Le Dieu Vivant – De l’Ombre à la lumière Tome 1
Depuis l’enfance, j’ai été guidée par l’Esprit du Dieu Vivant, sans aucune éducation religieuse. Ce livre est le fruit d’une vie entière d’écoute de ce qui est dans notre coeur, d’expérimentation terrestre et de révélation.
À travers ce premier tome, je partage :
- Comment j’ai appris à reconnaître le Dieu Vivant et Son Christ
- Ce que j’ai compris en côtoyant tous les milieux humains dans les bons et les pires moments
- La manière dont l’Esprit Saint révèle le sens réel de notre vie et de la Bible, de la Genèse à la Révélation
- Comment passer des interprétations qui condamnent à une relation vivante, juste et libératrice
Ce livre n’est pas un traité religieux. C’est un témoignage et un accompagnement pour tous ceux qui cherchent :
- À connaître Dieu personnellement
- À se libérer des forteresses intérieures et des fausses images de Dieu
- À vivre cette vie terrestre comme une instruction accompagnée par Celui qui sait tout.
Ce que ce livre n’est pas :
- Ce n’est pas un livre religieux institutionnel ni un traité théologique classique.
- Ce n’est pas un ouvrage de condamnation ou de jugement.
- Ce n’est pas une nouvelle doctrine ou une secte déguisée.
- Ce n’est pas une spiritualité naïve ou « tout est amour » sans vérité.
PROLOGUE
La foi ne repose pas sur une institution mais sur un sentiment, nous rappelant que c’est l’amour qui permet le sentiment et que celui-ci ne se commande pas, il est ou il n’est pas, on n’oblige pas un cœur à aimer et le véritable sentiment ne s’achète, il ne se corrompt pas, c’est ce qui fait de l’amour pur, la plus grande des puissances lorsqu’il est là. Ce livre n’est pas un livre religieux, il en est même l’antithèse car il ne consiste pas à découvrir la spiritualité selon la chair et les préceptes et dogmes humains terrestres mais bien au contraire, il nous amène à un aspect « opposé » qui se situe dans la spiritualité selon l’Esprit uniquement et ainsi dans le prolongement et l’accomplissement de ce que nous montre la copie des réalités spirituelles promises. La lumière est un esprit d’ordre spirituel, tandis que les ténèbres reflètent ce qui est au contraire dépourvu d’esprit lumineux tout en étant d’ordre matériel mais aussi informe. C’est en ce sens que la première des différences fondamentales à prendre en compte, réside dans le fait que la matière et l’interprétation qu’elle donne de Dieu est une chose, l’Esprit en est une autre et que les deux, même s’ils sont destinés à s’unir, sont au départ séparé dans l’attente d’être enfin rassemblés une fois formés, en acquérant la connaissance véritable de ce qui les différencies afin de comprendre ce qui les rassemble véritablement. Cependant ce livre ne rejette pas la Bible, bien au contraire, il atteste de la véracité de celle-ci et il confirme tout ce qui y est écrit dans son langage révélé mais aussi et encore plus dans son langage scellé, langage que seul l’Esprit nous permet de découvrir, en retirant le voile qui nous cache le ciel et ce qu’il est vraiment, faisant disparaitre le brouillard et les nuages, simplement parce que nous avons su aimer et donner inconditionnellement. Nous nous unissons à Dieu et ce qu’Il Est véritablement selon l’Esprit et non selon la chair qui doit conserver ses différences afin de se complémentariser et d’évoluer perpétuellement. Conserver ses origines, sa culture, ses connaissances ancestrales est le droit universel et fondamental de chaque peuple et Dieu dans l’Esprit de Vie qu’Il Est, accompagne cela, ce sont les hommes démunis d’Esprit divin qui sacrifient les peuples afin de s’approprier les savoirs et les richesses de ces derniers et qui, en proclamant le faire au Nom de Dieu, nous éloignent de Celui-ci. C’est là la véritable lutte car la guerre n’est pas religieuse, elle est avant toute chose, spirituelle. Acquérir l’Esprit du Vivant, c’est posséder la Lumière qui nous éclaire afin de nous dévoiler la Vérité divine qui éteint le Mensonge et met un terme à toutes les manipulations, par une conscience éclairée de ce qu’elles sont.
Au fond nous avons du mal à reconnaitre que nous avons été ténèbres et c’est seulement lorsque nous devenons lumière que nous nous en rendons compte, parce que même lorsque nous prenons connaissance de la Lumière, nous avons tendance, pour notre mental mais aussi par ignorance de l’état lumineux, à nous considérer comme cette Lumière. C’est finalement naturel, puisqu’on ne peut juger que d’après ce que l’on connait parce qu’on le vit, avant cela nous sommes dans une illusion de connaissance, nous jugeons toujours d’après ce que nous sommes et ainsi d’après ce que nous savons. Nous ignorons l’état que nous ne vivons pas et mesurons selon l’échelle de mesure à laquelle nous appartenons, parce que nous sommes capables de la concevoir et ainsi de la calculer. En cela nous nous voyons toujours du côté positif plutôt que négatif même lorsque nous reconnaissons ne pas être parfait, on se mesure le plus souvent en fonction de pire que nous et rarement en fonction de meilleur, alors nous nous identifions davantage au positif et à la luminosité qu’au négatif et à l’obscurité. Ainsi lorsque nous sommes encore dans les ténèbres, nous ignorons que nous le sommes, puis lorsque nous apprenons à connaitre la lumière, nous nous identifions à ce qu’elle est parce que nous la voyons à notre image. Cependant, c’est seulement après avoir vécu des expériences extraordinaires avec cette Lumière que nous parviendrons à comprendre véritablement ce qu’est l’état lumineux même si au départ nous ne faisons qu’effleurer la surface de sa profondeur. Ainsi, nous sommes connus de la Lumière alors qu’auparavant nous apprenions à la connaitre, nous évoluons en fonction de ce qu’elle est et de ce qu’elle nous révèle, ce n’est plus en fonction de notre propre mesure que nous voyons mais en fonction désormais de ce qu’elle est, Elle. C’est parce que nous naissons en premier lieu dans la chair que celle-ci prend le dessus sur ce qui l’anime véritablement, c’est un cycle naturel et inscrit dans les temps et l’histoire humaine et terrestre. Ce n’est qu’une fois l’expérimentation terrestre terminée en ayant fait le tour du premier Homme, que nous nous mettrons à rechercher autre chose et qu’ainsi nous entrerons dans la recherche et l’expérimentation du nouvel Homme, le céleste, c’est le chemin qui fait la vérité et qui nous donne la Vie par le véritable vécu.
CHAPITRES
I – L’Esprit qui guide depuis l’enfance
II – D’un monde à l’autre
CHAPITRE I
L’Esprit qui guide depuis l’enfance
Depuis toujours, j’ai ressenti des choses étranges, des morceaux de savoir sans commencement ni fin, à l’image de vérités éternelles gravées en moi. Elles n’étaient ni le fruit de l’apprentissage ni de l’expérience récente, mais elles étaient néanmoins présentes, concrètes, solides, soutenues par une foi immense, étrangère à ce monde dans lequel je ne plaçais aucune confiance, je savais déjà ce qu’il était, sans en connaître les détails ni les raisons. Depuis longtemps, j’attendais quelqu’un, quelqu’un que je ne connaissais pas vraiment mais qui, paradoxalement, m’était familier. Il avait toujours été là, présent depuis ma naissance, me parlant dans un langage silencieux et en ce sens venu d’ailleurs, un langage que je ne pouvais expliquer mais qui résonnait, tel un écho, au plus profond de moi, comme si j’étais à moitié étrangère à ce qui était en moi, séparé par ma condition charnelle de cette communication totale, qui ne concernait que le cœur et l’Esprit. Au fil des expériences de ma vie terrestre, je sentais son influence, subtile et discrète, une force qui veillait sur moi, pourtant, avide d’indépendance et de découvertes, j’avais du mal à l’accepter quelques fois. C’était donc comme un murmure silencieux mais aussi qui passait par diverses sources informationnelles, parlant directement au cœur, et gravant en lui des vérités à mon insu, comme quelque chose qui était hors de mon propre contrôle. Ainsi, sans jamais les apprendre selon les codes de ce monde, je savais des choses que d’autres ignoraient, je comprenais ce qui échappait aux autres. Et cette voix intérieure, telle l’intuition pour certains ou l’instinct pour d’autre, me poussait à apprendre, à absorber tout ce que ce monde pouvait offrir dans son expérimentation terrestre, car, le moment venu, je savais que tout aurait un sens et une raison et servirait à quelque chose d’important. Jamais je n’ai perdu foi en cette certitude, bien au contraire, elle a été mon essence, mon carburant, ma force dans les heures les plus difficiles et les plus sombres.
Je me souviens comme si c’était hier, du jour où j’ai ressenti pour la première fois cette lumière puissamment, ce feu intérieur se manifester extérieurement, dévoilant enfin ce qui était caché et brisant l’anathème qui nous séparait. Je visionnais une vidéo, une musique de méditation lorsque, soudain, une sensation inconnue m’a envahi. Mon corps commença à onduler, comme une flamme et je ne pouvais réprimer et maitriser ce balancement, cette ondulation, je ne saisissais pas ce qui m’arrivait. Un ou deux jours plus tard, à l’extérieur dans le jardin, la même sensation revint, incontrôlable, me confrontant à une réalité insoupçonnée : celle des « énergies » qui transcendent et transpercent la chair afin de guider ce qui se situe à l’intérieur. De plus en plus, j’ai commencé à déceler leur présence, à les ressentir dans chaque instant et c’est à ce moment-là que j’ai vu apparaître dans l’eau de la piscine, une petite lumière étincelante qui transformait l’eau en des formes étranges et qui donnait naissance à des forces faites de courants d’eau et allant même jusqu’à former un dauphin… C’était véritablement très étrange mais aussi très subtile cependant, j’étais prête à transcender les doctrines imposées qui nous enferment dans la matière et celles qui nous maintiennent inextricablement en elle par ignorance ou par peur de ce que nous ne connaissons pas, la chair luttant contre ce qui lui est inconnu même lorsqu’elle l’attend. J’étais enfin prête à sauter le pas, à me jeter à l’eau comme on dit et à me tourner vers l’Esprit de Vie, vers le Véritable, le Juste et le Saint même si j’étais encore ignorante de beaucoup de choses concernant cela.
