière, bien qu’elle nous incite à nous distancier, est amplifiée par notre connaissance de l’autre monde. Cela nous pousse à renoncer non seulement à celui-ci, mais aussi à dénoncer ce qu’il est en soulignant ses défauts et les avantages de l’autre monde que nous chérissons. Ces circonstances peuvent créer un grand décalage avec l’essentiel de l’humanité qui habite ici, tout en demeurant ignorante de sa propre nature et de celle du monde. Ce n’est pas parce que certains individus ont conscience de ce qu’est le monde, qu’ils ne nous percevront pas comme des fous lorsqu’on parle de la dimension céleste véritable puisque l’aspect religieux terrestre engendre une conception de la spiritualité qui n’est pas conforme à la vérité divine mais qui reflète, là encore, un aspect terrestre des choses de Dieu. Le problème ne réside pas uniquement dans la manière dont ils nous perçoivent, car au fond, je pense que les personnes excentriques sont déjà habituées à être perçues comme telles. Le véritable enjeu est de rendre compte du fait qu’il est difficile de proposer une explication et de libérer les êtres de ce monde lorsqu’ils sont formatés et endoctrinés par des idées reçues qui forment tous les dogmes terrestres.
En réalité, il y a peu de gens qui parleraient négativement de Jésus, compte tenu de l’histoire qu’on connaît de lui. Beaucoup conviennent probablement qu’il était une personne très bonne et parfaite. Mais combien lui donneraient vraiment l’importance, l’attention et la foi appropriées s’ils le rencontraient aujourd’hui ? Ne serait-il pas perçu comme un fou dans ce monde et selon ses normes ? N’agit-on pas généralement de la sorte avec ceux qui s’expriment, tout comme le faisait Jésus à son époque, arguant même qu’il était fou, rappelant que le cas échéant on accusait certains de l’éprouver en ce sens… L’homme a peu de mémoire, voire pas du tout, et il ne se rappelle que des éléments de l’histoire qui lui conviennent. Il a une forte propension à valoriser les morts plus que les vivants, sauf si le monde en question lui a appris à considérer certaines personnes comme dignes de respect tandis que d’autres ne le sont pas, en se basant sur ses critères de normalité et d’anormalité. Par ailleurs, ici, le respect est accordé à ceux qui exercent du pouvoir et qui possèdent de l’argent, indépendamment de leurs actions réelles, mais plutôt en fonction de l’illusion qu’ils sont respectables sur la base des normes sociales. Les gens ici ont été minutieusement façonnés pour penser de cette manière, idolâtrant ceux qui sont mis sur le devant de la scène sans réellement prêter attention à qui ils sont ou à ce qu’ils font vraiment, car on leur a inculqué de juger en s’appuyant sur des critères de « respectable et non respectable » tout en établissant les normes de ces mêmes critères.
La valeur que l’on accorde aux individus est souvent déterminée par leurs biens matériels ou leur prétendue intelligence ou sagesse, généralement associées aux « richesses terrestres ». C’est en éduquant les individus depuis leur plus tendre enfance qu’on leur inculque l’idée que celui qui possède des biens matériels ou qui détient un certain pouvoir mérite plus de respect que celui qui n’en a point. Même si l’on ignore les raisons de sa richesse, on le désigne comme un « héritier d’une bonne famille, un sage, une personne qui détient une connaissance bénéfique pour le monde, etc ». Parce que celui qui affiche une bonne réputation parvient à réussir dans ce monde et selon ses critères, nous avons tendance à nous focaliser sur cet aspect. On considère celui qui n’a pas de richesses matérielles ou de pouvoir de domination, et donc pas une bonne réputation, selon les normes du système, serait comme quelqu’un qui ne vaut rien et qui n’a pas de valeur. Tel un être qui ne mérite même pas l’estime et ainsi on trompe les gens, on leur fait perdre le sens des réalités, on leur donne à croire que le bonheur, les vraies valeurs et la véritable richesse, tout comme la vie, résident ailleurs que là où tout cela est réellement situé. Dans ce monde, on pousse inlassablement les individus dans la direction opposée à celle qui est bénéfique et même ceux qui se croient avertis et perceptifs de l’inversion des valeurs, de l’équilibre à trouver, du sacrifice à réaliser, sont souvent loin du compte, au point d’ignorer la réalité de ce qui définit vraiment le reflet d’un miroir. C’est un défi considérable parce que tout semble simplement accessible, pourtant nous habitons un monde si complexe que parvenir à la simplicité est un vrai combat.