Je revois aussi le soleil. Son éclat m’attirait tant que je ne pouvais m’empêcher de le capturer en photo, c’est ainsi que sont apparues les premières formes émanant d’un rayon bleu mystérieux. Je me souviens aussi d’un soir où mon regard était irrésistiblement attiré vers les étoiles et la lune. Dans cette dernière, une silhouette nuageuse se révéla à moi, celle de Jésus, une vision instinctive, évidente, comme une vérité qui s’imposait à mon être, moi qui n’avais jamais lu une Bible ou était allée à une messe de catéchisme et qui avait toujours fuis les religions et autres sciences théologiques ou ésotériques. Et au cœur du ciel étoilé, au sein de ces formes et lumières que l’Esprit de Dieu me donnait à observer, je distinguai une autre image : une silhouette, assise en tailleur, plongée dans la lecture d’un immense livre qui, pour moi, ne pouvait être que la Bible. Mais c’est le soleil qui m’a le plus transportée, plus attiré vers le jour que vers la nuit, à l’inverse même de ce que j’avais été dans ce monde, moi qui adorais la nuit. Ses variations infinies, ses formes aux contours irréels, ses couleurs passant du jaune au blanc étincelant, couronné d’une ceinture d’or et toujours ce rayon bleu, émergeant du sol, montant vers lui, l’enveloppant avant de poursuivre sa course vers le ciel alors qu’au départ j’avais cru que ce rayon bleu venait du ciel, en réalité il sortait de terre. Ces premiers signes visuels ne pouvaient que captiver mon attention et ouvrir en moi une nouvelle compréhension du monde. C’était le commencement de la transcendance, le passage d’un plan à un autre, où le visible rencontrait l’invisible, là où le tangible se confrontait à l’intangible, et où Dieu manifestait sa puissance petit à petit et parce que le moment était enfin venu. Si je n’avais pas été préparée dès mon plus jeune âge pour cette révélation divine par une prédisposition acquise de façon innée, me mettant dans un état d’attente de Celui qui s’adressait directement à mon cœur y inscrivant à l’avance des informations dont la provenance m’était encore inconnue et que ce monde ignore, j’aurais pu penser que je perdais la raison.
Il convient de tout révéler sur Dieu pour éviter de nous maintenir dans l’ignorance quant à sa véritable nature, afin qu’au moment opportun, nous soyons capables de le reconnaître vraiment. Affirmer qu’il est saint, véridique, juste et miséricordieux ne suffit pas, il faudrait expliquer clairement ce qu’est la Lumière et ce qu’est l’Esprit du Vivant qui nous parle alors que nous sommes encore dans ce monde et dans la nuit qu’il représente, nous rappelant que Dieu nous guide des ténèbres vers la lumière et qu’il ne souhaite pas attendre que nous soyons dépouillés de notre chair pour le faire. Dieu nous appelle tant que nous sommes en chair et non une fois arrivé à notre fin dans celle-ci. C’est une tâche ardue que de témoigner, par écrit, de Lui, non pas parce que celle-ci est désagréable bien au contraire, c’est une chance inestimable que de comprendre enfin ce qu’Il Est, de bénéficier de son appui, de son amour, de sa connaissance et de son Esprit pour témoigner au monde de ce qu’Il nous donne. La tâche est difficile parce que ce monde est plongé dans l’obscurité tout en se croyant déjà illuminé. Il est assujetti au Malfaisant et au Malsain, au Mauvais qu’il perçoit comme étant le Bien et se rebelle contre Dieu qu’il prend pour le Mal, car il demeure dans l’ignorance de la véritable nature de l’Esprit de Vie. Il s’oriente vers la chair, alors que Dieu en est dépourvu et qu’Il communique, certes, avec nous par le biais de certains êtres corporels, car sans cela, nous demeurons aveugles et sourds, effrayés par sa réalité authentique et oubliant ce que dit l’Ecriture « Dieu est Esprit et ceux qui l’adorent, doivent l’adorer en esprit et en vérité » mais aussi « c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité ». Ainsi on ne témoigne de la Vérité que par l’Esprit parce qu’Il est celui qui Est bel et bien là, existant, éternel et se révèle directement à nous, permettant à tous d’en devenir les témoins éloignés au départ puis véridiques en possédant cet Esprit incarnant la vérité de ce qu’Il Est en nous-même… Il ne nous oblige à rien, seuls les hommes veulent nous obliger, pour Lui, Il n’attend que de nous éclairer par amour de la Vie qu’Il créait car dès que la chair fait ressortir la lumière qui a été semé en elle, elle devient vie et n’a plus qu’à se laisser guider par Celui qui l’a créé.
Tout est écrit, le plan est déjà tracé d’avance et le libre arbitre réside dans chaque choix et décision que nous prendrons, nous menant vers un lieu ou vers un autre que nous ignorons lorsque nous ne connaissons pas les Ecritures ou encore que nous ignorons qui nous sommes par rapport à elles mais que Dieu, Lui, connait déjà parce qu’il a déjà tout rempli de sa substance et sa substance est dans ses enfants qui sont esprits et évoluent dans différentes chairs. Si nous connaissons sa parole alors nous sommes capables de déterminer notre direction à condition de reconnaitre que nous ne pouvons pas détruire, modifier et ainsi anéantir la Parole de Dieu. J’ai toujours eu au fond de moi cette conviction que si j’avais appris la vie en musique, je n’aurais rien laissé échapper de ma mémoire, car je parvenais à mémoriser les paroles des chansons que j’écoutais avec une aisance étonnante, sans encore comprendre ce que cela signifiait comme une multitude d’autres éléments qui étaient présents dès mes premiers pas dans le monde. C’est lorsque Dieu a cessé de me cacher sa face que j’ai saisi qu’il n’y avait avec Lui aucun hasard et que son dessein, tout comme son Œuvre était sans faille et ne pouvait être le produit des hommes terrestres, mais exclusivement de Lui et de ceux qu’il nous envoie pour propager ce qu’il est. J’ai compris alors ce qu’étaient le bras de Dieu et son ombre, ainsi que ce qui distinguait l’humain du divin. Mon souhait est que tous comprennent ce qu’Il m’a donné à comprendre mais aussi à vivre et qui transcende nos rêves les plus fous car il faut dire que nous ne sommes pas capables, malgré ce que nous pensons, d’imaginer ce qui excède nos facultés de raisonnement et notre perception des choses au-delà du terrestre que nous sommes, nous ne pouvons juger qu’en fonction de l’échelle de mesure que nous connaissons et à laquelle nous sommes par conséquent habitués puisqu’on ne peut savoir et juger selon ce qu’on ignore encore.
Ainsi Il y a des choses à dire que nous chercherons surtout à faire comprendre, d’abord parce qu’elles pourraient sembler difficile à comprendre au premier abord et qu’elles nécessitent un certain laps de temps, un certain bout de chemin accompli avec Dieu, marchant seul à seul avec Lui, dans le secret qui nous appartient de façon personnelle, pour parvenir à la compréhension de tous les aspects du monde céleste de Dieu, c’est en cela que l’on parlera d’accomplissement personnel qui apparait, avant tout accomplissement collectif et cet accomplissement personnel est le fait de Dieu et de son Esprit Saint, définissant sa Force Agissante, qui n’est pas le produit de la chair mais exclusivement de l’Esprit, c’est avec l’Esprit, en étant seul avec Lui, que nous atteindrons notre véritable accomplissement, sans avoir besoin de personne d’autre que de Dieu et de ceux qu’il nous envoi du ciel en ce sens. Parce qu’en fin de compte le reste nous conduit fréquemment à une doctrine terrestre, qui entrave notre esprit plutôt que de l’élargir puisque la religion actuelle est fondée sur des dogmes établis selon des visions et des interprétations humaines ayant rompu, bien souvent inconsciemment, leur « communion » avec l’Esprit de Dieu, ne se focalisant plus que sur l’ombre et la copie des choses céleste qu’elles étaient censées représenter. Ce n’est pas que cela ne représente pas une vérité de Dieu car les religions se basent sur les Ecritures, cependant celles-ci nous enseignent ce qui est de la connaissance de la condamnation, définissant qu’elles sont les copies des réalités célestes à venir et qu’en ce sens, elles font parties du ministère de la Condamnation et non du ministère de la Réconciliation et ainsi du Christ.
Tout au long de ma vie, j’ai appris en « voyageant à travers le monde terrestre » pour acquérir une base solide pour cette révélation. Malgré tout, j’ai été constamment nourri d’une manne spirituelle, comme on donne du lait en petite quantité à un enfant. Cette nourriture spirituelle a renforcé non seulement ma foi, mais aussi ma conviction en Celui qui viendrait lorsque le moment serait venu, comme il l’avait promis. Je me suis ainsi instruite des choses de la vie terrestre sans me nourrir de nourriture religieuse voir même ésotérique, tout cela m’était interdit, c’était déjà ancré en moi sans que je puisse déterminer d’où cela venait, je ne l’ai compris que plus tard en découvrant Dieu par Dieu Lui-même car c’est Dieu qui nous enseigne ce qu’Il est, quand les hommes, eux, nous enseignent ce qu’ils sont et leur vision et conception qu’ils ont de Dieu et d’eux-mêmes. Ce n’est pas que cela ne compte pas, nous devons au préalable apprendre du terrestre afin de reconnaitre le moment venu ce qui est du céleste et des différences qui au départ les sépare. Et enfin est venue la Révélation. Dieu offre le Pain de Vie qui descend du ciel mais progressivement, en s’adaptant à notre propre pas, afin que nous puissions assimiler qui Il est et comprendre la nature du monde des vivants auquel il nous donne d’appartenir. Sans cela nous ne pourrions saisir ce qu’il nous offre à découvrir, qui est bien au-delà de tout ce que nous avons déjà connu malgré notre attente et notre préparation constante. Tout ce que Dieu, en ce qu’Il est vraiment, nous donne, dépasse les limites de notre imagination et nous ne pouvons le supporter et l’assimiler que petit à petit. C’est cela qui nous confirme que nous ne sommes pas dans ce qui terrestre, peu importe les technologies, les croyances ou les imaginations humaines, ce qui émane de Dieu dépasse tout cela. Ce qu’Il a également partagé avec nous par le passé, nous aide à comprendre que Dieu est un Dieu Vivant qui est là dès le commencement et qu’en nous faisant à son image, non en étant tel que Lui dès le départ comme on pourrait le penser, puisqu’il s’agit plutôt d’une progression graduelle vers la divinité à travers notre croissance terrestre puis céleste. Encore une fois, tout cela ne peut se réaliser par les hommes charnel mais uniquement par Dieu en fonction de l’Esprit Tout Puissant qu’Il Est et nous donne à connaitre. C’est ainsi qu’il nous offre les liens, qui nous permettent de réunir en un seul ensemble, toutes les pièces du puzzle de notre vie, allant du « pourquoi » nous sommes nés en passant par notre lieu de naissance ou du nom que nous recevons de nos parents terrestres jusqu’à ce qu’Il nous renomme Lui-même et jusqu’au pourquoi, il se manifeste dans notre vie à un certain moment alors qu’Il est là depuis toujours. Nous sommes donc incapables par nous-même, en réalité et au départ, de fournir les tenants et les aboutissants et ainsi les liens qui permettent aux autres de comprendre ce qu’Il nous a donné à comprendre pour nous-même mais ce que nous sommes capables de faire en revanche, c’est de porter un message de sa part aux autres. Nous ne sommes d’ailleurs pas toujours conscients de transmettre un message lorsque nous le faisons car c’est Lui, qui guide chacun de nos pas et de nos rencontres dès l’instant où nous avons fait le choix conscient de marcher avec Lui et pour Lui.
Dieu nous offre donc la Vie nouvelle, cette Vie que nous pensons connaître mais qui nous échappe car nous sommes familiers avec l’existence terrestre et charnelle de l’être psychique et animal, mais ignorants de la vie divine et céleste en étant ignorant de ce que nous sommes véritablement au départ. C’est ce qui justifie notre capacité, lorsque le moment sera venu, à proclamer que nous vivons non plus dans un état psychique, mais en tant qu’hommes et femmes, dans ce que cela signifie vraiment et que Dieu fait à son image et à sa ressemblance, devenant ces témoins vivants de Dieu. Alors que nous pensons être totalement identique à Dieu, dès l’instant où nous devenons homme ou femme, nous sommes en réalité dans l’Etre premier, l’éphémère à l’image de ce serpent qui tombera forcément du ciel, nous persuadant d’être semblables à Dieu. En nous donnant à croire cela, nous développons en ce sens notre orgueil par notre manque d’humilité, nous chutons jusqu’à ce que nous prenions conscience que celui qu’il nous faut combattre est en nous-même, il est le Serpent dans le propre champ que nous sommes, c’est lui que notre Vie restaurée est capable de combattre désormais. Il nous faut mourir à nous même en devenant cet être nouveau qui a renoncé à l’ancien. Nous étions en réalité endormis car plongés dans l’ignorance de la véritable divinité et de ce qui nous y mène vraiment, croyant être éveillés et illuminés selon Dieu alors que de fait, nous ne l’étions qu’en termes humains, charnels et terrestres, rampants dans la poussière ou bien plus bas, demeurant dans un corps assimilable à la Bête et non à ce qui forme la Vie dans l’Homme restauré, cette appartenance à ce corps étant la conséquence de l’esprit qui nous porte, soit l’esprit de ce monde qui est dans l’erreur, soit l’Esprit du Dieu Vivant qui nous place dans l’homme ou la femme fait à son image et à sa ressemblance en ayant transformé notre propre esprit par le Sien. C’est le jour où nous comprenons qu’il nous faut atteindre l’arbre de Vie que nous n’avons pas atteint, trouvant l’humilité et la foi nécessaire et requise pour cela et dépassant ainsi la tentation du désert et du Serpent qui nous trompe sur notre condition, que Dieu nous soulève et nous met debout, non seulement nous mais également tous ceux qui auront foi en cela et qui comprendront ce qu’est un Homme véritable, qui, de par tous ses membres, se dresse sur la terre en ayant une porte ouverte dans le ciel et qui marche en ce sens sur ce serpent et cette poussière, faisant de la terre l’escabeau de ses pieds.
Nous sommes là pour apprendre au niveau terrestre et charnel au commencement, c’est la raison pour laquelle tout est intrinsèquement intéressant. Il est nécessaire d’écouter les autres selon ce qu’ils sont sans juger d’après ce qui en est dit, afin de forger notre propre vision sur un sujet, tout en réalisant que Dieu interagit avec une multitude d’êtres tous différents, car Il ne sélectionne pas comme nous sélectionnons nos relations. Dieu a une perception unique, Il observe les cœurs et par conséquent les esprits, ce qui n’est pas à notre portée au commencement et lorsque nous découvrons ce qui est à l’intérieur des êtres, ce n’est pas nous qui savons mais Dieu, en ce sens, qui nous le donne à connaitre. C’est pour cette raison qu’il nous faut nous tourner vers divers individus afin de déceler des points communs avec eux, tout en reconnaissant que seul Dieu en l’Esprit est capable de nous rassembler tous ensembles et sans cet Esprit commun qu’Il nous donne, cela est impossible car seuls ceux qui s’assemblent selon un même Esprit sont capables de « communier » et ainsi de s’entendre et de communiquer profondément et sincèrement sur une même onde en s’harmonisant selon les mêmes valeurs et dans les mêmes attentes afin d’atteindre un but commun. Dieu détruit en ce sens les « forteresses » qui nous divisent par les idées reçues qui émanent du monde terrestre en vertu de la chair et des attractions terrestres qui nous habitent et nous tentent constamment. Ainsi et par exemple, il m’arrive de visionner quelques fois des vidéos lorsque quelque chose m’interpelle comme un titre, toutefois cela m’arrive rarement désormais car il est nécessaire, une fois plongé dans notre relation avec Dieu et ainsi l’Esprit, de se couper de toute autre source d’informations afin de ne pas être « pollué » par celles-ci. Cette vidéo suggérait que les humains étaient morts, et bien sûr, cela résonnait avec certaines de mes idées, en un sens. J’ai donc écouté le sujet. Au fond, il y a des points sur lesquels je suis d’accord parce qu’ils correspondent à ce que j’ai pu découvrir moi-même dans mon propre chemin d’expérimentation mais aussi dans ce qui est dit dans les Écritures et surtout à la compréhension que l’Esprit m’a donné d’avoir sur ce sujet. Cependant, l’idée générale serait que l’humanité a péri à cause d’une catastrophe et que nous vivons dans une sorte de film, suggérant également que nous existons selon le karma de ceux qui sont morts pour réparer la planète. Cela signifierait que nous n’avons pas réellement de passé ni de futur propre, mais que nous venons d’ailleurs et de différents univers pour mener une vie terrestre dans le but de cette mission spécifique de « réparateur ». Il y a beaucoup d’éléments qui peuvent me sembler familiers en un sens, cependant le contexte dans lequel ils s’inscrivent ne résonne pas en moi. Il m’arrive fréquemment d’être confrontée à un sujet qui, par certains aspects, valide ce que je sais déjà, mais seulement jusqu’à une certaine limite au-delà de laquelle je ne suis plus en accord.
Ainsi pour ma part, je suis convaincue que le passé influence le présent, qui à son tour façonne l’avenir, et c’est de cette continuité temporelle que se nourrissent nos esprits. Aussi cette théorie différente remet en question le passé et le futur, et se concentre uniquement sur l’instant présent mais pour moi, le passé est le « présent passé » autant que le futur est le « présent futur », il n’y a pas de différence mais uniquement une évolution de présents qui se succèdent et qui permettent le développement de notre être intérieur et l’éternité réside dans ce présent passé qui nous permet le présent actuel qui nous fait grandir pour le futur présent, nous avons été, nous sommes et nous serons en fonction de ce que nous sommes en chaque instant, dans chaque moment vécu qui reflète le présent car le présent est celui qui est existant en étant justement vécu dans l’instant T. Si je voyais les choses selon cette théorie considérant que mon passé appartient à quelqu’un d’autre alors je percevrai tout à travers le prisme de la chair, qui, effectivement, confère à la chair une existence limitée dans le présent charnel. Ce point de vue ne prend en compte que la dimension charnelle et ignore l’aspect spirituel et l’association des deux qui permet de trouver l’utilité de la chair pour ce qui concerne l’esprit. En ce qui me concerne, je vois les choses sous l’angle de l’esprit qui transcende la vie matérielle actuelle pour embrasser le passé, le présent et l’avenir vécu à travers diverses incarnations. L’esprit n’étant pas soumis aux contraintes temporelles, il ne connaît pas les limites du temps et est dépourvu de substance matérielle, ce qui le retire du temps et lui permet tous les présents qui, par leur accumulation forme son propre vécu intemporel et éternel. Cela définit finalement la conscience qui se remplie de substance en termes de savoirs et de connaissances permettant le développement du sentiment et son déploiement au fur et à mesure des expériences vécues. Ainsi ce que l’esprit acquière dans la chair est le but de toutes ses expérimentations matérielles afin de remplir ses divers savoirs de théories et de pratiques remplissant ainsi ses capacités et forgeant tous ses sentiments. Je m’exprime donc là à partir de ma propre expérience, ce qui me conduit à me remémorer mes souvenirs d’enfance et, par conséquent, les choses que je connaissais déjà puisqu’elles étaient profondément enracinées en moi. Ces choses ne sont pas la propriété de quelqu’un d’autre et elles ne font pas également référence au passé de quelqu’un d’autre, mais au contraire donne un sens à ce que je vis aujourd’hui dans une chair en tant qu’être spirituel. Ainsi mes souvenirs, que je n’avais pas encore vécus pour certains appartenaient à mon futur, tout en prenant leur ancrage dans mon être intérieur et dans son propre vécu car on ne nait pas du hasard et ce qui nous est donné l’est pour une raison bien définit même si nous l’ignorons au commencement et tant que la Révélation, dans notre existence présente, n’est pas encore arrivée.
Ainsi le passé, le présent et le futur se trouvent réunit en un ensemble faisant parties du même être, définissant son aspect spirituel, puisque si je prends mon rêve du puits, ce rêve que je faisais dans mon enfance où j’étais dans un champ, carnée par une armée d’hommes en armures moyenâgeuse où, ma seule issue résidait dans ce puits dans lequel je me jetais et qui n’avait pas de fond, ce rêve récurrent représente l’entrée de l’esprit dans le monde matériel. Si je reprends également ma sensation d’avoir été reine sans véritablement comprendre de quoi, cela relate le retour à l’Esprit du Père qui, en évoquant un retour, parle de prédestination et nous rappelle que Dieu nous connait avant que nous soyons formés dans le sein de notre mère, puisque ce sentiment de « royauté » évoque une couronne spirituelle que nous recevons et ne devons pas perdre, nous rappelant que le Royaume de Dieu est celui de l’Esprit. J’ai toujours attendu Celui qui était censé venir parce que j’étais convaincue qu’un être exceptionnel viendrait, supérieur à tous les autres et s’il est là désormais, il était aussi là avant mais il était caché, cependant il m’arrivait de le percevoir puisque je savais qu’il existait et cela sans avoir été éduqué dans une quelconque religion, ramenant à tout ce qui a attrait au révélé et au scellé qui est en nous et autour de nous mais qui n’apparait qu’une fois le temps, notre temps, accompli. Tout cela était déjà en moi dès le début et a permis, grâce aux expériences vécues dans l’existence charnelle présente, d’obtenir les « points de ralliements essentiels formés par les souvenirs » qui ont pu être reliés entre eux afin d’avoir une toile entièrement tissée qui servira encore plus demain car je sais que le chemin ne se limite pas à la chair présente mais qu’il va bien au-delà. Il n’y a pas de hasard et tout est écrit, cela n’appartient pas à quelqu’un d’autre mais à ce qui est interne à la chair et qui retourne à sa demeure céleste pour ensuite revenir plus grand afin d’apporter une évolution aux autres auxquels nous appartenons nous-même en revenant dans la matière tant que cela est nécessaire à nous-même ou aux autres. C’est par une connaissance en constante expansion, un progrès véritable destiné à tous, pour permettre à chacun de croître continuellement, sans que la connaissance divine ne se perde dans le monde matériel, que tout cela se produit car en ce qui concerne l’Esprit, rien ne se perd et c’est là ce qui définit la bonté de Dieu qui nous transmet constamment et depuis toujours ce qu’Il renferme en Lui-même éternellement, ensemençant la terre d’un Germe éternel.
Je crois que les autres sont tous morts à l’Esprit du vivant, tout comme nous l’avons été nous-même avant de renaitre de l’Esprit de Vie, il s’agit donc de mort spirituelle. Nous traversons tous la mort, mais il faut noter que cette mort résulte de la perte de l’Esprit divin avant toute autre chose. L’objectif est que chacun puisse retrouver ou trouver la Vie pour ceux qui ne l’ont pas encore connue. J’admets cependant avoir beaucoup de réserves sur la pensée qui stipule que certains pourront y parvenir tandis que d’autres ne le pourront pas parce qu’ils ne seraient pas réels. Pour moi, l’idée contraire prévaut : nous venons du néant et de l’ombre pour accéder à la vie grâce à Celui qui est déjà vivant depuis toujours. C’est par cet espoir et cette foi pour tous, que le monde continuera à se rapprocher de Dieu et de ce qu’Il est en Lumière et en Esprit, c’est en cherchant la vérité sur ce qui nous permet d’être l’ombre d’une lumière éloignée qu’il faut atteindre, se munissant de l’espoir constant qui caractérise la bonté de Dieu et de son Fils que nous devons devenir, parce que Dieu offre le pardon à tous ceux qui se détournent du mal et de l’ignorance qui nous maintiennent dans la mort plutôt que dans la vie, en demeurant tourné vers la pierre plutôt que vers ce qui lui donne la Vie. L’espoir et l’espérance doivent être accessibles à tous, ils nous permettent de trouver un sens à nos vies, même lorsqu’elles sont sombres et nous semblent dénuées de sens. C’est là que réside le repentir et son importance d’être connu et accessible à tous. Cela nous rappelle également que Dieu, en tant que Créateur et ainsi Père de l’Esprit de Lumière, vient vers nous alors que nous sommes encore plongés dans la nuit et les ténèbres. Prétendre que certains sont illuminés tandis que d’autres ne le seront jamais, c’est ignorer ce que nous sommes tous et ainsi nous-même au départ et négliger une partie du travail de Dieu et du Christ qui est cette Vie et cette Lumière des hommes et du monde, destinée à tous ceux qui croient, écoutent et obéissent en suivant le chemin qu’il trace pour nous et cela à condition de ne pas oublier que ce chemin est un chemin qui se pratique par nous-même, il n’est pas question ici de suivre autre chose que la Lumière. Lorsque nous n’avons pas encore de maison en Dieu, il nous faut construire celle de Dieu pour ensuite posséder ce dont nous avons besoin afin de construire la notre grâce à ce que l’Esprit du Vivant nous transmet pour le faire. C’est la compréhension du Chemin et sa raison.
J’éprouve un tel amour pour le Dieu Vivant et une telle affection pour la vérité et la justice qui sont intimement liés au Juste et au Véridique. Cet amour découle en partie de cette quête de clarté, où aucun mensonge ni doute ne peut s’immiscer ou encore perdurer, où la confiance accordée dépasse toute mesure. Avec cette recherche active de ce qui forge les valeurs primordiales que nous donne à connaitre Dieu, c’est l’assurance d’être confronté à ce qu’il y a de plus juste dans l’accomplissement de l’existence, une justice qui incarne la véritable sainteté et tous ces hymnes d’amour que lui seul, nous permet d’entendre et de recevoir en comprenant le sens de ce que nous entendons et en voyant ce que nous ne voyions pas avant et ainsi d’être capable de lui retourner avec la juste mesure et les meilleurs accords tout l’amour qu’il nous a transmis avant. Nous parlons à Dieu en musique et en chanson parce que Lui-même nous parlent ainsi aussi, avec des accords qui nous transcendent lorsque nous les entendons, parce que Dieu a décidé de nous parler enfin directement sans détours. Il n’existe pas d’objectif plus motivant dans la vie que de croire que l’amour a le potentiel de transformer véritablement tout pour chacun, l’amour représente le pouvoir suprême et je sais qu’il existe au-delà de toute limite imaginable dans le conscient et subconscient terrestres, je le connais grâce à Dieu mais je sais aussi qu’il est à la portée de tous sans distinction et que cela est personnel à chacun, nous ne possédons pas toutes les clefs du ciel mais chacun de nous en possède une, elle est personnelle et personne ne peut nous la voler, elle est interne à nous-même. C’est donc par la nature divine de Dieu et l’Esprit de son Fils dans ce qu’il est vraiment et dont l’individu, en vérité, ne décide aucunement pour les autres, que nous saisissons le sens de notre histoire et de notre mémoire.
Finalement, c’est pour cette raison que tous ceux qui évoluent dans le monde matériel construisent leurs histoires en fonction de la base et de la fondation qui est dans le Christ de Dieu et qui est la Parole qui porte la Vie, qui est Lumière, définissant ce qui fait le Fils qui construit son corps, tout découle de cette Source originelle et non d’autre part. C’est l’essence même de la mise en place de Jésus et ainsi du « Je Suis Sauve » dans le Christ en YHWH, qui donne à chacun la possibilité de construire sa propre structure en fonction de ses idéaux, en se basant sur la pierre angulaire qui est l’exemple type à suivre pour connaitre le chemin vers la Lumière qui insuffle la vie à tout l’édifice terrestre. La Vie demeure dans notre construction à condition d’obéir au principe de ce qui est juste et équitable qui, dans ce contexte, renvoi à l’amour et à la foi qu’on porte à Dieu et à son Fils Unique qui est l’Esprit qui nous permet de devenir vivant en transmettant cette vie et ce qui la fonde, forgeant la raison d’être de notre construction. De cette manière, chacun a la possibilité de bâtir sa construction et ainsi son « univers » personnel et cela n’est pas définit selon une religion terrestre particulière, car la religion est elle-même une construction spirituelle qui se base sur la fondation du Christ mais elle n’est pas l’unique représentante de la fondation, elle en est seulement un des aspects. Cependant, il arrive parfois que nous extrapolions énormément lorsque nous parlons de cette façon, on doit distinguer ce qui constitue la construction et ce qui constitue la fondation, et par conséquent, ce qui émane de l’humain et du terrestre et ce qui émane de l’Esprit et du céleste. Cela nous rappelle qu’au fond, nous ne pouvons pas prétendre que notre construction est meilleure que celle des autres dès l’instant où toutes reposent sur la même fondation et c’est au contraire en agissant ainsi que nous devenons témoins d’horreurs perpétrées au nom des religions, ce qui détruit d’emblée le respect et l’obéissance à la doctrine de la fondation qui nous permet de rester lié à Dieu et de conserver son Esprit de Vie et ce n’est pas la faute de Dieu mais uniquement celle du bâtisseur de l’édifice qui s’est écarté de la règle fondamentale qui permet de maintenir l’édifice debout.
La quête de l’Esprit du Vivant est personnelle et dépend de notre compréhension des valeurs énoncées dans les Écritures bibliques et dans ce que nous connaissons du Fils, dans celui qui est fait à notre image en Jésus dans le Christ. Ces valeurs sont incarnées dans le comportement de Jésus : amour, fidélité, humilité et obéissance au précepte qui nous permet d’atteindre Dieu et qui réside dans l’acceptation de la souffrance pour demeurer dans ce qui est juste, vrai et équitable alors que les valeurs de l’Esprit sont opposées aux valeurs portées par la chair qui nous ouvre aux convoitises matérielles. En raison des mauvaises interprétations qui nous incitent constamment à admirer ce qui est visible, à aimer le matérialisme ou ce qui peut nous conférer une forme d’autorité sur les autres, nous nous orientons vers des choses qui nous ressemblent physiquement, définissant ce qui suscite l’orgueil et engendre les convoitises, nous plongeant dans la mort, définissant l’éphémère et par conséquent dans l’esprit du monde ancien et actuel que nous ravivons et qui nous persuade que nous sommes en vie alors que nous sommes dans la chair qui se meurt, tout en souffrant de ce qu’elle ne peut atteindre parce qu’elle court dans le sens opposé de ce qui lui permet le bien-être. À cause de cette mauvaise compréhension, nos constructions sont mal orientées en étant tournées vers les ténèbres et l’obscurité et pire encore, elles détruisent les bonnes parce qu’elles reflètent ce qui est à leur opposé.
CHAPITRE II
D’un monde à l’autre
C’est parce qu’on se sert des armes qui font la guerre pour faire la paix qu’on est toujours en guerre et jamais en paix tout comme c’est parce qu’on ne croit pas aux miracles qu’on ne les perçoit pas. Il n’existe pas de hasard, seulement des moments à atteindre pour apercevoir ce qui était déjà là depuis le début, invisible jusqu’alors. Seule la foi et l’amour en ce que l’on vise au-delà de ce que l’on voit ainsi que les questionnements, la réflexion et la persistance dans nos convictions sentimentales, nous gardant en veille permanente, nous permettent d’être en mesure d’atteindre les cieux et d’en voir dévoiler les mystères. Si je n’avais pas eu foi et si je n’avais pas aimé au-delà de ce monde ce qui était encore invisible, si j’avais abandonné l’espoir alors peut-être que je n’aurai pas été témoin de tant de prodiges et je n’aurai pas trouvé de véritable sens à ce que j’apercevais déjà de loin, je n’aurai pas acquis de certitude concernant cette voix silencieuse qui parlait à mon cœur, lui murmurant : Je viendrai dès que le moment sera venu, prépare-toi, apprend en observant le monde et garde la foi. Je n’avais jamais consulté une Bible ou été initié à une religion, je n’ai pas été baptisé, mais j’étais consciente qu’il ne fallait pas accorder d’importance à l’apparence et aux convictions qui émanent des étiquettes et des dénominations religieuses et autres, sous lesquelles les gens se présentent à nous dans le monde et même au-delà de cela je n’avais pas confiance dans le monde, j’avais un sixième sens et déjà conscience de ce qu’il était. Je savais aussi qu’il existait quelqu’un de grand, de puissant et de supérieur à tous, qui était là mais je ne pouvais vraiment pas définir qui il était en dehors du fait qu’il m’aimait et que je l’aimais aussi. Ce monde ne contenait pas la réponse à la question de qui été présent dans ma vie depuis le début, peu importe comment on prononce son nom selon les mots d’ici. C’est le sentiment que nous exprimons en pensant à Lui qui compte vraiment au départ et l’assurance inébranlable qui caractérise la foi que nous lui attribuons et que nous plaçons en Celui qui nous aime avant que nous l’aimions.
Lorsque j’étais petite, je faisais deux rêves, toujours les mêmes. Le premier concernait l’abandon alors que je n’ai jamais été abandonné mais je comprendrais plus tard sa signification, quant au deuxième il concernait donc le champ et le puits. J’étais dans un champ immense, entourée de soldats en armure moyenâgeuses. Ils m’entouraient de tous côtés et la seule échappatoire que j’avais était un puits. J’étais à coté de ce puits et il était ma seule option d’échapper à cette armée et inévitablement je finissais par y sauter, il n’y avait pas de fond et je me réveillais. J’ai connu ce rêve, qui pour moi était une sorte de cauchemar, jusqu’à mes douze ans. À cet âge, je suis tombée d’une poutre utilisée pour attacher des chevaux dans un village du centre Var où ma grand-mère avait un cabanon et où j’allais passer mes week-ends. A la suite de cette fracture du bras gauche, une triple fracture ouverte, le rêve a disparu. C’est des années plus tard que je revenais dans ce village pour y faire mon 17 novembre 2018, ma première manifestation et ce réveil français qui deviendrait mondial et que j’attendais depuis tellement longtemps, depuis que je suis en âge de penser et alors que j’habitais désormais à un village d’encablure de ce village-là, j’ignorais encore qu’en vérité, il n’existe pas de hasard, mais simplement un manque de compréhension de notre part sur notre véritable identité céleste et notre rôle dans ce monde. Je prenais conscience que toutes les parcelles de savoirs que je possédais déjà en moi allaient se rassembler pour tisser, par les liens qui me manquaient auparavant, l’histoire de ma vie afin de comprendre le plan divin et ma place au sein de celui-ci. J’allais le découvrir à chaque pas de plus qui m’avançait sur le chemin, sur mon chemin et quel chemin, ce que j’avais attendu toute ma vie commençait ici et j’allais être le témoin d’évènements extraordinaires, impossible à imaginer pour ceux qui ne les ont pas vus, déclenchant des peurs devant ces manifestations de l’inconnu spirituel mais aussi des sentiments jamais éprouvés dans ce qui est de la matière et de l’être finalement terrestre qui prend conscience de l’immensité et du pouvoir autant que de la Toute Puissance divine et de ce qu’elle est véritablement lorsque se révèle à lui, l’être spirituel qui prend enfin le dessus sur la chair après le dépassement de l’épreuve dans la tribulation par son union avec Dieu.
C’est dans cette quête, cette révélation immense qu’on espère depuis toujours et qui pourtant ne peut se mesurer de par son caractère inattendu demeurant en ce sens inexplicable, les mots ne valant plus leur poids et perdant leur signification face à l’ampleur de ce que l’on reçoit et bien que nous l’ayons attendu. Aussi je réalise désormais que dans l’aveuglement mais aussi dans cet immense désert, je n’ai pas vraiment été tenté mais plutôt éprouvé afin de me renforcer, de devenir forte grâce à Dieu et à la prédestination de la foi qu’Il avait ancré à l’intérieur de moi et à tout ce qu’Il m’a enseigné et donné mais aussi pardonné lorsque, dans mes moments de faiblesses, il m’est arrivé de mal agir et de m’égarer… Je suis consciente que dans ce monde, de nombreux êtres cherchent véritablement Dieu et l’aiment, cependant je sais également que le mensonge et l’obscurité de ce monde en empêche beaucoup de l’atteindre, ignorant sa véritable nature et l’attendant de la mauvaise façon, car toute forme d’endoctrinement est néfaste, puisqu’il insère en nous une fausse image et de fausses attentes concernant Dieu et ce qu’Il est vraiment. De mon côté, je n’ai jamais été soumise à un endoctrinement religieux. J’ai commencé à lire la Bible il y a cinq ans, car Dieu m’a envoyé quelqu’un de particulier afin que je le fasse, elle avait été présente chez moi pendant des décennies, neuve et intacte, personne ne l’ayant feuilletée mais il y avait cependant dans celle-ci, certains passages surlignés en jaune et je me disais à ce moment-là, que stabiloter un si beau livre était comme un sacrilège mais je me rendrais compte plus tard que ces passages surlignés avaient eux-mêmes leur importance dans ma propre révélation. Ainsi cette Bible était là parce qu’on nous l’avait offerte, un magnifique livre qui donnait envie d’être regardé mais pas forcément lu pour être honnête et qui contenait l’Ancien ainsi que le Nouveau Testament, et quelques autres livres en supplément, soixante-douze livres exactement. C’est en me plongeant dans ses pages que j’ai réalisé que ce que je lisais résonnait avec ma propre histoire, celle que j’avais vécue et continuais de vivre. J’y retrouvais ma perception des choses, mes valeurs et mon mode de pensée, prenant conscience que celui qui m’avait guidé était le même que celui qui était présent dans cette Bible. J’étais aussi face à un livre vivant, se développant au fur et à mesure que je lisais et je n’avais entendu personne finalement me donner cette version spirituelle de la Bible devant laquelle j’étais, comprenant les mots derrière les mots peu à peu et pas à pas. Elle était un support écrit de ce que je recevais et pensais depuis toujours mais aussi un lien de confirmation avec le temps présent et ce que je recevais à ce moment-là. Elle était aussi reliée à toutes les chansons que j’avais dans le cœur, ancrées en moi-même depuis mon enfance et mon adolescence, c’était tellement incroyables tous ces liens qui s’unissaient parfaitement entre eux. Dès l’instant où j’avais une question ou un doute, une joie ou une peine, je recevais la réponse ou la consolation soit dans la Bible, soit par chanson, automatiquement. Il m’arrivait de m’endormir sur les Ecrits et lorsque je m’éveillais, une chanson se plaçait sur ma liste de lecture audio me parlant de mon endormissement et d’amour, je ne comprenais pas comment cela était possible.
Ce monde est façonné par son interprétation personnelle des Ecritures Saintes, cette interprétation terrestre car acquise selon la théologie humaine des institutions religieuses qui interprètent pour nous ce que nous devrions en réalité développer par nous-même en communion avec l’Esprit Saint, seul décodeur de ce qui est scellé et impossible d’accès à l’esprit de ce monde qui vit encore selon la chair. Cela nous rappelle que la véritable condamnation réside dans la séparation de l’Esprit et de la chair, et que tant que celle-ci perdure alors nous sommes tributaires des « tuteurs de la Loi ». Ainsi si nous possédons, une compréhension tangible mais terrestre de l’Ecriture Sainte, demeurant dans ce qui est destiné à la pierre éteinte car en attente de ce qui lui permet de devenir vivante, nous restons coincés dans cette interprétation et finissons finalement par ne pas percevoir Celui qui les a inspirés et qui est le Seul qui est capable de nous révéler le sens caché du livre qui demeure scellé pour tous ceux qui ne respectent pas le premier des préceptes. Dieu est Esprit et c’est en Lui et en Celui qu’Il nous envoie et qui est à ressemblance, que s’ouvre notre intelligence à l’Ecriture puisque les hommes s’expriment selon ce qu’ils sont et comprennent en ce sens Dieu à leur façon. Or Dieu parle selon ce qu’Il est mais aussi selon ce que nous sommes nous-mêmes, ces deux langages sont totalement distincts et ainsi différents.
Lorsque commencèrent les balbutiements du grand éveil, celui que j’attendais impatiemment depuis toujours, je me souvenais de mes premiers instants de conscience. Petite fille révoltée contre le mensonge et l’injustice flagrante du système dans lequel je suis née, j’avais compris très jeune, que quelque chose ne tournait pas rond. Pourtant, et Dieu merci, j’ai eu la chance inestimable de grandir dans une famille fondée sur l’amour et les bonnes valeurs. Non pas celles inculquées dans les églises, mes parents, bien que baptisés eux-mêmes, à l’époque le baptême était automatique, ne l’ayant pas fait pour ma sœur et moi, nous laissant le libre choix de le faire plus tard mais j’ai toujours ressenti un désaccord me poussant également à une sorte d’indifférence envers l’institution religieuse, mon sentiment profond était face à cette institution, qu’il y manquait la Vie. Celui qui parlait à mon cœur, cette Force et cette Toute-Puissance qui me guidait, n’était pas dans les églises terrestres. Mais en ouvrant la Bible pour la première fois, je me rendais compte que les fondations du Christ étaient déjà inscrites en moi. Dès le début, j’ai connu l’amour véritable, celui qui est pur et inaltérable car fondait sur le valeurs véritables. Ma famille, composée de quatre âmes unies comme les membres d’un même cœur, était une chance que l’on m’a souvent enviée et dont j’ai toujours été profondément consciente. Ma mère, femme au foyer, et mon père, travailleur aux mains d’or, étaient semblables dans leur grandeur de cœur, dans leur tolérance et leur sagesse dépassant les conceptions des familles de ce monde. Notre foyer était bercé par l’art indirect et créatif de la culture de l’amour et par ce qui fait l’art de vivre, ce qui le porte et lui donne son essence. J’avais déjà en moi ce trésor du ciel à cultiver, j’étais déjà dans la base de fondation de l’amour, le dernier élément qui me restait à étoffer. La musique était une passion commune et bien que nous ne fussions pas des musiciens tels qu’on les conçoit dans le monde, nous avions et étions une musique en nous-même. Mon père vibrait beaucoup au son des chanteurs internationaux, tandis que ma mère trouvait son bonheur dans la variété française et moi j’écoutais et dévorais tout cela et finalement je n’ai jamais écouté les musiques pour enfants. Quand je partais en colonie de vacances, mon père enregistrait pour moi des cassettes où résonnaient Joe Cocker, Boney M., les Bee Gees, Jimmy Cliff, et tant d’autres et j’avais une culture musicale hétéroclite et une mémoire développée et conçue pour retenir les paroles des chansons françaises. J’ai grandi dans une HLM en bord de mer, dans le Sud de la France, au sein d’une famille ouvrière où je n’ai jamais manqué de rien et surtout pas de l’essentiel : l’amour. Ces premières années furent, pour moi comme pour ma sœur aînée, une immersion dans les vraies valeurs de la vie. Nous avons reçu des bases solides, parfaites, qui nous faisaient sentir que nous étions différents des autres, qu’il s’agisse de la famille proche, des amis, des connaissances, ou même de ceux que je ne connaissais pas et découvrais à chaque nouvelle rencontre. J’avais cette curiosité saine qui embrassait tout : les gens, la nature, le monde. J’observais, absorbais, je voulais tout comprendre, l’avidité des découvertes m’animait et forgeait en moi une maturité précoce, cette curiosité était saine, portée par une voix intérieure qui me murmurait d’apprendre, de découvrir, car un jour, cela servirait à quelque chose de grand, aussi grand que Celui que j’attendais. Les êtres humains, leur nature, leurs comportements, leurs manières d’être et d’agir me fascinaient de curiosité, j’observais, j’écoutais, je réfléchissais et j’analysais, je ne me trompais pas dans mes analyses mais j’ai toujours voulu gardais du recul en me disant que cela pouvait arriver, mon plus grand regret à ce moment-là était mon manque de naïveté finalement. Il m’arrivait en ce sens de rechercher la simplicité de l’innocence, en me disant que pour les rencontres simples et naturelles, il me fallait lâcher prise, c’était rare mais cela m’arrivait tout de même. Et afin de tout observer et d’avoir une vue d’ensemble, je ne me suis pas limitée à ceux de ma condition : mon regard et mon attention se sont portés sur tout et tous, sans exception, j’ai exploré toutes les catégories et tous les âges. Je manquais de tolérance par rapport aux faiblesses humaines et c’est en y étant confronté moi-même que j’ai appris la tolérance, ne me mettant pas, non plus, au-dessus des autres concernant les reproches que je pouvais me faire sur mes propres erreurs. Au fond j’ai toujours été plus dure envers moi-même qu’envers les autres comme si je luttais contre mes propres démons qui faisaient toutes mes colères sans encore savoir ce qu’ils étaient vraiment. J’ai compris bien plus tard que ces épreuves étaient nécessaires afin d’apprendre tous les sentiments qui découlent de ce genre d’expériences et nous permettent de grandir et de nous préparer à vaincre le monde.
Je me penchai aussi sur la nature et les animaux que j’ai toujours adorés, mais aussi sur la société et ses mécanismes. Très vite, je me suis instruite de la vie, explorant tout ce qui la compose à tous les niveaux, je m’ennuyais à l’école et ma première réflexion fut d’être en désaccord avec la leçon concernant notre descendance avec l’homme de Cro-Magnon, ce qui avait posé un « blanc » entre moi et la maitresse d’école qui cherchait à me demander des explications sur mon refus d’accepter sa version, finalement je ne pouvais que lui répondre que je savais que ce n’était pas le cas et que nous ne descendions pas du « singe ». J’étais différente, et je le sentais mais était-ce une bonne chose ? Je ne savais pas car, dans cette différence, je me sentais esseulée, en décalage avec ce monde. Pourtant, au fond de moi, je savais que ma vision des choses et mes valeurs étaient justes mais c’était compliqué. Je me demandais ce que je faisais là, au milieu de tous ces gens auprès desquels je cherchais des liens communs qui auraient pu correspondre avec ce que j’étais moi-même. J’ai cherché, longtemps sans trouver car ce n’était pas encore le moment. Puis la colère est venue car je poursuivais inlassablement quelque chose d’invisible, une vérité qui échappait à ce monde, mais que je sentais profondément en moi. J’étais en colère car tout, trop souvent n’était qu’irrespect, ignorance, méchanceté, injustice, mensonge, inégalité, corruption comme si ce monde ne faisait que cultiver ces fléaux, il y avait de bonnes personnes mais on ne les mettait pas en valeur, on plaçait les valeurs contraires au-devant de la scène et avant que la société atteigne le pire, je savais qu’elle l’atteindrait et je ne comprenais pas pourquoi si moi, j’en étais consciente, ceux qui avaient le pouvoir d’empêcher cela, ne le faisait pas. Cela me remplissait de colère, mais une espérance brûlait en moi, me soufflant que chaque chose eût une solution. Pourtant, plus je cherchais cette vérité dans le monde, moins je la trouvais. Je n’ai jamais cru aux dieux dont me parlait les hommes, comment serait-il possible que « leur » dieu existe quand eux-mêmes sont plein de mensonges et d’injustices ? Comment peut-on amasser de l’argent tout en laissant les portes des églises closes à la misère qui s’étend sur le parvis ? Comment peut-on faire la guerre au Nom de Dieu ? Non, quelque chose sonnait faux dans cette doctrine. Dieu n’impose pas la croyance, Il la révèle par ce qu’Il est, il ne convoite pas non plus, Il prouve, par des actes immenses, ce qu’Il Est. Et les carnages commis au nom de Dieu dans ce monde n’avaient rien à voir avec Celui qui parlait à mon cœur et me guidait vers Lui en m’éclairant discrètement tout en me tenant éloigné des mensonges du monde, non pas en empêchant la confrontation mais en me renforçant dans chacune de ces confrontations.
J’ai toujours éprouvé les êtres par rapport à leurs actes et jamais sur leurs paroles et leurs discours et j’ai toujours au contraire dévoué toute ma confiance à Celui que je ne voyais pas encore, comme si je le connaissais déjà au-delà d’ici et sans le voir, cela ne s’explique pas, c’est ainsi, ancré à l’intérieur de soi. Cependant plus je découvrais le monde et moins je trouvais mon Dieu dans celui-ci, il y avait pourtant des bases de Lui mais les constructions ne tenaient pas la route. Au fond je ne pouvais lutter contre ma nature profonde et très tôt j’ai compris que je ne m’accommoderai pas à l’hypocrisie qui consiste à dire, à faire et à consentir à la norme sociétale imposée par la société que j’avais sous les yeux mais je me préparais tout de même à y vivre pour la changer. Mon but n’a jamais été de détruire la société, d’autant que ce n’est pas la société en elle-même qui est mauvaise mais ceux qui, en ne respectant pas leurs propres règles, la rendent injuste, mon but a toujours été de ne pas me laisser formater par des valeurs contraires pour beaucoup, à celles qui portaient, forgeaient et guidaient mon cœur. A l’époque, n’ayant pas encore fait tout le tour du monde terrestre, je pensais à tort que celui-ci n’était pas entièrement corrompu ou sous la domination de cette corruption et surtout qu’il ne reposait plus que sur le mensonge car si le monde a été créé par la vérité, celle-ci a été recouverte, piétinée, assassinée et foulée aux pieds par les mensonges successifs accumulés à cause de la corruption d’un côté et de l’ignorance de l’autre. Alors, ne trouvant ma place nulle part, j’ai fini par travailler dans le « monde de la nuit » refusant de tenter encore de m’engager dans un système esclavagiste après de vains essais, non concluants et profondément décevants, mon problème n’était pas de contribuer à ce qui est bon, cela je l’ai toujours fait avec envie mais il était de contribuer à ce qui mauvais car détourné, je savais que les institutions et les biens publics étaient volés et fraudés depuis longtemps et non par les petites gens mais par ceux qui prétendent les représenter et puis j’avais des goûts relativement simples, j’aimais les belles choses mais ce n’était pas forcément les plus onéreuses. En connaissant le sentiment d’amour véritable et ainsi pur, on sait faire la différence entre ce qui s’achète et ce qui ne s’achète pas, entre ce qui contribue au bonheur et ce que l’on voudrait nous faire passer pour un contributeur au bonheur, certain estimant que la vie est ici, dans un confort matérialiste cependant être au milieu de toutes les richesses matérielles en étant dépourvu du véritable sentiment d’amour, ne représente pas à mes yeux le but ultime et la réussite de la vie. Certains estiment que le trésor est ici et d’autres, qu’il est ailleurs et pour moi il était bel et bien ailleurs, cependant on ne peut imposer aux autres ce que l’on refuse qu’ils nous imposent eux-mêmes, chacun doit être libre de ses choix même si nous n’avons pas les mêmes.
Ainsi, vivre en accord avec le monde était impossible pour moi, même si j’en donnai une sorte d’illusion parce qu’il est nécessaire d’apprendre de ce qu’il est et pour cela de s’y intéresser véritablement et sincèrement afin d’en découvrir chaque aspect. Selon les critères de ce monde, je manquais de richesses matérielles et culturelles, mais j’avais autre chose à offrir à ceux que je croisais : une richesse intérieure, faite de valeurs en contradiction avec celles qui dominent cette société portait sur des valeurs opposées. Forcément, on me percevait comme différente. Je portais en moi une connaissance éthique, une aspiration profonde à instaurer une justice véritable. J’ai toujours eu à cœur d’aider et de défendre ceux qui subissaient l’injustice, non seulement parce qu’ils manquaient des outils intellectuels pour se protéger, mais aussi parce que cette vulnérabilité les condamnait à l’oppression. Ce combat était inscrit en moi, porté par cette certitude qu’une société juste ne pouvait naître sans vérité ni prise de conscience. Mais je ne comprenais pas encore comment lutter véritablement, il me manquait les liens nécessaires pour relier ces fragments de compréhension qui, pour l’instant, demeuraient épars. Alors, j’ai exploré, j’ai plongé dans tous les milieux, observé tous les profils, analysé chaque individu. À force d’apprendre, j’ai acquis une connaissance précieuse de la psychologie humaine, qui m’a rendue plus forte et, paradoxalement, plus tolérante. J’essayais de maintenir un équilibre juste, mais qu’est-ce que j’ai pu tomber aussi… J’ai commis des erreurs, j’ai été injuste, je me suis perdue car pour comprendre, il faut sortir des sentiers battus, dépasser son milieu, briser ses propres dogmes. On ne peut appréhender l’autre si l’on ne dépasse pas les limites de soi-même. Au final, je me suis traitée comme j’ai traité les autres, peut-être même plus durement. Dans toutes mes expériences, je n’étais jamais seule. J’avais cette étrange impression de marcher sur un fil, au-dessus du vide, avec un filet invisible prêt à me rattraper en cas de chute. Pourtant, malgré mon pragmatisme et mon réalisme, certaines choses ancrées en moi demeuraient inexplicables : cette sensation d’être en préparation pour quelque chose qui adviendrait dans le futur, cette conviction d’être comme une « addition », une dette à régler, un équilibre à restaurer. Des sentiments profonds, indicibles, comme celui d’avoir déjà vécu mille vies, d’exister depuis longtemps sans souvenir stable véritable, seulement des impressions, des savoirs innés que je n’avais pourtant jamais expérimentés dans cette vie charnelle présente et aussi des convictions que je ne pouvais expliquer de façon rationnelle.
Tout cela m’a amené à regarder le monde tel qu’il est, porteur des valeurs d’un système corrompu par le mensonge et entretenant l’ignorance en condamnant la vérité qui ne permet pas à la corruption de régenter. Moi qui ai toujours aimé la vérité, même lorsqu’elle est difficile à dire, j’ai toujours su qu’elle seule permet d’évoluer, de grandir, de réparer, d’assumer. Elle est la clé d’une véritable justice, celle de la prise de conscience qui nous mène à la paix avec les autres car avec nous-même. Puisque dans un monde gouverné par le malheur, comment peut-on être heureux ? Je n’ai jamais pu l’être pleinement, hormis au sein de mon bonheur familial et de mon parcours personnel mais je n’ai jamais pu être contenté par un bonheur personnel alors qu’autour de moi le malheur des autres persistait. Au-delà de moi-même, ce monde ne m’a offert que désillusion. Si j’avais pensé uniquement à moi, peut-être aurais-je trouvé une forme de bonheur mais détourner les yeux, je n’ai jamais su faire, je n’ai jamais pu me taire face à l’injustice. Cela m’a valu l’incompréhension, les accusations de trop m’impliquer dans ce qui ne me concernait pas. Certains ont même cru que j’étais folle mais qu’est-ce que la folie véritable dans ce monde ? Ce système de choses où repose notre société rend les êtres humains ignorants, indifférents, malades physiquement et psychologiquement, ils en deviennent malsains, pervers, méchants, bêtes, égoïstes, orgueilleux, vaniteux, délateurs, hypocrites parce qu’on tue leur espérance en autre chose que l’injustice, la malfaçon ou la corruption entre autres choses et ne pas accepter cela serait considéré comme de la folie ? Alors oui j’assume ma folie face à ce monde malade et à mon incapacité à l’accepter, à y consentir ou à y contribuer tout simplement. J’accepte d’être le mouton noir au milieu des moutons blancs tout en sachant que les couleurs extérieures que l’on se donne dans ce monde ne représente pas forcément la vérité de ce qui est vraiment, après tout l’extérieur ne sera jamais l’intérieur dans un monde d’apparat et d’apparence que l’on se donne en guise de richesses et de valeurs afin de mieux cacher ce qui est véritablement à l’intérieur.
Le 12 septembre 2020, j’étais à Marseille, sur la plage du Prado, pour un rassemblement des Gilets jaunes. Ce jour-là, j’ai rencontré un chanteur profondément engagé dans la lutte. Le soir, en petit comité, il a sorti sa guitare. Je ne sais pas s’il mesurait l’impact de ce moment, mais une lumière, la même qui s’était manifestée dans les eaux de la piscine, flottait parmi nous. Alors qu’il chantait sa chanson phare, une mélodie qui me touchait particulièrement, une jeune fille s’est approchée et m’a demandé de tenir son portable. C’était étrange, mais je commençais à m’habituer à ces rencontres singulières, à ces événements qui semblaient s’aligner avec les messages spirituels que je recevais de plus en plus. Beaucoup de gens venaient vers moi, me confiaient leurs idées, leurs projets. Je me sentais sollicitée de toute part, je ne comprenais pas encore le fonctionnement de l’Esprit, je décelais ses signes mais j’étais encore dans leur découverte et non dans leur explication. Lorsque j’ai regardé l’écran du téléphone qui filmait le chanteur, j’ai vu la lumière, une petite lumière qui dansait au milieu de nous et se positionnait sur sa guitare. Quelques jours plus tard, alors que j’étais en Espagne, une personne qui avait facilité cette rencontre m’appela, insistant pour me montrer une photo qu’on avait prise de moi lorsque nous discutions sur la plage. Quelque chose intriguait le photographe qui avait pris cette photo. À cette époque, j’étais déjà fascinée par le ciel, le soleil, la lune, les étoiles car je voyais déjà des signes en eux, j’y percevais des choses étranges, tel le rayon bleu qui émanait du sol vers le soleil puis qui partait dans le ciel, tout en formant une silhouette. En découvrant cette photo, j’ai vu un rayon du soleil frapper mon plexus solaire avec une netteté troublante, alors que mon regard était justement tourné vers le ciel, dans sa direction. Il y avait aussi un petit livre où était inscrit, en anglais, le mot « land ». Plus tard, lorsque j’ai montré cette image à ma sœur, elle me fit remarquer qu’elle y distinguait une colombe et, en regardant de nouveau, je l’ai vue aussi. Quelques temps auparavant, c’est elle qui avait observé sur une autre photo, prise dans ma piscine, la forme du dauphin. Plus tard encore, un autre chanteur, celui qui m’interpella particulièrement, reprit ces signes dans ses vidéos. Et c’est avec lui et bien qu’il y en aurait d’autres, que j’ai vu, pour la première fois, l’Esprit, cet Esprit qui ne se décrit pas et qui de lui est venu à moi traversant l’écran, le temps et l’espace. Ce chanteur que j’écoutais particulièrement depuis mon enfance et dont je connaissais toutes les chansons par cœur sans que pour autant les apprendre vraiment.
Quelques jours après cette rencontre à Marseille, j’ai compris qu’il y avait deux forces opposées à l’œuvre dans ma vie. L’une, du côté de Dieu, me voulait du bien. L’autre, à l’opposé, cherchait à m’empêcher d’accomplir ma « mission ». Cette prise de conscience m’a confortée dans l’idée que j’avais quelque chose de profondément important à réaliser. D’un côté, la corruption essayait de me tenter, on essayait de m’acheter, de me flatter, de me faire gravir l’échelle sociale du monde en me faisant renoncer aux valeurs pour lesquelles je combattais. De l’autre côté, je ressentais un amour immense, une justice pure, une bonté profonde, tout ce que j’avais attendu et recherché toute ma vie. Je ne pouvais pas me tromper, mon choix était fait depuis longtemps, depuis le tout début. J’ai fini par me concentrer bien plus sur le chemin spirituel que sur tout autre combat terrestre, j’avais fait le tour de l’exploration terrestre, je savais que là n’existait pas la solution, pas celle que je recherchais. Et puis celui que Dieu avait placé sur ma route me guidait vers Lui, me parlant d’alliance. Il me disait que la seule véritable alliance était celle que l’on scelle avec Dieu, me poussant ainsi à ouvrir la Bible, j’échangeais avec lui des phrases, des envies qui sortaient directement de mon cœur comme si enfin j’avais trouvé quelqu’un comme moi, je n’avais pas besoin de réfléchir, c’était instinctif, je savais et finalement c’est mon cœur et non ma chair qui parlait avec lui. À cette époque, je faisais des lives et, peu à peu, j’ai fini par me déclarer pour Dieu et Jésus en public, parce que les signes se faisaient de plus en plus nombreux et que tout me poussait à me déclarer. Et le 21 décembre 2020, j’ai reçu un message de paix entre Dieu et moi qui m’appelait « Joyeuse » et « tu veux la paix et la paix sera ». Alors, j’ai ouvert la Bible et j’ai commencé à me retirer du monde pour lire et écrire. Cela au départ ne fut pas facile, car j’avais tellement été convaincue que le combat se trouvait dans la matière depuis si longtemps mais là encore ce n’est pas moi mais mon cœur qui guidait mes pas en se nourrissant de la nourriture céleste de plus en plus solide, qui lui était donné chaque jour au rythme où il était capable de le digérer et qui m’aider à surpasser le côté terrestre de mon être, me libérant du plomb qui pesait sur mon corps de chair. C’était une condition nécessaire : il me fallait me détacher des sources de ce monde, m’en « débrancher » totalement en éteignant sa lumière artificielle afin de puiser dans celle qui m’appelait depuis toujours et qui allait m’éclairer d’une nouvelle lumière me faisant passer au-delà du voile qui cachait ma réalité céleste.
J’ai été témoin de tellement de signes et choses incroyables. Ainsi une autre fois, j’étais chez moi, au sommet de la colline, lorsque mon attention fut captée par un oiseau majestueux, semblable à un aigle. Son sifflement insistant résonnait dans l’air, comme un appel. Intriguée, je décidais de le suivre. Ainsi, après avoir parcouru deux à trois kilomètres depuis la maison, j’atteignis un lieu nommé le Collet des Amoureux. Je continuai à avancer, traversant un petit sentier dissimulé au cœur d’une forêt dense de pins et de chênes. Puis, soudain, le paysage s’ouvrit sur un vaste champ baigné de lumière, un lieu inattendu où se dressaient les vestiges d’une ruine, des oliviers et des bouquets de lavande. De ce promontoire, je pouvais embrasser du regard toute l’étendue du massif des Maures, et au loin, apercevoir l’Estérel. Une vue à couper le souffle, surprenante par sa clarté, comme une révélation après le confinement des bois. L’oiseau était toujours là. Il me guida vers le sous-bois, sur le côté du champ. Sans hésiter, je poursuivis sa trace et parcourus encore une centaine de mètres avant de me retrouver face à une pierre plate, surélevée comme une stèle. Je ne comprenais pas encore la signification de cette découverte. Tout me semblait voilé d’un mystère que je n’avais pas encore déchiffré… Je n’avais pas encore ouvert la Bible et les liens se tissent toujours petit à petit afin de nous émerveiller davantage quand le tissage est terminé, augmentant notre ébahissement à chaque étape révélée. Je retournais sur le terrain, irrésistiblement attirée par la recherche de pierres. Il m’était impossible de ne pas scruter le sol, en quête des plus transparentes et brillantes. Et à chaque pas, j’en trouvais en abondance, réalisant que toute la colline où j’habitais en était remplie. Ces pierres étaient du gypse, leur éclat caché par des couches de poussière ou encore par leur enveloppe pierreuse semblaient murmurer une vérité enfouie dans la terre elle-même. Elles étaient là depuis longtemps et pourtant on ne les voyait pas comme tant d’autres choses, alors qu’elles sont là, sous nos yeux. Puis, un matin de mai, à six heures, un bruit assourdissant me réveilla en sursaut, telle une déflagration semblable à une explosion. Tout trembla. Comme en alerte, je cherchai à comprendre ce qu’il s’était passé. Les nouvelles parlaient d’un phénomène rarissime : un « super bolt », un éclair géant d’une intensité dépassant toute mesure connue venait de frapper la colline. Les instruments de surveillance, incapables d’aller au-delà de 315 kilojoules, ne pouvaient capter l’ampleur de cet éclair. Pour comparaison, un éclair normal mesure généralement entre 15 et 18 kilojoules. Celui-ci les surpassait de plus de trois cents fois. Et son point d’impact… était précisément sur le terrain où j’avais été quelques jours auparavant. Si ce signe avait été isolé, peut-être aurais-je cru au hasard de la nature. Mais à cette époque, ma vie était inondée d’une avalanche de manifestations, visibles ou invisibles, mais toutes agissant sur moi avec une clarté indéniable. Trop nombreuses pour être simplement énumérées, elles s’entremêlaient en un message que seul mon cœur pouvait comprendre. Car lorsque Dieu se manifeste véritablement, les signes qu’il envoie ne peuvent être copiés, ni imités et encore moins ignorés. Ce monde, malgré toute sa technologie et ses raisonnements, n’a pas les moyens d’en reproduire ni la copie, ni la splendeur. Dieu ne se dissèque pas, ne s’analyse pas, et ne se décode pas comme une énigme à résoudre, Il est insondable dans la Vérité de ce qu’Il est. Certains pensent pouvoir percer les mystères de la Bible, mais cela n’est pas possible, on ne possède que le côté révélé quant au côté scellé, le décryptage ne vient que de Lui, ce qui est scellé par l’Esprit Saint ne se descelle qu’avec Lui. Il donne les clés ou Il ne les donne pas. Toutefois, si nous restons dans l’ignorance de Dieu, ce monde peut facilement donner l’impression que Dieu se révèle à nous en utilisant des moyens technologiques ou en orchestrant lui-même une sorte de « spectacle prophétique », en rédigeant quelques années auparavant un récit qu’il accomplira par la suite cherchant à faire croire qu’il s’agit d’une prophétie divine. Il tente sans cesse d’imiter les œuvres divines pour persuader ceux qui attendent Dieu qu’Il est ceci ou cela afin de s’accaparer vignes et troupeaux, présentant un faux visage de Dieu, tout en sachant que l’image qui nous sera proposée ne sera qu’une contrefaçon du véritable, réussissant ainsi à nous manipuler malgré nos avertissements sur tout cela.
J’avais quarante ans lorsque je me suis installée dans cette maison où je vis au numéro quarante. Nous étions à la recherche d’une maison située en périphérie de la ville depuis plusieurs mois, dans le but de dénicher un havre de paix et de tranquillité. Je savais que cette maison positionnée au sommet d’une colline était unique et spéciale. Dès l’instant où je suis arrivée pour la visiter, plus je m’engageais et gravissais vers le sommet, plus mon sourire s’agrandissait et lorsqu’enfin arrivé, j’ai regardé la vue qu’elle offrait, j’ai compris que c’était à cet endroit qu’il fallait que je sois. Ce que j’ai observé et compris sur Dieu depuis ce refuge n’a fait que renforcer ma conviction de ce que j’ai attendu toute ma vie. Par la suite et par tout ce que j’ai reçu, je sais que c’est Dieu qui m’a fait venir ici. Il s’est manifesté et s’est dévoilé à moi sous de nombreux aspects, dans tout un tas de détails que je ne comprenais pas immédiatement puisque c’est à travers la Bible, les évènements, les rencontres et par les chansons que j’ai découvert les correspondances et tissé par son Esprit, tous les liens peu à peu et pas et pas, comme il me l’avait aussi dit. J’ai vu des choses tellement extraordinaires et incroyables qui ne peuvent être attribués qu’à Dieu et non à autre chose.
Je n’attache pas d’importance à la religion théologique des hommes si ce n’est pour comprendre leur fonctionnement et je suis consciente que Dieu se rencontre ailleurs que dans les édifices de pierre. Cependant, il me faut reconnaitre qu’il y a dans ces structures une histoire et ces constructions sont, en ce sens, le témoignage d’êtres ayant transcrit la parole de Dieu à travers ces édifices. Il ne faut pas croire que tout, dans les représentations terrestres doit être ignoré, bien au contraire mais c’est dans l’interprétation qu’on donne à ces édifices de pierre et à la trop grande importance qu’on leur accorde que se situe le véritable problème. Ainsi tout ce qui est contenu dans la matière nous est utile mais si nous ne l’utilisons pas correctement, de manière appropriée et dans la bonne mesure ainsi qu’avec la véritable vision de ce qu’est la matière alors nous perdons notre chemin parce que ce qui est dans celle-ci meurt et que c’est ce qui lui a insufflé ce qu’elle a pu produire, qui est vivant. Ainsi il en est des structures en pierre comme de la Bible, les deux revêtent une grande importance, primordiale, puisqu’elles nous offrent un aperçu de l’existence de Dieu et nous transmettent une connaissance de ce qu’Il est, insuffle et créait et nous donne à reproduire en ce sens. Cependant et dès le commencement, c’est la représentation de Dieu Lui-même, que nous voulons à tout prix garder imagé, qui nous perd et nous égare loin de sa véritable nature. C’est en ce sens que l’Ecriture enferme tout sous le péché et que le péché nous dit-on est dans la chair et ainsi dans la matérialité qui consiste à vouloir matérialiser Dieu et l’essence de la vie de façon générale et en permanence, ne comprenant pas que la matière est la copie du véritable et qu’il nous faut en ce sens rechercher la Source originelle de ce qui la permet. Ainsi un jour où j’allais en Italie, habitant à côté et m’y rendant régulièrement, je me retrouvais dans une église où je n’avais pas prévu d’aller mais un camion m’avait barré la route et fait dévier de ma direction, me contraignant ainsi à emprunter un autre chemin qui, finalement m’a conduite vers cette église. Il se trouvait dans celle-ci une statue d’homme me faisant penser à un pape mais aussi un roi car il portait une tiare et un sceptre et puis de façon irréfléchie et naturelle je le ressentais ainsi. Il était agenouillé à terre devant la Vierge Marie et le Fils et leur tendait son cœur. Cet homme avait les mêmes traits que celui que Dieu avait mis sur mon chemin. J’ai reçu une multitude de signes ayant attrait à la religion Chrétienne sans toutefois qu’il me soit donné d’entrer en contact avec des êtres religieux et chaque fois que je me trouvais dans des lieux de culte, ils étaient systématiquement vides. Cela donnait le sentiment que le but n’était pas de favoriser des contacts humains dans ce genre d’endroit mais de conduire à des révélations qui viendraient des traces laissées dans la matière sur ce genre de sites. Ce qui était le plus surprenant, c’est que certains lieux étaient habituellement fermés pour des raisons de sécurité ou de manque de notoriété et de fréquentation, mais quand je m’y rendais, ils étaient ouverts.
A cette même période, j’écoutais beaucoup de musique, de variété française et ces chansons qui m’avaient accompagnées durant le cours de ma vie prenaient un nouveau sens, je décelais en elles des compréhensions que je n’avais pas auparavant. Elles se plaçaient dans ma liste de lecture automatiquement, elles étaient toutes en rapport avec une femme, une « dame », ou encore « madame » et elles me touchaient au cœur parce que je me rendais compte qu’en réalité, elles parlaient toutes de la même femme et avec les mêmes mots pour la désigner, il y avait des termes qui revenaient sans cesse malgré les chansons et les chanteurs différents qui les interprétaient. L’Esprit m’incitait à me reconnaître en elle, tout tournait autour de l’amour, rien à voir avec le pouvoir ou la célébrité, mais uniquement un amour éternel, qui avait toujours existait et qui qui cherchait à me libérer car le moment était venu. Cela éveillait en moi des émotions singulières, car je ne comprenais pas pourquoi il portait tant d’intérêt à ma personne et m’aimait autant même si j’avais conscience que c’était ce que j’attendais depuis l’enfance. Je n’arrivais cependant pas à comprendre comment les chansons résonnaient avec mon histoire personnelle, cela paraissait fou et irréel, mais entre la musique, la Bible, les multiples signes passés et présents que je percevais et l’insistance, il était impossible de douter en réalité. Parfois, des chanteurs faisaient des remarques et je reconnaissais des éléments qui m’attiraient ou me touchaient spécialement, il y avait une multitude de connexions avec mon propre vécu, mes habitudes, mon enfance, mes façons de penser et mon jardin secret que personne ne connaissait et l’Esprit me dévoilait de plus en plus la compréhension des Écritures, grâce à tous ces liens qu’il me transmettait. Lorsque Dieu décide de se révéler et de ne plus nous cacher sa face, on ne peut en réalité y échapper, il est impossible de feindre de ne pas le voir ou encore de prétendre qu’il ne s’agit que du hasard. Personne ne peut empêcher ou arrêter cela et finalement la seule qui aurait pu mettre un terme à tout ça, c’était moi mais on ne se détourne pas d’autant d’amour et encore moins lorsqu’on a été préparé à y être réceptive et attendre cela dès le départ. Au fond je me demandais si tous les chanteurs étaient eux-mêmes conscients du sens de leurs chansons ou encore s’ils savaient pour qui ils étaient les prophètes de ce qu’ils annonçaient dans leurs chants.
C’est pourquoi il est important de ne pas tout rejeter dans la matière car le problème découle souvent du fait que nous nous investissons entièrement dans celle-ci et que nous prêtons une oreille trop attentive à ceux qui ont contribué à la diffusion d’une œuvre, mais que nous oublions l’inspirateur, l’architecte, celui qui a guidé, qui a donné, qui a permis et que l’on oubli d’un côté ou de l’autre. Nous nous mettons à idolâtrer l’arbre vert, la structure, le temple ou l’église de pierre en attribuant tout le mérite à ce qu’on voit, délaissant et abandonnant ce que l’on ne voit pas. On se met trop souvent à attendre du serviteur, en fonction de ce qu’il nous donne à connaitre, l’accomplissement alors qu’il n’est que le communiquant, le transmetteur. Cela me ramène à Moise qui est décrit comme le plus grand des serviteurs, celui qui sert dans la maison mais cette maison est pour l’héritier, pour le Fils, nous rappelant que c’est le Fils qui hérite. Dans ce monde, nombreux sont ceux qui s’attribuent le mérite du travail et de l’histoire d’autrui par le vol, la tromperie, le crime et l’usurpation, certains le font sciemment tandis que d’autres ne s’en rendent pas vraiment compte. Finalement dès le moment où il nous est donné de nous réveiller, nous allons détecter les signes bibliques dans la matière et dans l’expression littérale des termes selon lesquels ils nous sont racontés. Nous apercevrons véritablement des signes physiques dans le soleil, la lune et les étoiles du point de vue matériel et selon notre compréhension que nous avons de ces éléments astraux, cependant tant que nous les appréhendons de cette façon-là, nous ne sommes qu’au commencement de ce qui nous conduira au monde céleste. C’est uniquement lorsque nous serons prêts que nous comprendrons, ce que sont de façon céleste, le soleil, la lune et les étoiles et tous les signes qu’il nous est donné de voir en eux par rapport à ce qu’ils sont vraiment…